Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Ile-de-France – Pesticides au robinet
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2004Les habitants de sept communes de la région de Mantes (Yvelines) ne peuvent plus boire l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre. Des analyses effectuées en juillet par la Ddass ont révélé une contamination aux pesticides. Sans attendre, le principe de précaution a été appliqué : un millier de foyers sont invités à ne boire que de l’eau minérale en bouteille. Les travaux prévus aux abords du forage de Ménerville ne seront pas terminés avant la fin de l’année.
Source : Aujourd’huiNon, les toxines ne pullulent pas dans nos assiettes !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2004Pour la première fois, une étude a traqué métaux lourds et toxines dans l’alimentation des Français. « Les seuils fixés par la législation sont presque toujours respectés » annonce Philippe Verger du laboratoire d’analyses du risque alimentaire (Inra, Paris). Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont passé au peigne fin le mode de consommation et les traditions gastronomiques dans les régions. Puis, ils ont fait leur marché dans les lieux d’approvisionnements les plus fréquentés. Enfin, un cuisinier a préparé les aliments avant analyse. Prochaine étape pour les chercheurs : effectuer une étude comparable sur les pesticides et les dioxines.
Source : Science et VieDominique Belpomme – professeur de cancérologie à l’hôpital Georges Pompidou.
Ils l'ont dit 31/08/2004Question de Marie Odile Monchicourt « Quelle position adopter, parce que vous ne pouvez pas interdire les pesticides du jour au lendemain uniquement sur une intime conviction, toute scientifique soit-elle ? »« C’est la raison pour laquelle il faut à tout prix faire jouer le principe de prévention lorsqu’on connaît le facteur précis et faire jouer le principe de précaution lorsque ce facteur ne relève que de l’intime conviction scientifique ».
Source : chronique « Info Sciences » | Auteur : Dominique Belpomme – professeur de cancérologie à l’hôpital Georges Pompidou.Guyane : destruction d’une culture expérimentale de café génétiquement modifié
Sur les OGM 31/08/2004L’unique culture expérimentale de café génétiquement modifié, plantée à Sinnamary a été détruite par des inconnus. « C’est une perte considérable parce c’était une première mondiale » a déploré Jacques Meunier, directeur scientifique adjoint du CIRAD. Cet essai avait pour objectif d’étudier la résistance du café génétiquement modifié à « la mineuse des feuilles », un parasite qui fait de plus en plus de dégâts, en particulier au Brésil, mais aussi les éventuels impacts sur l’environnement, comme la diffusion de pollen sur de longues distances, ou l’impact sur les abeilles et sur leur miel. La Guyane avait été choisie pour mener cette expérience en raison de l’absence de cultures de caféiers environnantes.
Source : AFPHaute-Garonne : 11 maires anti-OGM se fédèrent en association
Sur les OGM 29/08/2004Baptisée Champ libre, cette association, vise, selon Mr Bedel, maire de Bax, à « informer, coordonner les moyens et prendre les mesures utiles pour pérenniser l’agriculture de qualité, qu’elle soit biologique, labellisée ou conventionnelle, face aux problèmes de dissémination transgénique ». Par ailleurs, l’avocate de Mr Bedel, Me Corinne Lepage, a indiqué à l’AFP que la préfecture de Haute –Garonne avait fait appel de la décision de justice rendue le 4 août et favorable à Bax.
Source : AFPEssais OGM : Les semenciers attendent des mesures de protection efficaces
Sur les OGM 26/08/2004Les professionnels des semences et de la protection des plantes ont exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour protéger les essais de plantes transgéniques, après que cinq essais en plein champ ont été détruits cette semaine. Ces actions de destruction sont « inqualifiables et insupportables », jugent dans un communiqué, l’UIPP, le GNIS et la CFS. Ces organisations estiment qu’il est « indispensable et particulièrement urgent que les autorités mettent en place des mesures suffisamment dissuasives et efficaces pour protéger les essais sur pieds ». Elles réaffirment « avec force leur volonté de voir condamner avec la plus grande fermeté toute personne ayant participé ou incité à ces exactions ».
Source : AFPP. Chalmin, Professeur à l'Université Paris-Dauphine
Ils l'ont dit 25/08/2004« Arrêtons de sourire ! Ce qui se passe est grave, car cette dictature de l'obscurantisme le plus borné va à l'encontre des besoins mêmes de l'humanité. De quel droit nos faucheurs tranchent-ils dans un débat certes complexe mais indispensable ? A la fin du XXIe siècle, nous serons 9 milliards. En un siècle, la production agricole devra presque tripler pour satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires des hommes. Cela devra se faire à surface agricole utile constante et même peut-être déclinante. Le secret bien sûr, c'est d'augmenter les rendements. Pour cela, il faut assurer une sélection toujours plus pointue des semences utilisées. Aujourd'hui, avec les biotechnologies, on continue certes à augmenter les rendements mais surtout on a des espèces plus résistantes par exemple à la sécheresse ou à certaines maladies. Peut-on, d'un simple revers de faux, éliminer ce qui est une espérance majeure pour l'humanité de ce XXIe siècle ? Mais ce qui irrite le plus en cet été 2004, c'est bien le refus de toute discussion, le primat de la démagogie la plus stupide, sur toute forme de débat, la dictature d'une nouvelle "pensée unique" qui véhicule son obscurantisme de combat en fauchant tout sur son passage. »
Source : "Assez d'obscurantisme face aux OGM" | Auteur : P. Chalmin, Professeur à l'Université Paris-DauphineDeux parcelles de maïs OGM piétinées en Haute Garonne
Sur les OGM 25/08/2004Ces parcelles de 4000 m2 chacune ont été découvertes piétinées à quelques heures d’intervalle, l’une appartenant à la société Monsanto, l’autre à la société Pioneer. Ces actions ont été revendiquées par le collectif des « Arracheurs de plants transgéniques librement associés ».
Source : AFPLa Suède s’insurge contre l’autorisation par l’UE d’herbicides dangereux
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/08/2004Le gouvernement suédois a engagé une poursuite devant la Cour européenne de justice (CEJ) afin d’obtenir l’annulation de l’autorisation du paraquat dans l’UE. « Nous voulons que la Cour annule la décision et demande à la Commission de réexaminer le paraquat, car nous jugeons que la première évaluation n’a pas été menée de façon appropriée » a noté Mr Kruse du ministère suédois des Affaires étrangères, ajoutant que la décision de Bruxelles était essentiellement fondée sur une étude espagnole affirmant que le produit incriminé est sans danger.
Source : AFPEau : la chasse à l’atrazine peut payer
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/08/2004Grâce à un faisceau de mesures convergentes, le taux d’atrazine dans les eaux du nord du département est revenu à un taux acceptable. D’un côté, les organisations professionnelles ont incité le producteurs à de meilleures pratiques : limitation des dosages, épandage plus ciblé, récupération des fonds de cuve. D’un autre, les deux Préfectures, la Mayenne à l’amont et le Maine et Loire à l’aval, ont pris des arrêtés interdisant l’emploi des pesticides sur une frange enherbée de six mètres bordant les cours d’eau. Cet arrêté a été reconduit cette année. La courbe régulièrement descendante des taux dans l’Oudon, ainsi que dans la Mayenne, la Sarthe et le Loir, montre incontestablement que ce dispositif concerté a été efficace.
Source : Le Courrier de l’Ouest | Auteur : Vincent BoucaultLes talus du St Emilion au secours de l’eau
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/08/2004Les agriculteurs riverains du Saint Emilion, à Plougras et Loguivy-Plougras, sollicités et aidés par le Comité du bassin versant, vont reconstituer le bocage et créer des protections contre le ruissellement des eaux. En parallèle, les exploitants apprennent à mieux doser l’usage de désherbants. Deux actions qui seront progressivement étendues à d’autres cours d’eau du bassin versant du Léguer, dans le but de réduire les teneurs en pesticides et d’améliorer la qualité des eaux. Ou comment les talus du Saint -Emilion volent au secours du « Château La Pompe ».
Source : Le Télégramme | Auteur : Jean Luc Le RouxBruno Frappat – Editorialiste
Ils l'ont dit 23/08/2004Le refus du nucléaire et la lutte contre les OGM ont un point commun. Il tient à l'invisibilité des processus en cause. Les ressorts de la génétique comme du nucléaire échappent largement à l'entendement commun et comme de plus, il se trouve toujours des experts pour en démentir d'autres, comment ne ressentirait-on pas sur ces sujets une soif de certitude ? Mais la certitude n'est pas un objectif atteignable, c'est une utopie. L'idée se développe, au sujet des techno- sciences, de ce que l'on appellerait, dans le domaine judiciaire, une inversion de la charge de la preuve. Dans le domaine des atteintes à l'environnement au sens large, il est de plus en plus considéré comme légitime d'exiger que innocuité d'une découverte soit établie avant tout usage. Mais peut-on raisonnablement imaginer qu'une garantie totale d'absence de danger soit fournie à la société en cas d'avancée technique ? Faute de pouvoir lever définitivement le soupçon, il reste deux solutions extrêmes théoriques : refuser toute nouveauté ou les accepter toutes. La sagesse consisterait à vivre la vie comme un chemin de risques.
Source : "Circuits de la peur" | Auteur : Bruno Frappat – EditorialisteDenis Sergent – auteur de « Les OGM qui changent le monde » - Flammarion, sortie le 1er octobre
Ils l'ont dit 23/08/2004Au dernier bilan, "une dizaine de parcelles de maïs sur 48 (5,2 ha) ont été saccagées" confirme S. Vaxelaire du ministère de l'Agriculture. Un bilan provisoire en baisse par rapport à celui de l'année dernière (17 ha). Une situation néanmoins difficile qui cause préjudice à la recherche française et sape le moral des chercheurs. "Depuis cinq ans, il est clair que les biologistes s'autocensurent et prennent un retard considérable sur le plan international" insiste J. Meunier, directeur scientifique adjoint au Cirad. La mise au point d'une plante transgénique demande des années d'efforts dont les essais au champ sont le point d'orgue. Mais les expérimentations agronomico- commerciales sont plus nombreuses que celles visant à évaluer les risques et c'est globalement là que la bât blesse. Les sceptiques et les anti- OGM estiment que ces dernières sont trop courtes et incomplètes. En matière de risque sanitaire, les tests sont effectués sur le rat et parfois le porc. "Ce sont des expériences classiques, durant un à quelques mois, parfaitement identiques à ce qui se fait pour évaluer la toxicité d'un aliment traditionnel" selon J. Meunier. Une opinion que partagerait GE Sérallini, président du CRII-GEN et membre de la CGB, si l'on jouait la transparence de A à Z. Sur le plan de l'environnement, on retrouve à peu près les mêmes oppositions. Pour J. Meunier "les risques potentiels de pollution génétique sont les mêmes qu'avec les variétés traditionnelles". Mais pour GE Sérallini, "en matière de contamination au champ, l'État ne peut faire respecter la réglementation car la société semencière est la seule à détenir le matériel génétique nécessaire pour détecter s'il y a eu pollution génétique ou pas".
Source : "En France, la recherche sur les modifications génétiques piétine" | Auteur : Denis Sergent – auteur de « Les OGM qui changent le monde » - Flammarion, sortie le 1er octobre"OGM : les chercheurs dans la mêlée"
Sur les OGM 22/08/2004En s’opposant- en vain - au saccage de leurs plantations, les chercheurs ont peut-être marqué un point contre leurs détracteurs. Les militants anti-OGM ont peut-être commencé à entamer l'énorme capital de sympathie dont ils bénéficient dans l'opinion publique. Car il était facile jusqu'ici de diaboliser les chercheurs et plus encore, les salariés de sociétés privées vendus aux puissances de l'argent. La bataille de Marsat a instillé le doute. Ces hommes et femmes auraient-ils pris des risques physiques s'il s'agissait seulement de défendre les intérêts financiers de leurs actionnaires ? Les chercheurs ont puisé le courage de faire face à leurs détracteurs dans leurs convictions. En particulier, la certitude que renoncer au génie génétique priverait définitivement la société de ses éventuels bénéfices.
Source : L'ExpressDeux-Sèvres – Le tribunal annule un arrêté anti-OGM
Sur les OGM 20/08/2004Le tribunal administratif de Poitiers a annulé un arrêté anti-OGM pris par la municipalité de Brétignolles, notamment pour « absence de risque immédiat ». La région Poitou Charentes, présidée par Ségolène Royal, a assuré qu’elle soutiendrait la mairie en cas d’appel.
Source : Le Nouvel Obs. com