Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
La révolution verte dans notre assiette
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/03/2010Le bilan des végétaux vire au rouge aussi et remet en cause le modèle agricole dominant fondé sur l’usage massif d’engrais et de pesticides. Comment conjuguer les besoins alimentaires vitaux, le plaisir des papilles, la protection du climat et de la biodiversité… Que croire, que choisir ? Partout dans le monde, l’agriculture intensive use les sols et répand des produits chimiques pour stimuler et protéger la croissance des végétaux. Ces toxiques se retrouvent ensuite dans les cours d’eau, voire dans notre assiette. En France, la moitié des fruits, légumes et céréales cultivés contiennent des résidus de pesticides et 9 points de mesure des cours d’eau sur 10 révèlent leur présence… En conclusion, consommer local, de saison et si possible bio, permet d’être solidaire de la planète, de son porte-monnaie, des agriculteurs locaux et de se gorger de bonnes vitamines.
Source : France Soir | Auteur : Aurélie de VaraxDocteur Laurent Chevallier, médecin nutritionniste – CHU de Montpellier
Ils l'ont dit 18/03/2010« Le lien entre cancer du sang et pesticides est prouvé et il y a des très fortes suspicions sur d’autres types de cancers, comme le cancer du colon et du sein. Il est urgent de se préoccuper de la santé de notre planète car une planète malade ne pourra ni nourrir ses habitants ni les maintenir en bonne santé ».
Source : France SoirDocteur Laurent Chevallier – médecin nutritionniste
Ils l'ont dit 13/03/2010« Les produits bio par définition sont mieux car ils contiennent moins de produits chimiques mais il y a des gens qui travaillent très bien aussi en conventionnel ».
Source : France 3 – JT 12H – 13HJean-Claude Jaillette – Rédacteur en chef à « Marianne »
Ils l'ont dit 13/03/2010« L’ADN qu’il soit modifié ou non, est soit digéré quand il est absorbé via l’alimentation, soit biodégradé parles bactéries contenues dans les sols – autrement dit, entièrement déstructuré, cassé transformé. Maintenir la fable du risque de contamination (des viandes lorsque les animaux consomment des aliments OGM, ou encore des sols) permet de conforter la thèse OGM = poison, un poison aussi persistant que le mercure ou le cyanure. L’ennui est que ce sont des responsables politiques qui propagent ces contrevérités scientifiques. Et qui modèlent l’opinion dans son refus des biotechnologies, dans lesquelles les plus grandes puissances mondiales, anciennes ou émergentes, investissent pourtant des sommes considérables. Dommage pour l’avenir de la France !
Source : MariannePierre Henri Gouyon – Professeur de biologie au Muséum national d’histoire naturelle
Ils l'ont dit 13/03/2010« Croisements et dispersions associés aux brevets, si on n’y prend garde, permettront à terme à quelques entreprises de prendre possession de toutes les semences cultivées sur la planète et tueront la diversité des cultures. Même si on ne mange pas les OGM brevetés, ils vont nous manger. »
Source : MarianneAlexis Volanov, directeur communication de crise de l’agence Edelman
Ils l'ont dit 11/03/2010« Personne n’a trouvé la solution d’une communication pro-OGM. Il existe un profond décalage entre, d’un côté, le discours rationnel des industriels et des organisations agricoles qui ont surinvesti le champ de la performance et de la technique et, de l’autre, une opinion publique en attente de sécurité, de qualité et de proximité. A cela s’ajoute le caractère invisible des OGM, par nature anxiogène, qui a constitué un levier puissant d’instrumentalisation des peurs. Après plus de dix ans de débats, créer du lien entre les impératifs économiques défendus par les agriculteurs et les attentes de la société civile est un défi qui reste entier.»
Source : StratégiesLes défenseurs de l’environnement se sentent trahis par Nicolas Sarkozy
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/03/2010Au Salon de l’agriculture, le président de la République a laissé entendre un allègement des contraintes liées au Grenelle de l’environnement et a déclaré « qu’il fallait changer les méthodes de mise en œuvre des mesures environnementales dans l’agriculture », évoquant les « distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe ». La FNE dénonce une « trahison du Grenelle », tandis que le MDRGF engagé dans la lutte contre les pesticides, évoque un « renoncement majeur ». Xavier Beulin vice-président de la FNSEA estime que le message présidentiel est de bon sens. « Il traduit une demande d’expertise des préconisations du Grenelle, son étude de l’impact social et économique qu’elles entraînent et l’examen comparatif des pratiques européennes » dit-il.
Source : La Croix | Auteur : Michel WaintropQuel peut être l’avenir des chimistes en pesticides ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/03/2010Dans un salon qui prône le bio à tous les étages, les représentants de l’UIPP font figures de « vilains » et ils savent. Ils savent aussi ne pas déclarer de guerre de tranchées aux produits verts et basent une part de leur communication sur le rapprochement des deux méthodes culturales. « Nous représentons toujours l’immense majorité du marché, le bio ne couvre que 2% explique JC Bocquet, directeur général de l’Union. Avant nos produits étaient dosés en kilo à l’ha, aujourd’hui, c’est du gramme/ha. Les molécules hyper-compliquées que nous utilisions sont remplacées par une seule molécule efficace que nous isolons ».
Source : Le Berry RépublicainNoel Mamère – député-maire Vert de Bègles
Ils l'ont dit 06/03/2010« C’est quoi l’agriculture durable citée par Nicolas Sarkozy, c’est l’agriculture qui pompe les nappes phréatiques ? C’est l’élevage intensif des cochons qui provoque les algues vertes ? C’est les pesticides qui produisent l’infertilité chez les hommes et qui provoque des cancers ? En prétendant sauver les agriculteurs, il est en train de les tuer. Il tue l’agriculture paysanne ».
Source : AFPQuatre questions sur les scientifiques
Sur les OGM 05/03/2010Depuis sa création en 2002, l’Efsa a rendu plus de 40 avis sur les OGM, tous positifs. « Si l’un des membres de la Commission quitte son poste, ceux qui restent sont tentés de soutenir la nomination de scientifiques qu’ils jugent dignes de foi et qui leur ressemblent », note un conseiller technique de Jean Louis Borloo. « Il s’auto sélectionnent entre eux », déplore le professeur Séralini, expert en biotechnologies. Ouvertement anti OGM, ce dernier a présenté sa candidature, mais n’a jamais été retenu. « Les experts de l’EFSA sont des biologistes qui ont un a priori favorable sur les OGM et ils sont intimement convaincus qu’il n’y a pas de risque », souligne Arnaud Apoteker de Greenpeace.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Emeline Cazi et Frédéric MouchonLes chercheurs face au principe de précaution
Sur les OGM 05/03/2010Certains scientifiques craignent que cette patate génétiquement modifiée, porteuse d’un gène de résistance aux antibiotiques utilisés notamment contre la tuberculose, ait à terme des conséquences sur la santé humaine. Si elle est utilisée dans l’alimentation animale, le gène de résistance aux antibiotiques pourrait se retrouver dans nos intestins. Un risque minime, selon l’EFSA. Pour le professeur Patrice Couvalin, il est bien plus important. Directeur de l’unité des agents antibactériens à l’institut Pasteur, l’a démontré en laboratoire que le transfert de ce gène à l’homme est possible.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Emeline Cazi et Frédéric MouchonChantal Jouanno – secrétaire d’Etat à l’Ecologie
Ils l'ont dit 05/03/2010« Nous ne sommes pas du tout contre la biotechnologie. Mais pas question de se voir imposer des OGM qui ne sont pas utiles pour la société et n’ont d’intérêt que pour les firmes qui les commercialisent. Si encore ils permettaient d’utiliser moins d’eau ou de pesticides, mais ce n’est pas le cas. Alors pourquoi prendre le moindre risque en les acceptant sur notre sol ».
Source : Aujourd’huiJean René Buisson – Président de l’Association nationale des industries alimentaires
Ils l'ont dit 05/03/2010« L’alimentation a toujours suscité des « peurs », tout simplement parce que les produits alimentaires s’ingèrent. Mais elles ne sont pas justifiées. En plusieurs décennies, les qualités sanitaires et nutritionnelles de nos aliments ont en effet bénéficié de bonds technologiques importants et ne sont certainement pas étrangères au doublement de notre espérance de vie. L’alimentation française est devenue l’une des plus sûres au monde ».
Source : MétroJean-Charles Bocquet – directeur général de l’UIPP
Ils l'ont dit 05/03/2010« Les fabricants des produits phytopharmaceutiques au sein de l’UIPP sont conscients des enjeux de santé publique, environnementaux et économiques. Ils s’impliquent collectivement dans une démarche responsable de progrès et de recherche pour proposer des innovations toujours plus adaptées aux besoins des agriculteurs ».
Source : MétroAu Salon de l’agriculture, les anti- OGM gagnent la bataille de la communication
Sur les OGM 04/03/2010Sur les stands des deux plus gros défenseurs de l’introduction des OGM en France, les mots « génétiquement modifié » n’apparaissent de toute façon nulle part. « Les OGM ne font pas partie de la stratégie de communication sur le Salon », se défend le responsable de la communication du GNIS. Même absence sur le stand voisin de l’UIPP, qui sous l’appellation Union de l’industrie de la protection de plantes, regroupe les principaux fabricants de pesticides. Parmi ses adhérents figurent BASF et Monsanto, la célère multinationale à l’origine du maïs Mon 810 interdit en France. Le directeur général de l’UIPP, Jean Charles Bocquet, ne cache pas, d’ailleurs, la position très favorable aux OGM de son organisation. Pourquoi ne pas utiliser le Salon de l’agriculture pour promouvoir cette position ? « Un tel stand ne tiendrait pas la semaine », lâche-t-il. Un diagnostic que partage une représentant du GNIS sous le couvert de l’anonymat : « Chaque année, on a déjà le droit à la visite des anti-OGM, c’est inutile de les provoquer. Pour les deux organisations, une action médiatique de Greenpeace sur un stand destiné à promouvoir les OGM pourrait avoir un effet contre-productif. Elles on donc abandonné l’espoir de faire passer leur message au grand public à l’occasion du Salon. « On n’y arrive pas », avoue JC Bocquet, pour qui « il est trop tôt, ce sujet est encore trop émotionnel ».
Source : Le Monde.fr | Auteur : Jean Baptiste Chastand