UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Terrains pollués : comment gérer l'héritage

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/01/2003

Souvent sans le vouloir , les villes se trouvent propriétaires de terrains contaminés qu'elles n'ont pas les moyens de réhabiliter. En l'absence de loi sur les sols pollués il ne reste bien souvent qu'à choisir le cache-misère. "Si on ne veut pas parler la langue de bois, il faut dire que ni les agriculteurs ni les industriels n'ont intérêt à ce que la législation française établisse un cadre juridique clair sur la pollution des sols. C'est une réalité. C'est d'autant plus problématique qu'on est très en retard par rapport aux autres pays européens." déclare Yvan Razafindratandra, avocat spécialiste des sols pollués au Cabinet Adamas Paris, co- auteur de l'ouvrage "Sites pollués et potentiellement pollués".

Source : Maires de France

Pesticides : le bouillon de onze heures

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/01/2003

Mal évalués, les risques liés aux résidus de pesticides - même autorisés - dans les aliments et à leur omniprésence dans l'environnement préoccupent toujours davantage les scientifiques. Haricots verts :Seuls 40% des échantillons sont indemnes de toute contamination : l'omniprésence des résidus de pesticides est ici confirmée. Deux échantillons, provenant du Maroc, présentent respectivement quatre et cinq résidus détectables ! Quand on sait que beaucoup de molécules épandues sur les champs ne sont plus détectables au stade de la consommation, cela laisse rêveur sur le nombre de produits réellement utilisés sur ces végétaux. Au cours des contrôles opérés par les pouvoirs publics, il arrive de retrouver jusqu'à 9 résidus dans un même produit (sur les salades et les raisins). On note que les échantillons provenant des grands pays exportateurs : Maroc et Kenya sont plus souvent contaminés que ceux en provenance de France.

Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne Maleysson

Le point sur l'agriculture intensive (dossier)

Sur l'agriculture 31/01/2003

Aujourd'hui, les marchands de pesticides entendent, en effet, "vendre mieux", dixit Jacques My, secrétaire général de l'UIPP. Qui précise : "Outre la mise au point de nouveaux produits moins polluants, nous devons informer et conseiller les agriculteurs, car le principe même d'un produit phytopharmaceutique, c'est qu'il a une activité biologique et, donc un impact sur l'écosystème". Une excellente intuition, car la mauvaise connaissance de cet impact et des modes d'utilisation de ces produits est un important facteur de pollution. Concrètement, il n'y a guère que le bio qui bannit l'utilisation de produits phytopharmaceutiques de synthèse, tandis que les autres se contentent de préconiser leur usage limité. Les fabricants de produits chimiques de synthèse sont même membres du Farre, en vertu de principes simples, mais efficaces "on ne peut pas se passer de la chimie pour nourrir le monde".

Source : Science et Vie | Auteur : Laurent Bigot

L'agriculture raisonnée sera opérationnelle cette année (Forum)

Sur l'agriculture raisonnée 31/01/2003

.L'UIPP s'engage à suivre systématiquement le devenir des molécules dans les filières et dans les produits agricoles. La gestion des emballages des produits phytopharmaceutiques vides ou périmés est réalisée par Adivalor, une structure financée par l'UIPP. Car l'un des points majeurs de non conformité en agriculture raisonnée est le devenir des bidons ayant contenu des pesticides (le brûlage des bidons vides est interdit et la récupération en déchetterie est couramment refusée par les mairies. A l'avenir, la taxe sur les activités polluantes (TGAP) sera certainement employée pour assurer un financement complémentaire nécessaire pour l'organisation permanente des points de collecte et l'acheminement vers les centres de destruction.

Source : La Semaine vétérinaire | Auteur : Louis Musnier

Marcel Mazoyer, professeur à l'institut national agronomique, auteur du livre "Histoire des agricultures du monde" (Seuil).

Ils l'ont dit 31/01/2003

"La mécanisation et l'amélioration des semences ont provoqué la chute des prix en Occident comme dans les pays les plus pauvres. Les paysans qui travaillent encore à la main, sans graines sélectionnées, l'ont subie sans pouvoir augmenter leur production. Leurs revenus se sont effondrés. Dire que les semences OGM sont une réponse à la faim dans le monde est complètement irréaliste. Les laissés-pour-compte- de la révolution agricole n'ont évidemment pas les moyens d'acheter des graines génétiquement modifiées".Propos recueillis par Stéphanie Benz

Source : Capital | Auteur : Marcel Mazoyer, professeur à l'institut national agronomique, auteur du livre "Histoire des agricultures du monde" (Seuil).

L'Europe se dote d'un réseau de contrôle des aliments génétiquement modifiés

Sur les OGM 31/01/2003

L'Europe se dote d'un réseau de contrôle des aliments génétiquement modifiés dans la perspective de la levée du moratoire qui bloque, depuis 1998, toute introduction de ces produits sur le marché européen : 45 laboratoires de l'UE seront chargés d'harmoniser et de valider les méthodes de détection des OGM dans les aliments. La règle, qui est en train d'être négociée à Bruxelles mais qui doit encore être approuvée par le Parlement européen, serait de fixer à 0,5% le seuil où l'approbation des autorités sanitaires est requise, et à 0,9% celui où les produits devront être étiquetés OGM.

Source : La Recherche

Des OGM pour nourrir les pays pauvres

Sur les OGM 31/01/2003

"A ce jour, personne n'est mort d'un OGM, mais ce qui est sûr, c'est que, dans mon pays, 2,4 millions de personnes sont directement menacées par la famine" , martèle le professeur Mumba, doyen de la faculté de sciences naturelles de Zambie. L'UE tente de faire amende honorable. "Les sciences de la vie et des biotechnologies ne sont pas la panacée, mais seront l'un des outils les plus importants pour contribuer à résoudre les problèmes de faim et de malnutrition" reconnaît Paul Nielson, commissaire européen au Développement. Son collège à la Recherche "Philippe Busquin déclare qu'il serait "irresponsable de ne pas évaluer et débattre du potentiel des biotechnologies pour assurer une agriculture soutenable dans ces régions". L'UE s'est engagée à financer un grand ombre de projets de recherche dans les pays en voie de développement qui vont de l'amélioration de la valeur nutritive du sorgho à la culture du maïs sur sol acide.

Source : Ouest France | Auteur : Hélène Cuisinier

OGM, des académiciens juges et parties

Sur les OGM 31/01/2003

Si, les académiciens semblent tout ignorer des recherches qui ne vont pas dans leur sens, ils sont, en revanche, très diserts sur des questions qui, elles, n'ont rien de scientifique. Leur appartient-il, comme le fait le rapport de l'Académie des sciences de sommer Mr Sarkozy d "adopter une attitude ferme, notamment sur le maintien de l'ordre public autour des disséminations expérimentales d'OGM" ? Ont-ils à se faire les avocats des multinationales américaines en exigeant la levée du moratoire européen : "Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, il n'y a aucune raison objective de prolonger un moratoire (dépourvu de fondement juridique) sur les autorisations de commercialisation d'OGM" ?

Source : Le Monde Diplomatique | Auteur : Bernard Cassen

Quand la Chine des biotechnologies s'éveille

Sur les OGM 31/01/2003

La Chine a plus que doublé les moyens annuels de sa Recherche et Développement en biotechnologie agricole (OGM) depuis 1995. Elle prévoit de les quintupler d'ici 2005. La Chine compte ainsi nourrir elle-même son 1,3 milliard d'habitants. Et ambitionne de devenir un exportateur agricole majeur. En jouant des peurs sur les OGM, elle freine aujourd'hui l'entrée des produits étrangers "manipulés". Ce qui lui laisse le temps de développer les siens.

Source : Enjeux les Echos | Auteur : Claude Vincent

Les OGM s'imposent dans les élevages

Sur les OGM 31/01/2003

Les aliments composés destinés aux élevages français comptent déjà 10 à 20% de soja transgénique. Mais, pour le consommateur, il est très difficile de savoir si les œufs, le lait ou la viande qu'il achète proviennent d'exploitations n'utilisant pas d'OGM. Pour Louis-Aimé Aumaitre, expert à l'Afssa "Les données observées permettent de conclure que les constructions génétiques autorisées et très largement utilisées dans certains pays sont sans danger pour l'animal, et sans aucun doute pour l'homme". Selon lui, l'ensemble des travaux scientifiques démontre l'absence de trace dans la viande, les œufs ou le lait d'un animal nourri avec un OGM. En revanche, aucune recherche ne permet de dire si on retrouve des protéines issues de cette construction génétique dans la viande, le lait ou les œufs. Or, la présence de ces protéines étrangères pourrait provoquer des allergies, conséquence difficile à appréhender, car de nombreuses technologies alimentaires sont aussi génératrices d'allergies.

Source : 60 millions de consommateurs

La Coordination rurale dénonce l'agriculture raisonnée et écrit aux élus

Sur l'agriculture raisonnée 30/01/2003

"A titre indicatif, déclare le président de la Coordination rurale, Yvon Riotteau, en Grande Bretagne, cette "machination" d'agriculture raisonnée fonctionne dans les mêmes conditions que ce qui est proposé en France : elle s'appelle integraded Farming. Le nom est déjà très évocateur. Quant à l'état du monde agricole anglais, il est désastreux. Les chambres d'agriculture en France s'engageraient à fournir les contrôleurs et autres gardes chiourmes. On nous imposera des méthodes culturales, des semences, des produits phytopharmaceutiques. L'agriculture sera complètement ficelée. Ceux qui raisonneront à la place des paysans et leur imposeront leurs méthodes, sont ceux qui ont raisonné les récentes catastrophes que nous avons connues, ESB, dioxine…". La Coordination rurale considère que les agriculteurs n'ont donc aucun intérêt à s'engager dans cette voie.

Source : Ouest France | Auteur : Louis Coquin

Prison avec sursis requise en appel contre dix anti-OGM à Grenoble

Sur les OGM 30/01/2003

Courtes peines de prison assorties de sursis ainsi que des amendes allant de 225 à 300 euros contre dix militants anti-OGM, qui répondent de la destruction, en août 2001, d'une parcelle de maïs transgénique à Cléon d'Andran (Drôme). Le jugement a été mis en délibéré au 14 mars. " C'est un réquisitoire modéré, prenant en compte le respect des idéaux des prévenus, ayant valeur d'avertissement, car ces gens n'ont pas d'antécédents judiciaire. a déclaré l'avocat général. "Ne faisons pas des dix de Valence des victimes. Non les 10 de Valence ne doivent pas rejoindre dans notre martyrologe national les six bourgeois de Calais ou les quatre sergents de la Rochelle" a-t-il ajouté. Malgré la neige et un froid très vif, les anti-OGM ont réuni environ 500 personnes dans le centre de Grenoble pour débattre de l'environnement et pour assister à des concerts.

Auteur : Michèle Drevet et Jacques Guillon

Les défis alimentaires vus de Porto Alegre - L'OMC accusée d'affamer le Sud

Sur les OGM 30/01/2003

"Si la communauté internationale parvient à interdire le brevetage du vivant, cela signifie pour les Etats-Unis la mort des OGM, développés par une poignée de firmes internationales. Brevets et OGM sont les deux face de la même pièce", explique Jean Pierre Berlan, directeur de recherches à l'Inra. De façon inattendue, la lutte contre les OGM structure et rassemble de plus en plus le mouvement anti-mondialisation. D'un côté, les paysans s'inquiétaient du dumping sur les prix agricoles, de l'autre, les consommateurs surveillaient l'impact sanitaire des aliments, enfin les environnementalistes s'interrogeaient sur l'utilisation des pesticides, la protection des écosystèmes, la qualité de l'eau.

Source : Les Echos | Auteur : Anne Bauer

Nouvelle enquête pour l'association de consommateurs CLCV

Sur l'agriculture raisonnée 29/01/2003

L'association Consommation logement cadre de vie (CLCV) lance une grande enquête sur l'agriculture raisonnée en s'appuyant sur un questionnaire précis mais concis. "Cette enquête nationale est déclinée dans toutes les antennes de l'association, explique le président Christian Maffre. Les résultats seront ensuite communiqués en fin d'année". Dans la liste des questions on trouve pêle-mêle : La réglementation sur l'environnement est-elle respectée par les agriculteurs? L'agriculture raisonnée nécessite-t-elle un changement des pratiques agricoles ? Lors de l'achat de fruits et légumes souhaitez-vous savoir s'ils ont été produits d'une manière respectueuse de l'environnement ? L'utilisation des OGM est-elle compatible avec l'agriculture raisonnée? Ou encore, l'agriculture raisonnée s'engage pour l'environnement, doit-elle aussi s'engager sur des produits de qualité en terme de saveur ,de maturité, de choix ?

Source : La Dépêche du Midi | Auteur : R.R.

Maïs transgénique : Biogemma salue "un effet dissuasif" des condamnations

Sur les OGM 29/01/2003

Mr Michel Debrand, directeur général de Biogemma a estimé que les condamnations "avaient eu un effet dissuasif". "A cause des destructions de parcelles OGM, la France perd pied dans ce domaine et les chercheurs découragés partent à l'étranger. Si nous n'existions pas, il y aurait un risque qu'il n'y ait que 3 ou 4 sociétés américaines qui contrôlent ce marché. Mr Debrand a estimé qu'il fallait "prendre exemple sur le programme Airbus, qui fédère les européens, pour offrir une alternative aux Américains. Il a affirmé que les OGM permettaient d'économiser l'eau, l'utilisation des pesticides et qu'en France, à cause de la réglementation, on pouvait importer des OGM mais pas les produire.

Source : AFP
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