Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • C'est une surprise. Les agriculteurs, qui utilisent pourtant beaucoup de pesticides, meurent moins du cancer que le reste de la population. C'est ce qui ressort d'une étude menée par la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) dont Europe 1 s'est procuré les résultats.

    Source : Europe1.fr

  • Justin Cariker s'empare d'une amarante de Palmer de 2 mètres de hauteur et en plie la tige en deux pour nous montrer comment cette herbe épaisse comme le poignet, parfois surnommée « herbe à cochon », a envahi son champ de coton. L'amarante n'est pas une mauvaise herbe ordinaire : au fil des années, elle a développé une résistance au désherbant Roundup, le produit phare de Monsanto. Des centaines de ces « super-mauvaises herbes » prolifèrent dans cette région du delta du Mississippi. "C'est une bataille que nous sommes en train de perdre, soupire Cariker. Les super-mauvaises herbes qui ont infesté les plantations de Cariker représentent un problème de plus en plus préoccupant pour Monsanto, dont le chiffre d'affaires de 11 milliards de dollars est en grande partie généré par la vente de graines ayant reçu un gène leur permettant de résister au Roundup, le désherbant le plus vendu au monde. L'utilisation des semences génétiquement modifiées (OGM) Roundup Ready a transformé le secteur agricole, depuis leur introduction il y a une quinzaine d'années, en permettant aux cultivateurs de déloger aisément des centaines de variétés de mauvaises herbes à l'aide d'un seul désherbant sans effet néfaste sur leurs récoltes. Lorsque le système Roundup a été lancé, les agriculteurs étaient persuadés que c'était la meilleure chose qui pouvait leur arriver, se souvient Cariker, qui a utilisé cette technologie afin de doubler la superficie de son exploitation agricole. « Tous les agriculteurs étaient aux anges ». Et pourtant, le recours massif à l'herbicide Roundup a fait évoluer des variétés de mauvaises herbes, qui sont devenues beaucoup plus difficiles à éradiquer. Des concurrents comme Dow Chemical, DuPont, Syngenta et Bayer voient dans ce développement une occasion en or. Ils espèrent booster les ventes de leurs désherbants traditionnels encore capables d'anéantir de nombreuses mauvaises herbes qui tiennent désormais tête au Roundup.

    Source : Le Point Auteur : Jack Kaskey

  • Quai Saint-Bernard, dans une odeur de lavande, les apiculteurs piqués de colère sont venus demander « l'asile écologique » : en danger dans la nature, les abeilles cherchent refuge en ville. L'autorisation d'utiliser l'insecticide Cruiser sur les cultures de colza, depuis juin dernier, est la menace de trop pour les abeilles selon les apiculteurs. Selon la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP), les abeilles sont en danger de mort. Deux constats : un accroissement de la mortalité des abeilles depuis 1994, allant jusqu'à 30% du cheptel en hiver ; une baisse de la production de plus de 50% en quinze ans. En cause, l'utilisation de plus en plus systématique d'insecticides et de pesticides, comme l'expliquait le documentaire « La Disparition des abeilles, la fin d'un mystère ». « Le même système que le Mediator » Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire vient d'étendre l'autorisation du Cruiser aux cultures de colza alors qu'en février, le Conseil d'Etat avait annulé des autorisations pour le Cruiser sur les cultures de maïs. Une étude de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a conclu qu'il n'y avait pas de risques pour l'environnement. Faux clament les militants pour qui les tests réalisés ne sont « pas suffisants ». Nicolas Guintini, apiculteur et administrateur à la FFAP, fulmine : « On sait que c'est toxique mais on l'utilise quand même. Et sur le même système que le Mediator, il y a quelque chose d'opaque, un conflit d'intérêts autour des décisions prises.» En Italie, le Cruiser est interdit depuis trois ans, et selon les apiculteurs en colère, les abeilles se portent déjà mieux. Il est trop tôt en France pour évaluer les conséquences de l'insecticide, fraîchement autorisé.

    Source : Rue89.com

  • C'est sur un mode résolument décalé, jouant sur des quiproquos dus à la méconnaissance de la maladie, que l'association France Lymphome Espoir organise jeudi l'édition française de la Journée mondiale du lymphome, une des formes de cancer dont la fréquence augmente le plus. Les causes de cette augmentation restent mal identifiées. "On a des doutes par rapport à l'environnement, notamment vis-à-vis des pesticides", indique cependant Guy Bouguet, président de France Lymphome Espoir.

    Source : Les Echos

  • Le tribunal a reproché à l'arboriculteur d'avoir le 7 mai 2007 pulvérisé un insecticide sur ses pommiers à cidre alors qu'ils étaient encore en fleurs, ce qui est contraire au mode d'emploi de ce produit. Les abeilles d'une vingtaine de ruches qui se trouvaient à 500 mètres du verger ont été décimées.

    Source : LeJDD.fr

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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