UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Loi OGM: le Sénat décide l'instauration d'un délit de fauchage

Sur les OGM 06/02/2008

Cet amendement du rapporteur Jean Bizet (UMP), adopté au terme d'un long débat passionné, prévoit des circonstances aggravantes lorsque la destruction porte sur un essai de recherche, la peine pouvant alors être portée à trois ans de prison et 150.000 euros d'amende. La gauche a vivement protesté contre cette disposition qui, s'est étonné l'ancien ministre PS Michel Charasse, revient à distinguer pénalement la destruction d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle. Jacques Muller (Verts) a pour sa part jugé disproportionnée la peine de 75.000 euros, faisant valoir que le propriétaire d'un hectare de culture bio qui aurait été pollué par la dissémination d'OGM ne serait indemnisé qu'à hauteur de 30 euros, compte tenu de la différence de prix entre le bio et le transgénique.

Source : AFP

Les producteurs de maïs OGM crient à l’hérésie

Sur les OGM 06/02/2008

En décidant d’interdire la seule céréale génétiquement modifiée cultivée jusqu’alors en France, le gouvernement s’est mis une partie des agriculteurs à dos. Non pas que le maïs Bt, aussi appelé MON 810, soit si répandu. Moins de 1% de la production de cette céréale proviennent de semences OGM. « Mais nous estimons son potentiel à 500 000 ha sur 3,5 millions, affirme Luc Esprit, président de l’AGPM. Mais c’est surtout à moyen terme que l’interdiction des OGM est jugée préoccupante. « Cela pose un problème de compétitivité à l’agriculture française et le moment est mal choisi, à cinq mois de la présidence française de l’Union européenne », avance Xavier Beulin, vice président de la FNSEA. Pour certains, renoncer aux céréales génétiquement modifiées risque aussi de peser sur la filière animale. En raison du meilleur état sanitaire du maïs transgénique, « les éleveurs de porcs ont tendance à le privilégier parce qu’il favorise l’appétit des cochons », note Luc Esprit, qui souligne également que l’essentiel des protéines de l’alimentation des porcs et volailles européens provient aujourd’hui du soja importé des Etats-Unis, du Brésil et d’Argentine. L’éventuel arrêt des importations de céréales OGM remettrait ainsi en cause la production de viande blanche en Europe. Selon une étude de la Commission européenne, la production de porcs risquerait de chuter de 35% si l’on interdisait le recours au soja d’importation, car le coût de leur alimentation serait alors nettement plus élevé, même chose pour la production de volaille, qui faiblirait de 44%.

Source : La Tribune | Auteur : Aline Robert

La recherche sur les OGM va continuer

Sur les OGM 06/02/2008

Si le principe des cultures OGM en plein champ à vocation commerciale est source de profonds désaccords, la nécessité de mener des recherches est beaucoup plus largement partagée. « On n’imagine pas de faire décoller un Airbus A 380 rempli de passagers sans avoir fait au préalable toute une série d’essais en plein vol et de contrôles », insiste Jean François Le Grand, sénateur UMP de la Manche, qui pilotait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM. Le comité qui est à l’origine de la suspension des cultures du MON 810 ; « Sauf à décider que l’on ne veut absolument pas d’OGM sur le marché européen, on ne voit pas comment se passer d’essais en plein champ », renchérit Antoine Messean, chercheur agronome à l’Inra. Les associations environnementales ont immédiatement réagi, estimant, quant à elles, qu’il n’y avait aucune urgence ». Michel Barnier a donc annoncé la création d’une commission d’évaluation des demandes d’autorisation d’essais en plein champ. Ses membres qui rendront un avis au gouvernement, seront nommés par décret publié conjointement par les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et de la Recherche. Son existence est prévue jusqu’en décembre 2008, elle aura ensuite vocation à se saborder. C’est le Haut Conseil qui prendra le relais » assure l’entourage de Michel Barnier.

Source : Le Figaro | Auteur : Marielle Court

Le Sénat soumet au respect de « conditions techniques » le transport d’OGM

Sur les OGM 06/02/2008

Le Sénat a décidé jeudi d'élargir à la récolte, au stockage et au transport les "conditions techniques" d'isolement imposées par le projet de loi sur les OGM pour la culture de végétaux génétiquement modifiés. Le texte du projet de loi soumet la mise en culture d'OGM "au respect de conditions techniques notamment relatives aux distances entre cultures ou à leur isolement, visant à prévenir la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions". Aux termes d'un amendement UDF, sous amendé par le gouvernement, ces conditions techniques, qui seront fixées par décret, s'appliqueront également à la récolte, au stockage et au transport d'OGM. Défendant l'amendement, Daniel Soulage a fait valoir que "la contamination au champ n'est pas la seule source de contamination possible" et qu'il fallait également se prémunir contre "les négligences humaines" dans le stockage et le transport.

Source : AFP

Coup de frein syndical sur les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/02/2008

« Avec le Grenelle de l'environnement, on nous demande de laver plus blanc que blanc ». Le principe de précaution, voilà ce que les agriculteurs voudraient voir appliquer sur des fruits et légumes importés mais cultivés à l'aide de produits phytosanitaires interdits en France. Un message qu'ils ont fait passer hier encore de manière « énergique » sur l'autoroute A9. Ce problème de produits phytosanitaires, les agriculteurs l'ont ensuite soumis à la DGCCRF à Nîmes, lors d'une entrevue qui s'est petit à petit tendue sur le pas de la porte. « Nous contrôlons beaucoup de produits importés et la limite maximale de résidus (de matières nocives) n'est pas dépassée », a indiqué une fonctionnaire. « Pourquoi alors les produits utilisés sont-ils interdits en France car considérés comme dangereux ? » a tonné un agriculteur.

Source : Midi Libre | Auteur : Arnauld Pasquier

Valérie Pécresse – ministre de la Recherche

Ils l'ont dit 05/02/2008

« La loi demande à des experts scientifiques d'un côté, des experts socio- économiques de l'autre, (...) d'évaluer les bénéfices et les risques de ces nouvelles technologies : cela fait partie du principe de précaution, car c'est important de savoir quels vont être les risque de telle ou telle culture…Les recherches sur des plantes génétiquement modifiées hors milieu confiné, +en plein champs+, n'ont jamais cessé… Parler des OGM de manière globale n'a pas de sens. Chaque plante génétiquement modifiée est un cas particulier qui doit être pris de manière totalement particulière, comme chaque médicament est un cas particulier.. Il est essentiel d'avoir des experts indépendants qui vont ensuite aider les décideurs. »

Source : AFP | Auteur : Valérie Pécresse – ministre de la Recherche

François Dufour – ancien porte parole de la Confédération paysanne, qui a coécrit, le monde n'est pas une marchandise avec José Bové

Ils l'ont dit 05/02/2008

« Le projet de loi sur les OGM a besoin d’amendements. Il faut, par exemple, inscrire la liberté de consommer sans OGM. Un amendement veut créer le délit de fauchage, passible de deux ans de prison. Or les faucheurs se sont engagés dans la lutte parce qu’il y a un problème global de santé publique. »

Source : Métro | Auteur : François Dufour – ancien porte parole de la Confédération paysanne, qui a coécrit, le monde n'est pas une marchandise avec José Bové

900 000 euros pour réduire l'utilisation des pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/02/2008

L'objectif de réduire l'usage des pesticides de 50% est théorique puisque aucun organisme officiel ne dispose des chiffres actuels concernant ces usages, ni en tonnage, ni en chiffre d'affaires. L'UIPP reconnaît que ces chiffres existent mais sont la propriété des fabricants qui ne les communiquent pas.

Source : Est agricole et viticole

Les Echos

Sur les OGM 04/02/2008

L’Inra et ses partenaires modélisent la coexistence entre OGM et non-OGM

Source : Les Echos

Christian Vélot –Chercheur - Membre du conseil scientifique du Criigen ( Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique)

Ils l'ont dit 03/02/2008

« C’est tout le problème de la politique de recherche depuis 20 ans, qui met la recherche appliquée en amont de la recherche fondamentale. C’est catastrophique. Si on faisait de la recherche tous azimuts en utilisant les OGM comme un outil parmi d’autres, et qu’on trouve des applications socialement utiles, on serait dans une démarche scientifique saine. Aujourd’hui, on fait des OGM pour faire des OGM. Et pour que ça se vende, on nous invente une utilité sociale. »

Source : Libération | Auteur : Christian Vélot –Chercheur - Membre du conseil scientifique du Criigen ( Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique)

Les Français ne veulent plus des OGM

Sur les OGM 03/02/2008

Selon un sondage IFOP pou le ministère de l’Ecologie, 77% approuvent la décision du gouvernement de suspendre la commercialisation du Mon 810, seul maïs OGM cultivé en France. Alors que le projet de loi sur les OGM sera étudié au Sénat, un autre sondage CSA, réalisé pour Greenpeace montre que 72% des Français jugent « important » de pouvoir consommer des produits sans OGM. Ils sont même 71% à exiger qu’un produit « sans OGM » ne contienne absolument aucun élément génétiquement modifié (alors que l’étiquetage n’est aujourd’hui obligatoire que si le produit contient plus de 0,9% d’OGM).

Source : Aujourd'hui | Auteur : Frédéric Mouchon

OGM : Bruxelles devrait autoriser un colza Monsanto début mars

Sur les OGM 03/02/2008

La Commission devrait autoriser l’importation et la transformation dans l’UE du colza transgénique GT-73 tolérant à l’herbicide glyphosate, également appelé « Roundup » et lui aussi développé par le groupe américain. Après le maïs BT-11 de Syngenta puis le maïs NK-603 de Monsanto, ce serait le troisième OGM autorisé dans l’UE depuis la levée du moratoire sur les nouveaux OGM. Bien que la nouvelle Commission soit plus réservée sur les OGM que celle de Romano Prodi, « il semble que nous soyons tenus juridiquement d’adopter la proposition d’autorisation faite par la précédente Commission », déclaration de source communautaire.

Source : AFP

« L'eau est très bonne en Vendée »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/02/2008

« La Cour de justice européenne prononce son jugement sur des faits qui remontent à 2003 » s'étonne Eric Rambaud, président de Vendée Eau. « Et ça tombe aujourd'hui ! ». Depuis, « des efforts conséquents » ont été réalisés. Aussi le président n'est pas inquiet sur des éventuelles « répercussions financières pour la France : « La Cour a vu ce qu'on faisait depuis 2003 ». Il évoque le « délai complémentaire octroyé, afin de pouvoir respecter partout la qualité de l'eau ». Le prochain contrôle de la Commission européenne est prévu pour fin 2009. « Zéro nitrates n'est pas un objectif en soi, souligne-t-il, contrairement aux pesticides ». Néanmoins, « nous garantissons la qualité de l'eau en 2009 pour less4/5 du département ». Aujourd'hui, son message est clair : « L'eau est très bonne en Vendée ».

Source : Vendée Matin | Auteur : M.M.

Corinne Le page, chargée d’un rapport sur la transparence environnementale

Ils l'ont dit 01/02/2008

« Le principe de précaution subit une attaque en règle en ce moment. On nous dit que c’est anti recherche : cet argument est de très mauvaise foi alors que, justement, ce principe encourage plus de recherche. Quant à prétendre qu’il a un impact négatif sur la croissance, c’est faux : le principe n’est pas de ne plus rien faire mais de respecter certaines règles. »

Source : Libération | Auteur : Corinne Le page, chargée d’un rapport sur la transparence environnementale
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