Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Vente de pesticide annulée

    Publié le 4 octobre 2011 - Sur les abeilles

    Dans une décision rendue hier, le Conseil d'Etat a annulé l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du pesticide Cruiser 350, accordée pour 2010 par le ministère de l'Agriculture, ce qui permet aux apiculteurs, qui accusent ce produit d'avoir tué leurs abeilles, de réclamer des indemnisations.

    Source : France Soir

  • Alors qu'aucun produit phytosanitaire, en dehors de l'arsenic, n'est inscrit au tableau des maladies professionnelles du régime agricole, obtenir une indemnisation est une bataille difficilement gagnée. De plus en plus d'exploitants la mènent de front avec celle contre la maladie. « On nous disait : allez-y, c'est sans risque. » Les questions sont arrivées plus tard, à mesure que l'on rentrait avec les bras rougis d'avoir tripatouillé dans les sarments traités. « Mais c'est la venue de la maladie qui nous a tout fait remettre en cause », reprend l'agriculteur. Elle a fondu sur la famille en avril 2010, via un diagnostic lapidaire. Cancer de la vessie. C'est Frédérique, le fils de quarante ans, qui en a fait les frais. Il lutte, depuis, contre une tumeur au stade 4, qui a métastasé et lui bouffe la hanche. « Il se bat, reprend son père, il a beaucoup de courage. Mais il est épuisé. » Pour lui, le lien entre la maladie de son fils et les produits utilisés ne souffre d'aucun doute. Parce que lorsqu'il a su qu'il était viticulteur, son cancérologue a lâché : « Ah, encore un...» Ils sont plusieurs, dans la région, à se croiser dans les services de cancérologie ou de neurologie. Pas un hasard si c'est en Poitou-Charentes, où courent 85 000 hectares de vignes, que s'est créée, le 19 mars dernier, l'association Phyto-victimes. Elle rassemble une centaine de personnes, agriculteurs ou salariés de l'agroalimentaire. Tous malades, qui d'une intoxication chronique, qui d'un Parkinson, qui d'un cancer. Et tous menant bataille pour que ces affections soient reconnues comme maladies professionnelles consécutives à l'exposition aux produits chimiques. "La chimie, c'est ce qui bloque", relève Paul François, président et initiateur de l'association qui, en 2009, attaquait Monsanto en justice à la suite d'une intoxication fulgurante au Lasso (herbicide interdit en 2007). "Quand il s'agit de faire reconnaître le lien entre un cancer des sinus et une exposition au poussières de bois, ce n'est pas trop laborieux. Mais dès qu'il s'agit de phyto…" Le fait est là : en dehors de l'arsenic, interdit depuis 2001, aucun produit phytosanitaire n'est pris en compte par les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole. Ces derniers excluent même des molécules que ceux du régime général reconnaissent, tel le monochlorobenzène.
    Côté cancer, les choses sont à un cheveu d'être aussi clairement dites. Leucémie et myélomes sont observés en excès dans la population agricole, et plusieurs études démontrent un lien entre certains fongicides et des tumeurs cérébrales. Mais les résultats se heurtent à la loi du nombre. Quatrième utilisateur mondial de pesticides, premier parmi les pays d'Europe, la France autorise pas loin de 4 000 produits, incluant près de 9 000 molécules. Un cocktail qui complique l'identification juridiquement indéniable du coupable. Pour être convaincantes, les cohortes doivent porter sur un nombre de patients dépassant les centaines de mille. Agrican, la seule menée en France, n'est lancée que depuis 2005 et ne promet ses résultats définitifs que vers 2017, si tant est que ses budgets, rediscutés tous les trois ans, la mènent jusque-là. En attendant, l'Union des industriels pour la protection des plantes (UIPP) ou, moins joliment nommé, le lobby hexagonal de fabricants de pesticides, ne manque pas de s'appuyer sur le flou. « La polémique n'est pas fondée, estimait Jean-Charles Bocquet, son président, dans une interview accordée à l'Express en mars dernier. On parle de pesticides toxiques. Mais lesquels ? »

    Source : L’Humanité Auteur : Marie-Noëlle Bertrand

  • Le Conseil d'Etat a annulé l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser 350, accordée pour 2010 par le ministère de l'Agriculture. Cela permettra aux apiculteurs qui accusent ce produit d'avoir tué leurs abeilles de réclamer des indemnisations.

    Source : Le Figaro.fr

  • Le Conseil d'Etat a annulé l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser 350, accordée pour 2010 par le ministère de l'Agriculture. Cela permettra aux apiculteurs qui accusent ce produit d'avoir tué leurs abeilles de réclamer des indemnisations.

    Source : LeMonde.fr

  • Les 76 miels bio et non bio d'origines diverses que nous avons analysés sont globalement de bonne qualité. Mais ils recèlent trop souvent des résidus de pesticides et d'antibiotiques. Autres substances à poser problème, et non des moindres, les pesticides et insecticides. Il est impossible d'ignorer à quel point ils interagissent avec les abeilles. Depuis plus de quinze ans, elles sont en proie à un mal étrange, avec des milliers de colonies qui disparaissent chaque année. Dans l'Hexagone, ces pertes concernent près d'un quart des colonies. Pour expliquer ce phénomène, de nombreuses pistes sont généralement avancées : modification des paysages, frelon asiatique, maladies ou encore stress chimique provoqué par l'exposition des abeilles aux produits phytosanitaires. Il n'y a sans doute pas un unique coupable. Les chercheurs penchent pour des effets combinés de plusieurs de ces facteurs. Une étude publiée en juin par des équipes du CNRS et de l'Inra va dans ce sens : les abeilles affectées par un parasite, le Nosem ceranae, et par ailleurs exposées à des pesticides, même à faible dose, ne peuvent pas survivre. La légalisation par le ministère de l'Agriculture, cet été, de l'insecticide Cruiser OSR, pointé par les apiculteurs comme potentiellement toxique pour les abeilles, a encore ravivé le débat. De quoi s'interroger sur la pureté des produits de la ruche, miel en tête.

    Source : 60 millions de consommateurs Auteur : Patricia Chairopoulos

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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