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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Eau

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/01/2003

En débouchant une bouteille d'eau minérale, vous pensiez échapper aux pesticides et aux nitrates de l'eau du robinet ? Eh bien méfiez-vous quand même… Les eaux en bouteille contiennent des substances naturelles qui "peuvent présenter, à long terme, pour la santé, des teneurs élevées", dixit David Byrne, commissaire européen chargé de la santé et de la protection des consommateurs. La Commission vient d'ailleurs de suivre les recommandations de l'OMS en fixant des valeurs limites pour seize substances telles que l'arsenic, le baryum, le fluor, le bore ou le manganèse. Parfait. Sauf que le délai accordé aux producteurs d'eau minérale pour se mettre en conformité est ahurissant : le consommateur devra attendre jusqu'au 1er janvier 2006 avant de pouvoir avaler son verre d'eau les yeux fermés. Pire, ce n'est qu'en 2008 que la teneur en fluor et nickel (pour lesquels aucun système de filtration n'a été évalué par la Commission) sera réglementée. C'est ce qui s'appelle laisser couler l'eau sous les ponts…

Source : Le Canard enchaîné

Mission d'information parlementaire sur les pollutions agricoles

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/01/2003

Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, a lancé une mission d'information sur les "activités agricoles et la protection de l'environnement". Composée de 14 députés, cette mission est chargée d'étudier "les moyens qui permettront de mieux concilier les activités agricoles et la protection de l'environnement". Ils devront notamment "évaluer les conséquences des méthodes de productions agricoles sur la qualité de l'eau et de l'air pour fin juin." Des représentants des différentes filière agricoles, de l'industrie chimique et des associations de défense de l'environnement seront auditionnées pour étudier plus précisément la toxicologie des produits phytopharmaceutiques".

Source : AFP

Groupe coopératif In Vivo. Un premier bilan flatteur

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/01/2003

Le groupe coopératif In Vivo, issu de la fusion, en décembre 2001 des unions de coopératives SIGMA et UNCAA, présente à son assemblée générale le bilan d'un premier exercice satisfaisant malgré un contexte économique agricole difficile. Le président Michel Fosseprez rappelle qu'il faut se méfier des niches du type label et autres signes qualitatifs qui ont leurs limites commerciales, saisissant l'occasion de citer les filières "non OGM" qui s'avérerent de plus en plus difficiles à gérer avec le surcoût qu'elles induisent et le développement mondial des productions OGM.

Source : le Télégramme | Auteur : Pierre Langault

Toujours interdit pour le tournesol, l'usage de l'insecticide Gaucho reste autorisé pour le maïs

Sur les abeilles 21/01/2003

Le gouvernement coupe la poire en deux dans le dossier du Gaucho, cet insecticide accusé par les apiculteurs de décimer les colonies d'abeilles. Le produit commercialisé par le groupe Bayer reste autorisé sur le maïs sauf dans certaines "zones d'observation" mais interdit pendant trois ans supplémentaires pour le tournesol. "Nous regrettons la décision du ministre de prolonger le suspension, explique-t-on chez Bayer. Depuis quatre ans, aucune amélioration de la situation apicole n'a pu être constatée". Plusieurs mesures accompagnent les décisions du gouvernement : un réseau sanitaire de surveillance des troubles des abeilles sera mis en place dans tous les départements français. Des conditions très strictes seront imposées dans les importations et les échanges des reines et des essaims afin de prévenir l'introduction de parasites et de virus. Un institut technique de l'apiculture, chargé notamment d'élaborer et de diffuser un "guide des bonnes pratiques", verra le jour.

Source : Le Figaro | Auteur : Muriel Frat

Gaucho : les apiculteurs intentent un nouveau recours en Conseil d'Etat

Sur les abeilles 21/01/2003

Ils ont également décidé d'effectuer des prélèvements d'eau dans les nappes phréatiques de zones de grandes cultures en présence d'huissiers de justice. Ils accusent le Gaucho et le Régent, non seulement de tuer leurs abeilles, mais aussi de polluer les nappes phréatiques. Ces prélèvements seront analysés dans des laboratoires indépendants aux Etats-Unis et les résultats seront publiés sur Internet.

Source : AFP

Jean Ulysse, vice-président de l'Association des professeurs de biologie et de géologie.

Ils l'ont dit 21/01/2003

"Prendre des précautions ne veut pas dire arrêter la recherche. Aujourd'hui, grâce aux biotechnologies, on soigne déjà 80 millions de personnes diabétiques avec l'insuline ! On évite aussi le nanisme grâce à l'hormone de croissance. Ces OGM développés en laboratoire sont parfaitement contrôlés et sans danger. Mais il faut bien faire aussi des essais grandeur nature. Or, pour les plantes se pose le problème du transport de pollen dans l'air et donc du possible transfert de gènes entre espèces. Il faut donc prendre les précautions nécessaires, mais nous avons besoin de poursuivre les recherches pour avoir des certitudes et faciliter l'accès aux connaissances."

Source : "Nous avons besoin de la recherche" | Auteur : Jean Ulysse, vice-président de l'Association des professeurs de biologie et de géologie.

Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM)

Ils l'ont dit 21/01/2003

"Une interdiction brutale aurait eu des conséquences dramatiques pour la filière, sans régler le problème pour les apiculteurs. Pourquoi l'agrément du Gaucho n'est-il pas contesté ailleurs ? Nous ne comprendrions pas que la réglementation ne soit pas la même dans les pays voisins. De plus, une bonne partie des semences de maïs que nous devons utiliser est déjà enrobée. Par quoi l'aurions-nous remplacée ? Par ailleurs, la totalité des semences de base qui sert à la multiplication des semences de maïs est traitée au Gaucho".

Source : Sud Ouest | Auteur : Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM)

Insecticide Gaucho : la justice enquête sur d'éventuelles tromperies

Sur les abeilles 20/01/2003

Les apiculteurs n'ont pas cantonné leur combat contre le Gaucho au domaine syndical : à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile, la justice enquête également sur Bayer, son producteur, pour savoir si le groupe s'est rendu coupable de tromperie pour imposer son produit. Une deuxième plainte, visant un insecticide concurrent dont le principe actif, le fipronil, est jugé nocif par les apiculteurs, le Régent, aujourd'hui propriété de BASF, devrait être déposée dans les jours qui viennent.

Source : AFP | Auteur : Michaëla Cancela Kieffer

L'Inra se tourne vers les vignes transgéniques "avec modération"

Sur les OGM 20/01/2003

L'Inra a mis au point depuis plusieurs années deux variétés de vignes OGM résistantes à un nématode (un ver) qui cause de gros dégâts dans le vignoble français. Les essais en champ étaient arrêtés depuis trois ans, ils devraient reprendre bientôt à Colmar. Cette décision a été prise après consultation d'un petit groupe de travail composé de chercheurs, de professionnels et de citoyens. C'est la première fois qu'un organisme de recherche français se lance dans ce type de démarche. Les essais seront suivis par un comité local et les résultats seront rendus publics. La transgénèse ne sera pas appliquée à l'amélioration de la vigne mais seulement à la résistance aux maladies.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Reprise des essais dans les vignes la Confédération paysanne "s'insurge" contre l'Inra

Sur les OGM 20/01/2003

"L'Inra a organisé un simulacre de débat, invitant un échantillon de 14 personnes triées sur le volet, dans une enceinte close qui n'a rien à voir avec un lieu de neutralité. L'Inra renforce ainsi le camp de ceux qui préconisent, pour une partie du vignoble, le développement de pratiques productivistes de culture de la vigne et l'élaboration industrielle des vins".

Source : AFP

De la recherche à l'industrie

Sur les OGM 20/01/2003

Première entreprise en France à s'être spécialisée dans la détection d'OGM, une société clermontoise, Génolife, élargit sa gamme de prestations dans les biotechnologies avec le souci constant d'industrialiser ses savoir-faire scientifiques. Aller de l'avant tout en consolidant les acquis, c'est ainsi que progresse Génolife qui, partant du principe que les OGM ont le vent en poupe a ouvert une filiale au Brésil. Pour prendre pied sur un continent où tôt ou tard, les sensibilités concernant les OGM deviendront fortes ainsi que pour répondre à une demande rapide sur place. Les transferts de technologies du monde de la recherche vers celui de l'industrie se développent. Il est plus rare que des chercheurs deviennent industriels dans leur spécialité… Et surtout réussissent.

Source : La Montagne | Auteur : Pierre Lagier

Pesticides : néfastes pour la terre et l'eau

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 19/01/2003

Si le lien entre l'utilisation de pesticides et la qualité des sols n'est pas clairement établi, les données sur les conséquences pour la qualité des eaux ne manquent pas. L'agence de l'eau Rhône Corse Méditerranée dispose de données assez précises. Un réseau de surveillance des eaux superficielles a été mis en place. Le résultat ? "Les stations les plus touchées son situées dans les régions viticoles et celles de grande culture.". Dans le Languedoc Roussillon, la station du Vistre à St Laurent -d'Aigouze est ainsi la troisième plus polluée par les herbicides, fongicides et autres insecticides derrière celles de Castelnaudary et Saint Martin Lalande dans l'Aude.

Source : Midi Libre

En Nouvelle-Zélande, la viticulture écologique rapporte

Sur l'agriculture raisonnée 19/01/2003

Les viticulteurs néo-zélandais sont encouragés à produire écologique chez eux, ce qui leur permet d'obtenir une étiquette qui se vend bien à l'étranger. Un programme pilote pour l'introduction d'une viticulture respectueuse de l'environnement a été mis en place par le groupement des producteurs de vins néo-zélandais. Ce projet tourne autour d'une feuille d'objectifs destinée à évaluer toutes les performances des producteurs de raisin et ceux de vin selon des critères touchant aussi bien au traitement des vignobles que l'évacuation des eaux usées, les carburants utilisés, les pesticides et les produits chimiques ainsi que la politique sociale. Environ 60% des producteurs de raisin de Nouvelle-Zélande appliquent actuellement des méthodes écologiques. La majorité des viticulteurs aura rallié le projet d'ici 2005. Les vins blancs vifs et plein de bouquet de Nouvelle-Zélande, en particulier les sauvignon, chardonnay et reisling ont conquis des prix internationaux ces dernières années.

Source : AFP | Auteur : Jennifer Little

"L'environnementaliste sceptique" désavoué

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/01/2003

Avec son livre The Skeptical Environmentalist, le statisticien danois Björn lomborg, ancien militant de Greenpeace avait jeté un pavé dans la mare. Certains scientifiques ont démoli ses thèses, notamment dans la revue Scientific American, jugeant qu'il n'avait retenu que les résultats scientifiques confortant ses vues, faisant sienne cette analyse. Le comité danois sur la malhonnêteté intellectuelle, une émanation du gouvernement, saisi de quatre plaintes déposées par des scientifiques, a conclu le 9 janvier que cet ouvrage était "clairement contraire aux standards des bonnes pratiques scientifiques". Björn Lomborg estime que la procédure suivie par le comité est "extrêmement biaisée".

Source : Le Monde

Geneviève Barbier, médecin, membre du comité de rédaction de la revue "Pratiques, les cahiers de la médecine utopique" et du syndicat de la médecine générale.

Ils l'ont dit 17/01/2003

"Autant que le tabac, l'alcool ou l'alimentation, c'est l'environnement toxique de nos sociétés dites "développées" qui est à l'origine du cancer. Si de nombreuses études épidémiologiques établissent une relation entre l'augmentation des cas et une exposition à des facteurs cancérigènes liés à l'environnement, elles peinent à prouver le lien de cause à effet. Cette situation va durer : la charge de la preuve est difficile à établir, et juridiquement ,elle n'incombe pas aux pollueurs mais aux victimes. Si l'on ajoute que les chercheurs ayant mis en évidence des risques qui embarrassent l'industrie chimique, agroalimentaire ou nucléaire sont l'objet de tracasseries incessantes, on se demande si l'exigence de la preuve n'est pas parfois de l'immobilisme en paralysant "faute d'arguments scientifiques", tout processus décisionnel. Est-ce gênant ? Après tout, le temps de compter les morts attribuables, la recherche aura progressé et les affaires aussi…"

Source : Notre société est cancérigène | Auteur : Geneviève Barbier, médecin, membre du comité de rédaction de la revue "Pratiques, les cahiers de la médecine utopique" et du syndicat de la médecine générale.
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