UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse Sur l'agriculture

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Pollutions agricoles : la Cour des comptes pointe le coût de l’inaction

Sur l'agriculture 09/02/2010

Dans son rapport annuel, la Cour énumère « le bilan décevant de la politique de l’eau, la méconnaissance par la France des objectifs communautaires, l’action répressive insuffisante » et le manquement de la France à ses engagements européens en matière de qualité des eaux. « La France a pris l’habitude de négocier l’application du droit avec la profession agricole », déplore Arnaud Gossement, avocat, animateur du Réseau Environnement et Droit. « Les algues vertes ne sont que la manifestation la plus terrible de ce qui se passe partout ailleurs sur le territoire ». Pour sa défense, le ministère de l’Ecologie fait valoir que la Cour se fonde sur des contrôles réalisés entre 2002 et 2006 et souhaite qu’il soit tenu compte de « l’immense mouvement de transformation engagé depuis trois ans ». Il rappelle ainsi l’engagement du Grenelle de l’environnement (réduire de moitié en 10 ans l’usage des pesticides) – qui reste à traduire dans la loi Grenelle 2, en suspens au Parlement – et mise sur l’évolution à venir de la PAC.

Source : AFP | Auteur : Anne Chaon

Quand la pauvreté gagne les campagnes

Sur l'agriculture 21/01/2010

Crise du lait, baisse des cours mondiaux, incertitudes face à l’avenir de la PAC. Dans le monde paysan, l’angoisse monte. De plus en plus d’agriculteurs demandent le RSA… pour survivre. Jusqu’à la fin des années 1980, le revenu des agriculteurs a moins augmenté que celui de l ‘ensemble des ménages français. De 1990 à 1998 l’évolution a été nettement plus favorable aux paysans. Depuis, la tendance s’est à nouveau inversée, même si 2006 et 2007 ont été des périodes fastes. La particularité de l’année 2009 est d’avoir été difficile pour presque toutes les cultures y compris les céréales. Subissant de plein fouet la hausse des prix des engrais, les producteurs de grandes cultures (blé, orge, maïs, betterave sucrière, pomme de terre, etc.) ont perdu 47% de leurs revenus. Dans le colza ou le tournesol, la baisse atteint 51%. Les arboriculteurs sont sinistrés, en 2009, leurs revenus ont fondu de 53%.

Source : Le Parisien

Quel est le « juste prix » des fruits et légumes ?

Sur l'agriculture 22/08/2009

Un des points qui provoque la colère des producteurs français, concerne les normes environnementales. Si leurs produits sont soumis à la limitation du recours à certains produits phytosanitaires décidée par la France, ce n’est pas le cas de ceux que leurs concurrents exportent sur le territoire, et dont les rendements peuvent être plus élevés. Ils réclament une véritable harmonisation des règles au sein de l’UE. « Avec ces millions qu’on nous demande de rembourser pour des aides touchées entre 1992 et 2002, on nous fait des leçons de morale sur l’équité en Europe. Mais tous les jours, on vit des situations d’in équité », lance François Laffite, président de la Fédération des comités économiques de producteurs, représentant les entreprises. « Il est urgent que l’Europe se saisisse de la question sociale et ne se limite pas à une zone de libre échange », avance la Fédération nationale des producteurs de légumes.

Source : Le Monde | Auteur : Laetitia Clavreul

Dans les grandes cultures, la lutte contre les herbicides s’intensifie

Sur l'agriculture 17/02/2009

A l’Inra de Dijon, une expérimentation grandeur nature menée depuis neuf ans permet de diviser par trois l’utilisation d’herbicides grâce à la combinaison de plusieurs techniques culturales. Etude conduite sur 5 parcelles réparties sur 17 ha où différents modes de culture ont été mis en pratique, toutes plus ou moins économes en herbicides, la parcelle qui se révèle la plus concluante, c'est-à-dire susceptible d’être utilisés par la profession, est celle qui marie plusieurs techniques à partir de la rotation des cultures d’une année sur l’autre entre blé, colza, betterave, soja, et certaines espèces très touffues comme la triticole, hybride du blé et du seigle, qui étouffe les mauvaises herbes. On introduit aussi des légumineuses qui ont l’énorme avantage de piéger l’azote de l’air et permettent de réduire l’apport d’engrais azotés, source importante de pollution. La diversification des dates de semis, l’emploi de matériels récemment mis au point pour une utilisation à grande échelle, comme la bineuse, qui déloge les mauvaises herbes avant germination des cultures, complètent efficacement l’arsenal de ces nouvelles pratiques, lesquelles ont pour avantage majeur de réduire par trois l’utilisation d’herbicides. C’est-à-dire qu’elles font mieux que ce que préconise le Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est de diviser par deux l’apport d’intrants. Conséquence : la qualité des eaux est améliorée et on réduit la production de gaz à effet de serre.

Source : La Croix | Auteur : Anne Marie Kaiser

L’emploi et l’agriculture durable au cœur du Salon de l’agriculture 2009

Sur l'agriculture 16/02/2009

« Génération agriculture : produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours », tel est le message de l’édition 2009. L’Odyssée végétale y présentera une carte de France des productions permettant « un voyage inédit au cœur de la France des cultures » ; … Farre présentera un stand consacré particulièrement à l’eau avec la présence d’un bar à … eau ; l’UIPP permettra de côtoyer intimement des charançons, des pommes pourries et de sentir du blé carié.

Source : Loiret agricole et Rural | Auteur : H.G.

L’autre vérité qui dérange

Sur l'agriculture 12/02/2009

Un documentaire salutaire sur la crise de confiance en la science, née d’un certains obscurantisme écologique : France 2 – 22H45 – Jeudi 19 février « Les Prêcheurs de : quand l’écologie perd la raison ». Unique objet de leur ressentiment : le sacro-saint principe de précaution, nouvel alpha et oméga imprimé dans le cerveau de tous et gravé jusque dans le marbre de la Constitution. « Hérésie ! », clament en substance ces chercheurs lassés d’être relégués au rang de docteurs Frankenstein. Des innovations telles que les OGM sont présumées coupables avant d’avoir été reconnus fondamentalement innocents, ce qui paralyse la recherche. Loin des auteurs de ce documentaire, l’idée de contester la gravité de la catastrophe écologique annoncée. Mais ils remettent quelques pendules à l’heure : ces considérations sont avant tout le fait d’Occidentaux bien soignés et bien nourris… Bien nourris, grâce à une prodigieuse mécanisation et à l’épandage de pesticides et d’engrais par des agriculteurs eux aussi rejetés dans la case « pollueurs ». Le reste du monde, lui, tente de survivre. Pire, il faudra nourrir 9 milliards d’hommes en 2050, en augmentant la productivité puisque les terres ne sont pas extensibles. Dans cet arbitrage compliqué entre la préservation de l‘environnement et le sauvetage immédiat de millions de vies humaines, les chercheurs estiment que la science apportera plus de solutions qu’un activisme stérile. En ces temps de pensée unique pro bio, cet autre son de cloche mérite d’être entendu.

Source : Le nouvel Obs Télé | Auteur : Cécile Deffontaines

Les français de plus en plus séduits par le bio (sondage)

Sur l'agriculture 05/02/2009

44% des Français ont consommé un produit bio au moins une fois par mois en 2008, soit 2% de plus que l'année précédente, relève cette enquête réalisée pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique. Cette enquête CSA a été réalisée en octobre 2008 auprès d'un échantillon de 1.050 personnes représentatives de la population française. Dans un contexte économique difficile, 74% des acheteurs et consommateurs de produits respectueux de l'environnement souhaitent poursuivre sur cette voie et 22% veulent même augmenter leurs achats de produits biologiques. Les Français estiment à 90% (contre 87% en 2007) que ces produits sont "plus naturels car cultivés sans produits chimiques" et 89% (contre 87%) qu'ils "contribuent à préserver l'environnement". Le vin issu de raisins de l'agriculture bio est le produit qui a le plus séduit de nouveaux consommateurs en 2008. En un an, 29% de nouveaux clients l'ont essayé. Mais ce sont les fruits et légumes bio qui sont les plus consommés (77%) devant les produits laitiers (70%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%). Une large majorité des Français (86%) estiment que l'agriculture biologique doit être développée et près de quatre Français sur 10 trouvent normal de payer plus cher ces produits, entre 12% et 14% par rapport à un produit non bio.

Source : AFP

Le bio fait une percée chez les vignerons du Val de Loire

Sur l'agriculture 04/02/2009

Au salon des vins de Loire qui s'achève mercredi à Angers, on se bousculait autour du stand des vins "issus de l'agriculture biologique", où les crus d'une soixantaine de vignerons étaient en libre dégustation. Depuis 2005, on constate une explosion des surfaces de vignes en "conversion", c'est à dire les propriétés ayant commencé à respecter la réglementation bio pour les trois ans nécessaires avant de décrocher la précieuse certification. "Cette année, de nombreux cavistes et importateurs nous disent +on vient vous voir parce que vous faites du bio+, on n'avait jamais connu ça auparavant", témoigne Evelyne de Pontbriand, du domaine du Closel (appellation Savennières), certifié Ecocert. "Certains grands opérateurs commencent à s'y intéresser, depuis très peu de temps, car la grande distribution a besoin de vins bio dans les rayons. Selon plusieurs professionnels, la publication dans la presse en 2008 d'études dénonçant les résidus de pesticides dans le vin, à des doses plusieurs milliers de fois supérieures à ce qui est autorisé dans l'eau potable, a créé un choc dans l'opinion. Par ailleurs, les risques de cancers liés aux pesticides pour les agriculteurs sont désormais reconnus. "Les gens commencent à comprendre que les pesticides sont une cochonnerie", se félicite Didier Chaffardon, un petit vigneron écolo de l'Anjou.

Source : AFP | Auteur : Daniel Aronssohn

La Croix

Sur l'agriculture 04/06/2008

Pour doubler la production agricole dans les trente ans à venir - comme l'envisage maintenant la Banque mondiale, - le maître mot à Rome semble être la recherche d'une " meilleure productivité ". Notamment chez les petits producteurs, au nombre de 450 millions dans le monde. Ban Ki-monn, secrétaire général de l'ONU, chiffre entre 15 et 20 milliards de dollars (10 à 12, milliards d'euros) par an les investissements qu'il faudra entreprendre pour augmenter les infrastructures de transport, d'irrigation et de stockage : diffuser les semences, pesticides et engrais. Son prédécesseur Kofi Annan est venu à Rome présenter son Alliance pour une révolution verte en Afrique. " Notre objectif est de faire croître la productivité agricole de 6% par an et de relier les exploitants au marché mondial. Cette révolution verte garantira la s sécurité alimentaire sur le continent africain " assure-t-il.

Source : A la conférence de Rome, on demande à l'agriculture d'être plus productive

Nourrir la planète, c'est possible si… le monde entier ne s'aligne pas sur les niveaux de consommation occidentaux.

Sur l'agriculture 31/05/2008

Pour Marion Guillou, PDG de l'INRA, il n'est pas utopique de penser pouvoir nourrir 3 milliards d'habitants de plus. " Dans l'après-guerre, on a dû faire face à un doublement de la population mondiale. D'ici à 2050, elle va augmenter de 50%. Le défi peut être relevé ", tient-elle à relativiser. En 1960, il fallait 0,4 ha pour nourrir une personne. Quarante ans après, il n'en faut plus que O,2 avec des niveaux de nutrition bien meilleurs et à des prix plus bas, note-t-elle. Le tour de force a été rendu possible par la " révolution verte ", c'est-à-dire par le bond technologique qui a permis un accroissement spectaculaire de la productivité agricole, à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides. Les coûts et les dommages environnementaux sont encore loin d'être totalement mesurés, et il n'est pas sûr que notre planète puisse en supporter beaucoup plus…. Pour François Affholder, chercheur au Cirad, le génie génétique classique, à lui seul, pourrait déjà faire gagner entre 10 et 20% de productivité. " Nous n'en sommes qu'au début, estime Bruno Parmentier, directeur général de l'école supérieure d'Agen. Les OGM actuels, imaginés par une entreprise qui fabrique des pesticides et des insecticides, ne peuvent être la solution unique aux crises alimentaires. Mais en 2050, il y aura probablement des plantes poussant avec moins d'eau, sur des terres salées ou qui résistent au chaud, à l'altitude, au pourrissement, qui fourniront des protéines ou des vitamines. Ce serait alors grave de s'en priver ".

Source : L'Expansion | Auteur : Benjamin Neumann

L'écologie au service de l'agriculture intensive

Sur l'agriculture 24/02/2008

Comment nourrir deux fois la population mondiale actuelle sans détruire les ressources naturelles ? La question va planer sur le Salon de l'agriculture qui s'est ouvert ce week-end. Elle hante déjà les responsables agricoles et les colloques scientifiques. Les chercheurs n'y voient désormais qu'une réponse : l'agriculture écologiquement intensive. Le nom de code varie, pour les uns, c'est l'agro écologie ou l'éco agriculture, l'agriculture de conservation, la révolution doublement verte pour d'autres. Mais la stratégie de recherche est la même : mettre au point une agriculture qui réconcilie l'agronomie, l'écologie (étude des écosystèmes), mais aussi les sciences humaines. Objectif : nourrir 9 milliards d'êtres humains sans épuiser les ressources naturelles.

Source : Les Echos | Auteur : Matthieu Quiret

Le Sénat prend en compte les risques encourus par les apiculteurs

Sur l'agriculture 06/02/2008

Le texte initial prévoyait que l'exploitant agricole qui met en culture une variété génétiquement modifiée "est responsable de plein droit" du préjudice résultant de la "présence accidentelle" de cet OGM dans la production d'un autre exploitant. A l'initiative de Jacques Muller (Verts), et avec avis favorable du gouvernement, les sénateurs ont adopté une formulation incluant explicitement les apiculteurs parmi les exploitants agricoles susceptibles de subir un préjudice du fait de la proximité d'un champ d'OGM.

Source : AFP

Cruiser : Barnier justifie l'autorisation contre les critiques des apiculteurs

Sur l'agriculture 29/01/2008

M. Barnier rappelle dans un communiqué que le Cruiser «contient une substance active autorisée au niveau communautaire, le thiametoxam» et que «sur la base d'une analyse scientifique approfondie, notamment des effets sur les abeilles, l'AFSSA (Agence Française de sécurité sanitaire des aliments) a donné un avis favorable pour la mise sur le marché du Cruiser». Le ministère de l'Agriculture indique que des «précautions maximales» ont été prises, «prévoyant notamment une autorisation limitée à 1 an suivie d'une nouvelle évaluation, une limitation de la période avant le 15 mai afin de réduire la période de floraison, une utilisation autorisée uniquement sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle». Un suivi et une surveillance des ruchers portant sur 3 régions minimum a été également mis en place, souligne le communiqué.

Source : AFP

Les apiculteurs s'attaquent à l'insecticide Cruiser de Syngenta

Sur l'agriculture 29/01/2008

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer devant le Conseil d'Etat, une requête pour annuler l'autorisation ministérielle de commercialiser le Cruiser, a annoncé Henri Clément, son président « L'apiculture, qui s'est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent, ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l'encontre du Grenelle de l'environnement », a-t-il déclaré. Le Cruiser attaque le système nerveux des insectes et perturbe « l'orientation des abeilles, qui ont du mal à retrouver leurs ruches et disparaissent ». En Italie, où cet insecticide a été autorisé l'an dernier, son utilisation a entraîné la disparition de 40 000 ruches a-t-il affirmé. Les producteurs de miel sont d'autant plus inquiets que la situation avait commencé de s'améliorer au cours de la saison 2006-2007, la mortalité hivernale des abeilles étant redescendue pour la première fois depuis de nombreuses années à un niveau normal, inférieur à 10%. Un résultat lié à la suspension du Gaucho et du Régent, selon l'Unaf.

Source : Les Echos

Les agriculteurs gardois passent à l'offensive

Sur l'agriculture 24/01/2008

« Puisque l'Etat ne veut pas retirer de nos marchés les produits traités avec des pesticides ou fongicides interdits en France… Eh bien c'est nous qui allons faire le boulot et appliquer le principe de précaution ». Ce propos a trouvé son illustration dans le Gard où la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont organisé une opération coup de poing, sous le regard somme toute bienveillant des forces de l'ordre et sans la moindre violence, « contre l'usage anarchique » des produits phytosanitaires en Europe. L'Etat nous fait laver plus blanc que blanc. En utilisant trois fois moins de fongicides et pesticides que la génération précédente. Les agriculteurs ont consenti des efforts considérables en matière d'agriculture raisonnée, alors que dans le même temps, on autorise l'entrée de produits cultivés avec des molécules dangereuses pour l'environnement, l'utilisateur et le consommateur. Nous sommes pieds et poings liés », ont commenté les manifestants déjà durement frappés par la déprime agricole.

Source : Midi Libre | Auteur : G.L.
UIPP