Revue de presse Ils l'ont dit
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Laurent Damiens, directeur marketing Aprifel (Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais)
Ils l'ont dit 31/05/2002"En août 2001, une crise médiatique a été déclenchée autour des résidus de produits phytopharmaceutiques dans les fruits et légumes. Des résultats de contrôles ont été publiés, qui faisaient état de plusieurs taux supérieurs aux normes légales. On peut déjà s'interroger sur le comportement de certains journalistes, qui semblaient surtout vouloir alarmer la population. Le plus souvent, ils ne se sont pas attardés sur le fait que ces tests n'étaient pas représentatifs, mais au contraire focalisés sur des produits à risque. L'inter profession des fruits et légumes frais, en France, s'est justement dotée d'une cellule de crise en 1995 pour réagir à ce genre d'événements. Cinq jours à peine après la "crise", un sondage était réalisé pour en mesurer l'impact auprès du grand public. Résultat : à peine 16 % des Français qui avaient suivi l'affaire se disaient très inquiets. Au global, seulement 7% de la population avait perdu toute confiance. Conclusion : du bruit médiatique, mais pas de crise de la consommation."
Source : Gérer le bruit médiatique | Auteur : Laurent Damiens, directeur marketing Aprifel (Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais)Pierre Veillerette à propos de son livre "Pesticides, le piège se referme".
Ils l'ont dit 30/05/2002"Les effets à long terme de la pollution insidieuse des pesticides commence seulement à se manifester : baisse de la fertilité masculine, malformations à la naissance, augmentation de certains cancers, perturbation de l'équilibre hormonal, diminution des défenses immunitaires… Mon livre est aussi près de la vérité scientifique possible, il se veut avant tout utile. J'ai souhaité qu'il serve aux associations de défense de l'environnement et aux particuliers. Il n'y avait pratiquement rien d'édité sur les pesticides en France et rien sur ceux-ci et la santé. J'ai choisi Terre vivante comme éditeur car son directeur, Claude Aubert, est un pionnier du bio dans notre pays. Derrière sa maison d'édition, il y a toute une éthique, une expérience".
Source : A classer au rayon des horreurs | Auteur : Pierre Veillerette à propos de son livre "Pesticides, le piège se referme".Gérard Pascal - membre de la commission scientifique européenne sur les OGM.
Ils l'ont dit 07/05/2002"S'opposer aux OGM n' a vraiment aucun sens. C'est une technologie très puissante qui existe et qu'on n'empêchera pas d'être utilisée. De toute façon, le coup est parti. Mieux vaut l'encadrer, il faut obliger les multinationales à stopper le pillage génétique des pays en voie de développement. Le problème, c'est qu'on est arrivé à un point extrême. On ne peut plus discuter avec les opposants. Pour l'instant, l'intérêt est surtout économique. En faisant des plantes plus résistantes, on limite le nombre de traitements, donc d'achats d'engrais et pesticides. Et surtout, cela se traduit par une baisse du coût de main d'œuvre. Cela ne se développerait pas comme ça si les agriculteurs n'y trouvaient pas leur compte. Ils savent compter, il n'y a pas que l'effet de la pub."
Source : OGM : "On n'empêchera rien" | Auteur : Gérard Pascal - membre de la commission scientifique européenne sur les OGM.Cécile Philippe – Directrice de l’Institut économique Molinari
Ils l'ont dit 07/05/2002« La précaution, la réglementation ou la taxe ne sont pas forcément les meilleurs moyens d’arriver à un environnement plus sain et plus sûr. Dans ce domaine comme dans d’autres, on aurait pu espérer que les nouveaux décideurs politiques fassent preuve d’audace plutôt que de préférer une attitude précautionniste. Car s’il peut à première vue paraître rationnel d’interdire ou de réglementer sévèrement des activités risquées parce qu’on élimine ainsi le conséquences fâcheuses qu’elles pourraient avoir, c’est qu’on oublie qu’on se prive aussi de solutions pour vivre mieux.».
Source : Le Figaro | Auteur : Cécile Philippe – Directrice de l’Institut économique MolinariLibération
Ils l'ont dit 03/05/2002"Les OGM, notamment ceux résistants aux ennemis des cultures - peuvent, sans doute, augmenter la production végétale dans la mesure où ils évitent des pertes. Mais ces semences, comme toute semence sélectionnée, sont bien trop chères pour les paysans les plus pauvres, ceux qui souffrent de la malnutrition. Il faut savoir que la faim touche très majoritairement des paysans, et précisément des pays qui n'ont jamais eu les moyens d'accéder au progrès technique. Peu importe qu'il s'agisse de semences OGM, d'hybrides ou d'engrais - sans parler de tracteurs, privilège de moins de 5% des agriculteurs du monde : tout cela est hors de leur portée". Marcel Mazoyer - économiste, professeur à l'Institut national d'agronomie.
Source : LibérationDenis Bard - Vice-président du Comité de la prévention et de la précaution.
Ils l'ont dit 30/04/2002"En ce qui concerne la santé, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risques mais on peut affirmer que si effet il y a , il est faible. En ce qui concerne l'environnement, on constate que l'utilisation accumulée de pesticides entraîne une dégradation lente et progressive de la biodiversité des sols agricoles. Mais la biosurveillance des écosystèmes, qu'ils soient terrestres ou aquatiques, est très insuffisante".
Source : "Organiser la recherche sur les pesticides est une priorité" | Auteur : Denis Bard - Vice-président du Comité de la prévention et de la précaution.Jacqueline Aloisi de Larderel - Sous directeur exécutif et directeur de la division technologie, industrie et économie PNU (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).
Ils l'ont dit 30/04/2002"Dix ans après Rio, de plus en plus d'entreprises ont pris conscience que leurs activités ne pouvaient se développer que sur des bases économiques, sociales et environnementales solides. Par exemple, l'industrie agroalimentaire commence à soutenir des pratiques agricoles raisonnées : elle a besoin d'eau propre, elle a besoin de matières premières non contaminées. Des mesures d'incitation économiques sont indispensables pour que les marchés fonctionnent correctement. Aujourd'hui, les coûts externes, liés à l'impact des produits sur l'environnement, ne sont pas reflétés dans le prix des produits. De plus, un trop grand nombre de subventions, directes ou indirectes favorisent des mode de production ou de consommation non durables. Ces fiscalités doivent être corrigées. Il appartient aussi aux gouvernements, à travers leurs agences de crédit à l'exportation, de favoriser les investissements à l'étranger qui respectent droits de l'homme, droit du travail et protection de l'environnement. Les analystes devraient intégrer tous les critères environnementaux et sociaux dans leur évaluation des entreprises".
Source : "Le secteur financier a un rôle capital à jouer pour promouvoir un développement durable" | Auteur : Jacqueline Aloisi de Larderel - Sous directeur exécutif et directeur de la division technologie, industrie et économie PNU (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).Alain Rerat - membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France.
Ils l'ont dit 25/04/2002"La destruction répétée et systématique des parcelles expérimentales de maïs et de colza transgéniques par des "pseudoécologistes" se traduit par l'anéantissement d'années de travail de recherche. Qu'on le veuille ou non la solution aux carences spécifiques, comme l'anémie, l'avitaminose A, ainsi que la faim dans le monde, passe par un accroissement de la productivité et de la qualité sans sacrifier la pérennité des systèmes productifs. Ce n'est pas le moindre des paradoxes que ce type de production, susceptible de promouvoir une agriculture durable, libérée en partie de l'appoint de substances chimiques, soit combattu par les écologistes. Compte tenu des précautions prises au cours des diverses étapes de leur production, les OGM ne justifient nullement les frayeurs engendrées par les avocats du pire, qui ne soulignent que leurs défauts à partir de ceux d'entre eux qui n'ont pas été autorisés et qui oublient systématiquement l'apport très positif de ceux qui ont été autorisés. Cela leur permet de réclamer le rejet injustifié d'une famille d'innovations porteuses d'un grand avenir. On ne peut que s'indigner et protester vigoureusement devant cette position rétrograde qui fait faire un grand bond en arrière au potentiel agricole mondial".
Source : Loiret Agricole et Rural | Auteur : Alain Rerat - membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France.E. Heurçon et J. Landrieu, éditions de l'Aube.
Ils l'ont dit 21/04/2002Ce n'est pas le nombre de morts qui compte, c'est la nature du danger, les valeurs au nom desquelles on a pris ce risque et l'action à mener pour s'en prémunir ou pour régler les dommages. L'automobile n'a pas provoqué une crise de l'expertise scientifique analogue à celle du nucléaire bien qu'il y ait beaucoup plus de tués sur la route. Avec le nucléaire certains perçoivent à tort ou à raison un danger biosocial. Ce qui est insupportable, c'est de penser qu'un expert peut engager le destin collectif de populations sans leur laisser le choix sans que l'on sache comment la puissance publique a organisé la conception collective des choix"; Armand Hatchuel, directeur adjoint du Centre de gestion scientifique à l'Ecole des mines de Paris et coauteur d'un ouvrage collectif "Expertise et débat public".
Source : "Si on compare l'émoi suscité par la maladie de la vache folle ou la catastrophe de l'Erika aux dangers de l'automobile, on voit qu'ils ne se situent pas sur le même plan." | Auteur : E. Heurçon et J. Landrieu, éditions de l'Aube.Georges Toutain, chercheur en écobiologie
Ils l'ont dit 10/04/2002On doit revenir à une agriculture biologique mais néanmoins lucrative. Mais ce sera très long : 20 ans minimum pour rétablir l'équilibre biologique et restructurer le paysage et le climat. Les agriculteurs sont, eux aussi, victimes de ce système où les industries chimiques leur masquent la dangerosité des pesticides. Ce sont aux consommateurs, aux agriculteurs et aux petites associations de réagir contre cette vaste manipulation".
Source : "Il y a maintenant assez de recul pour voir que les pesticides sont dangereux. | Auteur : Georges Toutain, chercheur en écobiologie"Nous sommes en phase de crise, il y a actuellement une primauté à la non-décision.
Ils l'ont dit 10/04/2002Le risque zéro, c'est l'immobilisme. Le citoyen disparaît au profit du consommateur ,le territoire devient un prestataire de services chargé d'assurer le confort personnel de l'usager." Jean Paul Delevoye, sénateur Maire et président de l'association des maires de France.
Source : "Nous sommes en phase de crise, il y a actuellement une primauté à la non-décision.Noël Mamère
Ils l'ont dit 08/04/2002Les vrais vandales ne sont pas ceux qui arrachent les plants d'OGM, mais ceux qui les plantent".
Source : "Nous voulons une agriculture de qualité et nous ne voulons pas d'OGM. | Auteur : Noël MamèreJacques Testart - président de la Commission française de développement durable
Ils l'ont dit 08/04/2002"Concernant les OGM, nous venons de rendre un avis très critique. Pour l'instant, les seuls bénéficiaires en sont les industriels. Les OGM n'apportent rien au consommateur. Il est donc inutile de prendre des risques s'il n'y a aucune avantage.
Source : Aujourd'hui | Auteur : Jacques Testart - président de la Commission française de développement durableJean Marie Pelt, botaniste.
Ils l'ont dit 04/04/2002"Ce n'est pas très propre les OGM ! A ce sujet, mes collègues me désolent. On peut redouter l'apparition de nouveaux pathogènes liés à des mutations accélérées de certains virus par exemple. Le XXème siècle a été celui de la chimie, le suivant sera celui des gènes"
Source : "L'approche sans la chimie est profondément raisonnable." | Auteur : Jean Marie Pelt, botaniste.Alain Rérat (membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France.
Ils l'ont dit 03/04/2002" Ce n'est pas le moindre des paradoxes que ce type de production, susceptible de promouvoir une agriculture durable, libérée en partie de l'appoint de substances chimiques (pesticides, notamment), soit combattu par les écologistes. Compte tenu des précautions prises au cours des diverses étapes de leur production, les OGM ne justifient nullement les frayeurs engendrées par les avocats du pire, qui ne soulignent que leurs défauts à partir de ceux d'entre eux qui n'ont pas été autorisés et qui oublient systématiquement l'apport très positifs de ceux qui ont été autorisés."
Source : Le Figaro | Auteur : Alain Rérat (membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France.