Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • « Cancers, leucémies, malformations foetales, infertilité, problèmes respiratoires, oculaires et dermatologiques : la liste des maladies dont se disent victimes les habitants de San Jorge est interminable. Le glyphosate est le principe actif du Roundup, herbicide conçu pour tuer les mauvaises herbes, sauf le soja RR. À San Jorge, les cancers ont augmenté de 30% en dix ans. Après un épandage, les habitants racontent que leurs lèvres bleuissent, leur langue s’épaissit (...).Le 17 mars 2009, la justice a rendu un verdict historique en interdisant tout pulvérisation à moins de 800 m des habitations. Carlos
    Manessi, agronome et coordinateur pour la province de Santa Fe de la campagne nationale contre les épandages, pointe la commercialisation du Roundup qui a été autorisé sans examen scientifique préalable du gouvernement et seulement à partir d’un rapport de Monsanto en anglais, jamais traduit, or les producteurs de soja sont convaincus que le Roundup est inoffensif. La fièvre de “l’or vert” a gagné la plupart des provinces argentines, dopées par la demande des pays émergents et la flambée des cours mondiaux. L’Argentine est le 3e producteur de soja et le premier exportateur de produits dérivés.
    Le chercheur Andres Carrasco rappelle qu’en France et aux États-Unis, Monsanto a été condamné pour publicité mensongère après avoir présenté son herbicide comme “100% bio dégradable”. En Argentine, on utilise de plus en plus de Roundup, car les mauvaises herbes développent des résistances, en 1991, le pays consommait un million de litres de glyphosate. Il est passé à 200 millions de litres en 2009. »

    Source : Le Monde Auteur : Christine Legrand

  • « La France se situe à la 4ème place mondiale en matière de consommation de phytosanitaires (2,3 milliards d'€ en 2006). Les pesticides impactent la qualité de la moitié de nos eaux de surface. Les concentrations dans l' air sont 100 fois moindres que dans l'eau, mais nous le respirons en continu, avec un bruit de fond permanent dans 60 à 80% des prélèvements. L'exposition de la population et les risques restent insuffisamment étudiés, malgré la reconnaissance d'une augmentation de certains cancers et maladies neuro-dégénératives chez les agriculteurs. Le débat, insuffisamment fondé sur des
    données scientifiques objectives, progresse également peu sur les impacts écotoxiques. Les cas de toxicité aigue ont disparu, mais la faune reste exposée à des substances multiples à faibles doses, de façon prolongées. Les pesticides ont engendré une politique active de prévention des risques : la réglementation et l'homologation des produits ont été durcies par l'Union européenne. En France, suite au Grenelle de l'environnement, Ecophyto 2018 ambitionne de diviser par deux l’utilisation des pesticides en 10 ans “si possible”. »

    Source : Valeurs vertes

  • « Depuis trois ans, Claude Keller traite ses salades et ses radis au Sémafort. Ce "phytostimulant" à base d'algues brunes, d'extraits végétaux et de produits nutritifs, dont les phosphites, est censé renforcer les défenses naturelles des plantes avec un impact moins toxique sur l'environnement que les substances conventionnelles. Pourtant, le ministère de l'Agriculture vient d'en interdire la commercialisation. En cause: les fameux phosphites. Une
    décision qui a déclenché la colère des agriculteurs. Rappelant que Planète légumes fait aussi office de "station d'expérimentation" pour améliorer la qualité des légumes en diminuant l'impact environnemental, Fabien Digel revendique "l'avancée" que représente l'utilisation des phosphites: "On nous parle beaucoup du Grenelle de l'environnement. Or, là, nous détenons une solution moins polluante contre le mildiou", cette maladie qui touche la vigne et certains légumes. François Loos, député UMP du Bas-Rhin, a pris fait et cause pour les maraîchers de sa région. "Je constate qu'en matière d'homologation automobile, l'Union européenne peut harmoniser les choses. Est-ce qu'il ne serait pas temps de faire de même en agriculture ?" François-Xavier Marxant, responsable scientifique de Tribo Technologies, la société qui distribue le Sémafort, avance une explication. "Il y a phosphites et phosphites. Tout est question de formulation technique du produit. Certains engrais à base de phosphites, fabriqués dans d'autres pays, peuvent êtres toxiques ou nécessitent un certain nombre de précautions dans leur utilisation. Ce n'est pas le cas du Sémafort, qui a été testé par le CNRS et l'Inra et dont on a prouvé qu'il n'est pas toxique.»

    Source : Le Point.fr Auteur : Catherine Piettre

  • « Le ministère de l'Agriculture veut interdire les produits contenant des phosphites, pourtant autorisés outre-Rhin en agriculture Biologique. Le "phyto-stimulant" à base d'algues brunes, d'extraits végétaux et de produits nutritifs, dont les phosphites, est censé renforcer les défenses naturelles des plantes avec un impact moins toxique sur l'environnement que les substances conventionnelles. Pourtant, le ministère de l'Agriculture vient d'en interdire la commercialisation. En cause : les fameux phosphites. Une décision qui a déclenché la colère des agriculteurs. »

    Source : LePoint.fr

  • « Les agriculteurs de l'est de la France sont en colère. Depuis début juillet, le gouvernement a décidé de retirer du marché des produits naturels à base de phosphite (extraits végétaux d'algues) pour traiter leurs salades, radis ou concombres. Le problème c'est que toute l'Europe les utilise... Des producteurs de légumes contraints et forcés d'abandonner des produits naturels au profit de produits chimiques pour protéger leurs légumes des maladies, c'est la triste réalité que subissent les agriculteurs de l'Est de la France. Les phosphites, des "produits miracles" pour les producteurs : ils coûtent souvent moins cher que les substances chimiques habituellement utilisées, sont deux fois plus efficaces et surtout, ils sont naturels car fabriqués à partir d'extraits végétaux (ils ne polluent pas contrairement aux pesticides chimiques). »

    Source : RMC.fr

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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