UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Pesticides : de efforts, peut mieux faire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/06/2004

La planète est malade des pesticides, le pays de Lorient aussi. Le bassin du Blavet est nettement plus atteint que celui du Scorff… « Le Blavet nous fournit 20% de notre eau. Cap l’Orient a été obligé d’équiper l’usine de Coët-er-Ver d’un système d’ultra- filtration. Cela coûte 8,7 millions d’euros, et tout le monde paie. L’eau est à nouveau de qualité acceptable, mais on voit bien que c’est une fuite en avant. Il faut absolument limiter l’emploi des pesticides, voire les supprimer complètement à terme… On parle de développement durable, ici, on est en avance en ce domaine. C’est bien, mais il faut que nous devenions un territoire sans pesticides. Tout simplement, parce que les pesticides, c’est la mort qui agit sournoisement.» a déclaré le Dr Lylian Le Goff.

Source : Ouest France | Auteur : Yann Lukas

Le Gaucho interdit de maïs

Sur les abeilles 30/06/2004

Dès septembre 2003 le comité scientifique et technique (CST) chargé d’évaluer l’impact de l’imidaclopride sur les abeilles avait remis un rapport aux conclusions très claires, parlant de « risque significatif pour les abeilles ». Le ministère n’en avait tiré aucune conséquence. Mieux encore, en février dernier, l’Afssa exhumait une étude dédouanant le produit. Or celle-ci avait été effectuée en 2000 mais jamais communiquée au CST. On sait aujourd’hui pourquoi. Examinée depuis la Commission d’étude de la toxicité à la demande de la DGAL, elle n’a pu être validée. « Expérimentation menée avec des méthodes grossières affectant la précision de données importantes », ont conclu les experts. L’interdiction du Gaucho suit donc celle du Régent, autre insecticide de nouvelle génération au dossier accablant. Les apiculteurs respirent, dans l’attente des procédures de ré- homologation européenne de ces molécules, qui devront décider de leur interdiction définitive dans l’Union, ou, au contraire, de leur réintroduction sur le marché français.

Source : Que Choisir

Hervé Gaymard – Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales.

Ils l'ont dit 30/06/2004

« …A ceux qui craignent que le principe de précaution ne se change en précautions de principe, je ferai valoir, à partir de l’exercice concret de mes responsabilités ministérielles, que son application raisonnée et proportionnée constitue, désormais, un guide utile pour l’action publique… Depuis deux ans, je m’emploie à favoriser une agriculture plus respectueuse de l’environnement, qui utilise moins et mieux les pesticides : 900 substances actives ont été interdites ; le nombre des contrôles dans le domaine phytopharmaceutique a presque doublé (2000 en 2002, 35OO en 2003) ; un observatoire des résidus des pesticides a été créé. Je prépare aussi l’avenir, en m’appuyant sur nos chercheurs qui, à l’INRA, pour ne citer qu’eux, mènent des recherches de pointe en vue de réduire les intrants chimiques et phytopharmaceutiques dans nos cultures… Aux scientifiques d’apporter les éléments d’évaluation des risques. Aux politiques de décider et d’agir, à partir d’une analyse globale des coûts et bénéfices attendus, tant sociaux qu’économiques… ».

Source : Le Monde.fr | Auteur : Hervé Gaymard – Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales.

OGM : José Bové appelle les « faucheurs volontaires » à agir les 24 et 25/7

Sur les OGM 30/06/2004

Un rassemblement est prévu à Verdun sur Garonne afin de manifester contre la continuation des essais OGM en France. « Cette action de désobéissance civile s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris par les « faucheurs volontaires » lors du rassemblement de l’été dernier au Larzac ». José Bové dénonce une circulaire du 4 juin dernier du Garde des Sceaux Dominique Perben, rendue publique par le syndicat de la magistrature, appelant les magistrats à « une réponse judiciaire exemplaire » à l’encontre des « opérations organisées visant la destruction de plants ou récoltes ».

Source : AFP

Les pesticides à la baisse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/06/2004

Pour la 2ème année consécutive, les ventes de produits phytopharmaceutiques ont régressé en France en 2003, selon l’UIPP. Pour autant avec 74 500 tonnes vendues (contre 83 500 en 2002), la France reste de loin le premier utilisateur européen et 3ème mondial, de pesticides.

Source : La Croix

Pesticides les ventes en baisse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2004
Source : Le Quotidien du Médecin

Les antilles contre le paraquat

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2004

Le député martiniquais Mariette, a décidé de mettre l’Assemblée nationale devant ses responsabilités en demandant la création d’une commission d’enquête consacrée à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques aux Antilles. Celui-ci ne souhaite pas attendre un nouveau bilan sanitaire catastrophique pour envisager l’interdiction du paraquat et demande que le principe de précaution soit appliqué et que l’interdiction de ce produit soit prononcée : « Il est temps que toute la lumière soit faite sur les conséquences environnementales, ainsi que sur la santé des populations, de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les départements d’outre-mer… »

Source : L’Humanité | Auteur : Alain Cwiklinski

Les eaux empoisonnées du Nord Pas de Calais

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/06/2004

Malgré ses efforts le Nord Pas-de-Calais n’est pas la région la plus écolo et France si l’on en croit l’IFEN. L’organisme qui vient de publier un document sur «l’état de l’environnement » dans les départements du nord e la France, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation des eaux, « de plus en plus soumises aux pollutions agricoles diffuses ». La contamination par les pesticides « tend à se généraliser ». Si elle est surtout manifeste dans les eaux de rivières, elle concerne également les ressources en eaux souterraines. « L’état des lieux de la pression phytopharmaceutique réalisé en 2001 montre que toutes les stations de suivi des cours d’eau ainsi que 40% des stations de mesure des eaux souterraines présentent des traces de pesticides ».

Source : Le Figaro | Auteur : Muriel Frat

Insecticides – réunion avec semenciers et agriculteurs reportée au 12/7

Sur les abeilles 27/06/2004

La réunion que le ministre de l’Agriculture devait tenir le 28 juin avec les organisations de semenciers et les organisations spécialisées d’agriculteurs concernées par les suspensions des insecticides suspectés de causer une surmortalité chez les abeilles, a été reportée au 12 juillet. « Cette réunion arrive trop tard car bien après la décision du ministre qui a mis les agriculteurs devant le fait accompli. » a déclaré Luc Esprit, directeur général de l’AGPM. De son côté, l’UIPP a indiqué à l’AFP qu’elle avait protesté auprès du Cabinet de M. Gaymard pour n’avoir pas été invitée à cette réunion alors que deux de ses adhérents – Bayer et Basf, productrices respectivement du Gaucho et Régent – étaient les principaux concernés par ces suspensions.

Source : AFP

L’UIPP interrogée par Nathalie Fontrel sur les semences Regent et Gaucho - Journal 7H55

Sur les abeilles 27/06/2004

« Les agriculteurs ont à leur disposition d’autres molécules, les carbamates, qui existent depuis 30 ans. Elles sont conditionnées en granulés que l’on répand dans le sillon de semis des cultures. Cela nécessite un équipement supplémentaire sur le tracteur et des doses beaucoup plus importantes » E. Butstraen. « Il existe dans le sol des bactéries qui dégradent certaines familles chimiques dont les carbamates, ce qui a expliqué en partie pourquoi les produits type Fipronil ont remplacé rapidement les carbamates. Aujourd’hui on assiste à une recrudescence forte de la problématique insectes du sol et sur le maïs en particulier, donc il va falloir que nous retrouvions des produits qui permettront de juguler ces attaques croissantes d’insectes en général ». JC. Bocquet

Source : France INFO

Les cadavres d’abeilles ont parlé « Le régent ne m’a pas tuer ! »

Sur les abeilles 26/06/2004

Des autopsies ont été pratiquées sur les abeilles de Jean-Claude Cauquil, apiculteur en Haute Garonne. Les occupantes de ses 3000 ruches ont été anéanties en quelques heures au printemps 2002. Les apiculteurs, leurs experts et leurs avocats ont trouvé là les arguments pour renouveler leurs pressions sur le gouvernement et faire interdire les deux molécules de base du Gaucho et du Régent. Jusqu’à ce jour, les résultats de ces opérations n’ont pas été rendus publics. Marianne a pu consulter le rapport transmis par le laboratoire Lara de Toulouse au service régional de la protection des végétaux de Midi-Pyrénées… La présence de 13 pesticides a été recherchée. Un seul a été détecté, à des doses supérieures à la dose létale pour les insectes. Il s’agit du Coumaphos, un antiparasitaire très dangereux pour celui qui l’utilise, ne disposant d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) que pour les chiens, tant il déconseillé de l’utiliser sur des animaux destinés à la consommation humaine. Les apiculteurs y ont recours pour lutter contre le varroa, une maladie parasitaire ravageuse, l’entourant alors d’infimes précautions…En 2003, 400 ruches ont été détruites en quelques heures dans la même zone (contre 3OOO, un an auparavant). Du fipronil a été retrouvé dans les abeilles, à l’état de trace. Du Coumaphos aussi, en quantité comparable à celle détectée en 2002. Depuis le procès du fipronil a été instruit, le jugement rendu. Est-il vraiment coupable ? Il flotte, au-dessus des ruches, comme un parfum d’erreur judiciaire.

Source : Marianne | Auteur : Jean Claude Jaillette

Baisse des ventes de pesticides en 2003

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/06/2004

Le marché français a baisé de 10% en tonnages et de 11% en chiffre d’affaires.

Source : Ouest France

Des essais de maïs transgénique à Pithiviers – le Viel

Sur les OGM 25/06/2004

Depuis le début du mois de mai, ce village est le théâtre d’essais transgénique. Un agriculteur a consenti à ce que l’un de ses champs serve de laboratoire au Roundup- Ready qui la particularité de tolérer un herbicide total. Autrement dit, ce maïs permettrait aux agriculteurs de n’utiliser dorénavant qu’un seul produit, susceptible de venir à bout de toutes les mauvaises herbes. Ces essais, pilotés par Monsanto, sont autorisés par le Ministère de l’agriculture, en accord avec le ministère de l’environnement. Ils dureront jusqu’en octobre. Selon le cahier es charges, la parcelle en question est située à 400 m des autres cultures.

Source : La Nouvelle République du Centre

Les fabricants de pesticides pour une « agence française de la santé végétale »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/06/2004

L’UIPP s’est dite « globalement favorable » à la Charte de l’environnement à l’exception notable de l’article 5 sur le principe de précaution. « Il faut le mettre en œuvre de façon progressive et proportionnée. Or, en France, on n’a qu’une approche du risque et on ne prend pas en compte les bénéfices apportés par les produits chimiques » a estimé Emmanuel Butstraen, vice président. En revanche, les agrochimiste voient d’un œil bienveillant le plan national « santé- environnement » qui « intègre et relativise les différents facteurs d’agression du milieu » a commenté Jean Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP. De même les industriels se disent favorables au projet d’une « agence de la santé végétale », lancé par le ministre de l’agriculture Gaymard. Ils attendent de cette réforme des « moyens supplémentaires pour l’administration et une accélération des processus d’homologation ». « La France est la lanterne rouge avec 30 mois pour autoriser un produit phytopharmaceutique » contre un an en moyenne dans le reste de l’UE a déploré JC Bocquet.

Source : Les Echos | Auteur : Laurent Flallo

La future loi sur l’eau inquiète – les producteurs de fruits craignent des surcoûts

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/06/2004

Quelques cas d’intoxication de producteurs de fruits dans le Midi de la France, ont focalisé l’attention sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Pierre Banc, président national des producteurs de fruits, dénonce la campagne nationale qui en résulte ainsi que « le traitement idéologique et politique » d’un sujet qui est d’abord technique et scientifique. Le problème porte essentiellement sur l’utilisation de mélanges de produits par les professionnels. Ceux-ci sont interdits, mais souvent pratiqués. Les producteurs s’appuient sur des fondements scientifiques pour montrer l’innocuité de certains mélanges et souligner les surcoûts de passages successifs dans les vergers ou sur les arbres fruitiers. « Il ne faut pas tomber dans les excès de l’interdiction », plaide Pierre Banc. Il existe 100 000 possibilités de mélanges. Il nous faut du temps et des moyens pour faire le tri entre ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi nous réclamons un moratoire et que le problème soit traité globalement au niveau de l’Europe. »

Source : Ouest France | Auteur : Louis Coquin
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