UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les trafics de pesticides, nouvelle plaie mondiale

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/02/2009

« Nous observons une augmentation significative des détections de matières actives interdites en Europe sur les produits d’importation », témoigne le directeur d’un laboratoire français d’analyses phytosanitaires privé qui travaille pour l’industrie agro-alimentaire. Selon une étude réalisée par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires de Genève, 21% des échantillons des poivrons à la vente analysés en février 2007 étaient contaminés ! « C’est comme le dopage sur le tour de France, les voyous ont toujours une longueur d’avance », regrette un haut fonctionnaire européen. Il existe aujourd’hui sur le marché mondial un millier de principes actifs licites et illicites entrant dans la composition des produits phytosanitaires. Seulement 146 d’entre eux sont recherchés sur les échantillons de fruits et légumes. L’écart est gigantesque. Le Brésil, la Chine et l’Inde principalement seraient les plaques tournantes de ce marché noir. Selon un récent rapport de CropLife International, l’association professionnelle représentant les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de pesticides, de 20 à 30% des ventes réalisées par ces deux derniers pays portent sur des pesticides illégaux. Les pays en voie de développement sont les premiers destinataires des molécules frauduleuses. Dès 2001, l’OMS et la FAO dénonçaient une situation dramatique. Selon ces deux institutions, 30% des produits phytosanitaires commercialisés dans cette partie du monde ne répondent pas aux standards de qualité internationaux.

Source : Marianne | Auteur : Isabelle Verabaere

Un tout nouveau visage

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/02/2009

Développement de l’agriculture biologique, réduction des pesticides, certification environnementale : l’association écologiste FNE retrouve globalement ses petits dans les mesures pour l’agriculture issues du Grenelle. Jean Claude Bévillard qui faisait partie du groupe de travail dédié dit sa satisfaction notamment sur la réduction de produits phytopharmaceutiques qui induit, selon lui, « une révolution ». L’objectif de – 50% sur 10 ans n’a, à ses yeux, rien d’inaccessible, sachant qu’une réduction « de 20 à 30% » paraît à portée de main rien qu’en « réglant au mieux les pulvérisateurs, en dispensant de la formation et du conseil ». Pour autant, dit-il, « il reste une partie considérable du chantier à accomplir ». Il en vue pour preuve que l’UIPP vient d’annoncer « un chiffre d’affaires en hausse de 13% en 2008 »... FNE soutient le bio, « mais par contre », souligne Jean Claude Bévilard, « ce n’est pas pour nos la seule agriculture envisageable. Il y a de la place pour une agriculture conventionnelle de qualité, à base de moins d’intrants. »

Source : Sud Ouest | Auteur : J.R.

Les français de plus en plus séduits par le bio (sondage)

Sur l'agriculture 05/02/2009

44% des Français ont consommé un produit bio au moins une fois par mois en 2008, soit 2% de plus que l'année précédente, relève cette enquête réalisée pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique. Cette enquête CSA a été réalisée en octobre 2008 auprès d'un échantillon de 1.050 personnes représentatives de la population française. Dans un contexte économique difficile, 74% des acheteurs et consommateurs de produits respectueux de l'environnement souhaitent poursuivre sur cette voie et 22% veulent même augmenter leurs achats de produits biologiques. Les Français estiment à 90% (contre 87% en 2007) que ces produits sont "plus naturels car cultivés sans produits chimiques" et 89% (contre 87%) qu'ils "contribuent à préserver l'environnement". Le vin issu de raisins de l'agriculture bio est le produit qui a le plus séduit de nouveaux consommateurs en 2008. En un an, 29% de nouveaux clients l'ont essayé. Mais ce sont les fruits et légumes bio qui sont les plus consommés (77%) devant les produits laitiers (70%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%). Une large majorité des Français (86%) estiment que l'agriculture biologique doit être développée et près de quatre Français sur 10 trouvent normal de payer plus cher ces produits, entre 12% et 14% par rapport à un produit non bio.

Source : AFP

Le bio fait une percée chez les vignerons du Val de Loire

Sur l'agriculture 04/02/2009

Au salon des vins de Loire qui s'achève mercredi à Angers, on se bousculait autour du stand des vins "issus de l'agriculture biologique", où les crus d'une soixantaine de vignerons étaient en libre dégustation. Depuis 2005, on constate une explosion des surfaces de vignes en "conversion", c'est à dire les propriétés ayant commencé à respecter la réglementation bio pour les trois ans nécessaires avant de décrocher la précieuse certification. "Cette année, de nombreux cavistes et importateurs nous disent +on vient vous voir parce que vous faites du bio+, on n'avait jamais connu ça auparavant", témoigne Evelyne de Pontbriand, du domaine du Closel (appellation Savennières), certifié Ecocert. "Certains grands opérateurs commencent à s'y intéresser, depuis très peu de temps, car la grande distribution a besoin de vins bio dans les rayons. Selon plusieurs professionnels, la publication dans la presse en 2008 d'études dénonçant les résidus de pesticides dans le vin, à des doses plusieurs milliers de fois supérieures à ce qui est autorisé dans l'eau potable, a créé un choc dans l'opinion. Par ailleurs, les risques de cancers liés aux pesticides pour les agriculteurs sont désormais reconnus. "Les gens commencent à comprendre que les pesticides sont une cochonnerie", se félicite Didier Chaffardon, un petit vigneron écolo de l'Anjou.

Source : AFP | Auteur : Daniel Aronssohn

Collectivités locales : l’exemple de Munich

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/02/2009

Afin de protéger la qualité de ses eaux publiques, la ville de Munich encourage, depuis 1991, l’agriculture biologique sur les 2250 ha de terres agricoles situées à proximité des captages d’eau potable. En plus d’un accompagnement financier et technique important, la ville est devenue le premier client des agriculteurs biologiques en convertissant notamment nombre de cantines scolaires et municipales au bio. C’est ainsi que 83% des terres agricoles concernées sont passées en bio et les effets sur la qualité de l’eau sont sans appel : depuis 1991, les teneurs en nitrates ont diminué de 43% et celles en phytosanitaires de 54%. Ce programme d’aide à l’agriculture bio coûte 750 000 euros par an à la ville, soit moins d’un centime par mètre cube d’eau distribuée. D’après l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (Astee), le coût de la dénitrification et du traitement des phytosanitaires coûterait, en France, entre 0,5 et 1 euro le mètre cube d’eau distribuée.

Source : Libération | Auteur : L.B.

L’alarmante pollution de l’eau par les médicaments

Divers 03/02/2009

Selon les classes de médicaments, l’efficacité du traitement des eaux usées varie de près de 10% à ...0%. Ce sont donc des eaux chargées en traces d’antibiotiques, d’anticancéreux, d’analgésiques, d’antidépresseurs, d’anti-inflammatoires, d’hormones ou de bêtabloquants qui retournent dans les ruisseaux, les rivières et les eaux souterraines, où ces molécules se diluent, sans toutefois disparaître. Si bien qu’elles se retrouvent ensuite dans les réseaux d’eau potable et à la sortie du robinet. Car les traitements de potabilisation, qui prennent en compte une soixantaine de paramètres, notamment microbiologiques, laissent eux aussi de côté les substances pharmaceutiques… Le problème est que les effets de l’ingestion régulière de faibles doses sur une longue période – toute une vie – ainsi que du mélange des molécules dans un « cocktail thérapeutique » incontrôlé, sont aujourd’hui totalement in connus. Il n’existe pas de données permettant d’établir un lien de cause à effet entre ces résidus et des pathologies chez l’homme, mais il est légitime de se poser la question. Nous en sommes au stade de l’évaluation des risques sanitaires », commente Jean Nicolas Ormsby, du département d’expertise en santé, environnement et travail de l’Afsset. On sait toutefois que, chez certains poissons, des substances médicamenteuses, en particulier hormonales, peuvent provoquer une altération des caractères sexuels, voire un changement de sexe. Une surveillance s’impose « notamment pour les populations les plu sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes », estime l’Académie de pharmacie. Elle préconise, face à un « problème mondial », une véritable « politique de prévention ».

Source : Le Monde | Auteur : Pierre Le Hir

OGM : Bruxelles relance les procédures d’autorisation

Ils l'ont dit 03/02/2009

« L’agriculture productiviste, qui exploite la terre comme on exploite un filon minier, jusqu’à épuisement, a des conséquences dévastatrices sur l’environnement, les écosystèmes et les consommateurs. Pour éviter la catastrophe, l’agriculture du XXIe siècle doit répondre à un double défi : pérenniser ses propres ressources environnementales, tout en continuant à produire de plus en plus, pour nourrir la planète ». La difficulté est de taille mais la thèse proposée est qu’il existe des solutions : on voit aujourd’hui réussir des entreprises agricoles d’un genre nouveau, plus petites, orientées vers la qualité, les méthodes biologiques, la distribution locale.. Et si les subventions gouvernementales allaient à ces petites entreprises plutôt qu’à des exploitations gigantesques distribuant des produits dans toute l’Europe ?
Vincent Gallon – juriste et journaliste Economique et Sylvie Flatres responsable des questions législatives dans le secteur de la protection de l’environnement : auteurs de « La fracture agricole : les lobbies face à l’urgence écologique »

Source : Bulletin Quotidien

Insecticide Régent : « victoire de la science sur l’irrationnel », selon l’avocat de Bayer

Sur les abeilles 02/02/2009

L'avocat du groupe Bayer, qui commercialise l'insecticide Régent TS accusé par les apiculteurs d'être à l'origine de la surmortalité des abeilles, a estimé lundi que le non lieu en faveur du groupe chimique était "une victoire de la science sur l'irrationnel". "C'est une victoire de la science et de l'expertise sur l'irrationnel, c'est une victoire du droit sur l'injustice. Bayer attendait sereinement cette décision car elle est le reflet d'une réalité", a fait valoir auprès de l'AFP Me Olivier Baratelli, pour qui "les produits dénoncés par les apiculteurs" n'étaient "en rien responsables" de la surmortalité des abeilles. Me Baratelli a souligné que les "apiculteurs eux-mêmes" après les réquisitions du parquet "avaient abandonné la thèse" d'une corrélation entre la mort des abeilles et le Régent. Pour l'avocat de Bayer, la décision de non-lieu "s'inscrit dans la suite logique de la décision du 16 mars 2007, quand les experts européens ont inscrit le Fipronil sur la liste des substances actives autorisées à entrer dans la composition des produits phytosanitaires utilisés dans l'UE. Il a estimé en outre que ce non-lieu "devrait entraîner une décision similaire à Paris pour le Gaucho", un pesticide également mis en cause par les apiculteurs. Il a affirmé à cet égard que dans ce dossier l'enquête des deux juges d'instruction du pôle "santé publique" venait de "conclure par une expertise à la non dangerosité du Gaucho et à sa mis en cause". L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a annoncé lundi qu'elle présenterait un recours contre le non-lieu prononcé dans l'affaire du Régent
TS.

Source : AFP

Manger Bio, manger bien ?

Ils l'ont dit 02/02/2009

« Manger bio ne signifie pas nécessairement manger équilibré et on peut se nourrir de façon équilibrée Bio ou pas Bio. Avoir le souci d’une alimentation saine, implique de s’attacher à varier les aliments, à préférer les fruits et légumes aux produits gras et sucrés, à diminuer le sel… Les bénéfices santé d’une alimentation Bio ne sont pas scientifiquement démontrés. Ainsi, concernant les apports en vitamines ou minéraux, les résultats sont contradictoires selon les études car les teneurs sont variables en fonction de la qualité et de la nature du sol. S’ils contiennent moins de pesticides, on note un plus grand nombre de contaminations par différents microbes ou champignons car ils ne subissent pas de traitements antifongiques et donc les produits Bio se conservent moins longtemps »

Source : AFDN : Association Française des diététiciens nutritionnistes
UIPP