Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Interdire les OGM en plein champ
Sur les OGM 11/09/2007Les principales associations de protection de l'environnement se montrent unanimes pour réclamer "une suspension des cultures d'OGM en plein champ pour éviter les contaminations transgéniques. L'Alliance pour la planète dénonce l'absence de connaissance sur les risques à long terme sur la santé et l'environnement".
Source : Aujourd'huiSarkozy pour un "plan de réduction des engrais et pesticides"
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/09/2007Nicolas Sarkozy a jugé "indispensable" un "nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides", mardi à Rennes lors de l'inauguration d'un salon de l'élevage. "La qualité de l'environnement est la préoccupation quotidienne des agriculteurs", a estimé le chef de l'Etat, souhaitant à l'occasion du "Grenelle" prévu en octobre "confirmer le mouvement engagé par les agriculteurs eux-mêmes vers une agriculture durable". "Il est indispensable de définir un nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides, afin de préserver la santé de leurs utilisateurs", a-t-il affirmé, jugeant que "les agriculteurs sont les premières victimes et non pas les premiers coupables". Le président de la République a également souhaité "engager un véritable plan de valorisation de la biomasse (déchets végétaux, ndlr) qui permettra d'accompagner les exploitations agricoles vers une plus grande autonomie énergétique". M. Sarkozy a par ailleurs appelé à "renforcer la recherche dans les domaines de l'alimentation, de la chimie verte et des biotechnologies".
Source : AFPL'agriculture biologique en quête de science
Sur l'agriculture biologique 10/09/2007L'agriculture biologique a montré son efficacité à mieux préserver l'environnement mais ses rendements sont généralement deux fois plus faibles que ceux de l'agriculture intensive. Cette démarche suffirait-elle à garantir la sécurité alimentaire alors que le manque de terres menace et que flambent les prix agricoles ? La question n'est pas tranchée. Un congrès de la FAO cette année a répondu par l'affirmative. Plusieurs auteurs y ont présenté des modélisations montrant que la conversion massive des cultures dans le monde offrirait des rendements suffisants pour fournir de 2640 à 4380 kilocalories par personne. D'autres agronomes en AB estiment que ces simulations sont trop approximatives par rapport à la complexité du sujet. Les expérimentations montrent par exemple que l'AB peut augmenter les rendements dans les pays d'agriculture traditionnelle. L'AB n'est pas non plus uniforme. Les chercheurs français ont constaté la saison dernière que les producteurs bio ont intensifié leurs cultures, souvent au détriment de la qualité des produits... L'agriculture biologique doit rattraper le niveau de connaissance de son homologue chimique alors même qu'elle doit se préparer tout autant aux nouvelles problématiques comme l'augmentation des rendements, le réchauffement climatique et les maladies émergentes.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretLe maïs transgénique sème la zizanie dans le Maine et Loire
Sur les OGM 10/09/2007Onze hectares de maïs OGM ont été détruits par un commando anonyme. Une analyse révèle la présence de pollen transgénique dans la récolte des abeilles locales. La variété de maïs génétiquement modifié cultivée dans les deux champs visés est le Monsanto 810, la seule autorisée en France, à laquelle un gène confère une résistance aux attaques de la pyrale et de la sésamie, deux chenilles parasites. "C'est comme si on allait crever les pneus de son voisin qui a un 4X4 sous prétexte que ça pollue", a réagi Joël Chenuau, le cultivateur touché. Produite pour le compte de Terrena, premier groupe coopératif français, la récolte était censée alimenter le marché des semences au printemps. Terrena déplore "cette destruction anonyme" intervenue cinq jours après un accord avec le Collectif interrégional sans OGM sur la consignation du produit des cultures en échange de leur maintien. "Un accord décevant et non signé", selon Denis Benoît de l'UAA (Union des apiculteurs de l'Anjou) qui dit soutenir la destruction nocturne : "C'est la politique du fait accompli, comme Terrena et l'Etat eux-mêmes la pratiquent"
Source : Le Monde | Auteur : Vincent BoucaultEssai concluant pour le blé "vert"
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/09/2007L'explosion du prix du blé cet été ne ravit pas tout le monde. Au laboratoire agronomique de Grignon, quelques chercheurs de l'Inra y voient une menace sur dix ans de travail. Lancée en 1997, l'expérimentation d'une parcelle de 12 ha en céréaliculture à bas niveau d'intrants vient de passer la décennie avec un excellent bilan. "Nous avons montré que nous pouvons réduire significativement l'impact environnemental de la culture du blé tout en maintenant ou améliorant les marges financières des exploitants", explique Patrick Saulas de l'Inra. Or le mouvement haussier du marché risque d'encourager le retour à l'agriculture intensive. Le faible niveau des cours entre 1990 et 2006 avait poussé les cultivateurs à diminuer leurs dépenses d'engrais, de désherbants et de produits phytosanitaires. Cette amélioration des pratiques risque d'autant plus d'être remise en cause par le mauvais temps de l'été que la forte humidité a provoqué de nombreuses maladies dans les champs. Un argument que les coopératives, les prescripteurs et les vendeurs de traitements, sauront faire valoir l'année prochaine. Pourtant, à plus long terme, les chercheurs n'ont aucun doute sur la poursuite de leurs travaux : "Il y a un consensus dans la communauté scientifique pour penser que les agriculteurs seront rattrapés par la pression environnementale. Nous continuons de préparer des itinéraires techniques à faible niveau d'intrants" assure Patrick Saulas.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretDécouvrez le chic écologique - préservez la bonne santé de la nature
Sur l'agriculture biologique 09/09/2007Vous aussi vous croyez que le coton est la matière la plus naturelle qui soit ? Eh bien, c'est faux ! Car la culture traditionnelle du coton est la plus polluante au monde ! Bien qu'elle représente à peine 3% de la surface agricole mondiale, cette culture consomme un quart des pesticides vendus. Chaque année, un million de personnes travaillant dans les champs de coton ou consommant des eaux contaminées sont ainsi intoxiquées et 22 000 en meurent... Une bonne raison pour abandonner ce mode de culture et passer au coton biologique, qui est aujourd'hui le seul textile pouvant être certifié "bio".
Source : Maxi | Auteur : nsHalte aux pesticides, pas touche à ma voiture !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/09/2007Pour relever le défi écologique, les Français disent halte aux pesticides et aux matériaux non recyclables, mais pas touche à ma voiture ! C'est en substance le résultat d'un sondage Ifop/TBWA Non Profit publié en exclusivité par le JDD (www.lejdd.fr), qui évalue les attentes et les priorités de l'opinion quant aux mesures à adopter dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Selon l'enquête, deux mesures s'imposent : 81% des Français souhaitent la limitation de l'utilisation des pesticides dans l'agriculture et une meilleure gestion des déchets via une augmentation de 20 à 50% de la part des matériaux recyclables dans la composition des produits... Le bio est une idée qui fait également son chemin : 54% des sondés sont désormais d'accord avec l'objectif d'atteindre 10% des terres agricoles consacrées à l'agriculture biologique d'ici 5 ans.
Source : Le Journal du Dimanche | Auteur : Emmanuelle ChantepieUn virus soupçonné de tuer les abeilles
Sur les abeilles 06/09/2007Une première étude sort dans la Revue Science qui affirme avoir trouvé une forte corrélation entre le CCD (colony collapse discorder) ou syndrome d'effondrement des colonies et un nouveau virus pathogène identifié pour la première fois en 2002 en Israël, baptisé depuis le virus de la paralysie aiguë israélienne ou IAPV... Un énorme travail qu a mobilisé pas moins de dix laboratoires parmi les meilleurs dans leur domaine. La première vraie leçon de cette étude, c'est que les abeilles sont pleines de bactéries,de champignons=ns, de virus et que ces derniers sont communs aux abeilles domestiques (Apis melifera) de nombreuses régions du monde. Les résultats sont significatifs. Dans tous les échantillons récupérés sur des colonies malades sauf un, l'IAPV est présent. Enfin 100% des échantillons ayant quatre des principaux virus ou champignons pathogènes dont l'IAPV sont atteints de CCD. Evidemment, l'étude de Science ne va pas manquer de susciter de nombreux commentaires dans notre pays et pas seulement dans les milieux apicoles. En effet, les mortalités qui ont frappé les abeilles en France au début des années 1990 ont tout de suite été attribuées à deux insecticides : le Gaucho et le Régent. Il n'y a pas eu réellement de recherches sur les causes des mortalités d'abeilles. La piste toxicologique a été la seule explorée. Elle a abouti à l'interdiction des produits sans pour autant que les études parviennent à trancher sur la responsabilités des insecticides. Le fait que la recherche américaine se mobilise sur le CCD et le récent séquençage du génome de l'abeille devraient apporter beaucoup de nouvelles données dans les prochaines années.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyLes phytosanitaires en hausse
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/09/2007La météo capricieuse de l'été a fait des heureux : les fabricants de produits de protection des cultures. "Sur certaines matières actives, pour la pomme de terre ou la vigne par exemple, nous avons frisé la pénurie", indique Franck Garnier, le directeur général de BayerCropscience, leader en France avec 30% du marché. Après des années de recul (-20% en valeur depuis 1999), le marché français (1,7 milliard d'euros) progresserait de 5 à 6 % cette année selon l'UIPP. La hausse des prix agricoles incite les agriculteurs à investir dans les produits de traitement.
Source : L'Usine Nouvelle | Auteur : P. De.Antilles : les producteurs de bananes se veulent rassurants
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/09/2007"La banane n'est pas contaminée par le chlordécone, pas plus que par n'importe quel autre pesticide. La preuve ? Les fruits sont systématiquement analysés plusieurs fois par mois et rien n'a jamais été décelé", a expliqué Eric de Lucy, le président de l'Union des producteurs. "Ce qui, concède-t-il, n'est pas vrai pour les légumes racines dans lesquels on a effectivement trouvé des traces de chlordécone". Selon lui, "même s'il existe bien un problème chlordécone aux Antilles, il ne faut pas en faire une affaire d'Etat ni une affaire type sang contaminé". Une thèse apparemment reprise par le parquet de martinique. Selon nos informations, ce dernier s'est pourvu en cassation contre la décision de la cour d'appel qui, a jugé "recevable", le 2 août, une plainte d'une association écologiste. Le dossier chlordécone est désormais devant la Cour de cassation.
Source : Aujourd'hui | Auteur : J. M.P.Des traces d'OGM dans les pollens des ruches
Sur les abeilles 05/09/2007Les analyses menées sur deux ruchers dans le canton de Thouarcé ont révélé la présence de traces d'OGM dans les pollens. "L'analyse donne des résultats positifs sous forme de trace" annonce Denis Benoît, apiculteur bio, membre du collectif "Nos campagnes sans OGM", sans toutefois pouvoir être plus précis sur la quantité et sur la toxicité de ces traces d'ADN de maïs transgénique MON 810, relevées par le laboratoire nantais Eurofins. Les 25 professionnels de l'Union des apiculteurs d'Anjou crie au scandale. "Le pollen est commercialisé comme un produit diététique, pour ses valeurs bienfaisantes pour la santé" dit Denis Benoit qui dénonce aussi l'autorisation nouvelle de commercialiser le Fipronil, contenu dans l'insecticide Régent, interdit en 2004 pour sa toxicité sur l'abeille, alors même que la mortalité des abeilles n'est pas enrayée.
Source : Le Courrier de l'Ouest | Auteur : Philippe RubionLe bio n'est pas forcément bon pour la santé !
Sur l'agriculture biologique 05/09/2007L'association Altroconsum (Pour une autre consommation) - la principale association italienne de consommateurs, favorable au développement durable et financée uniquement par ses quelque 300 000 adhérents) a examiné six catégories d'aliments très répandus (lait, yaourts, confitures, biscuits, céréales pour le petit déjeuner et biscottes) et en a évalué la qualité des ingrédients ainsi que la présence d'agents contaminants (hormone, mycotoxines, pesticides). Le résultat est surprenant : non seulement les produits bio ne sont pas toujours meilleurs que les produits conventionnels (ils ressemblent d'ailleurs de plus en plus à ceux de l'industrie agroalimentaire), mais ils sont souvent beaucoup moins sains. Son de cloche identique du côté des études sur les matières premières : personne n'est en mesure de démontrer que les tomates, les courgettes ou les céréales labellisées bio sont meilleures que les autres pour la santé. Mais nous voyons tous qu'elles coûtent nettement plus cher, avec une différence de prix qui oscille entre 30% et 35% ; elles ont pourtant la préférence de plus de 30% des Italiens. Ce sont avant tout les 30-40 ans qui les achètent, principalement des mère désireuses de donner le meilleur à leurs enfants ; ce sont également des gens qui se préoccupent beaucoup d'avoir l'alimentation la plus saine possible. Entendons-nous bien : ni l'enquête d'Altroconsumo, ni les recherches scientifiques sur le produits de base ne condamnent le bio, il n'est pas pire que l'alimentation conventionnelle. Du point de vue nutritionnel, il est identique. Et il fait beaucoup de bien à l'environnement. Simplement, ceux qui optent pour le bio, doivent savoir qu'ils font un choix éthique, politique, voire religieux, mais pas de santé. D'abord, comme le montrent les tests, le label bio ne met pas à l'abri des méfaits de l'alimentation industrielle : graisses, additifs, sel et sucres s'y trouvent à profusion. Les graisses élaborées à partir d'huile de palme ou de coco, qui sont de très médiocre qualité, se taillent par exemple la part du lion dans les paquets de biscuits examinés.
Source : Courrier INTERNATIONAL | Auteur : Daniela MinervaLe coton bio a-t-il du sytle ?
Sur l'agriculture biologique 05/09/2007Sortir une ligne de tee-shirts 100% écolo, c'est devenu banal. Faire une vraie mode "verte" pour les fashion victims encore rare. La prochaine étape : le luxe. C'est Katherine Hamnett, la styliste britannique star des années 1980, qui s'est lancée dans une réflexion radicale sur les effets environnementaux de l'industrie textile dont celle du coton, l'une des plus polluantes et meurtrières du monde. Depuis, elle a pris son bâton de pèlerin pour promouvoir le coton bio et surtout le faire sortir du vestiaire de l'écolo chevelu pour atteindre les portants ultra-chic : "Le coton bio est aujourd'hui bien plus haut de gamme que le coton conventionnel. Plus doux, plus soyeux. Et si certains affirment que son utilisation est délicate car les teintures végétales ne permettent pas d'obtenir des couleurs variées, il existe certaines teintures chimiques qui ne nuisent pas à l'environnement !" Ce qui donne sur son site de vente en ligne des pulls en laine de Tasmanie sans pesticide tricotés en Angleterre ou des chemises Oxford en coton bio de Tanzanie... Une gamme luxueuse qui va de l'abordable chic a un costume anglais à 500 euros. La mode bio fait parler d'elle. Les puristes peuvent crier au sacrilège, le bio valorise l'Ego et serait même devenu un phénomène.. L'offre créative en coton "vert" reste l'apanage de petites marques confidentielles. Et on se prend à rêver d'une green tem. L'épisode suivant ? Du Prada ou du Chanel... bio.
Source : Le Nouvel Observateur | Auteur : Dorane VignandoNouvelle action de Greenpeace contre du maïs transgénique
Sur les OGM 05/09/2007Une vingtaine de militants de Greenpeace, vêtus de combinaisons blanches, ont arrosé avec du colorant alimentaire rouge une partie d'une parcelle de maïs transgénique du Gers qui, selon l'ONG, n'avait pas été officiellement déclarée. Deux plaintes ont été déposées auprès du parquet d'Auch après cette action. La première émane de Greenpeace, pour "délit de non-respect des règles de surveillance biologique du territoire", la seconde du propriétaire de cette parcelle située à Bezeril, pour "dégradations légères". Une enquête a été diligentée pour confirmer ou non le respect de la réglementation des déclarations de parcelles OGM.
Source : Les Echos | Auteur : nsOGM : des apiculteurs réclament la destruction de maïs semence en Anjou
Sur les abeilles 04/09/2007L'Union des apiculteurs d'Anjou, qui fédère des professionnels de l'apiculture dans le Maine-et-Loire, a réclamé mercredi la destruction des premières semences de maïs transgénique récoltées dans le département après la découverte de "traces" dans du pollen récolté. La présence de "traces" de maïs Monsanto 810 a été détectée, au cours d'une analyse, dans du pollen récolté à proximité d'une parcelles d'essai mené par la coopérative Terrena, à Charcé-Saint-Ellier, ont indiqué des responsables du syndicat au cours d'une conférence de presse. "Les analyses ont été effectuées par un laboratoire nantais sur du pollen issu de ruchers installés à 40 et 300 mètres de la parcelle, alors que Terrena nous avait affirmé que toutes les précautions avaient été prises pour éviter les disséminations", explique Denis Benoît, l'un de ces responsables. "On ne connaît pas l'impact des gènes insecticides sur les larves ou les abeilles. Que des tests très précis soient faits ! Nous ne voulons pas que nos abeilles deviennent des vecteurs de pollution", a ajouté Thomas Frelon, le président du syndicat. La direction de Terrena a fait savoir mercredi qu'elle avait accepté la consignation des semences récoltées et l'accès au lieu de leur stockage au collectif "l'Interrégionale sans OGM", à la suite d'une manifestation de ce dernier devant son siège mardi soir à Ancenis (Loire-Atlantique). "Nous rediscuterons après le Grenelle de l'Environnement du devenir des semences", a annoncé Christophe Courrossé, responsable de la communication de la coopérative. 28 hectares de maïs OGM ont été semés pour la première fois cette année en Maine-et-Loire dont trois-quarts à l'initiative du groupe Terrena.
Source : AFP