Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Henri Joyeux – professeur de cancérologie spécialisé en nutrition à l’université de Montpellier
Ils l'ont dit 14/05/2007« Le jeûne est bénéfique dans la mesure où nous sommes suralimentés et que nous ingérons quantité de produits chimiques comme les pesticides. Combiné avec la marche, il pousse l’organisme à puiser dans ses réserves qui, théoriquement, lui permettent de tenir deux à trois mois. ».
Source : La Croix | Auteur : Henri Joyeux – professeur de cancérologie spécialisé en nutrition à l’université de MontpellierCertains produits prétendument écologiques ne le sont pas
Sur les OGM 14/05/2007Depuis le 22 avril et jusqu’au 5 juin, date de la Journée mondiale de l’environnement, les parfumeries Sephora font la promotion de PlantLove de l’américain Cargo, le premier « rouge à lèvres ami des plantes », dont le tube est biodégradable (il est fabriqué à partir d’un polymère issu du maïs sous la marque NatureWorks). Ce bâton de rouge est emballé dans un étui en carton contenant des semences de fleurs : il suffit d’humidifier la boite et de la planter pour voir éclore quelques belles des champs… « Tout cela est rendu possible, explique Ingeo NatureWorks dans un récent communiqué, grâce au polymère Nature Workds, matériau révolutionnaire issu de ressources végétales 100% renouvelables et non de ressources fossiles précieuses telles que le pétrole. » Rien n’est plus vrai. Ce qu’oublie de dire la société, une filiale du semencier américain Cargill, c’est que son produit révolutionnaire est le fruit de bactéries génétiquement modifiées à qui on fait gober des tonnes de maïs américain. Modifiées pour convertir le glucose du maïs en un bioplastique ou une biofibre, à la façon d’un vers à soie, ces bactéries transgéniques sont mises en production dans de grands fermenteurs, à un coût qui se veut compétitif par rapport aux sous-produits du pétrole que sont les plastiques. Le fil obtenu est vendu sous la marque Ingeo, et sert déjà à fabriquer nombre de vêtements dits écologiques. Autant dire que les OGM peuvent aider à la préservation de la planète, mais les Américains, échaudés par les interdictions sur les OGM en Europe, taisent leur procédé. Au risque d’infantiliser les consommateurs ?
Source : Le Monde | Auteur : Véronique LorelleA quand l’étiquette « nourri aux OGM » ?
Sur les OGM 13/05/2007Si le consommateur l’ignore le plus souvent, les OGM règnent dans les élevages. Grande vedette des menus, le soja est importé pour l’essentiel du Brésil qui s’est massivement converti à la variété transgénique. La Bretagne, une des principales régions agro-industrielles européennes, s’emploie depuis plus de deux ans à mettre en place une filière d’importation non transgénique. Une démarche coûteuse et compliquée que ses promoteurs exigent de pouvoir valoriser dans les rayons.
Source : 20 minutesLes abeilles sont de retour
Sur les abeilles 12/05/2007Claire Chazal : « Les abeilles sont de retour. Les apiculteurs français peuvent avoir le sourire, la récolte de miel s’annonce exceptionnelle. Il faut dire que depuis deux ans, deux insecticides toxiques, le Régent et le Gaucho, ont été retirés du marché. Corinne Lalo et Arnaud Ifergane, sont allés voir les éleveurs en Sologne. » … Eleveur Florent Vacher : « Là c’est plein de miel. Les ruches et la récolte, cette année, sont exceptionnelles, donc très belle récolte de printemps. On vient de vivre huit années de calvaire avec les insecticides où on perdait 30 à 40% de nos ruches tous les ans avec une récolte qui étai très très moyenne où on ne produisait plus que 15 ou 20 kilos, on revient à une apiculture comme ont connue mes parents et grands-parents. On peut espérer produire entre 40 et 60 kilos de miel par ruche et par an. » … Journaliste : « Pendant ces huit année de polémique qui se sont finalement soldées par le retrait des insecticides incriminés, cet apiculteur a bien failli mettre la clé sous la porte. Pour survivre, il lui a fallu se diversifier, contrôler toute la chaîne de production et surtout reconstituer son cheptel avec ses propres reines qui pondent jusqu’à 2 à 3000 œufs par jour. »
Source : TF1 – 20heures | Auteur : Claire ChazalDominique Belpomme - Cancérologue
Ils l'ont dit 11/05/2007« La surconsommation de pesticides compromet les rendements. Je le dis et ne me lasse pas de le répéter. Comment corriger le cap, en revenant à des pratiques agricoles alternatives, fondées sur la polyculture et la rotation. Le tout chimique n’est pas une fatalité ; il existe, aujourd’hui, des techniques éprouvées garantissant les mêmes résultats, les mêmes volumes de production sans qu’il soit nécessaire de lessiver nos sols avec cet arsenal de laboratoire… Je crois beaucoup à la prise de conscience de l’opinion. Face à ces lobbies industriels surpuissants, le troisième pouvoir, c’est le nôtre, celui de la société civile. ».
Source : La Nouvelle République | Auteur : Dominique Belpomme - CancérologueLes Deux-Sèvres rappelées à l’ordre par l’Europe
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/05/2007Depuis 1997, l’Europe a signalé à l’Etat que certaines régions de l’ouest, parmi lesquelles les Deux-Sèvres, étaient hors des clous en matière de respect des normes pour les nitrates et les pesticides dans l’eau potable. Dix ans après, faute d’amélioration, l’Europe a décidé d’élever un peu plus fortement la voix : « Les Deux-Sèvres font désormais l’objet, pour ce qui concerne la qualité de l’eau distribuée, d’une procédure de contentieux européen depuis le début de cette année », explique Daniel Barré, président de l’Association pour la protection, l’information et l’étude l’eau et de son environnement). Cette injonction de la Commission européenne pourrait aller jusqu’à des sanctions si ces taux continuent de dépasser les normes en vigueur. Pour Daniel Barré, certains captages, trop chargés en nitrates et en pesticides, la seule bonne solution serait la fermeture pure et simple. Il faut prendre le taureau par les cornes ! ». Mais les enjeux politiques et financiers ne rendent sans doute pas l’action de la Ddass facile.
Source : La Nouvelle RépubliqueChlordécone : l’Assaupamar porte plainte
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/05/2007Une plainte contre « les criminels qui ont empoisonné notre pays Martinique » au chlordécone et autres pesticides. L’Assaupamar (Association de sauvegarde du patrimoine martiniquais) s’est constituée partie civile et s’appuie sur les chefs d’accusation de crime d’empoisonnement et de complicité d’empoisonnement ainsi que de délit de mise en danger de la vie d’autrui et de complicité de ce délit prévus et réprimés respectivement par les dispositions des articles 222-15 et 223-1 du code pénal. A travers sa plainte, l’association vise plus particulièrement « les représentants de l’Etat qui connaissaient de manière précise les risques encourus par la population du fait de l’utilisation du chlordécone dans l’agriculture », et qui « ne pouvaient ignorer que les gros planteurs békés, à la fois utilisateurs et vendeurs de ces pesticides continuaient à les utiliser dans leurs plantations de bananes et les imposaient même au travers des coopératives qu’ils dirigeaient aux petits planteurs martiniquais... »
Source : France AntillesEnvoyé spécial dérape sur les OGM
Sur les OGM 09/05/2007A trois jours du premier tour des élections présidentielles, le magazine a diffusé un sujet sur les OGM initialement non programmé. Un sujet littéralement à charge contre les OGM qui n’a pas manqué de susciter de violentes critiques notamment sur le forum Internet de l’émission. Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS a dénoncé certaines absurdités du reportage qui parle de lait de vache génétique modifié, alors qu’un lait ne présente pas d’entité génétique. Les vaches malades dans l’exploitation d’un agriculteur allemand, soit disant suite à la consommation de maïs génétiquement modifié, avaient en fait consommé des mycotoxines et deux d’entre elles étaient infectées par l’agent du botulisme. L’essentiel du reportage serait bâti sur des témoignages émanant d’un éleveur débouté par la Cour de Justice allemande et d’un producteur canadien qui aurait utilisé illégalement du colza de Monsanto (condamné en 2004 par la cour suprême du Canada), dénonce pour sa part l’AGPM qui qualifie ce reportage de « consternant, outrancier e truffé d’interprétations grossières et erronées » dans sa lettre d’information.L’UIPP a adressé un courrier recommandé à Patrick de Carolis le 27 avril
Source : Les MarchésProfesseur Maurice Tubiana Médecin et physicien
Ils l'ont dit 07/05/2007« Le principal risque environnemental dû à l’homme et susceptible d’engendre des cancers, c’est le tabagisme passif… Quant aux dioxines, pesticides et champs électromagnétiques, nous manquons de données épidémiologiques et d’études précises. Bien sûr, nous savons que les dioxines sont cancérogènes à très fortes concentrations. Mais ce type d’exposition ne concerne encore une fois que certains professionnels. En ce qui concerne les fumées rejetées par les incinérateurs, nous manquons de données contradictoires. Pour les pesticides et les insecticides autorisés en Europe, nous n’identifions pas d’effets cancérogènes chez le consommateur… Ce qui n’exclut bien entendu pas d’autres effets néfaste pour la santé, comme des troubles pulmonaires ou cardiaques. ».
Source : Le Soir (Belgique) | Auteur : Professeur Maurice Tubiana Médecin et physicienPesticides : fin de séjour pour Belpomme
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/05/2007Le cancérologue a assuré vouloir « travailler en complémentarité de l’action de l’Etat » et a relayé « la volonté affichée de l’Etat d’assurer la santé de l’ensemble des citoyens de l’Ile » mais au détour d’une question, il a ajouté que « le Grephy (Groupe régional phytopharmaceutique) était une mascarade au niveau de l’information et que les véritables données sur le chlordécone, il fallait aller les chercher à l’étranger, les experts [français] ne faisant que recopier les publications internationales… « Chassez le naturel… Certes, les données du Grephy sont peut-être critiquables, peut-être insuffisantes, elles ont en tout cas le mérite d’exister et d’être (relativement) accessibles, notamment par le biais des associations de protection de l’environnement qui y sont invitées. De nombreux rapports scientifiques existent, portant non seulement sur la période précédant 2002… Mais aussi sur la période actuelle (on peut citer le dernier rapport commun de l’INRA et du CIRAD par exemple). Si beaucoup de questions de citoyens restent sans réponse, le professeur Belpomme aurait tout de même pu s’informer de ce qui est fait pour (cela nous aurait intéressés !) nous dire, ce qu’il y a encore à faire ! Sur tous les médias, il a avancé l’impérieuse nécessité de diligenter une étude de la biologie des sols, affirmant haut et fort qu’il n’en existait « aucune ! ». Sauf que… c’est en conférence de presse qu’il a appris que des équipes de l’INRA, du CIRAD, de l’IRD, notamment, travaillent sur la biologie de sols. Belpomme a même noté scrupuleusement les noms pour contacter les chercheurs... !
Source : France Antilles | Auteur : Cécile EverardEssais OGM à Bourgoin : première défaite pour les opposants
Sur les OGM 04/05/2007Pour l’instant, les OGM ont toujours le feu vert dans l’Isère. Le Conseil d’Etat a, cette semaine, rejeté un référé suspensif déposé par Bourgoin-Jallieu. La municipalité souhaitait faire interdire un essai en plein champ de culture de maïs OGM, mené à l’initiative de la société Monsanto. Arguant d’un caractère d’urgence, la ville souhaitait que ce référé suspende de fait le début de l’expérimentation. Le Conseil d’Etat n’a pas entendu ces arguments et a donc rejeté la demande. « Les juges administratifs prennent le risque d’annuler, dans quelques mois, une autorisation d’ensemencer alors que les maïs incriminés auront déjà été récoltés », déplore-t-on au cabinet du maire.
Source : Le Progrès | Auteur : J.PH.V.75 communes consommeront moins de pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/05/2007En région parisienne, la moitié des pesticides présents dans les eaux de rivière et les nappes souterraines proviennent de zones non agricoles. C’est une constatation faite par le groupe régional Phyt’eaux propres (groupe de lutte contre la pollution de l’eau par les produits phytopharmaceutiques de la région Ile-de-France), mis en place par le préfet de région en juin 1998. De plus, le traitement pour débarrasser les eaux des pesticides, nitrates et métaux lourds alourdit la facture des consommateurs de 20%. D’où l’idée du Sedif (Syndicat des eaux d’Ile de France) de lancer un programme baptisé Phyt’eaux cités, à l’intention des collectivités locales qui veulent réduire leur utilisation de pesticides. A ce jour, 75 communes Seine et marnaises des vallées de la Seine, de l’Orge et de l’Yvette y adhèrent.
Source : Le Parisien | Auteur : Gilles CordillotLe vert vire au gris
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/05/2007Souvent présentés comme la panacée pour lutter contre le réchauffement climatique, les carburants d’origine végétale n’offriraient pas qu des avantages. Selon une étude américaine publiée dans la très sérieuse revue Environmental Science & Technology, si effectivement leur combustion ne produit quasiment pas de carbone (coupable d’alimenter l’effet de serre),elle pourrait en revanche accroître les taux d’ozone dans l’atmosphère, menaçant tout autant la santé de l‘homme. L’auteur de cette étude, Mark Jacobson, spécialiste des sciences atmosphériques à l’université de Stanford, estime que si l’ensemble du parc automobile des Etats-Unis était converti à l’éthanol, le nombre de décès liés à la pollution augmenterait de 4% environ. De quoi conforter le camp des sceptiques sur les vertus des biocarburants. Pour Alain Juste, de l’Institut français des huiles végétales, »cette information doit être prise avec des pincettes, tant les intérêts en jeu sont énormes ». Mais elle présente selon lui le mérite de garder ouvert le débat. D’autant que la production d’éthanol, qui s’appuie sur une agriculture hyper intensive, pose d’autres problèmes environnementaux : destruction des forêts, utilisation de pesticides, forte consommation d’eau et épuisement des terres cultivables.
Source : La Vie | Auteur : Laurent GrzybowskiQui veut la peau du bio ?
Sur l'agriculture biologique 02/05/2007On trouvera bientôt dans les rayons bio du pain qui contient des OGM, du jambon fabriqué avec du cochon piqué aux antibiotiques ou du poulet goûteux comme de la volaille industrielle. La faute à l’Europe, qui veut revoir la réglementation du bio. « En France, où le bio répond à des critères ultra exigeants, le consommateur va perdre au change, prévient Juliette Leroux, chargée du dossier à la FNAB, qui regroupe la majorité des 11 000 paysans bio en France… Cerise sur le gâteau, alors qu’aujourd’hui un produit qui se réclame de l’agriculture biologique doit l’être à 100%, il lui suffira d’exhiber un seul ingrédient bio. Un yaourt au lait industriel, dans lequel flottent des morceaux de frais bio pourra se proclamer « AB ». Comme parade à ce règlement qui sera voté fin juin à Bruxelles, la FNAB va lancer sa marque. Pour que le bio français reste dans le haut du panier.
Source : Le Point | Auteur : C.L et O.RA Pau, des militants anti-OGM exigent un moratoire
Sur les OGM 02/05/2007Depuis le 2 mai au matin, ces militants occupent des locaux de la direction départementale de l’agriculture (DDA) à Pau. Ils réclament l’annonce d’un « moratoire immédiat » sur les cultures OGM en plein champ, mais aussi l’abrogation des décrets publiés le 20 mars par le gouvernement pour réglementer ces cultures. Au cours d’une assemblée générale organisée sur place, ces quelques dizaines de manifestants ont décidé de prolonger l’occupation de manière « illimitée ». « Nous demandons aux candidats à l’élection présidentielle de se prononcer clairement sur l’instauration immédiate d’un moratoire », a déclaré Bernard Causse, l’un des porte-parole du Collectif Alerte OGM, qui rassemble les militants du Grand Sud-Ouest. « L’Etat n’a pas à être complice des stratégies des multinationales agroalimentaires » a ajouté Jon Harlouchet, agriculteur bio au Pays basque, « Nous sommes en pleine période de semences, les décideurs doivent agir tout de suite ».
Source : Libération | Auteur : E.P avec AFP