Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
2 millions d’ha pour les abeilles
Sur les abeilles 08/10/2007Les agriculteurs du Réseau Biodiversité pour les Abeilles se préparent à semer pus de 200 ha de nouvelles jachères apicoles. Le réseau rassemble des agriculteurs, des apiculteurs et des organisations agricoles et apicoles. Il a été initié à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculteur bio, qui a lancé les premières jachères apicoles sur la montagne de Reims dès 1992. Il avait des problèmes de surmortalité chez ses abeilles. Il s’est demandé si cela n’était pas une conséquence de la monoculture. Avec l’arrivée de la PAC, il a convaincu des agriculteurs d’utiliser leurs jachères pour nourrir les abeilles… « Les USA ont été frappés ces derniers mois par la surmortalité des abeilles. Paradoxalement, cela a eu des effets positifs. Beaucoup d’études ont été lancées. Nous constatons que malgré l’interdiction du Regent et du Gaucho, les abeilles meurent toujours. Virus ? Parasites ? (le varroa) ? Absence de biodiversité ? Nous voulons multiplier les surfaces en utilisant les bandes enherbées, les bords de route etc… Il y a en France 2,25 millions d’ha utilisables pour la biodiversité : c’est 4% de la surface du pays, » déclare Pierre Testu, animateur du réseau.
Source : Courrier PicardLes Marchés
Ils l'ont dit 08/10/2007"Il me choquerait que l’on rende quasi obligatoire la fourniture exclusive des cantines scolaires en produits issus de l’agriculture biologique… Car il ne faut pas laisser s’installer l’idée que seul le produit issu de l’agriculture biologique est bon, alors que celui façonné avec le plus grand soin par un agriculteur raisonnable ne le serait pas… Ce n’est parce que c’est naturel que c’est bon".Michel Raison député UMP de Haute Saône – agriculteur de profession« Le bio ne garantit en rien le plaisir de manger ! »Jean Dionis du Séjour député Nouveau Centre du Lot et Garonne Valeurs actuelles – 28 septembre – Josée Pochat
Source : Les MarchésGrenelle : pas de nouvelles taxes vertes selon Borloo
Divers 08/10/2007En relisant les synthèses des groupes de travail, les ONG ont découvert que certaines propositions avaient été modifiées après les validations effectuées par tous les participants. Des « explications » et des « rectifications » ont été demandées au ministère de l’Ecologie. Par ailleurs, l’Alliance appelle Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo à « résister à la pression des lobbies : Medef, FNSEA, UIPP, FNTR, EDF… qui sous couvert de réclamer évaluations et études d’impact, ne cherchent en réalité qu’à reporter les transformations indispensables de la société auxquelles ils résistent depuis trop longtemps ».v
Source : LCI.frLe procès de 58 faucheurs volontaires reporté à après le Grenelle de L’environnement
Sur les OGM 08/10/2007Le procès de 58 militants anti-OGM qui avaient fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) a été renvoyé mardi au 8 avril 2008 à la demande du parquet qui a souhaité attendre les conclusions du Grenelle de l'environnement. "J'ai l'honneur de requérir un renvoi contradictoire compte tenu du Grenelle de l'environnement dont les conclusions pourraient être de nature a éclairer la justice", a déclaré le procureur, Philippe Peyroux, au début de l'audience devant le tribunal correctionnel de Chartres. De son côté, l'un des avocats des faucheurs Me François Roux avait demandé un renvoi sine die estimant que la demande du parquet était cohérente avec la décision du gouvernement français mais craignant que ce renvoi "amène à plus tard une volonté de répression sévère". Tous les prévenus "assument tous leurs action, sans fuir leur responsabilité. Ils désobéissent à la loi pour construire du droit", a fait valoir l'avocat."Ce procès est politique au sens noble du terme en toute indépendance, ne vous laissez pas instrumentaliser", a-t-il ajouté demandant au président du tribunal, Denis Roucou, de "rendre le dossier au parquet" pour qu'il réengage éventuellement une procédure. Le tribunal n'a pas suivi la demande de l'avocat et fixé le procès au 8 avril. A l'inverse des juridictions de Toulouse et Carcassonne qui ont renvoyé des procès de faucheurs d'OGM pour les mêmes motifs sans fixer de date.
Source : AFPUn outil pour mesurer l’impact des pesticides dans les rivières
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/10/2007Une équipe franco- allemande est en train de mettre au point un outil de diagnostic destiné à mesurer l’impact des pesticides sur la faune et la flore aquatique (Science of the Total Environnement). Il pourrait aussi servir à vérifier la restauration des milieux due à la réduction d’utilisation des pesticides. Un tel outil n’existe pas encore. On sait mesurer ponctuellement les taux d’herbicide, d’insecticide ou de fongicide dans l’eau des rivières, mais on ne sait pas évaluer l’impact de ces molécules chimiques sur les organismes aquatiques. En effet, de nombreux autres paramètres influent sur la qualité des eaux, comme la nature du substrat sédimentaire, l’état des berges, la température, le Ph. Tous ces facteurs forment un ensemble dans lequel il est difficile d’isoler l’impact des pesticides.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyA Montpellier, l’INRA piste les coccinelles asiatiques
Sur l'agriculture biologique 07/10/2007Très efficaces dans la lutte conte les pucerons en raison de leur voracité exceptionnelle, les coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) ont aussi envahi en un temps record le nord-est de la France, au détriment des espèces locales, et rien ne semble les arrêter, selon les spécialistes. Les observations de l’intruse se multiplient ces derniers jours, notamment en Alsace. Les coccinelles asiatiques sont voraces : elles peuvent priver les espèces indigènes de nourriture et même manger leurs larves. Ces dernières « régressent à mesure qu’Harmonia progresse » affirme Vincent Ternois, fondateur de l’Observatoire permanent pour le suivi de la coccinelle asiatique en France. Cette coccinelle a été importée de Chine par l’Inra dès 1982 dans le cadre d’expérimentations de lutte biologique contre les pucerons. Elle a ensuite été commercialisée à grande échelle en France entre 1995 et 2000 par la société Biotop qui fabrique des produits de lutte biologique contre les parasites. Par précaution, la société Biotop, suivie par d’autres concurrents, a cessé de commercialiser la coccinelle asiatique en 2000. Mais qu’on finisse par l’interdire ou pas, il est déjà trop tard, estime le naturaliste Vincent Ternois. « Elle est si rapide que plus rien ne pourra l’arrêter ».
Source : Midi LibreLe syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) déploré que les volets social et économique « ne soient pas pris en compte » lors du Grenelle de l’Environnement
Divers 07/10/2007Sous le titre "y aura-t-il encore des jeunes agriculteurs pour produire nos aliments demain?", JA estime que "les premières propositions du Grenelle de l'Environnement bouleversent l'agriculture française". JA juge que ces propositions "en visant tous les moyens modernes de production" risquent "d'aboutir, à terme, à arrêter certaines cultures et à délocaliser les productions agricoles". Pour JA, qui affirme que les agriculteurs ont "déjà réalisé de nombreux efforts pour raisonner les méthodes culturales" et mieux gérer les ressources en eau, "seule une agriculture moderne et durable peut conjuguer production suffisante, qualité et sécurité sanitaire des aliments".
Source : AFPLe temps des imposteurs … Révélations sur le business de la peur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/10/2007Belpomme. Voilà un patronyme qui inspire confiance. Pas étonnant que, lorsque le professeur ainsi nommé, cancérologue exerçant à l’hôpital Pompidou à Paris, annonce « un désastre sanitaire aux Antilles » à la une du Parisien (17 septembre), la France entière s’émeuve. Dès qu’un micro lui est tendu, Dominique Belpomme prédit une affaire »plus grave que le sang contaminé ». En cause le Chlordécone… A partir de 1998, l’Inserm, à la demande du CHU de Pointe-à-Pitre, lance une étude sur les conséquences de l’utilisation des pesticides sur les ouvriers de la banane. Elle est étendue en 2003 aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés. Résultat : le chlordécone est détecté dans 90% des prélèvements sanguins et dans 40% des laits maternels, mais à des taux 10 fois inférieurs au seuil de toxicité. Aucune relation entre cancer et baisse de la fertilité n’est établie. Mais alors, où se cache la catastrophe sanitaire annoncée par Dominique Belpomme ? La réaction du Dr Luc Multigner de l’Inserm au catastrophisme de son confrère est violente : « Malhonnêteté scientifique » (il n’a pris en compte aucun des travaux réalisés depuis 1999) ; aucune preuve n’est apportée de la « relation qu’il suppose entre le nombre élevé de cancers de la prostate aux Antilles et l’insecticide ». Bref, « Belpomme dissimule la vérité, manipule et fait preuve d’une ignorance délibérée ». La lecture du rapport remis aux députés est à cet égard éclairante : établi à partir d’entretiens avec des notables locaux ainsi que quelques écologistes du cru, il recommande… une étude complémentaire. Marianne s’est procuré le programme ainsi que le devis de l’étude envisagée. Pour 200 000 euros réclamés à l’Etat, aux collectivités locales ainsi qu’aux producteurs de bananes, Dominique Belpomme se propose d’analyser 25 sujets atteints de cancer de la prostate, 15 sujets sains, et 20 nouveau-nés ! Là où l’Inserm a étudié 1 200 adultes et autant de nouveau-nés pour 6 millions d’euros… Le marketing de la peur est en marche : affoler pour vendre des prestations. Quatre médecins responsables des études mettaient en garde le directeur général de la santé contre les pratiques de leur confrère : « Il est de la responsabilité de l‘Etat de protéger la population antillaise de l’influence de ceux qui, sous couvert d’oripeaux de respectabilité scientifique, n’en sont pas moins des charlatans ». Depuis, la psychose s’est installée en Martinique.
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude JailletteLe chlordécone, polluant le plus souvent détecté dans le sang maternel en Guadeloupe
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/10/2007La chlordécone, pesticide utilisé dans le passé dans les bananeraies des Antilles, est le polluant le plus fréquemment détecté dans le sang maternel et le sang de cordon ombilical des nouveaux-nés, selon des travaux conduits en Guadeloupe par le Dr Luc Multigner. Il n'est toutefois détecté qu'à des concentrations de l'ordre du microgramme par litre, soit mille fois plus faibles que celles ayant servi de base à une étude conduite aux Etats-Unis après un incident survenu dans les années 70 à l'usine de Hopewell lors de la production du chlordécone. Et la concentration est trois fois moins élevée dans le sang de cordon que dans le sang maternel, a-t-il souligné lors des "Rencontres scientifiques" organisées vendredi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement du travail (Afsset). "Comme le chlordécone s'accumule peu dans les graisses, on en retrouve peu dans le lait", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'en a détecté que dans 40% des prélèvements de lait lors de l'étude Hibiscus. Sans reprendre à son compte les déclarations alarmantes du cancérologue Dominique Belpomme, auteur d'un rapport rendu public le 17 septembre, il évoque le "constat évident d'une pollution des milieux environnementaux par cette substance" et les "conséquences dramatiques sous l'angle économique" pour les agriculteurs qui ne peuvent plus cultiver certains légumes sur les anciens sols où poussaient les bananiers.
Source : AFPJean François Copé – président du groupe UMP à l’Assemblée
Ils l'ont dit 05/10/2007"Nous avons intérêt à devenir les champions de l’environnement… Mais attention aux fausses bonnes idées, comme la réduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes… Agriculteurs, industriels, automobilistes, consommateurs, nous avons commencé à prendre conscience de ce que nous devons faire individuellement, il serai terrible de prendre des sanctions, alors que les mentalités sont en train d’évoluer."
Source : Le Monde | Auteur : Jean François Copé – président du groupe UMP à l’AssembléePhilippe Chalmin – historien – économiste – professeur associé à l’université Paris Dauphine
Ils l'ont dit 05/10/2007"… Je rappelle simplement, qu’il y a fort peu de probabilité que le soja au Brésil soit utilisé pour les biocarburants, car on sait que la rentabilité de l’huile de soja est extrêmement faible. Donc, le soja au Brésil, il est essentiellement utilisé pour faire des huiles et de l’alimentation du bétail premièrement. Deuxièmement, ne mélangeons pas tout ! La question des OGM, de toute manière, Monsieur, elle est indispensable. Et, excusez moi de vous le dire, vous faites, là, comme trop souvent, de l’amalgame entre des sujets sérieux, qui sont ceux de l’avenir alimentaire de l’humanité, et sachez que le défi alimentaire dont je parlais, nous ne le vaincrons que par une utilisation rationnelle et raisonnée des OGM. De grâce ! Ne mettez pas tout dans le même panier."
Source : En réponse à Fabrice Nicolino | Auteur : Philippe Chalmin – historien – économiste – professeur associé à l’université Paris DauphineFabrice Nicolino auteur de « La faim, la bagnole, le blé et nous. Une dénonciation des biocarburants
Ils l'ont dit 04/10/2007"Le biocarburant c’est une falsification, car leur production nécessite un usage massif d’engrais et de pesticides, prolongeant ainsi une agriculture industrielle néfaste à l’environnement. De plus, c’est au prix du massacre des dernières forêts tropicales que déferlent les biocarburants… Le pire c’est le risque d’aggravation de la faim dans le monde. Le boom de ces carburants, avec la flambée des céréales, déstabilise déjà le marché mondial de l’alimentation. Dramatique pou les 2,7 millions d’hommes qui vivent avec moins de dollars par jour."
Source : Libération | Auteur : Fabrice Nicolino auteur de « La faim, la bagnole, le blé et nous. Une dénonciation des biocarburantsLe lobby pro- OGM français passe à l’action
Sur les OGM 04/10/2007« Monsieur le Président, ne cédez pas aux « marchands de peur ». » Le message est apparu sous forme de pages de publicité dans la presse, mercredi 3 octobre, accompagné d’un texte plaidant pour la poursuite de la recherche et de la culture des OGM, signé Orama. Le même jour, ce syndicat qui regroupe les producteurs de blé, de maïs et d’oléo protéagineux de la FNSEA, organisait à l’Assemblée nationale, à laquelle participaient quelques députés, juste avant le débat sur le Grenelle de l’environnement. C’est la première action de lobbying d’envergure pour cette organisation, créée en 2006. Dans la profession, le débat sur les OGM fait rage.
Source : Le MondeAntilles : Le docteur Belpomme nuance ses propos
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/10/2007Le docteur Dominique Belpomme, qui avait annoncé que « les pesticides conduisent au désastre sanitaire aux Antilles » le 17 septembre dans le Parisien, est revenu en partie sur ses propos sur RFO, concernant le chlordécone et les pesticides. Il également indiqué qu’il n’y avait »pas de lien entre le chlordécone et le cancer de la prostate ». L’Union des industries de la protection des plantes regrette que le docteur Belpomme ait utilisé « un effet d’annonce et l’émotion pour faire la promotion de ses thèses », mais ne conteste pas « l’existence d’un problème environnemental lié à la présence de chlordécone dans les sols antillais ».
Source : L’HumanitéMaïs et ruches sont contaminés
Sur les abeilles 03/10/2007Une étude menée en Aquitaine par la Coordination « Aquitaine, avenir sans OGM » démontre que le seul maïs OGM autorisé en France est à l’origine d’une « contamination généralisée » du pollen et des maïs non transgéniques voisins. L’étude réalisée sous contrôle d’huissier et avec deux laboratoires d’analyses génétiques portait entre autre sur l’impact des OGM sur des ruches, étant donné que le pollen est un complément indispensable aux larves. Ces ruches étaient situées à proximité d’une parcelle de maïs OGM dans rayon pouvant aller jusqu’à 3 kms. Résultat : « Les expérimentations 2007 ont confirmé les forts taux de contamination des pollens prélevés dans la plupart des ruches étudiées par le pollen de maïs GM (Bt Mon 810, le maïs OGM de Monsanto autorisé en culture). Des taux allant de 5 à 40% sans que la distance fasse diminuer automatiquement cette contamination. Alors que le Grenelle de l’environnement entre dans sa phase publique, cette étude vient relancer l’idée d’un moratoire sur les OGM en plein champ, que l’organisation Bio d’Aquitaine appelle de ses vœux.
Source : France Soir | Auteur : Marie Simon