Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Nicaragua – Médiation auprès des firmes US pour les paysans victime du nemagon
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2004Le gouvernement du Nicaragua a proposé aux victimes de l’utilisation du pesticide nemagon dans les plantations de bananes dans les années 70 d’intercéder pour eux auprès des firmes américaines responsables pour un règlement à l’amiable du conflit que les oppose. Les différentes plaintes et recours en demande de réparation concernent 8 000 victimes, mais les dirigeants d’organisation paysannes affirment que plus de 17 000 personnes sont touchées. Des études indiquent que le némagon reste actif entre 80 et 200 ans et filtre lentement vers la nappe phréatique.
Source : AFPLe tribunal administratif de Nancy, a annulé l’arrêté du maire de Frémifontaine (Vosges)
Sur les abeilles 03/03/2004Interdisant l’utilisation sur le territoire de sa commune de deux produits phytopharmaceutiques mettant potentiellement en danger la vie des abeilles, le Gaucho et le Régent. Saisi par le préfet des Vosges, le tribunal a estimé qu’il s’agissait qu’une telle décision relevait d’une prérogative réservée au ministère de l’agriculture.
Source : Le MondeSujet piquant
Sur les abeilles 03/03/2004Alors que les recherches démontrent la dangerosité des semences enrobées de Régent et de Gaucho, on voudrait nous faire croire que les agriculteurs ne pourraient plus cultiver de maïs ni de tournesol sans ces deux pesticides. Il faudra bien un jour se poser la question de savoir en Europe ce qui justifie le retrait de 10% des terres cultivables – et la poursuite de l’agriculture intensive à coup de pesticides sur les 90% restant. Ce ne serait pas, par hasard, la poursuite de l’idéologie productiviste au service des firmes agrochimiques ? Il est étonnant de constater le nombre de traitements qui étaient « indispensables » selon les « techniciens », il y a quelques années dans les itinéraires culturaux et qui ne sont plus nécessaires aujourd’hui…
Source : L’Est républicainL’agriculture biologique ne décolle pas en France
Sur l'agriculture biologique 03/03/2004L’agriculture biologique avec 1,8% des terres cultivées, ne décolle pas en France, en dépit de l’intérêt du consommateur pour les produits « bio », synonymes pour lui de santé et de protection de l’environnement. Moins d’une centaine de nouvelles exploitations « bio » se sont créées l’an dernier en France, très loin de l’objectif officiel fixé en 1997 de 2000 par an, selon les chiffres publiés au Salon de l’agriculture. Le gouvernement a annoncé un plan de relance qui prévoit de mieux structurer la production en créant dans chaque interprofession, une section biologique. Ce plan promet de développer les partenariats avec la distribution.
Source : AFP | Auteur : Marie-Pierre FereyEdgar Pisani, ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle en 1961, auteur des lois d’orientation agricole qui vont lancer l’agriculture française dans la modernité.
Ils l'ont dit 03/03/2004« En quoi réside l’extrême gravité du problème agricole, et pourquoi a-t-il autant d’importance ? Aujourd’hui, vivent sur terre 6,4 milliards d’êtres humains. 800 millions sont des ruraux. Dans 35 ans, la population mondiale franchira le cap des 9 milliards d’individus. Il est légitime de poser la question de savoir si la Terre pourra nourrir tout le monde… Quand bien même, la production pourrait être assurée par de grandes fermes, ce dont je doute, que ferions-nous de la masse des paysans qui, à travers le monde, devraient s’agglutiner dans les villes ? D’ici à 30 ans, le monde est incapable de concentrer dans les mégalopoles quelques 5 milliards d’hommes… La société civile se doit de porter avec les paysans la nécessité de conserver partout dans le monde, là où c’est possible, des campagnes vivantes ».
Source : Ouest France | Auteur : Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle en 1961, auteur des lois d’orientation agricole qui vont lancer l’agriculture française dans la modernité.Bernard Meunier – Directeur du laboratoire CNRS de chimie de coordination à Toulouse
Ils l'ont dit 03/03/2004« Le développement industriel peut aller de pair avec la protection de l’environnement, à condition que les mesures réglementaires soient mondiales. En Europe et en France, le secteur qui a fait le plus d’efforts ces 20 dernières années est l’industrie, et particulièrement la chimie, pourtant citée comme source de tous les maux. Mais pour aller plus loin, il faudra des contreparties, qu’elles soient fiscales ou autres, à ces contraintes. Le problème c’est que l’industrie est exclue du débat public : en parler n’est plus porteur en politique, et le mot même de « production » est devenu tabou. »
Source : L’Usine Nouvelle | Auteur : Bernard Meunier – Directeur du laboratoire CNRS de chimie de coordination à Toulouse"Le Brésil fonce dans le soja transgénique"
Sur les OGM 03/03/2004Nouveau revers pour M. Silva, ministre de l'Environnement du Brésil, la loi biosécurité, qui encadre les OGM au Brésil, ne respecte pas le principe de précaution défendu par la ministre et en principe garanti par la Constitution. Le texte rend facultatives les études d'impact des variétés transgéniques sur l'environnement et la santé humaine, préalable à leur autorisation. C'est la Commission technique nationale de biosécurité (CTNB) qui décidera désormais si les études d'impact sont nécessaires. Dans l'affirmative, les ministres de l'Environnement et de la Santé pourront décider, au vu des résultats, d'autoriser la culture et la vente des OGM ainsi que la recherche sur ces organismes. Sinon c'est la CTNB qui délivrera cette autorisation. La loi défigure la version du texte envoyé par le gouvernement au Congrès en 2003 et qui respectait le principe de précaution. Pour Greenpeace, "le gouvernement n'a rien fait pour défendre son projet de loi d'origine". Lula a donc cédé aux pressions des députés représentant l'agrobusiness et favorables aux OGM.
Source : Libération | Auteur : C. ReyesUn comté de Californie interdit les cultures OGM
Sur les OGM 03/03/2004Pour la première fois aux Etats-Unis, un comté vinicole de Californie a pris la décision d’interdire les cultures à partir de produits transgéniques, afin de protéger les revenus de ses vignerons et des agriculteurs. Les autorités locales ont indiqué que sur les quelque 47 000 électeurs du comté, 56% d’entre eux s’étaient prononcés pour l’interdiction des OGM. La décision adoptée prévoit la destruction des cultures transgéniques et des amendes pour les agriculteurs utilisant des OGM. Des mesures semblables sont envisagées dans le Vermon et à Hawaï.
Source : AFPLa presse agricole tente de contenir l’érosion de son lectorat
Sur l'agriculture 02/03/2004En matière de médias agricoles, « quatre groupes de presse tirent leur épingle du jeu : Réussir, propriétaire des sociétés d’édition de la presse agricole départementale, deux sociétés privées et indépendantes, ATC et CIP, et le groupe France agricole », explique Christophe Bouvarel de l’Institut BVA. Si leur nombre diminue, en revanche, les agriculteurs sont de gros lecteurs. « Sur 700 000 agriculteurs, 500 000 sont des lecteurs, 80% à 85% des agriculteurs lisent un journal et 40% à 50% au moins lisent deux revues, explique Daniel Rigaux, président du SNPAR (Syndicat national de la presse agricole). La plupart des agriculteurs sont abonnés à la fois à un titre national. La presse agricole est, par ailleurs, vendue à 97% sur abonnement. Ces abonnements sont d’ailleurs souvent groupés avec la carte syndicale professionnelle. La publicité, autre source de revenu de ces titres, est en baisse du fait des concentrations. Les grandes fusions dans l’agrochimie ont, par exemple, réduit d’autant le nombre d’annonceurs potentiels. A l’heure où les questions autour du monde agricole n’ont jamais autant préoccupé les Français, la presse agricole pourrait être la mieux placée pour informer le grand public sur la fabrication des produits. Pour l’heure, elle se contente de ses fidèles lecteurs.
Source : Le Monde | Auteur : Marion Clément"L'Union européenne ne pourra pas tenir de position intermédiaire"
Sur les OGM 02/03/2004interview de G. Van den Eede, Directeur du laboratoire de référence de la Commission européenne pour le contrôle des produits à base d'OGM au centre commun de recherche d'Ispra (Italie)Quatorze plantes transgéniques avaient reçu une autorisation d'importation en Europe avant fin 1999 (moratoire). Pour l'année 2004, nous estimons le nombre de demandes entre vingt et trente. Ces demandes seront selon toute vraisemblance des produits déjà connus (maïs, colza, soja). Un nombre accru d'OGM croisés devrait se présenter. Ils devront faire l'objet d'une autorisation spécifique. Le délai d'obtention d'une autorisation est d'au moins six mois. L'AESA analyse également le produit en parallèle pour déceler d'éventuels risques pour la santé. L'Union européenne ne pourra pas adopter de position intermédiaire : on se dirige soit vers une interdiction sans nuance de tout produit contenant des éléments génétiquement modifiés, soit vers une ouverture très large du marché européen. Si le marché est ouvert, les OGM importés proviendront essentiellement des États-Unis, de l'Argentine (soja) et de la Pologne (colza pour éviter le colza tolérant aux herbicides des Canadiens).
Source : Les Marchés | Auteur : Emile BalconUn procureur confirme l’importation d’insecticides cancérigènes en Egypte
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2004Le procureur du Caire, Mr Charquami a affirmé que l’Egypte avait importé ou fait usage d’insecticides cancérigènes. Ces insecticides auraient été importés entre 1997 et 2002 sans analyse ni expérimentation préalables. Le jugement sera rendu dans quelques semaines.
Source : AFP