Revue de presse Ils l'ont dit
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Noel Mamère – député-maire Vert de Bègles
Ils l'ont dit 06/03/2010« C’est quoi l’agriculture durable citée par Nicolas Sarkozy, c’est l’agriculture qui pompe les nappes phréatiques ? C’est l’élevage intensif des cochons qui provoque les algues vertes ? C’est les pesticides qui produisent l’infertilité chez les hommes et qui provoque des cancers ? En prétendant sauver les agriculteurs, il est en train de les tuer. Il tue l’agriculture paysanne ».
Source : AFPChantal Jouanno – secrétaire d’Etat à l’Ecologie
Ils l'ont dit 05/03/2010« Nous ne sommes pas du tout contre la biotechnologie. Mais pas question de se voir imposer des OGM qui ne sont pas utiles pour la société et n’ont d’intérêt que pour les firmes qui les commercialisent. Si encore ils permettaient d’utiliser moins d’eau ou de pesticides, mais ce n’est pas le cas. Alors pourquoi prendre le moindre risque en les acceptant sur notre sol ».
Source : Aujourd’huiJean René Buisson – Président de l’Association nationale des industries alimentaires
Ils l'ont dit 05/03/2010« L’alimentation a toujours suscité des « peurs », tout simplement parce que les produits alimentaires s’ingèrent. Mais elles ne sont pas justifiées. En plusieurs décennies, les qualités sanitaires et nutritionnelles de nos aliments ont en effet bénéficié de bonds technologiques importants et ne sont certainement pas étrangères au doublement de notre espérance de vie. L’alimentation française est devenue l’une des plus sûres au monde ».
Source : MétroJean-Charles Bocquet – directeur général de l’UIPP
Ils l'ont dit 05/03/2010« Les fabricants des produits phytopharmaceutiques au sein de l’UIPP sont conscients des enjeux de santé publique, environnementaux et économiques. Ils s’impliquent collectivement dans une démarche responsable de progrès et de recherche pour proposer des innovations toujours plus adaptées aux besoins des agriculteurs ».
Source : MétroCorinne Lepage – députée européenne – vice président de la commission Environnement du Parlement
Ils l'ont dit 04/03/2010« Si on parle de risque pour l’environnement, les craintes sont fondées. Pour le moment, il est impossible de faire coexister des plantes issues d’OGM et les autres sans qu’elles ne les envahissent. En revanche, en ce qui concerne les dangers que cela représente sur la santé humaine, je ne sais pas ». Trop peu d’études sont faites à ce sujet et c’est bien là le problème. C’est pour ça que je dis qu’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM de la part de José Manuel Barroso.
Source : France SoirAndré Comte-Sponville- Philosophe
Ils l'ont dit 28/02/2010« La nature n’est pas Dieu. L’émergence d’une forme de panthéisme bobo naïf est une forme de régression. One ne nourrira pas 9 milliards d’individus avec des produits bio »
Source : Les EchosJean Hervé Lorenzi – Economiste
Ils l'ont dit 28/02/2010« Le principe de précaution tel qu’on l’entend en France va trop loin. Aux Etats-Unis, l’innovation n’est interdite que quand il est prouvé qu’elle est nocive. En Europe on voudrait n’autoriser que les innovations dont a pu prouver qu’elles n’étaient pas nocives. En freinant le terrain des OGM, nous risquons de prendre un retard considérable ».
Source : Les EchosLuc Guyau – président de la FAO
Ils l'ont dit 25/02/2010« Ce n’est pas aux agriculteurs français de nourrir le monde entier, certes, mais nous devons y contribuer, parce que nous occupons un espace de paix et de paix climatique. L’Europe doit être un gros contributeur pour lutter contre la faim dans le monde, c’est aussi une question de sécurité ».
Source : LSALaurent Chevallier Nutritionniste
Ils l'ont dit 25/02/2010« Personne ne peut affirmer aujourd’hui que le doublement des cancers depuis 25 ans ne serait dû qu’au vieillissement de la population et à l’amélioration du dépistage. Il y a une épidémie de cancers dans tous les pays qui ont perdu leur alimentation traditionnelle et qui son soumis à diverses formes de pollutions…. En terme de toxicologie, on a changé de paradigme : au Moyen Age et jusqu’au XIXème siècle, on considérait que la dose faisait le poison. Maintenant, certains produits chimiques, même à très faible dose, peuvent provoquer un changement de métabolisme. »
Source : Le Nouvel ObservateurPaul François Agriculteur
Ils l'ont dit 25/02/2010« Le bio, c’est trop difficile techniquement sur 400 ha. En semant désormais du trèfle après chaque moisson, en faisant la rotation des cultures et en remettant du fumier sur mes terres, j’ai réussi à diminuer de 30 à 40% l’emploi des produits phytosanitaires, rien que sur mes champs de maïs et de tournesol. Surtout, je me sens mieux dans ma peau de paysan. C’est passionnant de revenir à l’agronomie : le lien avec le sol, la vie microbienne. Ce n’est que du bon sens de faire des bandes enherbées près des cours d’eau et d’éviter de polluer les nappes phréatiques. »
Source : La VieCécile Duflot – Tête de liste d’Europe Ecologie en Ile de France
Ils l'ont dit 23/02/2010« Le sérieux est du côté de l’écologie... Quinze agriculteurs biologiques sont formés chaque année dans la Région, mais dix sont contraints d’en partir. Notre but est de faire de l’Ile de France une grande zone de production de blé, pour qu’à la fin de la mandature tous les lycéens aient du pain bio au déjeuner ».
Source : MétroSylvie Brunel – Géographe, ancienne présidente d’Action contre la faim, professeur des universités à Paris Sorbonne
Ils l'ont dit 10/02/2010« Les paysans aujourd’hui sont pleinement conscients de la nécessité de mettre en œuvre des techniques agricoles qui concilient respect de l’environnement et performance. La consommation d’engrais a été divisée par dix en dix ans. Des bandes enherbées longent les cours d’eau. Après avoir produit beaucoup parce que l’Europe avait faim et dépendait de l’extérieur pour se nourrir, leur préoccupation est aujourd’hui d’identifier, sur tous les territoires, les meilleurs moyens de répondre à la demande tout en préservant l’avenir. Et leur santé, car eux-mêmes ont payé un lourd tribut au productivisme. Il faut être attentif à leurs efforts et les encourager, au lieu de les mettre en accusation. Les espaces verts sont d’abord des espaces agricoles. Pas un paysage en France qu’ n’ait été façonné par des paysans. Livrez la nature à elle-même : vous n’y mettrez plus les pieds ! Ronces, taillis, genêts, orties envahissent tout. Sait-on que dans le calcul de l’empreinte écologique, un champ cultivé séquestre plus de CO² qu’une forêt ? Et une prairie tout autant ? … Nous devons abandonner notre vision fausse et passéiste d’une nature qui existerait indépendamment de l’homme et faire enfin confiance à ceux qui la connaissent, l’aménagent et en tirent le meilleur. Pour notre plus grand plaisir : les paysages. Notre santé : la nourriture. Mais aussi notre salut : un développement durable aussi soucieux de la planète que de ceux qui l’habitent passe d’abord et avant tout par le respect de nos paysans».
Source : Le MondeChantal Jouanno – Secrétaire d’Etat à l’Ecologie
Ils l'ont dit 21/01/2010« Personnellement, je suis contre l’autorisation du Cruiser, même temporaire. Mais mon ministère n’a autorité que sur les abeilles sauvages, les élevages relèvent du ministère de l’Agriculture. Je souhaite pouvoir m’occuper de l’ensemble des espèces dans mon ministère, c’est plus logique».
Source : France SoirPascale Briand – Directrice générale de l’Alimentation
Ils l'ont dit 20/01/2010« L’impact de l’agriculture sur l’environnement n’a pas que de mauvais côtés, loin de là. Si une agriculture forte a pour objectif premier de subvenir à nos besoins en matière d’alimentation, il y a aussi, l’effet induit sur le plan de la préservation des paysages et de la ruralité. Dans le même temps, cette harmonie est à rechercher dans un souci de préserver au mieux les intérêts de l’environnement et des écosystèmes en tant que tels. C’est la raison pour laquelle, à une problématique complexe répond un plan ambitieux et passionnant –Ecophyto 2018 – qui vise à diminuer l’utilisation des pesticides en France d’ici dix ans. Saviez-vous par exemple, que si nous sommes capables de transmettre les bonnes pratiques des phytosanitaires à l’ensemble du monde agricole, nous pourrons en baisser l’utilisation de 25% ? Nous y travaillons avec les professionnels et c’est à la fois complexe et enthousiasmant.»
Source : Les Cahiers du Monde - cahiers de la compétitivitéBruno Le Maire – Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche
Ils l'ont dit 20/01/2010« Je ne crois pas aux oppositions entre monde urbain et monde agricole. Pour une raison simple : nous avons un besoin impérieux de piloter notre production agricole si nous souhaitons assurer notre alimentation. Il nous faut donc accompagner les agriculteurs et les pêcheurs pour répondre aux attentes des consommateurs ; en retour, la société doit clairement faire le choix de soutenir la production agricole. Nous savons d’ores et déjà que nous ne saurons nourrir neuf milliards d’habitants en 2050. L’alimentation est donc plus que jamais un enjeu stratégique.»
Source : Les Cahiers du Monde - cahiers de la compétitivité