Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Quand l’écologie renvoie les femmes à la maison
Divers 22/11/2008On ne peut que s’en réjouir, l’écologie commence à faire son chemin dans nos sociétés d’hyperconsommation, et à imprégner enfin sensiblement nos modes de vie. Plus question d’user sans vergogne des ressources de la planète sans se soucier des générations futures ou de la santé de notre progéniture. La prise de conscience, bien que tardive, est générale – il n’est qu’à voir le « Grenelle de l’environnement », projet de loi œcuménique par excellence, qui rassemble de la droite à la gauche. La cause semble entendue : l’écologie est l’avenir de l’homme. Mais… pas sûr qu’elle soit celui de la femme ! Par un effet pervers, l’écologiquement correct est en effet en train de renvoyer insidieusement les mères de famille dans leurs foyers, en les incitant à renouer avec des pratiques que leurs ancêtres furent en leur temps ravies d’abandonner. Car pour respecter les commandements de la green attitude – de l’accouchement à domicile à l’obligation d’allaiter en passant par le bannissement des lingettes ou le retour aux couches lavables – la femme qui élève des enfants se condamne à l’assignation à résidence. Et malheur à celle qui résiste à la pression : elle est immédiatement rangée dans le camp de l’indignité. La bonne mère, celle qui se soucie du bien être de ses enfants de l’avenir de la planète, doit se plier sans moufter aux diktats de la « tyrannie verte »… On l’aura compris, au rythme où tombent les révélations catastrophistes, mieux vaut décrocher un doctorat de chimie pour nourrir son bébé...
Source : Marianne | Auteur : Isabelle SaportaSaint-Gaudens : 500 à 5 000 euros d’amendes contre des vendeurs de pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/11/2008Le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a condamné jeudi une quinzaine de vendeurs de produits phytosanitaires agricoles à des amendes comprises entre 500 et 5.000 euros dans le cadre d'une affaire de commercialisation de pesticides. Les prévenus, pour la plupart responsables de sociétés de vente dans une quinzaine de départements, ont été reconnus coupables de mise en vente de produits toxiques pour la santé, de défaut d'agrément pour la vente de pesticides ou de défaut d'autorisation de mise sur le marché. Une quinzaine de personnes et organisations, telles que l'Union nationale de l'apiculture française, France nature environnement (FNE) ou l'UFC. Que- choisir, s'étaient constituées parties civiles. Elles recevront de 500 à 1.000 euros de dommages et intérêts. "Ce procès doit servir à remettre à plat le problème des distributeurs de produits toxiques, qui sont en même temps des conseils aux agriculteurs", a déclaré à l'AFP Raymond Léost, vice-président de FNE. "Il faut que soit pris en compte par tous que ces produits phytosanitaires ne sont pas des compléments agricoles banals mais des produits dangereux pour la santé, la biodiversité et les sols", a-t-il dit. "Le Grenelle II de l'environnement va proposer un arsenal législatif contre ces pratiques", a-t-il estimé.
Source : AFPLes eurodéputés veulent des études sur les OGM et la mort des abeilles
Sur les OGM 20/11/2008Les eurodéputés ont demandé jeudi à la Commission européenne de "développer sans attendre" les recherches sur les causes de la mort des abeilles, et sur l'impact éventuel de la culture d'OGM sur ce phénomène. Dans une résolution adoptée jeudi, ils invitent Bruxelles à développer les recherches "concernant les parasites et les maladies qui déciment les abeilles, ainsi que d'autres causes potentielles, telles que l'érosion de la diversité génétique et la culture d'organismes génétiquement modifiés". Il souhaite aussi "que la Commission collabore avec les organismes agréés en vue d'un échange des informations scientifiques dont ils disposent concernant les effets des pesticides sur les abeilles".
Source : AFP« Nos enfants nous accuseront » : ‘LUIPP réagit
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/11/2008L’UIPP a critiqué dans un communiqué « le contenu scientifique partial » du film de Jean Paul Jaud. Pour que « chacun puisse se forger un avis objectif », l’UIPP y précise quelques informations complémentaires comme l’utilité prouvée des produits phytopharmaceutiques, la complémentarité des systèmes agriculture bio et agriculture conventionnelle, et le fait qu’aucun lien causal n’ait été avéré entre pesticides (hormis les composés arsénités interdits en viticulture) et cancer ».
Source : Les MarchésQuand la chimie met les « Mâles en péril » (sur Arte le 25 novembre à 21H
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/11/2008
"Nous sommes en permanence soumis à une vaste expérimentation", prévient
dans le film une chercheuse danoise qui incrimine non pas une molécule, mais l'effet combiné de plusieurs substances, jamais mesuré. Les deux auteurs, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, ont fait le tour des laboratoires de recherches européens, principalement danois et américains qui, les premiers, ont mis en lumière puis confirmé la perturbation des appareils reproducteurs masculins. Pour le professeur danois Niels Skakkebaek, directeur de recherches à l'hôpital universitaire de Copenhague, ce phénomène est "potentiellement aussi grave que le changement climatique". "Dans cette histoire, on a un faisceau d'arguments qui convergent entre l'altération de la fertilité et l'exposition aux endocriniens", explique le Pr René Habert, de l'Université Paris-Diderot. Avec l'INSERM, il vient de démontrer pour la première fois sur l'homme, l'impact direct des phtalates sur l'appareil reproducteur masculin. Or les phtalates, des assouplisseurs de plastique, sont omniprésents dans l'environnement moderne,tout comme les retardateurs de flammes, les PCB ou les pesticides, mis sur le marché par l'industrie chimique. Pour le Pr Habert, il s'agit là "d'un problème majeur: on pourra toujours faire des bébés, mais en recourant de plus en plus à la procréation assistée".
Les bienfaits du bio idéalisés dans un documentaire
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/11/2008Le film de Jean Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront » s’ouvre sur une énumération dramatique : « En France, l’incidence des cancers a progressé de 93% en 25 ans chez les hommes »… Outre le message culpabilisant : « vous empoisonnez et laissez empoisonner vos enfants », ce documentaire pèche par un manque de rigueur et un manichéisme outrancier. Le fait qu’un chiffre soit énoncé par un médecin ne suffit pas à en faire une vérité scientifique inattaquable. Donner des pourcentages d’augmentation de l’incidence des cancers sans énumérer les explications possibles et les débats existants, lister des polluants sans aborder la question de leur concentration dans des aliments et de l’écart avec les limites tolérables, conduit à des messages simplistes. Les aliments issus de l ‘agriculture biologique sont peints sous un jour idyllique. Le bio présente d’incontestables avantage, ne serait-ce que par l’absence de recours aux pesticides et aux engrais azotés, source de nitrate. Ces aliments ne sont cependant pas exempts des risques présents dans l’agriculture conventionnelle. L’Afssa indiquait dans son rapport de 2003, que les contaminations par les dioxines ou les métaux lourds, d’origine industrielle, n’était pas « spécifiques d’un mode de production particulier ».
Source : Le Monde | Auteur : Paul BenkimounSouris nourries au maïs transgénique : problèmes de reproduction (étude)
Sur les OGM 12/11/2008Des souris femelles nourries au maïs transgénique (OGM) peuvent être affectées par des problèmes de reproduction, selon une étude menée par des chercheurs autrichiens qui soulignent toutefois qu'il s'agit là de "résultats provisoires" ne pouvant, "en aucun cas, être aujourd'hui reportés sur l'être humain". Malgré les précautions prises par les chercheurs quant à l'interprétation des résultats de leur étude, des organisations écologiques, en particulier Greenpeace et Global-2000, ont aussitôt demandé "l'interdiction immédiate et totale dans le monde entier" non seulement du maïs transgénique "Mon810", mais aussi de tous les organismes génétiquement modifiés (OGM). Greenpeace a justifié sa démarche par "la gravité de la menace potentielle pesant sur la santé humaine". Pour un membre de l'organisation, Jan van Aken, continuer à distribuer et vendre des OGM "revient à jouer à la roulette russe avec les consommateurs et la santé publique". La publication de cette étude a également entraîné une réaction de la commissaire européenne à la Santé, la Chypriote Androula Vassiliou, qui a demandé aux autorités autrichiennes de la lui transmettre afin de la faire évaluer par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), a indiqué une porte-parole de ses services. Jusqu'à présent, l'EFSA a expliqué que le "Mon810" ne représentait aucun risque pour la santé humaine et animale ou l'environnement.
Source : AFPLa crise perturbe les marchés agricoles
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/11/2008La FAO se veut lucide. Malgré la production mondiale céréalière record cette année qui devrait couvrir les besoins à court terme tout en permettant de reconstituer les stocks, les perspectives sont moins favorables à long terme. C’est le cas par exemple du blé. Les décisions de semis se prennent maintenant pour une récolte en juillet. Certains agriculteurs ont déjà choisi la prudence et remplacé une partie de leur culture de blé par une production moins onéreuse en intrants (engrais, pesticides et fongicides), comme du ray-grass destiné à faire du foin ou de l’enrubannage. D’autres ont joué la carte de la mixité en ajoutant du pois et de la féverole au blé, une pratique moins coûteuse en herbicides. « Dans ces conditions, la production serait affectée au point qu’on assisterait à une nouvelle flambée des prix en 2009/2010, avertit Conception Calpe, co-auteur du dernier rapport semestriel de la FAO. Cela déclencherait des crises alimentaires encore plus graves que celles que nous avons vécues récemment. »
Source : Le Figaro économie | Auteur : Eric de la ChesnayToxiques affaires
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/11/2008
Dans un documentaire accablant, le réalisateur Jean Paul Jaud dénonce l’effet cancérigène prouvé des pesticides sur les enfants. « Nos enfants nous accuseront » donne un coup d’éclairage cru sur le scandale sanitaire qui touche les agriculteurs. Maladies de Parkinson, cancers… Constat cynique : contrairement aux salariés qui ont travaillé au contact de l’amiante, touchés par un cancer bien spécifique, celui de la plèvre, les agriculteurs, eux, sont condamnés à rester des victimes silencieuses. Et leurs enfants sont également touchés, avec la recrudescence de malformations endocriniennes ou de cancers. Voilà ce viticulteur qui raconte qu’il ne peut plus uriner pendant trois jours après l’épandage. Cet autre qui dit saigner du nez à chaque fois qu’il prépare son « cocktail » de pesticides. Et il y a ces images impressionnantes d’épandage massif. Du haut d’un tracteur, une silhouette en costume de cosmonaute, portant un casque façon « Blade Runner », asperge des vignes de pesticides. On se croirait dans un film de guerre ou de science-fiction. Mais non. C’est tout simplement comme ça qu’on cultive le raisin de nos jours. De quoi se convertir au bio pour de bon.
L’UIPP a adressé à la presse son point de vue sur le film (joint en annexe de la revue)
Les produits phytosanitaires dans le viseur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/11/2008
Avant le vote à Bruxelles d’une nouvelle réglementation en matière de produits phytosanitaires, les agriculteurs et la FNSEA tirent le signal d’alarme, et s’inquiètent de mesures conduisant, disent-ils, à des impasses techniques. « Si les textes étaient adoptés en l’état, de nombreuses matières actives disparaîtraient sans que soient proposées des alternatives efficaces et économiquement satisfaisantes », souligne Olivia Brialix, responsable Environnement à l’Union Syndicale Agricole 76. « Les agriculteurs ne sont pas opposés à une réglementation de l’usage des produits phytosanitaires, dans un souci de protection des consommateurs comme des utilisateurs » résume Olivia Brialix. « Mais pas n’importe comment ni à n’importe quel prix ». Selon elle, la disparition de certaines molécules aurait un effet inverse à celui recherché. En témoigne le retrait d’un produit qui avait un effet curatif sur l’oïdium, fléau redouté dans la filière lin. Aujourd’hui, faute de traiter la maladie après son apparition, les liniculteurs utilisent des produits préventifs, dont ils faisaient auparavant l’économie. Et la nature avec eux !
Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/11/2008Le titre annonce la couleur : séance d’auto flagellation collective, sortez vos martinets ! Ce documentaire sur les ravages de l’agriculture intensive et ses conséquences sur la santé des consommateurs a déjà fait le tour des blogs écolos. Ex réalisateur de grands directs sur Canal+, son auteur a souffert d’un cancer du colon dû à la présence de résidus toxiques dans l’alimentation. Est-ce sa trop grande proximité avec le sujet qui le pousse à confondre militantisme et propagande ? Toujours est-il que « Nous enfants nous accuseront » échoue à trouver le ton juste. Sentencieux et alarmiste, le film navigue entre discours officiels, rapports d’experts et reportage complaisant. Le tout sur fond d’exhortation au repentir et de musique anxiogène. Assommé de chiffres, le spectateur ressort groggy.
Source : Télérama | Auteur : Mathilde BlottièreUne intoxication à l’herbicide reconnue maladie professionnelle
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/11/2008Paul François, agriculteur à Bernac (Charente) avait été intoxiqué le 27 avril 2004 alors qu’il nettoyait une cuve- pulvérisateur ayant contenu un herbicide, le Lasso, produit fabriqué par Monsanto, et dont la vente est interdite en France depuis 2007. Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de la Charente a reconnu le lien entre les pathologies dont souffre l’agriculteur et l’intoxication. Le Tass a ainsi infirmé la décision de l’Aexa (Assurance Accidents des Exploitants agricoles) qui contestait ce lien de causalité. « J’espère que cela va encourager d’autres agriculteurs à oser parler. Cela montre que nous sommes les premiers exposés à la dangerosité de ces produits, a déclaré l’agriculteur qui s’apprête à demande réparation au fabricant.
Source : Ouest FranceOGM : les autres cultures souffriront
Sur les OGM 04/11/2008Le développement de cultures de maïs OGM sur le sol français « mettrait en danger l’existence même » des autres filières de maïs doux, bio ou waxy (produisant un amidon onctueux), selon les conclusions de l’étude « Analyse des coûts induits sur les filières agricoles par les mises en culture d’OGM » réalisées par le centre de recherche en gestion de l’université de Pau. Garantir un taux de présence d’OGM inférieur aux limites de détection se révélerait quasi impossible. Même l’existence d’une filière de maïs conventionnel produisant sous le seuil réglementaire de 0,9% de présence fortuite d’OGM « n’est possible que si ses efforts peuvent être valorisés en bout de filière par le biais de l’étiquetage des produits animaliers », estime l’étude. Et le consommateur qui voudrait manger « sans OGM » paierait un surcoût de 0,05 euro à 0,15 euro par kilo pour le poulet label rouge.
Source : La CroixLes experts européens pour le maïs transgénique
Sur les OGM 01/11/2008La procédure de la clause de sauvegarde est prévue par le droit européen. Elle permet à un pays d’interdire la culture d’une plante OGM, autorisée au plan communautaire, à condition toutefois de justifier cette mesure par un dossier scientifique étayé. Les données nouvelles sur le MON 810 invoquées en janvier dernier en France par la Haute Autorité provisoire sur les OGM n’ont donc pas convaincu les experts européens. Elles portent notamment sur les distances de dissémination du pollen de maïs (plus grandes que celles annoncées par Monsanto), les risques de voir se développer des risques de résistance au Bt et l’impact des cultures transgéniques sur d’autres organismes non –cibles, notamment les vers de terre. En janvier, des dissensions étaient apparues au sein même de la Haute Autorité : les données étaient-elles nouvelles ou pas ? Hier le ministère de l’Ecologie précisait que cet avis est un avis parmi d’autres et qu’il n’allait pas remettre en cause la démarche française « On va continuer à se bagarrer », affirmait-on chez Jean Louis Borloo, soulignant que la prolongation de l’autorisation de la culture du MON 810, décidée il y a dix ans, doit être réexaminée bientôt. La France a obtenu que l’évaluation des OGM soit bientôt faite sur une base pluridisciplinaire.
Source : Le Figaro | Auteur : Anne Jouan et Yves MisereyLa suspension du maïs OGM jugée « injustifiée »
Sur les OGM 01/11/2008Jean Louis Borloo entend poursuivre les négociations pour « renforcer l’évaluation environnementale des plantes génétiquement modifiées ». Une façon de dire que « les principes d’évaluation de l’Efsa sont insuffisants », commente-t-on au ministère de l’Ecologie. Arnaud Apoteker, de Greenpeace affirme pour sa part que l’Efsa « est incapable de prendre en compte les impacts environnementaux à long terme des cultures OGM ». Pour Monsanto, l’Efsa »confirme que le Mon 810 ne présente aucun danger ». La firme ajoute que, en 2007, 87% des agriculteurs qui ont eu recours à son maïs transgénique étaient prêts à le semer à nouveau en 2008. Grégoire Berthe, directeur des relations institutionnelles de Limagrain conclut que « L’Efsa confirme l’évidence : la France n’avance rien de probant pour interdire ce maïs ».
Source : Aujourd’hui | Auteur : M.A.