UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les produits bio ne connaissent pas la crise

Sur l'agriculture biologique 05/02/2010

Grâce aux aides à la conversion, les agriculteurs renoncent peu à peu à la production intensive et ses usages de pesticides. Ce faisant, ils réduisent leur exposition aux risques sanitaires liés à ces pratiques. « C’est aussi une piste de sortie de crise », estime Jérôme Cinel, le directeur d’Arbio Aquitaine. « La viticulture conventionnelle est en crise et on a assisté à des conversions records dans le bordeaux et le bergerac, on est passé de 1025 viticulteurs bio à 1500 en un an », précise-t-il. Dominique Marion, président de la FNAB, partage la même analyse : « Lors de la violente crise du lait, les producteurs bio s’en sont mieux sortis. Quand le prix du lait conventionnel a chuté à 28 centimes le litre, le lait bio, lui était à 43 centimes. » L’écologie, c’est aussi éviter certains achats. Les ventes d’eau en bouteille au profit de l’eau au robinet livrée à domicile. Selon l’étude chariot réalisée par l’ADEME, un ménage de quatre personnes qui opte pour le chariot mini-déchets, en évitant les bouteilles d’eau, les suremballages, les uni doses, les petits conditionnements et les produits jetables, réduit jusqu’à 200 kg sa production annuelle de déchets par rapport à un chariot maxi-déchets. Mais en plus, il économise par ses comportements vertueux jusqu’à 2000 € par an. De quoi payer un peu plus cher ses carottes bio !

Source : La Croix | Auteur : Marie Verdier

L’allemand BASF va pouvoir commercialiser son premier OGM

Sur les OGM 05/02/2010

Le groupe de chimie allemand BASF a annoncé vendredi avoir obtenu sa première autorisation de commercialisation d'un organisme génétiquement modifié (OGM), au Brésil. "Cultivance", un OGM de graines de soja résistant aux herbicides sera cultivé au Brésil à partir de 2011/2012, et BASF a l'intention de l'exporter à terme dans des pays voisins, mais aussi dans l'Union européenne et en Chine, selon un communiqué. C'est la première fois que BASF obtient l'autorisation de commercialiser un OGM, a précisé une porte-parole du groupe à l'AFP.
Le produit été développé en partenariat avec l'institut public brésilien Embrapa, spécialisé dans la recherche agricole. BASF a d'autres OGM dans les cartons: néanmoins sa pomme de terre transgénique Amflora attend depuis 14 ans une autorisation de commercialisation par la Commission européenne, a ajouté la porte-parole. BASF cherche également à vendre aux Etats-Unis un maïs transgénique résistant à la sécheresse, développé avec l'américain Monsanto.

Source : AFP

Le monde des grandes cultures s’inquiète

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/02/2010

Les réactions d’Orama et de l’UIPP à la présentation de l’étude « Ecophyto R&D » de l’Inra, s’inquiètent du maintien de la performance de l’agriculture française. Selon Orama, « il apparaît qu’en quasi-totalité, les scénarios de réduction étudiés aboutissent à une diminution de la production. Or, même limitée à -6% par exemple, dans l’hypothèse intermédiaire de 30% de réduction des pesticides – une régression des récoltes françaises serait contraire à l’objectif de produire plus assigné à l’agriculture par les Pouvoirs publics conjointement à celui de produire mieux ». Pour sa part, l’UIPP propose de prendre rendez-vous en 2014 « pour faire un point intermédiaire avant 2018 et étudier les conséquences du plan Ecohyto sur la qualité des récoltes, les revenus agricoles et les prix des denrées. Il est en effet indispensable, ajoute l’UIPP, de s’assurer que cet objectif chiffré reste compatible avec la performance économique de la ferme France.

Source : Terres de Bourgogne

Monsanto invente le soja libre !

Sur les OGM 04/02/2010

Pressé par la commission fédérale antitrust, un concurrent aux poches bien garnies et une multitude d’organisations environnementaliste, Monsanto a, semble-t-il, résolu pour une fois de se ranger du bon côté. Son PDG, Hugh Grant, affirme en effet que l’entreprise ne livrera pas bataille pour prolonger les brevets venus à terme à partir de 2014 qu’elle détient sur divers produits. Une décision qui permettrait à ses concurrents de produire des semences génétiques à moindre coût – et aux cultivateurs de replanter les semences issues de leurs propres récoltes – sans encourir les foudres de la justice. Pour Hugues Grant, l’angoisse de la famine s’avérera toujours plus forte que les supputations, selon lui infondées, sur les dangers prêtés aux OGM. Dès ce printemps, Monsanto va commercialiser aux Etats-Unis une nouvelle semence de maïs, dotée de certains gènes qui la rendent insensible aux herbicides, de même qu’à de nombreux nuisibles. Une variété résistante à la sécheresse devrait suivre en 2012. Hugues Grant fait le pari que les ventes de ces semences de seconde génération au tarif également sur vitaminé, devraient plus que compenser la baisse prévisible des ventes de semences de générations précédentes, à mesure qu’expirent les brevets qui les protègent. « Il reviendra ainsi aux cultivateurs de décider : est-ce que je continue avec mes vieilles graines de 1996 ou est-ce que j’essaie ces nouvelles variétés ? explique Grant. C’est un schéma qui me convient parfaitement ».

Source : Le Point | Auteur : Jacques Kaskey

Réduire la consommation de pesticides dans l’agriculture est possible

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/02/2010

Réduire de moitié l’usage des pesticides dans l’agriculture d’ici à dix ans apparait possible techniquement. C’est la principale conclusion d’un rapport de l’INRA. Pour y parvenir, il faudrait modifier profondément le fonctionnement des exploitations et des filières agricoles, soutenir financièrement les agriculteurs et changer les habitudes des consommateurs. Autre enseignement de l’étude, une baisse de 30% serait possible sans bouleversement profond, mais en éliminant les traitements inutiles ou en utilisant des méthodes alternatives. La baisse des rendements serait alors modeste : -6% en moyenne. Aller plus loin et atteindre 50% de réduction est une autre affaire. Il faudrait un « panachage » de divers modes de production pour y parvenir, dont 13% des surfaces en agriculture biologique. Une grande partie des autres exploitations devrait passer à la « production intégrée ». Les freins au changement sont nombreux, au point que certains acteurs de la filière jugent l’objectif de -50% en dix ans, inatteignable. Comment diffuser les pratiques économes auprès des agriculteurs et garantir le maintien de leurs revenus ? Quels débouchés pour les nouvelles productions en cas de diversification des rotations ? Comment convaincre les entreprises de l’aval des filières d’adapter leurs exigences ? Un millier de fermes de démonstration de techniques alternatives aux pesticides devraient être prochainement implantées en France.

Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont

Pollutions, Comment mettre nos petits à l’abri

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/02/2010

Biberons, lingettes, doudous… A en croire la rumeur, nos enfants risqueraient le cancer à chaque instant. Info, intox ou un peu des deux ? Pour les protéger au mieux sans se mettre la rate au court-bouillon, on a fait le tour des experts. Ca valait le coup. On a pas envie de le savoir, et pourtant : notre assiette est de plus en plus douteuse. Au banc des accusés, en tête, les pesticides : avec ses quelque 80 000 t annuelles, la France est championne mondiale (en terme de ratio / surface) de leur utilisation… Les pesticides n’agissent pas que sur les insectes ravageurs, ils nous touchent aussi de plein fouet. Et nous on fait quoi ? D’abord, on diversifie, le secret d’une alimentation équilibrée, c’est une bonne répartition entre les aliments, sans diabolisation. Ensuite, on n’évite pas les sacro-saints fruits et légumes, efficaces dans la prévention de nombreux cancers (grâce aux antioxydants, vitamines, minéraux, poly phénols). On se met aussi à lire les étiquettes : on a peur de n’y rien comprendre mais en fait, il est assez simple de se renseigner une bonne fois pour toutes afin de choisir systématiquement les produits les moins transformés. Et surtout on mange bio. Charles Sultan, professeur d’endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier, confirme que, loin d’être une mode bobo marketing, l’alimentation bio est essentielle à qui souhaite réduire l’impact chimique de l’alimentation de ses enfants.

Source : Marie Claire | Auteur : Caroline Rochet

Les hypers se goinfrent au bio

Sur l'agriculture biologique 01/02/2010

Le bio, que certains ont longtemps considéré comme un phénomène de mode, est aujourd’hui loin d’être marginal, même s’il ne représente encore que 2% des ventes alimentaires en France. Pour les grandes surfaces en peine de croissance, le boom du bio est une aubaine, car les marques des distributeurs (MDD) siglées AB sont encore plus rentables que les MDD classiques, pour lesquelles les marges étaient déjà très juteuses. Avec 30% de croissance l’an dernier, l’avenir du bio passe par les grandes surfaces, pronostiquent certains. Au risque d’accroître encore plus les importations en provenance de pays étrangers pour satisfaire la demande, et donc de multiplier des transports fort peu respectueux de la planète. En totale contradiction avec les principes d’un développement durable et d’une consommation qui se veut responsable.

Source : Que Choisir | Auteur : Jan Paul Geai

Certiphyto à l’essai dans les Pays de la Loire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/02/2010

Une nouvelle certification va voir le jour en 2010 pour tous les professionnels applicateurs, conseillers ou distributeurs de produits phytopharmaceutiques à usage professionnel. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a prévu quatre voies d’accès : par validation des acquis académiques, par validation d’un test QCM, par formation d’une demi-journée à deux jours selon qu’elle soit suivie, ou non, d’une évaluation des connaissances. L’obtention de certificat, baptisé Certiphyto, sera obligatoire en 2014. Partout en France, les acteurs concernés profitent de la phase expérimentale, prévue jusqu’en juin, pour mettre en place, une offre de formation adaptée.

Source : Environnement magazine | Auteur : P.G.

Rejets de médicaments – comme un poison dans l’eau

Divers 01/02/2010

Une partie des médicaments que nous consommons sont rejetés dans les eaux et les polluent. Depuis peu, les scientifiques s’interrogent sur l’impact de ces résidus sur l’environnement et sur notre santé. Chez les poissons, les effets se sont déjà fait sentir. Des chercheurs allemands ont relevé dans le Rhin des concentrations importantes de clofibrate, une molécule prescrite pour diminuer le mauvais cholestérol. Des quantités astronomiques en ont même été détectées dans la mer du Nord : de l’ordre de 50 à 100 tonnes par an. Or le clofibrate est chimiquement proche d’un herbicide, le 2,4-D. Depuis, la contamination est prise au sérieux. « L’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon, qui consomment à eux seuls 80% des médicaments mondiaux, sont les plus touchés par cette nouvelle pollution, explique le Pr Jean Marie Haguenoer, président de la commission santé environnement à l’Anp… On ne sait pas combien de résidus médicamenteux on avale en mangeant une tomate qui contint 98% d’eau d’irrigation directement pompée dans une rivière ou un puits contaminés… Surtout, on ne sait rien de l’effet cocktail, autrement dit du mélange dans l’environnement de résidus de médicaments et d’autres polluants chimiques, dont certains sont connus pour être des perturbateurs endocriniens (pesticides, bisphénol A, etc.). « Leur impact pourrait être potentialisé, et à rapprocher de l’augmentation des cas de malformations sexuelles observées chez les jeunes garçons et de la baisse de concentration des spermatozoïdes, note le Pr Haguenoer. L faut s’interroger. » Le message semble être passé : la ministre de la Santé et la secrétaire d’Etat à l’Ecologie viennent de lancer un comité de pilotage chargé d’évaluer les risques pour la santé et l’environnement des résidus de médicaments dans les eaux.

Source : Viva | Auteur : Brigitte Bègue

Peut-on réduire de moitié l’usage des pesticides ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/01/2010

Si l’agriculture française reste la première consommatrice de produits phytosanitaires en Europe, la « ferme France » est aussi l’une des plus compétitives au monde et l’une des rares activités exportatrices de notre pays, avec l’industrie agroalimentaire. Une baisse massive et autoritaire de l’usage des pesticides, assortie éventuellement d’une taxe, comme le suggèrent certaines ONG, ne risque-t-elle pas de faire chuter les rendements des cultures et les marges des exploitations agricoles, déjà fragilisées par l’une des plus graves crises de l’après-guerre, avec des pertes moyennes de revenus de près d’un tiers en 2009 ? Enfin, on peut s’interroger sur l’opportunité de baisser la production dans un contexte de pénurie latente de denrées alimentaires liée, entre autres, à la croissance de la démographie mondiale et à la hausse du niveau de vie dans les pays émergents. « Il faut éviter de nous tirer une balle dans le pied », résumait Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, lors du colloque de restitution de l’étude Ecophyto R&D.

Source : Le Figaro.fr | Auteur : Marc Mennessier

Un quart des polluants échappe aux stations d’épuration

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/01/2010

Suez Environnement et le Cemagref ont présenté le bilan du programme de recherche Amperes sur la pollution des eaux. Ainsi l’étude de 100 composés recherchés dans 2000 échantillons d’eaux usées, prélevés dans 21 stations d’épuration, montre que nombre de substances polluantes échappent aux mailles des filets. Soit parce qu’elles résistent aux types de traitements classiquement mis en œuvre ; soit parce qu’elles sont présentes en si grandes quantités que les 17 700 stations d’épuration de la France métropolitaine ne peuvent en éliminer qu’une partie. Dans le camp de ces réfractaires, on trouve aussi bien des herbicides comme le diuron ou le glyphosate que des résidus médicamenteux tels des antidépresseurs ou la carbamazépine (servant dans le traitement de l’épilepsie). Or ces micropolluants dits « émergents » ne sont pas réglementés. « Les médicaments ne sont pas considérés comme des produits nocifs », explique Diane d’Arras, directrice de la recherche de Suez Environnement. Au total, 25% des substances détectées ne sont pas éliminées dans les stations d’épuration.

Source : La Croix | Auteur : Marie Verdier

Le café bio ne fait plus recette

Sur l'agriculture biologique 22/01/2010

Depuis le Mexique jusqu’au Costa Rica, au moins 10% des cultivateurs sont revenus à la culture traditionnelle, retrouvant pesticides et engrais chimiques pour accroître la production. Bien que le bio rapporte encore jusqu’à 25% de plus que le café classique, cette marge ne suffit pas à couvrir les coûts de production plus élevés ni à compenser les rendements plus faibles. Les coûts des certifications bio, des composts et des pertes dues aux parasites et à d’autres facteurs sont tels que le bio revient environ 15% plus cher à produire. L’utilisation d’engrais chimiques permet aux agriculteurs de produire environ 880 kilos de café à l’hectare, contre 520 kilos pour la même superficie dans une exploitation bio. Dans la mesure où les prix du café sont repartis à la hausse, les producteurs n’ont plus guère de raisons financières de continuer à cultiver des graines bio.

Source : Direct matin | Auteur : Erza Fieser

53 faucheurs anti-OGM condamnés en appel à trois mois de prison avec sursis

Sur les OGM 22/01/2010


VERSAILLES, 22 jan 2010 (AFP) - Cinquante-trois faucheurs anti-OGM, relaxés en première instance, ont été condamnés vendredi par la cour d'appel de Versailles à trois mois de prison avec sursis pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique du semencier Monsanto en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). La cour d'appel a suivi les réquisitions de l'avocat général pour la majorité des militants anti-OGM mais est allée au-delà concernant quatre autres, en état de récidive, qui ont écopé de 120 jours-amendes à 30 euros au lieu de 100 jours-amendes demandés. Un des prévenus, qui étaient initialement au nombre de 58, est décédé et l'action s'est éteinte à son encontre. L'avocat des faucheurs, Me Liger, a jugé "décevant" l'arrêt de la cour d'appel qui, contrairement au jugement de Chartres relaxant en 2008 les prévenus, "ne reconnaît pas l'état de nécessité". L'avocate du groupe américain Monsanto, Me Maï Le Prat, a déclaré pour sa part que cette décision n'était "pas surprenante", mais a émis un "bémol sur l'évaluation du préjudice". Les juges ont accordé 10.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1.000 euros pour le préjudice moral à Monsanto, qui réclamait 1,293 million d'euros de préjudice matériel et 30.000 euros au titre du préjudice moral. La cour d'appel a en revanche confirmé la relaxe pour les 23 faucheurs également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN durant leur garde à vue.

Source : AFP

Quand la pauvreté gagne les campagnes

Sur l'agriculture 21/01/2010

Crise du lait, baisse des cours mondiaux, incertitudes face à l’avenir de la PAC. Dans le monde paysan, l’angoisse monte. De plus en plus d’agriculteurs demandent le RSA… pour survivre. Jusqu’à la fin des années 1980, le revenu des agriculteurs a moins augmenté que celui de l ‘ensemble des ménages français. De 1990 à 1998 l’évolution a été nettement plus favorable aux paysans. Depuis, la tendance s’est à nouveau inversée, même si 2006 et 2007 ont été des périodes fastes. La particularité de l’année 2009 est d’avoir été difficile pour presque toutes les cultures y compris les céréales. Subissant de plein fouet la hausse des prix des engrais, les producteurs de grandes cultures (blé, orge, maïs, betterave sucrière, pomme de terre, etc.) ont perdu 47% de leurs revenus. Dans le colza ou le tournesol, la baisse atteint 51%. Les arboriculteurs sont sinistrés, en 2009, leurs revenus ont fondu de 53%.

Source : Le Parisien

Les limites de l’agriculture biologique

Sur l'agriculture biologique 21/01/2010

Le gouvernement danois s’est fixé pour objectif de faire passer les actuels 160 000 ha de cultures biologiques à quelques 400 000 ha d’ici à 2020.Selon les calculs du Pr Jorgen E. Olesen, principal expert danois de l’interaction entre agriculture et climat, un tel essor du bio fera chuter le rendement au point de rendre la production insuffisante. « Il nous manquera quelque 100 000 ha. Or nous avons besoin de ces superficies pour la production de denrées alimentaires, mais aussi pour la production de biomasse, qui remplacera à l’avenir le charbon, le pétrole et le gaz » ; Pour Claus Felby, professeur en technologie du bois et de la biomasse à l’université de Copenhague, les effets climatiques de l’agriculture bio sont « une question très épineuse, qu’il est politiquement incorrect d’évoquer haut et fort. Mais c’est un fait : la production chutera si le Danemark et le reste de l’Europe accroissent la superficie des cultures biologiques. Si nous n’étions que 4 milliards d’habitants sur la Terre, cela ne poserait pas de problème. Mais nous 6,5 milliards, et bientôt 9 milliards si l’on en croit les pronostics de l’ONU. Il est donc impératif d’envisager, sans idées préconçues, la meilleure façon d’exploiter les terres agricoles de la planète », conclut-il.

Source : Courrier International | Auteur : Lars Attrup
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