Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Un nouvel institut technique apicole sème le buzz chez les apiculteurs
Sur les abeilles 21/01/2010La création d'un institut technique spécifique pour les abeilles divise les apiculteurs, dont certains reprochent au nouvel organisme un manque d'indépendance vis-à-vis des industriels des pesticides, incriminés dans la surmortalité des abeilles. La mise en place de cet "Institut technique et scientifique de l'abeille et de la pollinisation" est "un pas décisif" pour sortir de la crise apicole, a estimé Joël Schiro, président du Syndicat des producteurs de miel de France (SPMF) lors d'une rencontre jeudi avec la presse. Car, sans cet institut, "comment répondre aux questions sanitaires et techniques?", s'est-il interrogé. Mais l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) voit dans la création de cet institut "la mainmise de l'agrochimie sur l'apiculture" et a appelé à manifester vendredi à Paris devant le siège de cet organisme. La création de l'institut, où toutes les organisations apicoles sont représentées, fait suite à une recommandation du député de Haute-Savoie Martial Saddier (UMP), auteur d'un rapport sur la surmortalité des abeilles à la demande du Premier ministre. Pour l'Unaf, la surmortalité des abeilles est due principalement à l'utilisation de pesticides qui affaiblissent les défenses immunitaires de ces insectes. Elle craint que le conseil scientifique du nouvel institut ne néglige cette piste. Pour le SMPF, "il serait bien trop simple d'affirmer que c'est la cause unique de toutes les mortalités". "Le vrai problème, c'est qu'on a en France sur les exploitations, 30% de bourdonneuses, des abeilles dont la reine est devenue stérile, ce qui entraîne la disparition des ruches", un phénomène que "personne n'est en mesure d'expliquer", assure-t-il. Les divergences dans le syndicalisme apicole sont dues à "des clivages entre producteurs professionnels et amateurs", selon Yvon Garros, représentant du SPMF. Et "il y a une deuxième ligne de fracture" entre les apiculteurs prêts à "aborder leurs problèmes avec les agriculteurs" et ceux qui "n'ont qu'un seul objectif: que l'apiculture reste à part avec ses propres méthodologies", ajoute-t-il. Selon lui, "le problème des intoxications ne peut se régler qu'avec les agriculteurs".
Source : AFPMortalité des abeilles : leur alimentation pourrait également être en cause
Sur les abeilles 21/01/2010Deux études de l’INRA Avignon soulignent leur extrême dépendance vis-à-vis de l’environnement. Elles montrent que des abeilles nourries avec du pollen issu de cinq espèces différentes de plantes ont un système immunitaire beaucoup plus efficace pour lutter contre les pathogènes que celui d’autres congénères nourries avec du pollen d’une seule fleur. L’autre étude montre pour la première fois qu’à des doses infinitésimales (0,1 partie par milliard), l’imidaclopride a des effets sur les abeilles. Pas sur toutes les abeilles mais sur des individus contaminés par un microchampignon (Nosema ceranae) à l’origine de la nosémose, une maladie plus virulente dans les régions méditerranéennes que dans le nord de l’Europe. Il y a donc une synergie entre pesticides et pathogènes. Chez Bayer, la firme qui produit l’imidaclopride, on souligne que cette expérience de recherche fondamentale ne permet pas de déduire les effets sur la ruche et qu’il faut avant tout améliorer la santé des abeilles.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyChantal Jouanno – Secrétaire d’Etat à l’Ecologie
Ils l'ont dit 21/01/2010« Personnellement, je suis contre l’autorisation du Cruiser, même temporaire. Mais mon ministère n’a autorité que sur les abeilles sauvages, les élevages relèvent du ministère de l’Agriculture. Je souhaite pouvoir m’occuper de l’ensemble des espèces dans mon ministère, c’est plus logique».
Source : France SoirOn va donner à manger aux abeilles
Sur les abeilles 20/01/2010En mal de pollen, affaiblies parles virus, les maladies et les pesticides largués sur les cultures intensives, les colonies d’abeilles se verront bientôt offrir… des fleurs par le gouvernement. Pour venir en aide aux butineuses, le secrétaire d’Etat au Logement, Dominique Bussereau et son homologue à l’Ecologie, Chantal Jouanno, ont en effet décidé dès le printemps prochain de semer des « espèces végétales » le long de 250 km de routes. Objectif du gouvernement : « Améliorer le bol alimentaire des abeilles et contribuer au maintien de leurs défenses immunitaires ». Cette initiative, menée dans six grandes régions, pourrait être étendue à terme à l’ensemble du réseau routier national, soit 12 000 km de routes.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric MouchonPascale Briand – Directrice générale de l’Alimentation
Ils l'ont dit 20/01/2010« L’impact de l’agriculture sur l’environnement n’a pas que de mauvais côtés, loin de là. Si une agriculture forte a pour objectif premier de subvenir à nos besoins en matière d’alimentation, il y a aussi, l’effet induit sur le plan de la préservation des paysages et de la ruralité. Dans le même temps, cette harmonie est à rechercher dans un souci de préserver au mieux les intérêts de l’environnement et des écosystèmes en tant que tels. C’est la raison pour laquelle, à une problématique complexe répond un plan ambitieux et passionnant –Ecophyto 2018 – qui vise à diminuer l’utilisation des pesticides en France d’ici dix ans. Saviez-vous par exemple, que si nous sommes capables de transmettre les bonnes pratiques des phytosanitaires à l’ensemble du monde agricole, nous pourrons en baisser l’utilisation de 25% ? Nous y travaillons avec les professionnels et c’est à la fois complexe et enthousiasmant.»
Source : Les Cahiers du Monde - cahiers de la compétitivitéBruno Le Maire – Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche
Ils l'ont dit 20/01/2010« Je ne crois pas aux oppositions entre monde urbain et monde agricole. Pour une raison simple : nous avons un besoin impérieux de piloter notre production agricole si nous souhaitons assurer notre alimentation. Il nous faut donc accompagner les agriculteurs et les pêcheurs pour répondre aux attentes des consommateurs ; en retour, la société doit clairement faire le choix de soutenir la production agricole. Nous savons d’ores et déjà que nous ne saurons nourrir neuf milliards d’habitants en 2050. L’alimentation est donc plus que jamais un enjeu stratégique.»
Source : Les Cahiers du Monde - cahiers de la compétitivitéFranck Garnier – Président du Groupe Bayer France
Ils l'ont dit 20/01/2010« Nous ne nous limitons pas à élaborer des produits de traitements des cultures. Nous mettons à disposition des agriculteurs un ensemble de solutions pour les aider à utiliser nos produits à bon escient et de façon raisonnée. Elaborés à partir de modèles prenant en compte de multiples paramètres (sol, cultures, données climatiques, situation de la parcelle, etc.), ces outils permettent de ne déclencher les traitement que lorsque cela s’avère nécessaire. Par exemple, on ne traite plus le mildiou de la vigne de façon systématique sept fois dans l’année. Désormais, ces opérations varient de trois à sept fois, selon les besoins réels. Cette technologie peut s’appliquer à d’autres cultures, comme celle des céréales notamment.
Source : Les Cahiers du Monde - cahiers de la compétitivitéPrincipe de précaution : quelles limites ?
Ils l'ont dit 16/01/2010
« S’interroger sur l’impact sanitaire des éléments nouveaux de notre environnement est parfaitement légitime. Ce qui l’est moins, c’est de matraquer en permanence la population et de faire passer des études préliminaires pour des preuves indéniables de risques. C’est une imposture scientifique doublée d’une tromperie aux conséquences préjudiciables. La population finit par penser que son état sanitaire est de plus en plus précaire, alors qu’au contraire l’espérance de vie augmente depuis vingt ans… Les donneurs d’alerte sont surtout des militants. Leur jugement est obscurci par leur militantisme, ce qui les conduit à une vision biaisée des risques qu’ils dénoncent.»
André Aurengo – Professeur de médecine nucléaire et de biophysique à l’Université Pierre et Marie Curie.
« Quand les agences sanitaires nous disent qu’il n’y a pas de preuves, est-ce une raison pour ne rien faire, alors qu’il existe des preuves pour l’animal ? Vivre est une chose, vivre en bonne santé en est une autre. La mortalité par cancer diminue mais la morbidité explose. Les gens qui meurent en ce moment sont nés dans les années 1920-1925, dans un environnement tout à fait différent, et ont bénéficié de la fin des grandes épidémies infectieuses. Le cancer représentait 3% des causes de mortalité en 1906, c’est 30% aujourd’hui. Rien ne nous dit que nos enfants vivront plus longtemps que nous. »
André Cicolella – Chercheur en santé environnementale
Combinaisons de protection chimique : normes de conformité à revoir
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/01/2010Les normes actuelles de mise sur le marché des combinaisons de protection contre les risques chimiques doivent être révisées pour assurer une meilleure protection des travailleurs, a recommandé vendredi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Selon les résultats de deux campagnes de test sur l'efficacité des combinaisons de protections contre les produits chimiques liquides, utilisés dans l'agriculture, l'industrie ou le bâtiment, 80% des combinaisons testées (10 combinaisons sur 45 présentes sur le marché) n'étaient pas conformes, révèle l'Afsset dans un communiqué. "Les résultats font apparaître de nombreuses non-conformités et de mauvaises performances: seuls deux modèles sur les dix testés conformément à la norme atteignent le niveau de performance annoncée", ajoute l'Afsset. Pour les autres combinaisons testées, "le passage des produits chimiques a été quasi-immédiat", à travers le matériau ou les coutures, pour cinq d'entre elles. "Les trois dernières sont à déclasser pour au moins une substance". De plus, "seul un modèle parmi les cinq meilleurs testés précédemment s'est montré performant vis-à-vis d'exposition à des produits d'usage courant comme des solvants, de la peinture aqueuse ou des phytosanitaires", précise l'agence. Elle relève que les normes actuelles relatives à la résistance chimique des combinaisons "ne permettent pas de répondre correctement aux exigences de santé et de sécurité des travailleurs parce qu'elles ne garantissent pas que les utilisateurs de ces combinaisons disposent, dans les conditions d'emploi prévisibles, d'une protection appropriée".
Source : AFPLe séquençage du génome de guêpes ouvre la voie à des insecticides propres
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/01/2010Des chercheurs américains ont séquencé le génome de trois espèces de guêpes tueuses de parasites, révélant de nombreuses caractéristiques qui pourraient permettre de développer de nouveaux insecticides naturels, selon leurs travaux publiés jeudi. Les "guêpes parasites", dont un grand nombre ne dépasse pas quelques millimètres, sont très bénéfiques puisqu'elles s'attaquent et détruisent de nombreux insectes nuisibles. Ces guêpes, dont on recense 600.000 espèces, pondent leurs oeufs à l'intérieur de leur hôte, comme les pucerons et des chenilles, ce qui les tuent. "Sans elles et d'autres prédateurs naturels, nous serions littéralement par ces insectes nuisibles", explique John Werren, biologiste à l'Université de Rochester (Etat de New York, nord-est des Etats-Unis) et co-auteur de ces travaux parus dans la revue Science datée du 15 janvier. Ces guêpes sont comme des "bombes intelligentes" qui cherchent et tuent sélectivement certaines espèces d'insectes", ajoute-il. "Si nous pouvons utiliser ce potentiel pour fabriquer des insecticides naturels ce serait nettement plus préférable que les insecticide chimiques qui détruisent ou empoisonnent sans distinction de nombreux organismes vivant y compris l'homme", poursuit le chercheur.
Source : AFPNouveau logo bio de l’UE : votez jusqu’au 31 janvier
Sur l'agriculture biologique 13/01/2010Ce logo sera obligatoirement apposé sur tous les produits bio préemballés en provenance des 27 Etats membres de l’Union européenne, et qui satisferont les normes en vigueur. Cette harmonisation vise à « renforcer la protection des consommateurs et à encourager l’agriculture biologique ». Trois logos ont été présélectionnés par un jury de professionnels, dont Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence française bio.
Source : France SoirLa nouvelle loi sur l’agriculture : une « grosse déception » selon FNE
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/01/2010FNE relève dans un communiqué "de graves lacunes (dans cette loi, ndlr), en particulier sur l'agriculture de haute valeur environnementale et la forêt". La fédération regrette que le projet de loi n'envisage pas la mise en place crédit d'impôt pour les producteurs soucieux d'agriculture à haute valeur environnementale (HVE). C'est un "oubli scandaleux", pour FNE. Cette certification concerne les exploitations qui consacrent plus de 10% leur surface à la nature (haies, bandes enherbées, etc.) et limitent l'utilisation d'engrais, de pesticides, etc. C'était l'une des mesures phare du Grenelle de l'environnement, souligne FNE. FNE délivre un "carton rouge" au projet de loi, estimant que celui-ci encourage la production de bois au lieu de mettre l'accent sur la préservation de la biodiversité. "L'Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité", regrette FNE, qui demande que la forêt sorte du "carcan" du ministère de l'Agriculture.
Source : AFPCyrille Lachèvre – Rédacteur en Chef au Figaro Economie
Ils l'ont dit 12/01/2010« Confrontée à de lourdes incertitudes sur l’avenir de la politique agricole commune au-delà de 2013, affrontant des aléas climatiques de plus en plus violents et soumise à la montée des risques sanitaires, l’agriculture ne peut plus fonctionner selon ses anciens schémas. L’aide publique à fonds perdus ou la sempiternelle mesure d’urgence aux filières en difficulté ne peuvent constituer les piliers d’une politique agricole sérieuse. Au contraire. Plus que jamais le producteur doit être considéré comme un entrepreneur à part entière. Soumis à la concurrence internationale, il doit disposer d’instruments efficaces pour se prémunir contre les risques économiques et avoir les capacités de se défendre, collectivement, face à ses clients. Cet objectif central de la Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) est vital pour l’agroalimentaire français qui constitue la première de nos industries, loin devant l’automobile. Une industrie aux pieds d’argile, affrontant depuis deux ans une crise d’une ampleur inégalée. ».
Source : Le Figaro EconomieHaro sur les pesticides au Liban
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/01/2010Le Liban s’est lancé dans une campagne contre la mauvaise utilisation des pesticides, une pratique récemment dénoncée par des experts et qui a provoqué l’inquiétude des consommateurs attachés à la qualité de leur terroir. Les craintes ont surgi notamment après la parution fin 2009 d’une étude de l’université libanaise révélant la présence de résidus de pesticides parfois 25 fois plus élevée que la norme internationale dans certains fruits et légumes. « Certains n’appliquent pas suffisamment de pesticides, du coup les légumes et les fruits deviennent vulnérables », explique Christo Hilan, directeur du laboratoire de l’institut de recherches agronomiques rattaché au Ministère. « D’autres, au contraire » exagèrent la dose, d’où la présence de résidus toxiques ». L’erreur la plus commune est la récolte avant le délai prescrit pour le pesticide.
Source : AFP | Auteur : Rana MoussaouiOGM : les départements ont leur mot à dire
Sur les OGM 08/01/2010Discrète, la décision du Conseil d’Etat sur les cultures d’OGM n’en est pas moins importante. La plus haute juridiction administrative vient en effet de reconnaître le droit à un conseil général, en l’occurrence celui du Gers, de donner son avis sur la culture d’OGM dans son département. Les semenciers ont immédiatement réagi hier, en rappelant dans un communiqué que les départements ne peuvent qu’émettre un vœu : « l’interdiction comme l’autorisation des OGM dépend d’un décision nationale », soulignent-ils. Mais les anti- OGM analysent cette décision comme un victoire. Il n’est effectivement pas très aisé pour un agriculteur ou une coopérative, même s’ils en ont le droit, d’aller à l’encontre d’un vœu territorial. Sans oublier que les départements ont un pouvoir financier en soutenant des investissements agricoles. Dans la foulée de cette décision, il est vraisemblable que les ONG environnementales vont solliciter les autorités départementales et leur demander de prendre position.
Source : Le Figaro | Auteur : Marielle Court