Revue de presse Sur l'agriculture biologique
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Préférons la simplicité
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Quand on évoque la meilleure qualité sanitaire des produits bio, on pense surtout aux résidus de pesticides. Mais, même si les vaches peuvent manger des fourrages contaminés par ces résidus, il est très rare d’en retrouver dans le lait. Nous avons donc cherché d’autres contaminants, dioxines PCB, issus de pollutions industrielles. Tous les laits sont contaminés, bio comme conventionnels, ce qui témoigne de l’imprégnation généralisée de notre environnement par ces polluants cancérogènes et neurotoxiques. Mais les niveaux de contamination sont très nettement inférieurs aux limites réglementaires. Parmi les produits testés, les laits bio sont un peu moins contaminés que les conventionnels mais, de l’avis de plusieurs chercheurs, il s’agit d’une coïncidence. Cette pollution environnementale dépend plus de la localisation des pâtures que des méthodes d’élevage. Au final, acheter du lait bio peut correspondre à un acte citoyen de soutien à cette agriculture mais l’avantage direct pour le consommateur n’est pas évident.
Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne MaleyssonCantines bio : gare au tempo !
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Le bio c’est bon. Pour l’environnement d’abord : les aliments issus de l’agriculture biologique sont produits sans pesticides et sans engrais chimiques, dont les résidus se retrouvent dans la terre et dans l’eau et, souvent, dans les aliments aussi. De là à dire qu’il est meilleur pour la santé, il n’y a qu’un pas que les connaissances scientifiques ne permettent pas de sauter pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est que ce mode de production est bien meilleur pour la santé des agriculteurs, qui ont beaucoup moins de produits toxiques à manipuler. De plus en plus de cantines mettent du bio au menu. A tel point que les producteurs finissent par avoir du mal à suivre. Résultat, il faut importer. Une hérésie environnementale, puisque le transport entraîne des émissions de gaz à effet de serre…
Source : 60 millions de consommateurs | Auteur : Franck SeuretLes superficies consacrées à l’agriculture bio en hausse dans l’UE
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Les surfaces agricoles consacrées à l'agriculture bio ont augmenté de 21% en moyenne dans les 27 pays de l'UE entre 2005 et 2008, a indiqué lundi l'office européen des statistiques Eurostat dans un communiqué. On trouve les superficies les plus importantes consacrées au bio en Espagne (1,3 million d'hectares), en Italie (1 million), en Allemagne (0,9 million), au Royaume-Uni (0,7 million) et en France (0,6 million) en 2008. Les hausses les plus importantes sur cette période ont été enregistrées en Pologne (+94,4%), où les surfaces bio représentaient 1,9% des superficies agricoles totales en 2007, Lituanie (+89% pour 4,5% des superficies totales en 2007), Espagne (+63,2% pour 3,2%) et Belgique (+57,2% pour 2,4%). En France, où les surfaces bio représentaient 2% des surfaces totales, la hausse a été de 6,1%, et en Italie où elles représentaient en 2007 8,9% des surfaces totales, la part du bio a reculé de 6,3%.
Source : AFPLe bio boom a commencé
Sur l'agriculture biologique 18/02/2010En France, l’exception des fruits et légumes, dont 60% sont importés, ou encore de l’épicerie, l’autosuffisance en bio est en vue pour les produits laitiers ou la farine et elle est totale pour les œufs, la volaille et les viandes. Mais les 670 000 ha sans pesticide ne représentent encore que 2,5% de la surface agricole utile… Mais la conversion des agriculteurs conventionnels vers le bio ne peut que s’accélérer. D’abord du fait de la revalorisation des aides en faveur de l’agriculture biologique. Ensuite parce que la grande distribution multiplie les offres siglées AB pour les produits transformés et muscle ainsi des filières de transformation. Enfin et surtout car la politique agricole commune est moribonde : « On connaît l’échéance finale, note Marc Dufumier, expert agronomique de la Fondation Nicolas Hulot, c’est 2013. Il faudra alors que l’agriculture française opère un virage à 180 degrés si elle veut garder une partie de son chèque annuel de 9,5 milliards d’euros. Dans les solutions de survie, il y a le bio et les agriculteurs le savent… »
Source : Le nouvel Observateur | Auteur : Guillaume MalaurieLe bio s’invite dans les vignes bordelaises
Sur l'agriculture biologique 16/02/2010« La viticulture bio, c’est un retour aux valeurs, au métier de base » clame Xavier Planty, ingénieur agronome et cogérant du Château Guiraud. Désormais au château des équipes sont responsables de parcelles de vignes, car « maintenant, le chef de culture, c’est la nature ». Il faut savoir s’adapter à la météo. Avant chaque épisode pluvieux, il est nécessaire de protéger la vigne. Une surveillance, une flexibilité de tous les instants est requise, afin d’éviter que des maladies comme le mildiou ne se développent. Le travail sur les feuilles doit également être plus régulier. Ce qui permet toutefois d’avoir des vignes moins vigoureuses, donc plus facile à tailler. « Le regard que l’on porte sur la vigne a changé. Il y a davantage d’implication de la part des 32 salariés ». Evidemment, les coûts de production augment. « On ne peut pas produire bio à petit prix », prévient Xavier Planty. Le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, Alain Vironneau, est quant à lui plutôt partisan de l’agriculture raisonnée, qui suppose une maîtrise de l’utilisation des produits chimiques, du gazole… « Aujourd’hui, tous les viticulteurs s’intéressent au développement durable. Ce n ‘est pas l’exclusivité du bio.
Source : La Croix | Auteur : Correspondant régional AquitaineLes produits bio ne connaissent pas la crise
Sur l'agriculture biologique 05/02/2010Grâce aux aides à la conversion, les agriculteurs renoncent peu à peu à la production intensive et ses usages de pesticides. Ce faisant, ils réduisent leur exposition aux risques sanitaires liés à ces pratiques. « C’est aussi une piste de sortie de crise », estime Jérôme Cinel, le directeur d’Arbio Aquitaine. « La viticulture conventionnelle est en crise et on a assisté à des conversions records dans le bordeaux et le bergerac, on est passé de 1025 viticulteurs bio à 1500 en un an », précise-t-il. Dominique Marion, président de la FNAB, partage la même analyse : « Lors de la violente crise du lait, les producteurs bio s’en sont mieux sortis. Quand le prix du lait conventionnel a chuté à 28 centimes le litre, le lait bio, lui était à 43 centimes. » L’écologie, c’est aussi éviter certains achats. Les ventes d’eau en bouteille au profit de l’eau au robinet livrée à domicile. Selon l’étude chariot réalisée par l’ADEME, un ménage de quatre personnes qui opte pour le chariot mini-déchets, en évitant les bouteilles d’eau, les suremballages, les uni doses, les petits conditionnements et les produits jetables, réduit jusqu’à 200 kg sa production annuelle de déchets par rapport à un chariot maxi-déchets. Mais en plus, il économise par ses comportements vertueux jusqu’à 2000 € par an. De quoi payer un peu plus cher ses carottes bio !
Source : La Croix | Auteur : Marie VerdierLes hypers se goinfrent au bio
Sur l'agriculture biologique 01/02/2010Le bio, que certains ont longtemps considéré comme un phénomène de mode, est aujourd’hui loin d’être marginal, même s’il ne représente encore que 2% des ventes alimentaires en France. Pour les grandes surfaces en peine de croissance, le boom du bio est une aubaine, car les marques des distributeurs (MDD) siglées AB sont encore plus rentables que les MDD classiques, pour lesquelles les marges étaient déjà très juteuses. Avec 30% de croissance l’an dernier, l’avenir du bio passe par les grandes surfaces, pronostiquent certains. Au risque d’accroître encore plus les importations en provenance de pays étrangers pour satisfaire la demande, et donc de multiplier des transports fort peu respectueux de la planète. En totale contradiction avec les principes d’un développement durable et d’une consommation qui se veut responsable.
Source : Que Choisir | Auteur : Jan Paul GeaiLe café bio ne fait plus recette
Sur l'agriculture biologique 22/01/2010Depuis le Mexique jusqu’au Costa Rica, au moins 10% des cultivateurs sont revenus à la culture traditionnelle, retrouvant pesticides et engrais chimiques pour accroître la production. Bien que le bio rapporte encore jusqu’à 25% de plus que le café classique, cette marge ne suffit pas à couvrir les coûts de production plus élevés ni à compenser les rendements plus faibles. Les coûts des certifications bio, des composts et des pertes dues aux parasites et à d’autres facteurs sont tels que le bio revient environ 15% plus cher à produire. L’utilisation d’engrais chimiques permet aux agriculteurs de produire environ 880 kilos de café à l’hectare, contre 520 kilos pour la même superficie dans une exploitation bio. Dans la mesure où les prix du café sont repartis à la hausse, les producteurs n’ont plus guère de raisons financières de continuer à cultiver des graines bio.
Source : Direct matin | Auteur : Erza FieserLes limites de l’agriculture biologique
Sur l'agriculture biologique 21/01/2010Le gouvernement danois s’est fixé pour objectif de faire passer les actuels 160 000 ha de cultures biologiques à quelques 400 000 ha d’ici à 2020.Selon les calculs du Pr Jorgen E. Olesen, principal expert danois de l’interaction entre agriculture et climat, un tel essor du bio fera chuter le rendement au point de rendre la production insuffisante. « Il nous manquera quelque 100 000 ha. Or nous avons besoin de ces superficies pour la production de denrées alimentaires, mais aussi pour la production de biomasse, qui remplacera à l’avenir le charbon, le pétrole et le gaz » ; Pour Claus Felby, professeur en technologie du bois et de la biomasse à l’université de Copenhague, les effets climatiques de l’agriculture bio sont « une question très épineuse, qu’il est politiquement incorrect d’évoquer haut et fort. Mais c’est un fait : la production chutera si le Danemark et le reste de l’Europe accroissent la superficie des cultures biologiques. Si nous n’étions que 4 milliards d’habitants sur la Terre, cela ne poserait pas de problème. Mais nous 6,5 milliards, et bientôt 9 milliards si l’on en croit les pronostics de l’ONU. Il est donc impératif d’envisager, sans idées préconçues, la meilleure façon d’exploiter les terres agricoles de la planète », conclut-il.
Source : Courrier International | Auteur : Lars AttrupNouveau logo bio de l’UE : votez jusqu’au 31 janvier
Sur l'agriculture biologique 13/01/2010Ce logo sera obligatoirement apposé sur tous les produits bio préemballés en provenance des 27 Etats membres de l’Union européenne, et qui satisferont les normes en vigueur. Cette harmonisation vise à « renforcer la protection des consommateurs et à encourager l’agriculture biologique ». Trois logos ont été présélectionnés par un jury de professionnels, dont Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence française bio.
Source : France SoirA Saint-Émilion, on veut cultiver la biodiversité entre les vignes
Sur l'agriculture biologique 27/11/2009Dans les vignobles de Saint-Émilion, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, une vingtaine de propriétaires de châteaux s'emploient à semer de l'herbe et à planter des haies pour préserver les paysages viticoles et cultiver la biodiversité au bénéfice de l'environnement. Des pionniers qui doivent servir de "vitrine" pour un projet plus ambitieux lancé cette semaine par le Conseil des vins de Saint-émilion: créer des dizaines de kilomètres d'une "rame verte" qui relie entre elles les parcelles imbriquées sur les 8.000 hectares de Saint-Emilion. "Notre pari est de parvenir à une véritable symbiose de la vigne et de son environnement. En maintenant la diversité de l'environnement, on donne des armes à la vigne pour résister elle-même", explique Xavier David Beaulieu, propriétaire de Château Coutet, au beau milieu de son domaine de 14 hectares, où il préserve un hectare de prairies et de bosquets. A quelques parcelles de là, Philippe Bardet, un "militant" de la cause écologique, oeuvre pour une "planète plus verte" sur ses terres familiales bordant la Dordogne, un site classé "Natura 2000". Depuis les années 90, il "plante des haies en même temps que les vignes" pour préserver les paysages viticoles pour "l'homo sapiens touristica", mais aussi et surtout pour limiter l'érosion et réduire le recours aux traitements chimiques. "Au départ, on passait pour des Indiens", explique David Beaulieu, "à Saint-Émilion, la terre se vend entre 1 million et trois millions d'euros l'hectare, alors quand on laisse pousser de l'herbe et des coquelicots, ça paraît incompréhensible". Mais les résultats sont là: les traitements insecticides ont été réduits voire totalement supprimés "simplement en faisant revenir les coccinelles". Les vers de la grappe ou autres acariens sont anéantis par leurs prédateurs. Pour les champignons ou autres maladies de la vigne, comme le mildiou ou le botrytis, elles sont réduites de 30% quand les interstices entre les vignes sont en herbe. Avec le retour du labour, les herbicides sont abandonnés.
Source : AFP | Auteur : Chantal ValeryCe qu’il faut faire avec les coccinelles
Sur l'agriculture biologique 08/11/2009Depuis quelques semaines, le standard de la Maison des insectes, dans les Yvelines, croule sous les appels angoissés de gens assaillis par des nuées de coccinelles. Celles-ci tentent depuis quelques semaines de rentrer à l’intérieur de nos maisons. C’est un problème qui se reproduit depuis environ trois ans et qui prend de plus en plus d’ampleur. Il est une conséquence indirecte de la mode du jardinage bio. Il y a quelques années, on a introduit en France des variétés de coccinelles asiatiques pour lutter contrer les pucerons, à la place des pesticides. Les spécialistes pensaient qu’elles ne se multiplieraient pas. C’est l’inverse qui s’est produit, la coccinelle asiatique est aujourd’hui devenue un insecte invasif… Il est désormais trop tard pour enrayer le processus et il va falloir s’habituer à supporter les assauts de ces petites nouvelles à l’approche de l’hiver.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Jacky GuyonLa vérité sur… le retard de l’agriculture bio
Sur l'agriculture biologique 15/10/2009Selon l’Agence bio, les conversions étaient en augmentation de 34 ,6% en 2009, notamment grâce au plan Barnier, lancé en 2007, qui double les aides. Une bonne nouvelle, à condition que toutes aillent à leur terme. Car il faut deux ans pour obtenir le précieux label AB. L’an dernier, il n’y a eu que 5000 ha certifiés bio en plus par rapport à 2007, une progression de… 1%. A ce rythme, il faudrait plus d’un siècle pour arriver à l’objectif fixé parle Grenelle de l’environnement pour 2012… Bien sûr, les rendements sont inférieurs. Par exemple, pour la culture de blé bio, ils sont tombés au dessous de 30 quintaux par ha cette année dans certaines régions frappées par la sécheresse, quand ils atteignent 70 quintaux dans les champs où le Round up est utilisé… Reste que l’agriculture bio, parce qu’elle préserve la nature, est meilleure pour la planète. Tout le monde en est convaincu. Tout le monde ? Plus vraiment. Même le Syndicat des entreprises bio se pose des questions. Pour en avoir le cœur net, il vient de lancer avec l’Agence nationale de la recherche, Bio Intelligence Service, - La Vie claire, Biocoop et Casino une grande étude sur « l’évaluation environnementale du panier bio ». Car là encore, des publications récentes montrent qu’en raison d’un moindre rendement à l’ha et l’atomisation des exploitations, le bilan des produits AB est parfois décevant. Voire mauvais. A fortiori s’ils viennent de l’étranger.
Source : Challenges | Auteur : Kira MitrofanoffEt si on passait au bio
Sur l'agriculture biologique 15/10/2009La moitié des fruits et légumes consommés en France contiennent des résidus de pesticides. « Si on additionne 20 à 30 « quantités infimes », cela commence à faire beaucoup, constate Claude Abert, ingénieur agronome. D’autant que l’on ne connaît pas les interactions entre les différents produits chimiques utilisés. Par précaution, mieux vaut donc s’alimenter autant que possible en bio. » Autre avantage de ces aliments par rapport à leurs cousins de l’agriculture intensive : « ils contiennent des niveaux supérieurs de vitamines, d’oméga-3 et d’antioxydants (jusqu’à plus de 40%) qui contribuent à lutter contre les cancers et les maladies cardio-vasculaires » détaille une étude de la Commission européenne à paraître cet automne. Les aliments bio sont aussi bénéfiques car leur mode de production ne pollue pas l’eau, entretient la fertilité des sols et maintient la biodiversité végétale et animale. Autre effet, moins connu : par kilo de nourriture produit, l’agriculture biologique permet de réduire de 30% environ (par rapport à l’agriculture « conventionnelle ») les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
Source : Pèlerin | Auteur : Véronique BadetBio ou pas bio : la hache de guerre est enterrée ?
Sur l'agriculture biologique 10/09/2009C’est l’idée portée par le salon Tech & bio qui se tenait les 7 et 8 septembre dans la Drôme. La crise qu’essuient les productions françaises incite les exploitants à chercher de nouveaux marchés. Mais pour se convertir en bio, la chose n’et pas simple. « Il faut cesser d’opposer les méchants producteurs conventionnels aux gentils bio, explique Claude Aurias, président de la chambre d’agriculture de la Drôme. Les impasses techniques sont nombreuses et nous devons les dépasser tous ensemble. Marc Foriel, arboriculteur bio convaincu depuis ses débuts, dans les années 1990, témoigne : « Faire du bio, c’est accepter de très nombreuses contraintes, mais également des pertes importantes. » 30% de sa récolte de pommes part ainsi à la poubelle ou vers l’industrie agroalimentaire (qui paye mal), faute d’être vierges de toutes bestioles. Un écart de triage incompressible dès lors que l’on abandonne les pesticides et qui coûte cher aux productions, quand l’agriculture conventionnelle n’affiche que 1% de pertes environ. Le maintien en bio, au reste, n’est jamais garanti. « Nous avons dû y renoncer pour la pêche, faute de trouver une variété suffisamment rustique pour se conserver même sans produits phytosanitaires. » Luc Guyau, président des chambres d’agriculture a formulé en guise de conclusion : « Il vaut mieux 100% d’agriculteurs qui améliorent 50% de leurs pratiques que 10% d’agriculteurs qui soient irréprochable à 100%. »
Source : L’Humanité | Auteur : Marie-Noëlle Bertrand