Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Les débris et pesticides charriés par les eaux boueuses rejetées en mer constituent un « cocktail » dangereux pour l’équilibre fragile de cet écosystème unique, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et importante attraction touristique de la côte est. Ces eaux rejetées ont « le potentiel de perturber la chaîne alimentaire et la vie des coraux », a estimé Michelle Devlin, de l’Université James Cook.

    Source : L’Express.fr

  • Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a estimé mardi dans un communiqué que la réduction du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, prévue dans le budget 2011, était "une ineptie"."Les économies qui seront réalisées à cette occasion, quelques millions d’euros gagnés, apparaissent dérisoires face aux enjeux pour l’environnement et la santé", selon WWF."Il s'agit d'une véritable trahison, d'un reniement insupportable", selon François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) a exprimé son "mécontentement" et sa "déception". Le montant de cette aide ne s'élèvera désormais plus qu'à 17 millions d'euros, selon la FNAB qui qualifie cette baisse de "scandaleuse" face aux 196 millions d'euros octroyés à la filière agro-carburants. La FNAB souhaite que les cotisations payées par les agriculteurs bio reviennent désormais à leur secteur. "Aujourd'hui les cotisations versées par les agriculteurs, y compris par ceux qui font du bio, financent l'agriculture traditionnelle. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Dominique Marion, président de la FNAB. La Confédération paysanne, syndicat agricole classé à gauche, a dénoncé pour sa part les "économies de bout de chandelle" du gouvernement.

    Source : AFP

  • Une étude américaine portant non pas sur les causes de mortalité mais sur le mode de transmission des virus apporte de nouveaux éléments (PLoS One, décembre 2010). En effet, elle démontre expérimentalement pour la première fois que le pollen via les fleurs constitue un foyer de transmission de virus pour les abeilles entre elles mais aussi pour les autres pollinisateurs. Les ouvrières diffusent les virus en déféquant sur les fleurs qu’elles butinent. Ils se déposent sur les grains de pollen qui peuvent ensuite contaminer d’autres pollinisateurs quand ils les malaxent pour en faire une pelote. Riche en protéines, le pollen est la nourriture privilégiée des larves et des reines. Il existe un véritable commerce de pollen. Deux cents tonnes chaque année dans le monde sont achetées par les apiculteurs comme complément alimentaire pour leurs propres colonies ou par les maraîchers pour nourrir les bourdons qui pollinisent les cultures sous serre. « Sans stérilisation ces pollens présentent, en raison des virus, un risque réel à la fois pour les pollinisateurs et pour les plantes », avertit Diana Cox-Foster, de l’université de Penn State. Son équipe va maintenant étudier l’impact des pesticides (il y en a aussi dans les pollens) et de la nutrition artificielle sur les maladies virales. Une étude qui suscitera sans doute moins de remous dans les milieux apicoles que celle de PLoS One.

    Source : Le Figaro Auteur : Yves Miserey

  • « J’ai choisi de consacrer le reste de ma vie à défendre la nature. Les entreprises doivent reconnaître qu’il serait bénéfique d’inclure dans leurs coûts de production l’impact de leurs activités sur l’environnement. Elles devraient inclure automatiquement ce coût dans leur comptabilité… Je sais bien que la viabilité des solutions que je défends est remise en question par des arguments économiques. Si, comme je le préconise, nous prenions pleinement la mesure des coûts engendrés par l’agriculture conventionnelle – les carences en eau qu’elle provoque, le coût des énergies fossiles pour la fabrication des fertilisants et des pesticides, les énormes dépenses pour nettoyer les rivières polluées par les engrais chimiques qui s’écoulent dans les champs – nombreux seraient ceux qui changeraient d’opinion.»

    Source : Le Figaro Auteur : Stéphane Bern

  • Les bourdons, des pollinisateurs essentiels pour favoriser les cultures et sauvegarder la flore sauvage, disparaissent à un rythme préoccupant aux Etats-Unis depuis ces vingt dernières années, selon une étude publiée lundi. Un phénomène similaire est observé en Europe, faisant craindre une dépopulation de ces insectes sociaux à l'échelle planétaire, écrivent les auteurs de ces travaux parus dans le numéro des Annales de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS) daté du 3-7 janvier. Les bourdons pèsent moins lourds aux Etats-Unis que les abeilles domestiques, qui pollinisent plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocats, myrtilles ...), des productions estimées à 15 milliards de dollars par an au total et qui comptent pour un tiers de la production alimentaire. En Europe, comme en France et en Allemagne, des bourdons sont élevés pour polliniser les tomates, les poivrons verts ou les fraises cultivés en serre, des récoltes qui pèsent des milliards de dollars par an sur le vieux continent, beaucoup plus qu'en Amérique du Nord, précise Sydney Cameron, entomologiste à l'Université de l'Illinois (nord), principal auteur de ces travaux. "Les abeilles souffrent énormément et nous devons commencer à promouvoir d'autres espèces de pollinisateurs comme les bourdons pour l'apiculture... et c'est ce que s'efforce de faire actuellement un des membres de notre équipe de recherche au ministère américain de l'Agriculture", relève Sydney Cameron. Pour ce faire, des reines bourdon appartenant à d'autres espèces sauvages sont apportées dans un laboratoire afin d'y observer leurs colonies et d'en déterminer la vigueur. Les nids de bourdons contiennent beaucoup moins d'individus que les ruches, généralement de 250 à 300 contre de 5.000 à 10.000, voire 20.000. "Nous ne créons pas de nouveaux insectes mais étudions en laboratoire d'autres espèces sauvages pour déterminer si elles peuvent être utilisées par l'industrie de la pollinisation", dit-elle. Cette scientifique a par ailleurs souligné que d'autres facteurs non étudiés dans l'étude pourraient contribuer au déclin des bourdons nord-américains comme les pesticides ou le changement climatique.

    Source : AFP Auteur : Jean Louis Santini

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Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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