Revue de presse Sur l'agriculture biologique
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Alimentation : 5 bonnes raisons de manger bio
Sur l'agriculture biologique 15/09/20021) Plus de goût, 2) bon pour la santé, 3) des produits bonne mine, 4) des animaux chouchoutés, 5) préserver l'environnement : Exit, les insecticides, les fongicides ou les nitrates. Utilisés par les agriculteurs conventionnels, ces produits phytopharmaceutiques dégradent la qualité des eaux de source et intoxiquent les poissons. Seul l'agriculteur biologique n'a pas le droit d'utiliser de produits chimiques. Pour nourrir sa terre, il préfère plutôt le compost, la poudre de plumes ou encore la poudre de sabots !
Source : Maxi | Auteur : Laure DucaroirLe Bio - l'Avenir du bio
Sur l'agriculture biologique 31/08/2002L'OMC estime que d'ici 2005, 10% des produits échangés dans le monde seront biologiques. Face à l'engouement des Français, la production nationale ne suffit plus, et les distributeurs doivent importer de plus en plus. Les labels ne sont pas harmonisés, certains organismes sont à la botte de groupes peu scrupuleux ,les faux certificats ne sont pas rares, et il s'avère difficile de contrôler chaque élément d'un produit manufacturé. On peut donc craindre l'apparition de "faux produits bio", et surtout le développement d'une agriculture biologique à deux vitesses où le fossé se creusera davantage entre les producteurs militants et les intérêts commerciaux.
Source : ISA | Auteur : Emmanuelle RobinTerrabio se la joue… très nature
Sur l'agriculture biologique 29/08/2002Association crée par Nature et Progrès, fête son 12ème anniversaire à Collias les 7 et 8 septembre. Nature et Progrès s'inquiète de voir "la bio, en pleine expansion, se trouver directement confrontée au danger des OGM". C'est pourquoi elle participe activement à la résistance avec d'autres partenaires. Et ses membres de préciser : "La récente autorisation de nouveaux essais à l'air libre de plantes OGM remet en question l'avenir même de la bio par la dissémination des pollens. N'est-ce pas là le but non avoué des grands groupes phytopharmaceutiques qui sont membres du réseau Farre, agriculture raisonnée, cette agriculture qui, faite pour rassurer les consommateurs, n'a ni plus ni moins comme objectifs inscrits dans ses cahiers des charges, la simple application des réglementation en place, laissant entendre par la même que la loi n'était pas respectée jusqu'alors !".
Source : Le RépublicainBénin : certains l'aiment bio
Sur l'agriculture biologique 26/08/2002Parce qu'ils se méfient des effets secondaires des insecticides chimiques, des agriculteurs du sud du Bénin se sont convertis aux plantes insecticides, moins dangereuses pour la santé et moins chères. A Igana, les agriculteurs ont appris à se passer des produits phytopharmaceutiques. Avec les universitaires, ils ont appris à sélectionner les meilleures semences, à préparer le sol, à suivre l'évolution des cultures au champ et à reconnaître les insectes ennemis naturels des ravageurs. En fonction du ratio entre ces deux populations, ils savent s'ils doivent traiter avec les macérations de plantes insecticides ou laisser faire la nature. La méthode est efficace et économique.
Source : Dernières Nouvelles d'Alsace | Auteur : Dansi F. Nouwligbèto (Syfia)Allemagne : image des produits bio a souffert des crises alimentaires
Sur l'agriculture biologique 06/08/2002Suite à la contamination de céréales et de poulets au désherbant Nitrofen, une enquête allemande montre que 56% des personnes interrogées estiment que les produits biologiques ne sont pas différents des autres produits, contre 35% l'an dernier. Ils ne sont plus que 36% à penser qu'ils sont réalisés " sans produits phytopharmaceutiques et engrais chimiques ", contre 56% l'an passé.
Source : AFPFausses céréales bio : six mois ferme pour le principal prévenu en appel
Sur l'agriculture biologique 19/06/2002Le trafic avait porté sur un total de 50 000 tonnes de fausses céréales destinées à l'alimentation animale, selon l'enquête de la DGCCRF. Lors de l'examen des faits devant le TC de Morlaix, M. Gautier, PDG, avait reconnu avoir maquillé les comptes de son entreprise Eurograin. Il avait affirmé avoir été "sous pression permanente" de Central Soya France, distributeur basé dans le Finistère et qui se fournissait à environ 60% auprès d'Eurograin.
Source : AFPCertifié bio, maïs empoisonné
Sur l'agriculture biologique 19/06/2002Panique sur le label ! Les turpitudes du scandale des céréales bio au Nitrofen en Allemagne ébranlent toute l'agriculture bio. L'affaire est d'une ampleur sans précédent, même si plusieurs cas de fraude ont déjà égratigné la filière en France. Il est pour le moment impossible d'estimer l'ampleur des fraudes qui touchent l'agriculture biologique. Opacité facilitée par l'importance des quantités de produits et par l'internationalisation des transactions. Pour prévenir les tentations de fraude sur les marchandises, la solution la plus souvent avancée réside dans "l'intégralité de la production" (le "lien au sol" dans le jargon bio). Il s'agit d'obliger l'éleveur à nourrir ses animaux exclusivement avec des produits qu'il cultive lui-même. Cette règle a même été édictée en principe au sein de l'UE. Mais elle impose tant de contraintes que l'on tolère bien souvent son non respect. D'où les importations, les intermédiaires, les provenances douteuses et les risques de fraude.
Source : VSD | Auteur : Philippe CohenLa grande vague montante du bio
Sur l'agriculture biologique 18/06/2002Les aliments industriels ont souvent un déficit de saveur et manquent souvent, pour les fruits et légumes de fermeté, et du fameux goût de verdure de notre enfance. Les produits bio, il faut le rappeler, sont pour la plupart exempts d'additifs, de conservateurs, d'émulsifiants et d'autres agents de saveur et de texture qui standardisent le goût. Convaincu par les qualités nutritionnelles et gustatives du bio, le consommateur qui paie ces produits plus cher est pourtant en droit d'exiger du fournisseur une vraie démarche environnementale, la transparence de l'origine des approvisionnements et des contrôles où règne la plus grande rigueur.
Source : Midi Libre | Auteur : Florence QuentinLes arnaques du bio
Sur l'agriculture biologique 12/06/2002Rançon du succès, les producteurs français, sous haute surveillance, ne suffisent plus à alimenter les rayons. Du coup, les marchands se sont tournés vers le voisins européens, puis vers les pays extra communautaires où les règles sont plus lâches. Tous les dérapages sont permis. L'importation française de produits en provenance de producteurs bio non européens a été multipliée par 10 entre 1993 et 1999. Ainsi la France n'a aucune idée de ce qu'elle achète. Et les importateurs ont beau demander en hurlant un code douanier spécial, les produits bio ne sont toujours pas recensés en tant que tels. La fourche s'est diablement éloignée de la fourchette et les occasions de dérapage sont devenues de plus en plus nombreuses à mesure que les règlements sont devenus de plus en plus touffus. Sans parler des écarts culturels entre les méthodes de productions. Il faudra bien qu'un jour les professionnels arrêtent la langue de bois et qu'ils expliquent au consommateur qu'il peut trouver dans sa boutique des aliments que d'autres pays européens jugent tout à fait dignes d'être certifiés bio mais qui frôleraient le faux bio s'ils étaient produits en France. Tout comme ils devront lui démontrer l'avantage d'être plus bio que bio, estampillé label AB cocorico, quand l'Italien paie 30% moins cher son poulet - aussi bio aux yeux de Bruxelles que le poulet français.
Source : L'Express | Auteur : Georges DupuyBIO
Sur l'agriculture biologique 11/06/2002Enfin une bonne nouvelle pour la filière bio récemment mise à mal par les pratiques de quelques margoulins. L'American Chemical Society vient de rendre publique une étude qui montre que les jus d'orange bio contiennent 30% de vitamine C en plus que leurs concurrents lambda. Par quel miracle ? Les scientifiques avancent l'hypothèse que l'habitude qui consiste en agriculture intensive à asperger les vergers avec des engrais nitratés augmente l'assimilation de l'eau dans les oranges, ce qui donne au final un jus plein de flotte avec des vitamines diluées dedans. Et même parfois en prime des pesticides…
Source : Le Canard enchaînéLa crise du marché bio
Sur l'agriculture biologique 10/06/2002Le bio est devenu un marché à part entière, la demande, aujourd'hui est dix fois supérieure à l'offre, situation qui réjouit à moitié les producteurs historiques. Pointant du doigt les subventions destinées à aider les agriculteurs conventionnels à passer à l'agriculture biologique. Vincent Pozzer, militant de la première heure, a ce commentaire : "Ils y viennent à coups de primes, pas par conviction mais par intérêt. Patrick Pouvreau, producteur de vin bio, en Gironde, n'est pas contre le développement des produits bio auprès du grand public mais il prévient "les dérives qui accompagnent l'emballement actuel du marché". "Les producteurs et les distributeurs n'ont pas tous l'éthique bio. Il existe du faux bio, notamment dans les céréales". Il affirme qu'il faut sécuriser la filière longue en exigeant des engagements de ses acteurs et en effectuant des contrôles.
Source : Sud Ouest | Auteur : Jacqus BallarinDu pain pourrait être également contaminé
Sur l'agriculture biologique 08/06/2002130 tonnes de céréales alimentaires ont été également stockées dans l'entrepôt à l'origine de la contamination. Les autorités sanitaires régionales cherchent à retracer le cheminement de ce stock de céréales, et de premiers éléments indiquent que des boulangeries du sud de l'Allemagne ont effectivement reçu des livraisons suspectes.
Source : AFPBerlin s'estime à l'abri de sanctions européennes
Sur l'agriculture biologique 08/06/2002"Les craintes de la Commission européenne sont écartées par les derniers résultats des enquêtes", a estimé le secrétaire d'Etat à la Protection des consommateurs, Alexander Mueller. Les derniers tests officiels réalisés sur des saucisses de dinde produites en septembre 2001 et soupçonnées dans un premier temps d'avoir été contaminées au Nitrofen se sont révélés négatifs, a -t-il en effet expliqué. Ces tests rendent improbable "l'hypothèse d'une autre source de contamination". La Commission cherche à évaluer l'ampleur de la contamination en Allemagne, mais "rien n'est décidé" pour l'instant pour parer à cette situation, a indiqué le porte-parole du commissaire européen à la santé et la protection des consommateurs David Byrne. La Belgique a décidé, pour sa part, d'instaurer un contrôle systématique de tous les produits animaux, céréales et aliments à base de céréales importés d'Allemagne.
Source : AFPLa contamination s'étend à l'agriculture conventionnelle
Sur l'agriculture biologique 05/06/2002C'est ce qu'à déclaré la ministre de l'Agriculture et de la protection des consommateurs, Renate Kuenast. Un entrepôt à Malchin dans l'ex RDA, à l'origine de la contamination de céréales biologiques qui y avaient été stockées depuis le mois d'octobre dernier, a en effet servi avant cette date au stockage de céréales produites par l'agriculture conventionnelle, a précisé Mme Kuenast. Dans l'entrepôt, qui avait, du temps de la RDA, servi au stockage de Nitrofen avant son interdiction à la réunification, des tests ont décelé une contamination de 2 grammes par kg de poussière. L'enquête a déterminé qu'en 1999, 1500 tonnes d'orges y ont été stockées. Ces céréales ont été depuis exportées, sans être en mesure de préciser dans quels pays.
Source : AFPAgriculture biologique : Des récoltes moins abondantes mais plus saines
Sur l'agriculture biologique 03/06/2002Paul Mäder, de l'Institut de recherche sur l'agriculture biologique à Frick (Suisse), a comparé durant 21 ans des cultures de pommes de terre, orge, blé, betteraves et trèfle selon les méthodes biologiques et classiques. Il a constaté que les volumes d'azote, de phosphore et autres nutriments ajoutés dans le sol étaient de 34 à 51% plus faibles dans les systèmes biologiques. Les rendements de l'agriculture bio se sont montrés inférieurs à 20% ce qui tend à indiquer que les systèmes bio utilisent les ressources de manière plus efficace, selon le chercheur. "Nos résultats suggèrent qu'en améliorant la fertilité des sols, les agriculteurs biologiques peuvent aider à accroître la biodiversité. Ils peuvent se rendre compte que les rendements sont stables au fil du temps et que la fertilité du sol augmente" dans le cadre des méthodes bio.
Source : La République du Centre