Revue de presse

Ils l'ont dit

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Bonne nouvelle, l’agriculture folle est derrière nous. Fini le temps, celui des années 70, où a été répandu largement tout ce que l’industrie chimique a pu inventer pour favoriser la croissance des plantes et repousser les prédateurs, même les molécules les plus toxiques. Au point que les résidus se sont retrouvés dans l'assiette des consommateurs et les ont empoisonnés. La page est tournée, et il fallait le mesurer.

    C'est le travail que vient de mener à son terme l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), commencé en 2006 et terminé en 2010. Vingt mille produits représentant 212 types d’aliments préparés dans les conditions où ils sont consommés (lavés, épluchés, cuits et accommodés) ont subi 146 000 analyses pour y rechercher 445 substances (minéraux, métaux lourds, pesticides, phyto-estrogènes, etc.).

    L’agence ne s’est pas contentée de dresser la liste des résidus. Elle les a évalués en fonction des valeurs toxiques de référence (VTR) internationalement reconnues, en tenant compte des normes les plus récentes qui, au gré de l'avancée des connaissances scientifiques, ont été considérablement durcies selon les substances.

    Bonne surprise, sur les 283 substances utilisées pour traiter les récoltes recherchées dans 194 types d'aliments, 210 n’ont pas été trouvées, malgré les techniques sophistiquées mises en œuvre. Mieux, celles qui l'ont été n'ont été décelées que dans 1 % du total des analyses. Même tendance pour les mycotoxines, ces moisissures très toxiques qui se développent sur les céréales, les légumes et les fruits secs mal conservés.

    Mais, alors que tous les regards étaient braqués sur les dangers des pesticides au point d'en être aveuglé, d’autres substances ont été décelées, plus dangereuses encore. C'est le cas du cadmium (principal poison de la cigarette), retrouvé trop souvent dans le pain et le lait, en augmentation de 400% par rapport aux prémices de cette étude datant de 2004 .La faute aux engrais importés, mal contrôlés .Le plomb, le nickel, l’aluminium, le mercure rôdent encore trop souvent dans les tasses à café, dans les poissons et dans les pâtes alimentaires.

    Pas de panique : Le durcissement des normes finit par payer. La preuve par les pesticides ?”

    Source : Marianne Auteur : Jean-Claude Jaillette

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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