UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Effets sur la santé : le temps des doutes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/04/2008

Les scientifiques n’ont pas de certitudes concernant les effets retardés des pesticides sur la santé humaine. Seulement des soupçons, que les études menées actuellement auprès des agriculteurs pourraient bien participer à lever. En France, l’homologation des produits phytosanitaires passera par une évaluation réglementaire – dite a priori- des risques - réalisée par l’Afssa. Celle-ci analyse leur toxicité aiguë et recherche d’éventuels effets à long terme par des tests de toxicité chronique effectués sur des animaux. En raison des modèles utilisés, cette évaluation ne peut donc se départir d’une part d’incertitude sur les risques à long terme. D’où l’importance d’un suivi scientifique a posteriori. En santé humaine, ce suivi s’appuie sur l’épidémiologie, qui cherche à établir, via l’observation de la population, une corrélation statistiquement significative entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie. Mais l’épidémiologie n’établit pas de lien de causalité entre le risque et la maladie ; trop de facteurs et trop d’interactions possibles. C’est donc la convergence des résultats des études actuellement menées, confrontées à des études toxicologiques expérimentales, qui permettront d’aboutir à des conclusions cohérentes et à quelques certitudes.

Source : Environnement magazine | Auteur : Alexandra Delmolino

Le bio est-il meilleur pour la santé ?

Sur l'agriculture biologique 30/04/2008

Les fruits et légumes bio ont-ils une meilleure qualité nutritionnelle ? La dernière campagne de l’AFSSA a montré que les pommes de terre, tomates, pêches, pommes, salades, choux, épinards… avaient une meilleure teneur en matières sèches, vitamine C, magnésium, fer et poly phénols. Mais les différences avec les produits issus de l’agriculture conventionnelle ne sont pas très significatives... et les écarts varient selon la variété des fruits et légumes.Les produits bio sont-ils exempts de tout pesticide ? A part une pollution accidentelle par eau ou par air, oui. C’est peut-être là leur véritable « plus » santé : être exempts de fongicides, insecticides, herbicides et anti-germinatifs. La teneur en pesticides des légumes classiques est 700 fois supérieure à celles des légumes biologiques. Même les agriculteurs traditionnels s’acheminent aujourd’hui vers une diminution de leur emploi.Les produits bio développent-ils davantage de microbes ? Non, on a longtemps accusé l’agriculture biologique de produire davantage de mycotoxines, car elle n’utilisait pas de fongicides censés les éliminer. Aujourd’hui, une conjonction d’études montre que l’on trouve également des mycotoxines dans les produits de l’agriculture conventionnelle.

Source : Avantages | Auteur : Sophie Pasquet

Comment éviter d’avaler des pesticides ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/04/2008

Ils sont partout autour de nous. Dans l’eau que nous buvons, dans les alimeents que nous avalons, et même dans la pluie et le brouillard ! Comment limiter leur consommation ? Le point avec nos spécialistes (Claude Aubert, agronome et cofondateur de l’association Terre vivante; François Veillerette, réseau européen PAN, et Anne Dufour, auteur de « Cent réflexes bonne hygiène »). Laver les aliments : c’est un minimum nécessaire, à défaut d’être suffisant puisque les produits phytosanitaires pénètrent au moins en partie dans le produit. Une étude réalisée en 2002 par le CIRAD au Viêtnam a, montré que lavage et trempage permettaient d’éliminer entre 30% et 50% des pesticides, le sel ou le vinaigre agissant contre les seules bactéries. Inutile toutefois de faire prendre un long bain aux aliments, sous peine de perdre un maximum de vitamines et de minéraux. Deux minutes de trempage suffisent. On peut ajouter une pincée de bicarbonate de soude, du savon de Marseille, du sel, du vinaire, voire des produits de nettoyage spécial aliments, à condition de bien les rincer ensuite à l’eau courante.

Source : Courrier Picard | Auteur : Odile Chabrillac

La production d’OGM est de nouveau à la mode

Sur les OGM 29/04/2008

Avec la hausse du cours des céréales, l’emploi de cultures transgéniques paraît inévitable à un nombre croissant d’industriels et d’élus. « A l’évidence, face à la situation des prix et de l’offre, les mentalités évoluent », reconnaît Steve Mercer, de US Wheat Associates. L’organisme de promotion du blé américain à l’étranger, qui reçoit des subventions fédérales, avait d’abord mis les agriculteurs en garde contre la culture du blé transgénique. Il cherche désormais à obtenir des producteurs de semences qu’ils relancent le développement de variétés génétiquement modifiées, et des étrangers, qu’ils en achètent. Même en Europe, où les aliments contenant des OGM, souvent appelés « Frankenfood » par les Européens, rencontrent la plus forte opposition, de hauts responsables gouvernementaux et des industriels appellent de leurs vœux une rapide approbation des importations des cultures OGM… Les pressions se multiplient en faveur d’une réévaluation des OGM, alors que les prix de certains produits de base comme le riz et le blé ont doublé en quelques mois, provoquant des émeutes dans plusieurs pays…

Source : Courrier International | Auteur : Andrew Polack

Syngenta ouvre la porte à une agriculture raisonnée

Sur l'agriculture raisonnée 28/04/2008

Le numéro un mondial de l’agrochimie dispose d’un réseau de douze fermes modèles en France. Grâce à certains aménagements, ces exploitations utilisent moins de pesticides. En plein cœur de la Beauce, l’exploitation de Beauvillier a adopté, voilà déjà quelques années, une démarche d’agriculture raisonnée, qui vise à réconcilier performance économique et respect de l’environnement. Aussi bien pour son exploitant Xavier Mardelet, désireux de redorer l ‘image de sa profession, que pour Syngenta, soucieux de démontrer qu’il n’est pas seulement un fabricant de pesticides. Chasseur à ses temps perdus, le premier a pu constater le retour des chevreuils, perdrix et autres lièvres sur ses terres mais aussi attirer sur la ferme les clients du proche Carrefour de Chartres, pour leur montrer la qualité de ses productions .Tandis que Syngenta dispose à bon compte d’un outil concret pour convaincre les consommateurs français, rétifs aux phytosanitaires. L’envolée du prix des céréales vient de redonner un sérieux coup de pouce aux ventes de pesticides dans le monde ces derniers mois, après un recul de 2,5% en 2006. Et si les phytosanitaires sont en perte de vitesse face à la progression fulgurante des OGM, ils représentent environ la moitié du marché mondial de l’agribusiness estimé à près de 60 milliards de dollars.

Source : La Tribune | Auteur : Pascale Mollo

Moins de pesticides. La Bretagne est-elle prête ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/04/2008

Dans l’ensemble, les professionnels accueillent ces décisions avec scepticisme « C’est du tape-à-l’œil ». C’est faisable de réduire de 50% mais cela n’a pas grand sens. Cela ne veut pas dire que ça réduira de moitié l’impact sur l’environnement et la santé humaine », soulignent ensemble Gérard Maillet et Olivier Cor, respectivement directeur adjoint et responsable agronomie de Coopagri Bretagne, premier collecteur breton de céréales et premier producteur de légumes transformés. Pour ces deux responsables, quantité ne veut pas dire toxicité. On peut réduire les doses appliquées à l’hectare en utilisant des produits plus concentrés et plus actifs. « On ne pourra pas tout désherber à la main ». Avec la suppression de certaines molécules, la crainte des agriculteurs bretons est de se trouver devant des impasses techniques. « Si on supprime les solutions chimiques, il faudra bien trouver des alternatives. Pour Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d’agriculture, la Bretagne n’a pas attendu le Grenelle pour réduire l’usage des pesticides. Mais le fait d’enlever certaines molécules sans alternative va poser problème. C’est facile de creuser un sillon sur le papier. Dans la réalité, nous travaillons sur du vivant qui est soumis aux aléas climatiques et aux maladies. Si on n’arrive pas à protéger nos cultures, il y aura moins de production… ».

Source : Le Télégramme de Brest | Auteur : Frédérique Le Gall

Pesticides : FNE et l’UIPP s’affrontent sur l’objectif des 50%

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/04/2008

Dans un communiqué du 21 avril, la FNE estime que « les industriels des pesticides et une partie de la profession agricole exercent de fortes pressions sur le gouvernement et l’administration pour qu’ils renoncent à l’objectif fixé à l’issue du Grenelle (…) de réduire de 50% l’usage des pesticides en France d’ici 10 ans ». « On n’exerce aucune pression sur le gouvernement dans le cadre du Grenelle », affirme de son côté Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP. « Nous sommes membre du groupe de travail conduit par le ministre chargé de l’agriculture Michel Barnier. Les 5 collèges sont présents et nous travaillons selon un plan de travail proposé par le ministre » ajoute-t-il. Il précise par ailleurs que la phrase de FNE est tronquée car la décision prise dans le cadre du Grenelle est une réduction de 50% des usages des pesticides d’ici 10 ans en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point ».

Source : Journal de l’environnement | Auteur : Agnès Ginestet

Cuvées pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/04/2008

Le rapport du PAN Europe, qui affirme que le vin est contaminé par des résidus de pesticides à des doses mille fois plus élevées que celles tolérées pour l’eau du robinet, qui aurait dû faire l’effet d’une bombe au sein de la profession, n’a suscité qu’un vague communiqué du représentant de la Copa- Cogeca, principale organisation européenne agricole, mettant en doute la méthodologie de l’étude. En France, silence radio. « Je m’insurge contre les déclarations des intégristes bio, déclarent Joseph Henriot, ingénieur agronome et propriétaire des champagnes Henriot et des vins Bouchard (bourgogne) et William Fèvre (chablis), depuis les années 1990, les mentalités progressent et on améliore les méthodes. On est sorti de la folie productiviste des décennies précédentes durant lesquelles on a empoisonné jusqu’aux nappes phréatiques. Mais les maladies des vignes existent et il faut bien les traiter ».

Source : Le Nouvel Observateur | Auteur : Gérard Muteaud

Michel Barnier - ministre de l’agriculture et de la pêche

Sur les OGM 22/04/2008

« Les OGM de seconde génération seront utiles car ils résisteront davantage à la sécheresse et à la salinité de l’eau, mais ils ne nourriront pas seuls le monde. Ils devront apporter des solutions agronomiques mais aussi alimentaires et c’est pourquoi il ne faut pas baisser la garde en matière de recherche car les OGM auront, à terme, des propriétés intéressantes pour assurer un meilleur développement en luttant contre des maladies ou en utilisant moins de produits phytosanitaires… Dans trente ans, il y aura moins de terres cultivables et davantage de problèmes sanitaires à cause des changements climatiques. Il faudra doubler la production agricole en misant sur la recherche. Mais n’oublions pas l’objectif principal de l’agriculture : nourrir les gens. Alors qu’en Europe, seulement 7% des surfaces cultivées son réservées aux biocarburants, les Etats-Unis y consacrent 18% de leur maïs.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Michel Barnier - ministre de l’agriculture et de la pêche

Une épidémie de rouille noire, redoutable parasite du blé, menace les grands pays céréaliers d’Asie

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/04/2008

La FAO vient de lancer une alerte sur son site (www.fao.org) car elle craint que les spores du parasite, transportées par les vents dominants, ne poursuivent leur course vers les grands pays céréaliers situés à l’est de l’Iran. « La menace est réelle » estime Yvan Sache, spécialistes des rouilles du blé à l’institut national de la recherche agronomique (INRA), d’autant que « 80% des variétés de blé cultivées dans le monde sont sensibles à cette souche ». Pour arrêter sa progression, il faut s’y prendre très tôt, en utilisant des fongicides. Une fois l’épidémie enclenchée, et en l’absence de protection, la présente du parasite « peut se traduire par un rendement nul et une destruction complète de la culture » ajoute le spécialiste. Lors de son apparition aux Etats-Unis, en 1974, « Puccinia graminis » a détruit 40% de la récolte de blé.

Source : Le Monde | Auteur : Christiane Galus

Romano Prodi – premier ministre italien

Ils l'ont dit 20/04/2008

« Le monde doit décider ce qui doit être la priorité : conduire ou manger. Il ne faut pas mettre en cause le pétrole mais les biocarburants, qui sont à l’origine d’une grande partie du problème. La crise alimentaire est due à une pénurie de nourriture et non aux prix élevés du pétrole. Même les grands exportateurs de riz comme l’’Inde, le Bangladesh, la Thaïlande, sont en train de réduire leurs exportations »

Source : AFP | Auteur : Romano Prodi – premier ministre italien

Christian Pées – président du Groupe Euralis

Ils l'ont dit 19/04/2008

« Dans un contexte de diminution de la surface cultivable mondiale, nous devons impérativement cesser d’opposer les modes de productions, la solution agricole unique n’existe pas. Bien au contraire, qu’elles soient vivrière, bio, conventionnelle, raisonnée ou OGM, en fonction des situations et du contexte local, l’humanité a besoin de toutes ses agricultures. Au moment où notre planète est frappée par une crise alimentaire majeure, les Français prennent brutalement conscience de l’importance stratégique de leur agriculture. C’est le moment de faire preuve de courage politique pour prendre position sur les grands enjeux agricoles qui vont se révéler déterminants pour l’avenir et le rôle que la France souhaite jouer dans le monde ».

Source : L’Eclair des Pyrénées | Auteur : Christian Pées – président du Groupe Euralis

Alain Gérard Slama – chroniqueur

Ils l'ont dit 18/04/2008

« Si la crise actuelle démontre quelque chose, c’est la validité des solutions du nucléaire et du génie génétique pour faire face à l’épuisement de ressources naturelles. Sans doute est-il urgent de remédier aux dysfonctionnements financiers et aux gaspillages dont souffre l’économie libérale. Mais si nous ne nous donnons pas tout de suite les moyens d’innover et de produire, si nous écoutons les prêcheurs de décroissance, nos descendants seront encore plus démunis devant l’épreuve d’une véritable pénurie. »

Source : Le Figaro Magazine | Auteur : Alain Gérard Slama – chroniqueur

Projet de loi sur les OGM : Le Sénat amende l’amendement Chassaigne

Sur les OGM 16/04/2008

Le Sénat a adopté mercredi soir un amendement au projet de loi sur les OGM, visant à corriger une disposition de l'article 1er introduite par l'Assemblée nationale à l'initiative du député PCF André Chassaigne, qui interdisait les OGM dans les zones AOC.Le texte proposé par M. Chassaigne prévoyait que "les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées +sans organismes génétiquement modifiés+ et en toute transparence". Aux termes d'un amendement défendu par le rapporteur Jean Bizet (UMP), cette rédaction est maintenue mais il lui est ajoutée une précision: "La définition du +sans organismes génétiquement modifiés+ se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce". Selon M. Bizet, il s'agissait avec cet amendement, soutenu par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, de "rendre conforme au droit européen", l'ajout proposé par M. Chassaigne. "Cet amendement ne supprime pas cet ajout mais il le dévitalise totalement", a protesté Marie-Christine Blandin (Verts). Si le Sénat suit le rapporteur, ce devrait être le seul amendement adopté sur ce texte dont tous les autres articles auront été définitivement adoptés par le Parlement, seul l'article 1er, ainsi modifié, devant revenir devant l'Assemblée nationale pour une dernière lecture.

Source : AFP

L’ONU réclame une nouvelle politique agricole mondiale

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/04/2008

« Le statu quo n’est plus une option ». Tel est l’avertissement lancé par les différentes agences de l’ONU et la Banque mondiale, à l’occasion de la publication d’un rapport sur l’ « Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement ». Alors que se multiplient les appels à une mobilisation internationale pour mieux faire face aux crises alimentaires que traversent les pays les plus pauvres, ce rapport appelle à une profonde modification des politiques agricoles mondiales, en soulignant que les énormes progrès de productivité depuis cinquante ans ont trop longtemps occulté les coûts sociaux et environnementaux d’une agriculture intensive… Dans un monde où un agriculteur américain peut produire 2000 tonnes de par an, contre un maximum de 1 tonne pour un agriculteur africain, un rééquilibrage semble s’imposer. D’un côté, il faut lutter contre une sur intensification des cultures et toutes les pollutions qu’elle entraîne, de l’autre relancer l’aide au développement pour l’agriculture dans les pays démunis.

Source : Les Echos | Auteur : Anne Bauer
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