Revue de presse Sur l'agriculture biologique
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Produits bio : 5 milliards d’euros en 2020 – Des éco labels dans tous les rayons
Sur l'agriculture biologique 30/09/200726 ans après la création du logo « AB » (agriculture biologique), la bio attitude gagne du terrain. ...Une vague écologiquement correcte déferle. Vêtements, fournitures, détergents, chaussures, parfums d’ambiance : on trouve de tout sous les éco labels. Mode ou business solide ? Trop tôt pour le dire dans le non alimentaire, sauf pour les cosmétiques (l’intérêt de l’Oréal et de Clarins, l’ouverture de boutiques dédiées par Naturalia montrent que le segment est porteur)… Le rythme actuel de croissance devrait donc, d’après le ministère de l’Environnement se maintenir jusqu’en 2010, avant, sans doute, de s’assagir un peu.
Source : L’Expansion | Auteur : S.B.Le grand retour de l’agriculture
Sur l'agriculture biologique 15/09/2007Depuis 25 ans les Français s’étaient habitués à associer agriculture avec crises plutôt qu’avec perspectives, à la penser en termes politiques plutôt qu’économiques. Depuis quelques mois pourtant, le contexte se modifie et l’on semble (re) découvrir soudain que l’agriculture française n’est pas morte, mais au contraire, qu’elle occupe une place stratégique. Le moral des agriculteurs évolue, les regards extérieurs aussi. « Le contexte général est porteur pour l’agriculture, et risque de l’être d’autant plus que les gens vont penser, même si ce n’est pas fondé, qu’ils risquent de manquer de nourriture, alors qu’ils s’étaient habitués, en matière d’alimentation, à avoir toujours plus, toujours moins cher », explique Patrick Ferrère, directeur général de la FNSEA. La nouvelle PAC devra permettre de produire mieux tout en produisant plus. Du jamais fait. La vigilance des écologistes sera de mise. L’association France nature environnement n’a pas manqué de réagir au discours de M. Sarkozy par ces mots : « Oui à la souveraineté alimentaire… mas pas sans durabilité ». Il faudra à l’avenir veiller à ce que la pénurie de matières premières ne rime pas avec un retour aux mauvaises habitudes du productivisme. Si les cours des céréales leur font miroiter des revenus confortables, si les subventions diminuent, les agriculteurs pourront être tentés d’utiliser en masse engrais et pesticides. Le Grenelle de l’environnement et les Assises de l’agriculture, dont les réunions se tiennent à l’automne, devraient permettre de dégager si ce n’est les grandes lignes de la future agriculture, du moins, on l’espère, des propositions.
Source : Le Monde | Auteur : Laetitia Clavreul"Il faut du bio chaque jour dans les cantines"
Sur l'agriculture biologique 12/09/2007La quantité de fertilisants utilisée à l'ha a diminué de 33% de 1990 à 2006 mais ce n'est pas suffisant. Il faut inciter les agriculteurs à utiliser moins d'engrais et de pesticides. Mais il faut aussi faire en sorte que ces produits soient moins toxiques et également privilégier les solutions biologiques comme le font déjà certains maraîchers. C'est pourquoi, nous allons lancer un plan sur cinq ans pour soutenir l'agriculture biologique. Quatre Français sur dix consomment au moins une fois par mois du bio mais la France n'arrive pas à faire face à la demande et nous sommes obligés d'importer. On pourrait à terme devenir un leader européen de l'agriculture bio mais il faut que les paysans acceptent progressivement de s'y convertir et nous allons les aider financièrement à s'organiser.
Source : Aujourd'hui | Auteur : Michel BarnierL'agriculture biologique en quête de science
Sur l'agriculture biologique 10/09/2007L'agriculture biologique a montré son efficacité à mieux préserver l'environnement mais ses rendements sont généralement deux fois plus faibles que ceux de l'agriculture intensive. Cette démarche suffirait-elle à garantir la sécurité alimentaire alors que le manque de terres menace et que flambent les prix agricoles ? La question n'est pas tranchée. Un congrès de la FAO cette année a répondu par l'affirmative. Plusieurs auteurs y ont présenté des modélisations montrant que la conversion massive des cultures dans le monde offrirait des rendements suffisants pour fournir de 2640 à 4380 kilocalories par personne. D'autres agronomes en AB estiment que ces simulations sont trop approximatives par rapport à la complexité du sujet. Les expérimentations montrent par exemple que l'AB peut augmenter les rendements dans les pays d'agriculture traditionnelle. L'AB n'est pas non plus uniforme. Les chercheurs français ont constaté la saison dernière que les producteurs bio ont intensifié leurs cultures, souvent au détriment de la qualité des produits... L'agriculture biologique doit rattraper le niveau de connaissance de son homologue chimique alors même qu'elle doit se préparer tout autant aux nouvelles problématiques comme l'augmentation des rendements, le réchauffement climatique et les maladies émergentes.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretDécouvrez le chic écologique - préservez la bonne santé de la nature
Sur l'agriculture biologique 09/09/2007Vous aussi vous croyez que le coton est la matière la plus naturelle qui soit ? Eh bien, c'est faux ! Car la culture traditionnelle du coton est la plus polluante au monde ! Bien qu'elle représente à peine 3% de la surface agricole mondiale, cette culture consomme un quart des pesticides vendus. Chaque année, un million de personnes travaillant dans les champs de coton ou consommant des eaux contaminées sont ainsi intoxiquées et 22 000 en meurent... Une bonne raison pour abandonner ce mode de culture et passer au coton biologique, qui est aujourd'hui le seul textile pouvant être certifié "bio".
Source : Maxi | Auteur : nsLe bio n'est pas forcément bon pour la santé !
Sur l'agriculture biologique 05/09/2007L'association Altroconsum (Pour une autre consommation) - la principale association italienne de consommateurs, favorable au développement durable et financée uniquement par ses quelque 300 000 adhérents) a examiné six catégories d'aliments très répandus (lait, yaourts, confitures, biscuits, céréales pour le petit déjeuner et biscottes) et en a évalué la qualité des ingrédients ainsi que la présence d'agents contaminants (hormone, mycotoxines, pesticides). Le résultat est surprenant : non seulement les produits bio ne sont pas toujours meilleurs que les produits conventionnels (ils ressemblent d'ailleurs de plus en plus à ceux de l'industrie agroalimentaire), mais ils sont souvent beaucoup moins sains. Son de cloche identique du côté des études sur les matières premières : personne n'est en mesure de démontrer que les tomates, les courgettes ou les céréales labellisées bio sont meilleures que les autres pour la santé. Mais nous voyons tous qu'elles coûtent nettement plus cher, avec une différence de prix qui oscille entre 30% et 35% ; elles ont pourtant la préférence de plus de 30% des Italiens. Ce sont avant tout les 30-40 ans qui les achètent, principalement des mère désireuses de donner le meilleur à leurs enfants ; ce sont également des gens qui se préoccupent beaucoup d'avoir l'alimentation la plus saine possible. Entendons-nous bien : ni l'enquête d'Altroconsumo, ni les recherches scientifiques sur le produits de base ne condamnent le bio, il n'est pas pire que l'alimentation conventionnelle. Du point de vue nutritionnel, il est identique. Et il fait beaucoup de bien à l'environnement. Simplement, ceux qui optent pour le bio, doivent savoir qu'ils font un choix éthique, politique, voire religieux, mais pas de santé. D'abord, comme le montrent les tests, le label bio ne met pas à l'abri des méfaits de l'alimentation industrielle : graisses, additifs, sel et sucres s'y trouvent à profusion. Les graisses élaborées à partir d'huile de palme ou de coco, qui sont de très médiocre qualité, se taillent par exemple la part du lion dans les paquets de biscuits examinés.
Source : Courrier INTERNATIONAL | Auteur : Daniela MinervaLe coton bio a-t-il du sytle ?
Sur l'agriculture biologique 05/09/2007Sortir une ligne de tee-shirts 100% écolo, c'est devenu banal. Faire une vraie mode "verte" pour les fashion victims encore rare. La prochaine étape : le luxe. C'est Katherine Hamnett, la styliste britannique star des années 1980, qui s'est lancée dans une réflexion radicale sur les effets environnementaux de l'industrie textile dont celle du coton, l'une des plus polluantes et meurtrières du monde. Depuis, elle a pris son bâton de pèlerin pour promouvoir le coton bio et surtout le faire sortir du vestiaire de l'écolo chevelu pour atteindre les portants ultra-chic : "Le coton bio est aujourd'hui bien plus haut de gamme que le coton conventionnel. Plus doux, plus soyeux. Et si certains affirment que son utilisation est délicate car les teintures végétales ne permettent pas d'obtenir des couleurs variées, il existe certaines teintures chimiques qui ne nuisent pas à l'environnement !" Ce qui donne sur son site de vente en ligne des pulls en laine de Tasmanie sans pesticide tricotés en Angleterre ou des chemises Oxford en coton bio de Tanzanie... Une gamme luxueuse qui va de l'abordable chic a un costume anglais à 500 euros. La mode bio fait parler d'elle. Les puristes peuvent crier au sacrilège, le bio valorise l'Ego et serait même devenu un phénomène.. L'offre créative en coton "vert" reste l'apanage de petites marques confidentielles. Et on se prend à rêver d'une green tem. L'épisode suivant ? Du Prada ou du Chanel... bio.
Source : Le Nouvel Observateur | Auteur : Dorane VignandoLa viticulture bio mise en échec par le mildiou et un été maussade
Sur l'agriculture biologique 03/09/2007Pour sauver leur récolte, une dizaine d'exploitants pourtant expérimentés ont été contraints à utiliser des fongicides chimiques et à renoncer au label "agriculture biologique". Face aux attaques de mildiou, les agriculteurs bio ne peuvent avoir recours qu'aux moyens de lutte préventifs, et à aucun traitement curatif. Ils sont autorisés, selon la réglementation européenne, à utiliser quelques produits, principalement le sulfate de cuivre, plus communément appelé "bouillie bordelaise", avec lequel ils traitent fréquemment leur vigne, tout comme les viticulteurs conventionnels. Si le produit est naturel, il n'est pas totalement inoffensif : son utilisation en bio est donc limitée, afin de préserver la vie du sol, à 6 kilos de cuivre-métal par ha, sur une moyenne de cinq ans. Cette année, beaucoup auront poussé jusqu'à 8, voire 10 kilos, traitant exceptionnel-lement chaque semaine en juillet et en août sans toujours que cela suffise à sauver leur récolte.
Source : Le Monde | Auteur : Laetitia ClavreulLa France commence à se convertir au vin bio
Sur l'agriculture biologique 23/08/2007Le vin biologique connaît une nouvelle popularité auprès des consommateurs français, plus attentifs à leur santé. Nombreux à se convertir, en pleine crise viticole, les vignerons bio vendent encore la grande majorité de leur production à l'étranger. Cependant, en France aussi, la demande frémit. Un mouvement perceptible sur les cartes des restaurateurs et chez les cavistes. "Les gens nous en réclament de plus en plus, surtout par peur des pesticides, pour leur santé", observe un vendeur de Nicolas. Le Lafayette Gourmet parisien voit quant à lui ses ventes grimper de 10 à 15% par an depuis 2002. "Les consommateurs commencent à se poser des questions, ils veulent des vins authentiques", explique le chef sommelier Bruno Quenioux.
Source : Les Echos | Auteur : J. CA.L’agriculture biologique en hausse en Bretagne
Sur l'agriculture biologique 26/07/2007L’Observatoire régional de la production biologique ne Bretagne vient de publier ses premiers chiffres pour 2006. Première constatation : en dix ans, le nombre de fermes biologiques en Bretagne a doublé (896 aujourd’hui). En 2006, les surfaces bio atteignaient 31500 ha. 46 nouveaux producteurs se sont installés l’an passé : dix dans les Côtes ‘Armor, vingt dans le Finistère,dix en Ile et Vilaine et cinq dans le Morbihan. 50% d’entre eux se sont lancés dans la production de légumes. La tendance à la hausse se confirme pour 2007 puisque 64 nouveaux producteurs bio se sont déjà installés depuis le début de l’année.
Source : Ouest France | Auteur : nsPourquoi le bio est dans les choux
Sur l'agriculture biologique 24/07/2007Pourquoi diable un agriculteur aurait-il envie de se convertir au bio ? D’abord, il voit ses rendements chuter de 50%, tout en se donnant un mal de chien. Il doit alterner ses cultures en fonction des saisons, se contenter de substances minérales ou à base de plantes pour combattre les doryphores et autres nuisibles qui s’en prennent aux récoltes. Voire élever des coccinelles contre les pucerons ! Galère assurée, mais certitude de ne pas laisser comme ardoise aux générations futures des sols lessivés ou des nappes phréatiques plombées aux nitrates. Comme si cela ne suffisait pas, celui qui opte pour le bio a l’interdiction pendant deux ans au minimum de vendre des produits sous l’étiquette « Agriculture biologique », le temps que les champs enchimiqués se refassent une santé. Pour qu’il reste cependant des candidats, l’Europe a prévu une aide à la conversion. Mais chez nous elle est faiblarde : 350 euros par ha et pendant 5 ans seulement…. Dans la grande distribution on ne se roule pas par terre pour l’agriculture biologique. On lui préfère des fruits parfaitement calibrés, aux couleurs pétantes pour attirer le chaland, et qui repoussent toujours plus loin les dates de péremption. « Pendant plusieurs années, témoigne ce responsable d’une grande chaîne d’hypermarchés, nous avons joué le jeu bio loyalement, mais avec de grosses pertes. Il nous arrivait de jeter jusqu’aux trois quarts de nos produits, qui ne trouvaient pas de clients avant la date de préemption. » Mais le pire ennemi du bio c’est l’industrie chimique, celle qui, cette année encore, va fourguer aux agriculteurs 76 0000 tonnes de pesticides et des montagnes d’engrais ».
Source : Le Canard enchaîné | Auteur : nsBruxelles va supprimer la jachère en 2008
Sur l'agriculture biologique 17/07/2007Quinze ans après avoir institué les jachères obligatoires, Bruxelles vient de décider lundi de les supprimer, au moins pour l’année prochaine. A ce jour ,10% des terres cultivables sont placées en jachère et subventionnées dans le cadre de la PAC, qui représente 1,1 million d’ha en France et environ 3,5 millions en Europe. Face à la flambée des cours, tous les outils de régulation du marché sont progressivement abandonnés. La jachère est mise entre parenthèses pour 2008 et Marianne Fisher Boel, commissaire européen à l’Agriculture, envisage même sa suppression définitive dans le cadre du bilan de santé de la PAC, programmé pour l’année prochaine. Pour la première fois, l’agriculture est au cœur des négociations tarifaires entre la grande distribution et l’agroalimentaire qui débutent aujourd’hui entre les trois parties en présence : les distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire et les principales filières agricoles. Il s’agit de savoir qui va prendre à sa charge la hausse des prix des matières agricoles. Une première. Ces dernières années,les professionnels parlaient surtout de marges arrière et autres taux de change.
Source : Le Figaro Economie | Auteur : Thiébault DromardLe bio en grand danger d’extinction
Sur l'agriculture biologique 20/06/2007En assouplissant le cahier des charges de l’agriculture biologique, la Commission européenne vient de porter un rude coup à une filière et à son éthique. En démantelant ses garde-fous, en autorisant même l’usage de chimie de synthèse dans l’agriculture écolo au cas où des produits naturels de remplacement ne se trouveraient pas dans le commerce, Bruxelles va diluer le bio « dans une dose de pesticides avant qu’il ne plonge directement dans la citerne » soupire Vincent Perrot, délégué général de la FNAB. En outre, la Commission a écarté l’idée d’un signe distinctif tel que « sans OGM » ou « sans pesticide chimique », une autre façon d’enfoncer le clou. Marque privée la nouvelle réglementation entrera en vigueur en 2009. Au passage, grâce à la règle de flexibilité, son panel de mesures enterre corps et biens le principe de précaution et celui de pollueur- payeur, notamment en cas de contamination de la chaîne alimentaire par des OGM. Néanmoins, la FNAB n’a pas attendu l’échéance pour imaginer une parade : « Puisque le logo AB va être complètement dénaturé, on a décidé de créer une marque privée qui permettra de conserver au moins le niveau du cahier des charges national, puisqu’il convient aux consommateurs et aux producteurs ».
Source : L’Est Républicain | Auteur : Patrice CostaLe désherbage sans chimie
Sur l'agriculture biologique 13/06/2007La problématique posée par les produits chimiques dans l’agriculture est connue. L’INRA mène à Bretenière une expérience inédite et porteuse de solution. L’objectif est clair, il faut éradiquer les herbicides des champs français avant que l’Europe ne se fasse trop pressante et que des sanctions ne frappent les agriculteurs. Pour cela plusieurs techniques sont utilisées par l’Institut tels que le « désherbage mécanique » (retour à l’arrachage des racines pratiqué autrefois) ou le « faux- semis » (préparer le sol pour faire germer les mauvaises herbes et les détruire avant que les véritables cultures ne poussent). « Les différentes techniques combinées ensembles, sont efficaces et les pertes économiques subies par rapport aux solutions traditionnelles ne sont pas significatives », explique Nicolas Munier-Jolain, ingénieur de recherche à l’Institut. « En terme d’organisation du travail les changements à apporter semblent plus problématiques », poursuit-il... Le projet de recherche expérimentale de Bretenière, qui devrait durer encore six ans, veut solutionner une partie du problème.
Source : Le Bien public | Auteur : Eric LeraisLes Vingt-sept se dotent à leur tour d’un label « bio »
Sur l'agriculture biologique 13/06/2007Le fait que l’UE ait approuvé une disposition prévoyant que les produits bio pouvaient contenir des traces d’OGM a suscité un différend entre le ministre de l’Environnement Alain Juppé, et sa collègue de l’Agriculture, Christine Lagarde. « C’était une décision qui était dans les tuyaux et qui me pose problème » a déclaré Alain Juppé à la sortie du Conseil des ministres, rejoignant des critiques exprimées par les associations écologistes. Tout comme sa collègue, il a néanmoins reconnu qu’en dessous de 0,9%, « il n’était pas possible de détecter des traces d’OGM ». Cette décision s’inscrivait dans un accord plus large, visant notamment à développer la consommation de fruits et légumes dans les écoles.
Source : Le Figaro économie | Auteur : Pierre Avril