Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • 10 : "Faire le ménage dans son environnement". Pesticides et solvants sont des perturbateurs endocriniens. C'est-à-dire qu'ils imitent et prennent la place des hormones en les empêchant de jouer leur rôle. Les hormones utilisées dans l'élevage contribuent à diminuer la qualité fécondante du sperme. Les phtalates, molécules présentes dans les cosmétiques, les emballages alimentaires ou le plastiques nuisent aussi à la fertilité du couple. Enceinte, mieux vaut utiliser les cosmétiques bio, éviter les teintures capillaires et le vernis à ongle et se tenir à bonne distance des détergents et des peintures.

    13 : "Privilégier la filière bio". Les fruits et les légumes bio contiennent moins de résidus de pesticides mais n'en sont pas exempts car le vent transporte les polluants qui sont aussi présents dans les nappes phréatiques. Mais limiter le taux de polluants dans son alimentation est une précaution utile pour préserver sa fertilité.

    Source : Neuf Mois Auteur : Marie Lanen et Mireille Legait

  • Marie Monique Robin

    Publié le 1 mai 2011 - Ils l'ont dit

    «Quand vous allez chez le médecin parce que vous êtes malade, il vous prescrit tel médicament et vous dit de faire attention si vous prenez tel autre parce qu’il sait que les molécules interagissent : on pourrait appeler ça l’effet cocktail ! Pour la DJA, c’est pareil mais il semble que l’on n’y ait pas pensé ! Prenez un pesticide très efficace dont on a calculé la DJA. Ce produit est utilisé sur 20 o 30 fruits et légumes. Comment savoir si quelqu’un qui va manger trois pêches, deux pommes et une banane la même journée ne va pas dépasser sa dose journalière admissible.»

    Source : Prima

  • Si l’on ne risque presque plus en France, de croiser de la viande avariée, si l’hygiène alimentaire s’est partout renforcée, nos assiettes sont plus que jamais dans le collimateur. Les céréales cultivées dans nos champs, les animaux élevés dans nos fermes sont-ils vraiment sains ? En mars dernier, autour du Salon de l’Agriculture, le débat a fait rage. Plusieurs reportages chocs, diffusés à la télévision, ont marqué les esprits, tel celui réalisé par Isabelle Saporta, qui avait pour point de départ son analyse de sang… Les industriels de la Protection des Plantes (UIPP), c’est-à-dire les producteurs de pesticides, ont beau dire que là où il fallait 1kg de matière active à l’ha en 1950, il n’en faut plus que 100 g aujourd’hui, on peut se demander si cette réduction ne s’accompagne pas d’une nocivité plus grande. En 2007, le Groupement d’intérêt public Seine-Aval faisait ainsi remarquer que les molécules récentes sont actives à de très faibles doses (sulfonylurées par exemple), par ailleurs plus difficiles à détecter ! La question se pose aussi des fameuses « Doses journalières acceptables » (DJA), établies par les autorités sanitaires nationales et européennes, qui limitent l’utilisation des produits chimiques à certains seuils. Ces DJA garantissent, en principe, qu’aucun effet indésirable ne se manifestera en les ingérant à un instant T, mais pas que leur accumulation, chaque jour sur une longue période, est sans conséquence sur notre corps. Sans compter qu’on ne sait rien encore ou presque, des effets croisés de certains produits chimiques… Des travaux de recherche sont en cours pour tenter d’appréhender les effets combinés des résidus de pesticides sur la santé. Premiers résultats en 2012 : on ne sait si on doit avoir hâte de les connaître ! En attendant, les consommateurs inquiets se tournent, quand ils en ont les moyens vers le bio, 20 à 30% plus cher en moyenne.

    Source : Cuisine Actuelle Auteur : Christine Masson

  • Avec près de 80 000 tonnes par an, la France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides, le premier en Europe et le 4ème mondial derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon. Bien sûr, les usages agricoles en absorbent la plus grosse part. Mais les jardins privatifs en reçoivent tout de même 5 000 tonnes par an. Un arsenal impressionnant d’une centaine de matières actives entrant dans la composition de plus de 500 produits « autorisés en jardins amateur », qui présentent des risques pour l’environnement et la santé. Les agriculteurs ont conscience des dangers, ils suivent les prescriptions et se protègent. Les amateurs, eux, sur dosent les traitements, ne portent ni gants ni masques. Au mètre carré, ils consomment en moyenne deux fois plus de produits chimiques que les agriculteurs. La réglementation oblige les fabricants à demander une autorisation de mise sur le marche (AMM) avant la commercialisation. Seuls les produits jugés à faible toxicité sont autorisés en jardinage. En fait, on manque d’études toxicologiques pour évaluer leurs effets. Tous ces produits se retrouvent dans les rivières et les nappes phréatiques. Ils empoisonnent l’environnement et la santé.

    Source : 60 millions de consommateurs Auteur : Marie-Jeanne Husset

  • L’endosulfan a rejoint vendredi 29 avril, la liste des 21 polluants organiques persistants (POP) dont la Convention de Stockholm demande l’élimination. Réunis à Genève du 25 au 29 avril, les 173 Etats parties de ce traité international sont parvenus in extremis à un consensus, surmontant l’opposition farouche de l’Inde, principal producteur d’endosulfan. Cédant aux pressions, l’Inde a, en échange, négocié une longue liste de «dérogations spécifiques », une possibilité prévue pour les substances inscrites à l’annexe A. Elle pourra continuer à produire et à utiliser de l’endosulfan contre 44 insectes ravageurs, dans 22 types de cultures, pour une période maximale de 5 ans, renouvelable une fois. La Chine et l’Ouganda feront aussi usage de ces dérogations.

    Source : Le Monde Auteur : Julien Bouissou

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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