Revue de presse

Sur l'agriculture raisonnée

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Une étude menée en France démontre que l'exposition a de faibles doses de pesticides augmente la mortalité d'abeilles infectées par un parasite. Une preuve supplémentaire de cet effet cocktail soupçonné depuis plusieurs années. Des abeilles malades de la nosémose succombent à de très faibles doses de pesticides, bien en deçà des doses mortelles : voilà ce que démontrent les travaux d'une équipe de l'Inra d'Avignon et du Laboratoire microorganismes, génome et environnement de Clermont-Ferrand (CNRS/Université Blaise-Pascal). Spécialistes des parasites et de la toxicologie se sont associés pour tenter de répondre à la question qui taraude les apiculteurs depuis une quinzaine d'années : pourquoi des centaines de colonies disparaissent, pourquoi la mortalité des abeilles est elle aussi élevée en Europe et en Amérique du Nord ? Aucun facteur pris seul -baisse de la quantité et de la diversité des ressources alimentaires, maladies, exposition aux pesticides- ne suffit pour expliquer le phénomène. C'est bien un cocktail mortel qui expliquerait ces disparitions massives d'abeilles. Les abeilles parasitées succombent à des doses de pesticides très inférieures aux doses mortelles, contrairement aux abeilles saines, rapportent les chercheurs, qui publient un article dans la revue PLoS ONE. Ces chercheurs ont testé deux familles de pesticides : le fipronil (Régent) et le thiaclopride. Le premier appartient à la famille des phénylpyrazoles et le second à celle des néonicotinoïdes, comme le Gaucho -l'imidaclopride. Les résultats ont même été reproduits sur des reines, en condition naturelle. D'autres maladies, comme la varroase due à un acarien ou la loque due à une bactérie, sont probablement impliquées dans cet effet cocktail. Reste pour les chercheurs à comprendre en détail les rouages de cette synergie, valable pour des familles de molécules chimiques différentes.

    Source : NouvelObs.com Auteur : C. Dumas

  • "Comment faire croire que nos agriculteurs ont la fibre écolo, alors qu'ils aspergent chaque année leurs champs de 63 000 tonnes de pesticides, ce qui fait de la France la championne d'Europe du pulvérisateur ? L'astuce : inventer un label vert bidon. Pour être estampillé HVE niveau 2, il suffit d'avoir déjà en poche un label vert, genre « Agriculture raisonnée ». Souvenez-vous, c'était le bidule créé en 2002 par  I'UIPP, le syndicat des fabricants français de pesticides, un flop puisqu'en dix ans on n'a pas dépassé les 3 000 fermes certifiées. C'est d'ailleurs pour faire oublier cet exploit qu'on a sorti du chapeau la HVE."

    Source : Le Canard Enchaîné

  • "L’UNAF a lancé en 2005 le programme “ Abeille, sentinelle de l’environnement” qui consiste à “ implanter des ruches dans les villes pour sauver l'apiculture des campagnes” “L’opération ne vise pas tant à produire du miel qu’à sensibiliser les citadins à la fonction de pollinisateur de ces insectes, qui contribuent à la reproduction de la plupart des végétaux que nous mangeons.” De ce fait les municipalités bannissent les traitements phytosanitaires de leurs espaces publics, privilégiant une flore riche en pollen.
    Henri Clément, ancien président de l’UNAF, se souvient du temps où élever des abeilles passait pour une activité “ folklorique”. Désormais résiduelle aux abords des champs où l’agriculture intensive épand ses pesticides. Les scientifiques ont constaté que les abeilles, dont la survie apparaît aujourd’hui menacée, y résistent davantage. Le taux de mortalité ne dépasse pas 10% en milieu urbain, trois fois moins que dans l’ensemble du territoire, et la production de miel y atteint 18 kg par an, soit 6 kg de plus que la moyenne.”

    Source : Le Monde Auteur : Olivier Razemon

  • "Docteur en biochimie, cet abeillophile a donc fondé, en 2007, le bureau d’études rochellois Apinov. Sous la marque Apilab, Benjamin Poirot propose à ses clients une méthode de surveillance environnementale par les abeilles. « L’abeille est un bio-indicateur attractif car en prélevant simplement quelques abeilles, on peut connaître la qualité de l’air, de l’eau et du sol sur un rayon de trois kilomètres et une période d’intégration de 15 à 30 jours (ndlr : espérance de vie de l’abeille butineuse). C’est une analyse globale. »
    Destinée aux collectivités, aux associations et aux industriels, la méthode Apilab propose deux prestations distinctes. D’abord un diagnostic environnemental (Apidiag) qui vise à repérer la diffusion d’un polluant (métaux lourds, dioxines, pesticides…) sur un site donné. Complémentaire, le système Apialerte assure lui une surveillance environnementale d’un territoire par l’observation du comportement des abeilles.
    Si leur méthode de détection des métaux lourds s’adresse prioritairement aux industriels, les experts d’Apilab misent pour l’instant beaucoup sur le marché des collectivités. Leur procédé a ainsi déjà séduit les élus des villes de La Rochelle (étude de la qualité de l’air) et Poitiers (détection de pesticides). Fort de ces premières références réussies en France, Benjamin Poirot pense pouvoir exporter désormais sa méthode à l’étranger. Et pourquoi pas l’ouvrir à de nouvelles problématiques, comme la radioactivité. Un tel scénario ferait alors mentir ceux qui pensent encore aujourd’hui que l’abeille fait peur à la population.”

    Source : La Tribune.fr Auteur : Baptiste Roux

  • L’entreprise de biscuiterie s’est engagée depuis deux ans dans une démarche d’accompagnement de ses fournisseurs. Objectif l Utiliser à terme 100% de blé provenant d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Pour Vincent Miginiac, directeur marketing, cette démarche peut permettre aux agriculteurs, qui fédèrent déjà une cinquantaine de personnes, de conserver des débouchés alors que la concurrence internationale s’accentue. Mais aussi de préserver les paysages. « Pour la production à St Michel, nous travaillons avec des exploitations qui sont en Vendée, et en Poitou-Charentes, des zones qui n’ont pas forcément besoin de beaucoup d’arrosage agricole. Pour l’instant, seulement un tiers du blé utilisé pour la fabrication des biscuits, soit environ 5000 tonnes par an, est issu de cultures raisonnée. Mais ce pourcentage devrait rapidement augmenter et s’étendre à l’ensemble des produits de St Michel dès 2011.

    Source : La Tribune

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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