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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

La pollution peut détruire la santé

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/02/2004

Un rapport remis au premier ministre tire la sonnette d’alarme. La France n’a pas pris la mesure des dangers de la pollution sur la santé. Or, de nombreuses maladies, comme la légionellose, l’asthme, la stérilité masculine et même certains cancers puisent leur racine dans la détérioration de l’environnement… L’amélioration de la qualité des eaux, contaminées par les nitrates et les pesticides, fait l’objet d’un chapitre particulier de même que la réduction du bruit. Enfin, les experts réclament des études plus poussées sur les effets des contaminants environnementaux sur les fonctions de reproduction et l’incidence des substances chimiques sur les affections neurologiques.

Source : Le Figaro | Auteur : Muriel Frat

Docteur Dépernet – directeur du service santé de la Mutualité Sociale Agricole de la Marne

Ils l'ont dit 12/02/2004

« Les agriculteurs et les viticulteurs sont plus exposés à certaines leucémies et à la maladie de Parkinson que le reste de la population… Les produits phytopharmaceutiques qui arrivent sur le marché me paraissent mieux surveillés qu’auparavant. Mas les tests in vitro ne sont jamais sûrs à 100%. Un médicament peut être homologué et se révéler dangereux une fois utilisé à grande échelle ».

Source : L’Union | Auteur : Docteur Dépernet – directeur du service santé de la Mutualité Sociale Agricole de la Marne

Air, eau, pesticides : La France sous-estime les impacts sur la santé

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/02/2004

Le rapport sur la santé et l’environnement vient d’être remis au premier ministre. L’impact sur la santé des pollutions de l’air, de l’eau et des produits chimiques est trop peu étudié en France et sous-estimé par les professionnels de la santé. Un comité de 22 experts a établi, à la demande du gouvernement, le diagnostic le plus complet à ce jour des enjeux de santé environnementale. Le gouvernement doit annoncer un plan « santé environnement » début juin.

Source : AFP | Auteur : Marie-Pierre Ferey

« Il faut retirer ces produits du marché. Immédiatement »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/02/2004

Extrait de l’interview de Dominique Belpomme, cancérologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou et l’un des spécialistes chargés de la mise en œuvre du plan Cancer voulu par Jacques Chirac… « Il n’y a pas de questions à se poser. Il faut retirer ces produits du marché. Immédiatement. Le Régent a été classé « probablement cancérogène » par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). C’est l’un des pesticides qui contamine le plus l’eau, et sa molécule n’est pas sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les oiseaux, les poissons et les mammifères. E, parmi les mammifères, il y a l’homme. La molécule stockée dans les tissus graisseux, se métabolise et est relâchée dans le lait lors de l’allaitement des enfants. Mais ce qui est inadmissible, c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et les mensonges des industriels concernés. Cette politique du laisser-faire risque de conduire à une affaire analogue à celle du sang contaminé… »

Source : Le Point | Auteur : François Malye

Gaucho, Régent, scandale d’Etat

Sur les abeilles 11/02/2004

Il est assez rare qu’un président de conseil général se constitue partie civile contre des multinationales et un ministère. Encore plus qu’il dénonce, pièces pénales à l’appui, les « amours monstrueuses de l’agrochimie et de l’administration d’Etat ». Dans son livre, « Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés », Philippe de Villiers, éreinte les acteurs de ce qu’il nomme « un scandale d’Etat ». Ce scandale, ce sont les ravages causés par une nouvelle génération d’insecticides qui, depuis huit ans, ont tué en France les abeilles par milliards et menacent peut-être également la santé humaine. Le livre de Philippe de Villiers raconte l’incroyable saga du Gaucho et du Régent, deux neurotoxiques qui ont dévasté son département, la Vendée, comme tant d’autres. Et comment, à la suite d’une plainte, les apiculteurs ont mis au jour les multiples défaillances du ministère de l’Agriculture et sa grande complaisance envers les puissants groupes de l’agrochimie.

Source : Le Point | Auteur : François Malye

Professeur Belpomme - Cancérologue

Ils l'ont dit 11/02/2004

« Lutter contre le tabac, c’est nécessaire mais il faut d’urgence interdire les pesticides cancérigènes, réduire les engrais chimiques dans l’agriculture comme l’ont fait les Danois. A titre individuel, pour limiter les risques des produits chimiques, il faut manger bio, c’est une certitude, on évite une grande partie des nitrates et des pesticides même si, à cause de l’eau d’arrosage, les fruits et légumes ne sont pas sans à 100%. Il faut boire de l’eau en bouteille et pas au robinet parce qu’elle est largement polluée. Et dès que l’on peut, aller à la campagne et vivre au plus près de la nature pour que les enfants respirent un air plus sain. Un petit Européen sur 7 est asthmatique, il serait temps de s’insurger contre les particules des gaz automobiles. Des études américaines affirment que 5 à 10% des cancers du poumon sont dus à la pollution de l’air ! »

Source : Aujourd’hui | Auteur : Professeur Belpomme - Cancérologue

"OGM : la Société Asgrow France se pourvoit en cassation"

Sur les OGM 11/02/2004

Suite au renvoi devant le Tribunal de Carcassonne de son ancien et de son actuel Président directeur général, la société Asgrow France a interjeté une demande de pourvoi en cour de cassation. Asgrow France tien à préciser également que le soja génétiquement modifié pour être tolérant au glyphosate est autorisé à la consommation humaine et animale depuis 1996, notamment en France. Asgrow France ne commercialise pas de variétés de soja génétiquement modifié en France et signale que ces éventuelles traces (0,003% selon l'enquête) constituent une impureté admise dans les semences de soja par la réglementation en vigueur. Asgrow France souligne qu'elle a mis en place dès 1999 les moyens nécessaires pour limiter au maximum la présence fortuite d'OGM dans les semences conventionnelles en France. Mais ces dispositions exigeantes ne peuvent cependant permettre de garantir l'absence de toute trace d'OGM dans les semences de variétés conventionnelles.

Source : L’indépendant

Objectif : l’éradication de « Diabrotica », la ravageuse du maïs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/02/2004

Les espèces invasives n’ont pas attendu la mondialisation des échanges pour se développer et ont souvent accompagné l’homme dans ses entreprises de colonisation. C’est la raison pour laquelle des politiques de quarantaine vis-à-vis d’espèces indésirables ont été mises en place. L’arrivée en Europe, à la fin des années 1980, de Diabrotica, chrysomèle du maïs originaire d’Amérique, met à l’épreuve ces dispositifs. En France, où l’insecte est apparu en 2002 en Ile-de-France, puis en Alsace en 2003, les autorités espèrent éradiquer les foyers d’infestation. Mais sa progression dans les pays voisins laisse craindre de nouvelles apparitions. Un autre parasite, Bemisia tabaci, petite mouche tropicale, apparue en Europe il y a une décennie, menace la tomate cultivée sous serre.

Source : Le Monde | Auteur : Hervé Morin

Un numéro vert pour les victimes des pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/02/2004

En appelant le 0800887 887, les utilisateurs de pesticides pourront signaler les effets indésirables. Ce numéro mis en place à partir d’aujourd’hui par la MSA est « anonyme, gratuit et confidentiel » et vise à recueillir des éléments permettant de mieux connaître les risques liés à ces produits. L’opération a été lancée après une enquête interne qui a révélé que 20% des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques ont signalé des effets indésirables. Un constat qualifié de « préoccupant par la MSA, qui se vante d’avoir ainsi pu jouer un rôle dans l’interdiction de l’arsenic sur les vignes et d’avoir recommandé l’interdiction du Paraquat pour les pulvérisateurs à dos.

Source : Ouest France

Jacques Royer, président de l’association du développement de l’apiculture en Bourgogne

Ils l'ont dit 10/02/2004

« Le monde apicole s’interroge, de nouveaux produits vont effectivement apparaître, mais ils sont de la même famille que ceux qui existent actuellement. Nous n’arriverons à rien avec les fabricants, alors essayons d’orienter l’information vers le monde agricole et la société civile, pour leur faire comprendre qu’ils doivent peut-être essayer de modifier leur méthode de travail ».

Source : L’Yonne Républicaine | Auteur : Jacques Royer, président de l’association du développement de l’apiculture en Bourgogne

OGM : Berlin veut faire payer les agriculteurs en cas de conséquences imprévues

Sur les OGM 10/02/2004

La première version du projet de loi, qui pourrait être adopté après l’été, prévoit que les agriculteurs qui cultivent des OGM soient tenus responsables, notamment si des champs utilisés de manière conventionnelle sont « contaminés » par des OGM. Ce texte prévoit aussi que ces agriculteurs inscrivent dans un registre public dans quel emplacement ils cultivent des OGM. Ils seront aussi tenus de protéger les champs traditionnels avoisinants par toute une série de mesures.

Source : AFP

Quand les OGM s’invitent par surprise au rayon bio

Sur les OGM 10/02/2004

Dans une étude qui sortira en avril dans le British Food Journal, deux spécialistes en biotechnologie ont testé 25 produits alimentaires en Grande Bretagne. Dix d'entre eux contenaient du soja transgénique alors qu'ils étaient issus de l'agriculture biologique ou explicitement étiquetés "sans OGM".

Source : Le Monde | Auteur : Stéphane Foucart

Fipronil : vers une suspension ou une restriction d’usage

Sur les abeilles 09/02/2004

Coup de théâtre dans le dossier du fipronil. Jusqu’ici favorable au maintien sur le marché de cet insecticide utilisé notamment sur les cultures de tournesol, le ministère de l’Agriculture a opéré un virage à 180 degrés. Il a engagé une « procédure de mise en demeure » du fabricant BASF et des semenciers qui utilisent le produit pour enrober les graines, « afin d’examiner… les modalités de retrait, de suspension ou de restriction d’usage des spécialités à usage agricole du fipronil ». Se déclarant « surpris » BASF France a déclaré ne pas avoir connaissance du contenu de la décision. Le groupe allemand qui avant acheté le fipronil à Bayer, qui le tenait lui-même de Rhône Poulenc, aura une dizaine de jours, à compter de la notification officielle de la décision, pour répondre au ministère dans le cadre d’une procédure contradictoire.

Source : Les Echos

Fipronil : L’UNAF affiche sa préoccupation face aux produits de substitition

Sur les abeilles 09/02/2004

« Les apiculteurs savent que d’autres molécules systémiques neurotoxiques, plus puissantes encore que le Fipronil ou l’imidaclopride sont déjà présentées par les firmes dans une surenchère sans fin », déplore l’UNAF dans un communiqué. Les apiculteurs « exigent la fin de la complaisance des pouvoirs publics à l’égard des fabricants et la plus totale transparence lors de l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits ».

Source : AFP

La Suède ne veut pas du Paraquat

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/02/2004

La Suède va poursuivre la Commission de Bruxelles devant la Cour de justice européenne pour obtenir l’annulation de la décision qui approuve l’usage du Paraquat dans l’UE. Cet herbicide est réputé dangereux pour les personnes qui l’utilisent. La Suède a interdit son usage en 1983.

Source : Libération
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