UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

La phytoremédiation s’attaque aux sols gorgés de polluants

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/04/2008

Grâce à cette découverte, la phytoremédiation, un procédé émergent en Europe pou la dépollution des sols, va pouvoir s’attaquer aux sites fortement contaminés. En effet, l’équipe Mécanisme à l’origine de la biodiversité de l’unité mixte de recherche CNRS 6553-4cobi o a élaboré un technique génétique qui améliore la capacité innée des plantes à extraire et à stocker les polluants des sols et des eaux. Mise au point in vitro en laboratoire, cette méthode a ensuite été vérifiée en grandeur nature, sur un sol pollué sous une serre, raconte Abdelhak El Amrani, responsable de l’équipe : « Nous avons travaillé sur plusieurs polluants, en particulier sur l’atrazine, un herbicide largement utilisé qui avait constitué un contaminant majeur de l’eau potable et des écosystèmes naturels en Bretagne... Les premiers résultats obtenus montrent que ce traitement provoque des changements importants au niveau de l‘expression génétique des plantes et que des gènes connus sont impliqués dans leur processus de résistance au stresse de l’environnement. Sans cet artifice, le procédé de phytoremédiation n’est pas exploitable sur des sols fortement contaminés... Jusqu’à présent, le traitement des sols gorgés d’herbicides, de pesticides, de nitrates ou autres métaux lourds s’opère surtout par des techniques fastidieuses fondées sur l’extraction et le traitement des sols par des procédés physico-chimiques ou dans des bio réacteurs. Au-delà de leur coût très élevé – jusqu’à 50 fois supérieur à celui de la phytoremédiation – ces méthodes classiques, qui sont certes plus rapides à mettre en œuvre, sont dommageables pour les écosystèmes naturels, provoquant une stérilisation de la flore.

Source : Les Echos | Auteur : Chantal Houzelle

Les fabricants de pesticides se mobilisent

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/04/2008

« Sommes-nous devenus schizophrènes ? » , s’est interrogé Vincent Gros, président de BASF Agro, lors d’une conférence de presse organisée par l’UIPP. Pour le syndicat, la hausse des prix des céréales liée entre autres à l’augmentation de la demande mondiale doit pousser à produire davantage, donc à ne pas durcir la réglementation européenne concernant les produits phytos. Le syndicat redoute les conséquences que pourrait avoir la révision de la directive 91/414/CE. 150 substances actives seulement pourraient être retenues si les propositions établies par le Parlement européen étaient validées.

Source : Ouest France

Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

Ils l'ont dit 03/04/2008

« Nous avons baissé d’un facteur 10 les doses moyennes utilisées et dans le même temps les critères, qui permettent d’évaluer la toxicité des produits, ont augmenté; c’est à dire que les produits sont de plus en plus sûrs vis à vis du consommateur et de l’environnement…Nous agissons depuis très longtemps dans une démarche de progrès mais il ne faut pas que des barrières réglementaires trop élevées nuisent et stoppent à la fois le progrès, les outils disponibles pour les agriculteurs et les denrées de consommation »

Source : (durée de 8’31 min) | Auteur : Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

OGM : le débat se prolonge

Sur les OGM 03/04/2008

Il a suffi de deux amendements, modifiant l’article 1er du projet de loi sur les OGM, pour que les écologistes retrouvent le sourire. Pour prévenir les risques de contamination des champs par des OGM, le député UMP François Grosdidier a obtenu un renforcement de la protection des cultures traditionnelles. Son amendement, voté à l’unanimité, précise que « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM » doit se faire « sans que cela nuise à l’intégrité de l’environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles ». Un second amendement, présenté par un élu PC, stipule que les OGM ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production sans OGM, a aussi été adopté.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric Mouchon

Sarkozy esquive les engagements agricoles du Grenelle au Congrès de la FNSEA à Nantes le 2 avril

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/04/2008

Quid des pesticides ? Encore une fois, pas un mot. Le chef de l’Etat a remercié les agriculteurs de leur présence au Grenelle de l’environnement, mais s’est gardé d’en rappeler les objectifs. De réduire de moitié d’ici dix ans l’usage de ces produits phytosanitaires, il n’a pas été question. « Ce n’est pas normal et pas réaliste d’avoir omis de parler de ces sujets », reconnaît Christiane Lambert, vice-président de la FNSEA. « La liste est longue des sujets qui n’ont pas été abordés » regrette également Philippe Meurs, à la tête des Jeunes agriculteurs. Egalement passé sous silence : le développement de l’agriculture biologique. Il a en revanche effleuré la question des biocarburants, annonçant que l’ « effort public de recherche sur les biocarburants de seconde génération sera doublé ». Au total, on reste un peu sur notre faim » conclut Philippe Meurs. Le silence est troublant.

Source : Libération | Auteur : Laureen Ortiz

Des chercheurs européens dénoncent l’impact des produits chimiques sur le cancer du sein

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/04/2008

Pour réduire le nombre de cancers du sein, il est indispensable de diminuer l’exposition aux produits chimiques, estiment des chercheurs européens dans un appel lancé, mercredi 2 avril, au Parlement européen de Bruxelles, à l’initiative de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) et du CHEM Trust. Leur démarche s’appuie sur un rapport du Professeur Andréas Kortenkamp, chef du service de toxicologie de l’université de Londres, rendu public à cette occasion. Les études menées sur le lien entre les produits chimiques (dont pesticides organochlorés, les PCB ...) et le cancer du sein n’ont pas été concluants, mais sont peu nombreuses. Afin d’éviter d’exonérer hâtivement ces substances, deux questions doivent être traitées, selon le rapport : celle de l’exposition cumulative à des substances mimant l’action des oestrogènes et les périodes d’exposition critiques que représentent la puberté et la phase in utero. La plupart des études se sont en effet focalisées sur un produit donné. Elles ignorent ainsi l’ « effet cocktail » que peuvent produire les nombreux agents, perturbateurs endocriniens et cancérogènes, pouvant coexister dans les tissus... Mme Génon Jensen, directeur général de l’HEAL, invite les parlementaires européens à réduire l’exposition aux produits chimiques, à travers la réglementation Reach, la réforme des pesticides et la directive sur les cosmétiques, actuellement à l’étude.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

OGM : Vif débat à l’Assemblée sur l’amnistie des « faucheurs volontaires »

Sur les OGM 02/04/2008

Le débat s’est terminé par un refus de l’Assemblée d’accorder une « amnistie » à ces personnes saluées comme des « lanceurs d’alerte » par Noël Mamère, mais qualifiés de « voyous » par Christian Jacob. « Vous voulez que, dans un grand geste d’apaisement, on fasse votre auto- amnistie... Vous avez mis une pression telle sur des arguments faux que vous êtes en train de développer dans ce pays une haine contre ceux qui essaient de défendre ce qu’ils croient (et de donner lecture de lettres qu’il a reçues, pour avoir « osé s’opposer aux Verts et aux faucheurs volontaires » : « +je souhaite que votre cancer aura été provoqué par des OGM et de souffrir longtemps+ ou encore « +je souhaite savoir combien Monsanto vous a payé+ »)... C’est très violent M. Mamère !... Nous sommes sous une pression terrifiante » s’est indigné M. Debré

Source : AFP

« Face au cancer, il existe des éléments que l’individu ne peut pas contrôler »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/04/2008

Pour Annie Sasco, épidémiologiste à l’Inserm, les effets de l’environnement sont minimisés. Dire qu’il ne faut pas fumer, boire le moins d’alcool possible, avoir une alimentation équilibrée, de préférence sans trop de résidus de pesticides et de polluants divers, faire de l’exercice physique, tout cela est très bien. Mais il existe d’autres éléments que l’individu ne peut pas contrôler : l’air qu’il respire, l’eau qu’il boit, l’endroit où il habite, l’exposition aux champs électromagnétiques. Il faudrait être plus drastique notamment sur les pesticides. Aujourd’hui, quand on fait un repas normal, en France, on est exposé aux résidus de 21 pesticides. Il faudrait davantage éliminer de notre mode de vie et de notre environnement les composés dont on sait avec certitude ou que l’on soupçonne très fortement d’être cancérogènes pour l’être humain. Mais on se heurte à des intérêts commerciaux. Cela relève de décisions politiques sur lesquelles chacun d’entre nous peut peser.

Source : Le Monde | Auteur : Sandrine Blanchard
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