Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
"Le PDG de Monsanto croit en l'avenir des OGM"
Sur les OGM 21/03/2004Hugh Grant, pdg de Monsanto, ne se fait guère d'illusions sur l'ouverture rapide de l'Europe aux OGM, mais il ne mise pas sur ce marché pour assurer le succès financier de son groupe. L'acceptation des OGM en Europe prendra du temps. Mais il y a des signes encourageants : processus réglementaire d'homologation des OGM, recommandation sur leur étiquetage et leur traçabilité, autorisation en Grande Bretagne d'un maïs génétiquement modifié de Bayer, vote de la France en faveur de l'importation du maïs NK 603.
Source : Les Échos | Auteur : Laurent FlalloVous n’échapperez plus au bio !
Sur l'agriculture biologique 20/03/2004Cet engouement pour les produits biologiques n’a pas échappé aux agriculteurs de l’Ile de France. Depuis huit ans, le nombre d’exploitants bio ne cesse d‘augmenter dans la région Il a plus que triplé entre 1995 et 2002, passant de 20 à 60 exploitations. Les supermarchés aussi ont décidé d’exploiter la filière. Depuis 1994, Monoprix a sa propre marque de produits bio et la chaîne de magasins biologiques Biocop multiplie les implantations de supérettes dans la région parisienne depuis 1995.
Source : Le Parisien Dimanche | Auteur : Marie-Anne GairaudL’interdiction du Gaucho en Conseil d’Etat
Sur les abeilles 18/03/2004Le Conseil d’Etat s’est vu recommander d’annuler une décision du ministre de l’agriculture qui avait, en janvier 2003, reconduit l’autorisation d’emploi du Gaucho pour traiter le maïs. Le commissaire du gouvernement (qui ne traduit pas la position du gouvernement), François Séners souhaite qu’un mois soit donné au ministre pour reconsidérer sa position. Le Conseil d’Etat avait été saisi par trois syndicats apicoles, soulignant que l’arrêté porte « sur des vices de procédure ». Le ministre affirme qu’il « prendra les décisions qui s’imposeront » et rappelle qu’une procédure de réévaluation de l’insecticide est en cours.
Source : Le MondeDietrich Averbeck, Directeur de recherche au laboratoire de génotoxicologie et cycle cellulaire (Institut Curie / CNRS).
Ils l'ont dit 18/03/2004« Beaucoup de choses me choquent en France. D’abord, les chercheurs ne sont pas respectés comme en Allemagne. Tout le monde se méfie des scientifiques ou des experts (il suffit de penser aux OGM ou aux pesticides). Mais dans le même temps, le public attend des miracles de la recherche. C’est un malentendu. La recherche, c’est beaucoup de travail. Les chercheurs doivent être tout à fait humbles. »
Source : Le Figaro | Auteur : Dietrich Averbeck, Directeur de recherche au laboratoire de génotoxicologie et cycle cellulaire (Institut Curie / CNRS).Essais de culture de blé transgénique
Sur les OGM 18/03/2004Suisse. L’Ecole polytechnique de Zurich a entrepris un essai de blé transgénique. Les milieux écologistes ont protesté et réaffirmé les dangers de cette expérience qui doit durer quatre mois. Ce blé OGM est censé résister à la carie, la maladie du blé.
Source : MétroPesticides : l’INRA appelle à définir des zones à risque
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/03/2004Délimiter des zones sensibles aux pesticides comme il en existe pour les nitrates ? L’idée est avancée dans un ouvrage collectif que vient de publier l’INRA sur les risques environnementaux liés aux produits phytopharmaceutiques. Globalement, l’ouvrage revient sur les limites et les lacunes des procédures d’homologation des pesticides et des méthodes actuelles d’estimation de l’exposition. Enrique Barriuso, directeur de recherche, attire l’attention sur l’absence de connaissances entourant les processus de dégradation des pesticides, et la combinaison des molécules entre elles. Il regrette que les études sur les phytopharmaceutiques se soient surtout focalisées sur les risques à cour terme, et fassent souvent l’impasse sur les risques chroniques, à long terme. Le directeur de recherche conclut que « les démarches actuellement utilisées dans le cadre de l’homologation dénotent un décalage entre les connaissances des chercheurs et ce qui est réellement utilisé pour l’évaluation des risques ».
Source : Libération ChampagneBayer « attend avec sérénité » la décision du Conseil d’Etat
Sur les abeilles 17/03/2004Pour Bayer, le Commissaire du gouvernement « a conclu à l’absence manifeste d’appréciation prise par le ministre de l’Agriculture ». La société souligne « qu’à ce jour aucune étude scientifique n’a établi de lien entre l’utilisation du Gaucho sur maïs et le phénomène de dépopulation des ruchers observés en France ».
Source : AFPLe risque toxico- alimentaire reste marginal
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 16/03/2004Le rapport de l’Académie de médecine relativise les risques liés aux polluants chimiques contenus dans les aliments et défend donc une position assez iconoclaste « Une alimentation ou une eau pure n’existent pas. Une tasse de café contient autant de cancérigènes chimiques qu’une année de consommation de résidus ». Les médecins et pharmaciens qui ont rédigé le rapport estiment que la stratégie actuelle qui consiste à abaisser les seuils en fonction des capacités d’analyse des appareils de mesure débouchent sur une illusion coûteuse et une fausse sécurité. « Une norme analytique n’a pas de sens toxicologique et, lorsqu’elle est dépassée, cela n’implique pas un danger pour l’homme ou l’environnement. » Le rapport estime clairement que les « résidus de pesticides dans l’alimentation ne peuvent être mis en cause en terme de toxicité aiguë ou chronique ».
Source : Les Echos | Auteur : Alain PerezAndré Rico – membre de l’Académie d’agriculture de France et membre correspondant de l’Académie nationale de médecine
Ils l'ont dit 16/03/2004« Les résidus de pesticides dans l ‘alimentation ne sont pas dangereux pour la population en général, mais la nocivité de ces produits se discute pour l’environnement et pour les personnes qui les manipulent. Aujourd’hui encore, les pesticides sont utiles. Car, nous sommes dans une situation d’abondance relative : même en France, les fruits et légumes restent des denrées chères. ».
Source : Concours Médical | Auteur : André Rico – membre de l’Académie d’agriculture de France et membre correspondant de l’Académie nationale de médecineDominique Jamet
Ils l'ont dit 14/03/2004« Où qu’il dirige son regard de sourd, il trouve de quoi exciter sa colère… et d’entonner le grand air du bon vieux temps, quand les pêches avaient du goût, que les morues abondaient dans l’océan et sur les tables, que les poules avaient des dents, et que nos heureux ancêtres, qui avaient le choix entre la famine et le botulisme, ne se demandaient pas si le beefsteak avait perdu de sa saveur puisqu’ils n’en mangeaient pas, ni si l’Inra ou le ministère de la Santé faisaient bien leur travail puisque ces organismes n’existaient pas, et mouraient dans leur lit, jeunes, édentés et heureux, avant d’avoir atteint 40 ans. »
Source : Réaction à propos de la sortie du livre « Consommateurs, révoltons-nous » de Jean Pierre Coffe | Auteur : Dominique JametHervé Gaymard, ministre de l’agriculture
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/03/2004« L’agriculture doit mieux répondre aux nouvelles attentes de la société »« Le débat actuel sur les pesticides illustre bien les difficultés d’une réflexion sereine sur les questions de la préservation de l’environnement, de la santé et de la sécurité de notre alimentation. Si chacun reconnaît que la peur est mauvaise conseillère, force est de constater que certains n’hésitent pas à en faire un commerce facile. Or, nous devons, en ce domaine, nous garder de deux écueils : d’une part, oublier les besoins réels en matière de santé des végétaux et leur importance pour la sécurité de notre propre alimentation ; d’autre part, réduire l’apport des progrès scientifiques aux risques de la lutte chimique. Tout l’enjeu de notre action est de retrouver un équilibre entre les pratiques agronomiques, la recherche de la lutte prophylactique, la recherche variétale et le recours alternatif ou complémentaire aux produits phytopharmaceutiques. »
Source : Le Nouvel Economiste | Auteur : Hervé Gaymard, ministre de l’agricultureJacques Secondi
Sur l'agriculture raisonnée 11/03/2004Les solutions alternatives d’agriculture raisonnée ou biologique peinent à se développer« A terme, 60% des agriculteurs pourraient pratiquer l’agriculture raisonnée avec l’espoir de pouvoir réduire de moitié l’utilisation des phytopharmaceutiques » affirme Jacques Dedieu, conseiller pour l’agriculture durable, l’eau et la forêt de Roselyne Bachelot. « Pour autant, l’agriculteur ne peut se passer de pesticides pendant la phase d’implantation des semences pour pouvoir affronter la concurrence des plantes présentes dans le sol ».
Source : Le Nouvel Economiste | Auteur : Jacques SecondiOrganismes génétiquement masqués
Sur les OGM 11/03/2004Les britanniques croient manger bio et ingurgitent sans le savoir des aliments génétiquement modifiés. Telle est la conclusion d’une étude publiée par le British Food Journal. Les chercheurs de l’université galloise de Giamorgan affirment que sur 25 produits vendus à travers le royaume sous le label « organique » ou « sans OGM », testés, dix contiennent du soja transgénique. Selon, Denis Murphy, directeur de l’unité de biotechnologie à Glamorgan, cette omniprésence tient au fait que l’Europe importe presque tout son soja d’Amériques du Nord et du Sud, très largement gagnées aux semences transgéniques.
Source : LibérationAlimentation et polluants chimiques : des risques relativisés par des experts
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/03/2004Lors d’une journée scientifique des académies de Médecine, pharmacie, agriculture, chirurgie dentaire, vétérinaire, consacrée aux risques alimentaire d’origine chimique, le Professeur Tubiana a précisé « Les études épidémiologiques montrent le rôle protecteur des fruits et légumes contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, invitant à « hiérarchiser les risques » plutôt que « d’encourager la peur d’une contamination par des polluants chimiques. Les risques alimentaires biologiques (salmonelloses et autres toxi-infections alimentaires, listériose, hépatite A, maladies à prion) sont généralement plus graves (plusieurs décès par an) que ceux attribués à des contaminations d’origine chimique, selon les experts. Si les pesticides peuvent présenter des dangers pour les professionnels qui les manipulent, il ne faut pas pour autant en conclure à l’existence d’effets toxiques après ingestion de « résidus » de pesticides présents dans les denrées alimentaires, selon le professeur Rico.
Source : AFPLa France a-t-elle les moyens de respecter ses obligations européennes ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/03/2004La dernière directive européenne sur l’eau réclame à tous les Etats membres de parvenir en 2015 à « un bon état écologique des eaux. Yann Laurans, économiste à l’Agence de l’eau Seine- Normandie espère qu’une majorité des rivières du bassin atteindra en 2015 une qualité physico-chimique satisfaisante. « Mais la directive réclame aussi une bonne qualité biologique, ce qui suppose d’agir sur les micropolluants, les pesticides, les nitrates, la qualité des zones humides, la protection des eaux souterraines… » ; Or, pour s’attaquer aux problèmes des pollutions diffuses, l’agence estime qu’il faudrait relever les niveaux d’investissements d’au moins 30%.
Source : Les Echos