Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Greenpeace jugé pour avoir publié sur le net une carte de champs d’OGM
Sur les OGM 13/10/2008Le directeur de Greenpeace France a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffusé en juin 2006 sur son site internet une carte de France mentionnant deux parcelles de maïs génétiquement modifié, dont la culture est autorisée en France depuis 1998. En juillet 2006, les propriétaires de ces champs, agriculteurs l'un dans le Lot-et-Garonne, l'autre en Haute-Garonne, avaient déjà remporté une victoire en référé, la justice ayant ordonné à l'organisation écologique de retirer du site les données les concernant. Le procès engagé mardi contre le directeur de Greenpeace, Pascal Husting, devant la 17e chambre correctionnelle fait suite aux plaintes avec constitution de partie civile déposées par la suite par les deux maïsiculteurs, Claude Menara et Gilles Metge. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, Claude Menara avait vu 0,15 hectare de son champ fauché, les tiges de maïs ayant été couchées de façon à former un cercle marqué d'une croix. Cette dégradation avait immédiatement été revendiquée par Greenpeace qui avait intégralement réparé les dommages. Par cette action médiatique, l'organisation militait en faveur du droit pour tout citoyen de connaître les lieux où sont cultivés les OGM. Les deux agriculteurs estiment qu'en publiant la carte de France des champs OGM, assortie d'un texte stigmatisant la culture des organismes génétiquement modifiés, Greenpeace a tout simplement "provoqué" les actions de fauchage. Dans les propos publiés sur le site, Greenpeace "n'a ni glorifié le fauchage des champs, ni appelé les faucheurs à passer à l'action", ont argué mardi Me Alexandre Faro et Muriel Ruef. Quant à indiquer la localisation des champs OGM, "ce n'est pas une information dont le secret est protégé par la loi", ont-ils rappelé, considérant que ni la publication de la carte, ni les propos dénoncés n'étaient "provocateurs: ils ne provoquent qu'à la recherche des champs OGM, pas à leur destruction". La décision devait être mise en délibéré à cinq semaines.
Source : AFPPesticides : le ONG digèrent mal les nouvelles règles européennes
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/10/2008Pourra-t-on consommer sans craintes pommes et tomates ? La polémique bat son plein depuis l’entrée en vigueur le 1er septembre d’un règlement harmonisant leurs limites maximales de résidus (LMR) autorisées dans l’UE. Elle oppose la Commission, qui jure qu’avec cette harmonisation la sécurité alimentaire fait « un bond en avant », aux associations environnementales qui dénoncent un scandale sanitaire. L’ONG PAN Europe a décidé de porter le différend devant la Cour de justice européenne. Désormais, les LMR sont fixées au niveau européen. Les Etats membres restent libres de définir des limites plus strictes pour leur production, mais ils ne peuvent plus interdire l‘importation de ces produits venant des autres pays membres dès lors qu’ils respectent les plafonds européens. Pour la Commission, l’objectif est de faciliter les échanges intra communautaires et de donner une protection identique à tous les Européens. « En soi l’idée d’harmoniser était logique », reconnaît François Veillerette, l’administrateur de PAN Europe,. C’est ensuite que le bras de fer s’engage.
Source : Libération | Auteur : Julie MajerczakLe développement durable : pourvu que ça dure !
Sur l'agriculture biologique 10/10/2008C’était à la mode, c’est devenu un mode de vie. Si la sauce prend si bien auprès des consommateurs, c’est que ce juteux marché repose sur trois peurs : la peur de l’épuisement des ressources naturelles (d’où le boom de l’agriculture raisonnée et du commerce équitable), la peur de s’empoisonner (d’où l’explosion du bio), et la peur de la crise économique (d’où la mode de la récup et des produits recyclés). C’est le premier facteur qui poussait les écolos et les bobos pionniers. Ce sont les deux autres qui dynamitent aujourd’hui le marché. Car, en ces temps de scandales sanitaires à répétition, les Français ont peur pour leur santé. Et les produits labellisés offrent un gage de sécurité. « La communication par la peur entraîne des changements de consommation rapides sur un nouveau marché », observe Nicolas Guéguen, chercheur en sciences du comportement. 52% des Français se disent aujourd’hui inquiets des effets possibles des aliments sur leur santé, selon un sondage Ipsos-Agri-Confiance. La même enquête révèle que la pollution environnementale est devenue plus préoccupante que la délinquance (57% contre 47%). Sommes-nous pour autant prêts à payer un peu plus cher pour des produits jugés moins nocifs ? Du côté des entreprises, on mise tout là-dessus, la course aux certifications vertes bat son plein. « Le contexte politique a favorisé le développement des labels », explique Patricia Proia, responsable du pôle environnement au sein de l’Afnor, organisme qui délivre l’Ecolabel et la norme « NF environnement »… Dans un climat économique morose où la baisse du pouvoir d’achat plombe l’atmosphère, l’alter consommation, elle, se porte effectivement très bien. Les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique ont augmenté de 15% en 2007. Un marché encore marginal, certes, mais qui pèse tout de même 2 milliards d’euros hors taxe.
Source : Marianne | Auteur : Carine KeyvanCe qu’ils espèrent du Grenelle
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2008« Moins de pesticides dans les champs » Cyril Savale a repris la ferme de son père à Ailly, dans l’Eure, en 1998. En 2002, il s’est laissé convaincre de rejoindre un petit groupe d’agriculteurs normands qui cherchent à utiliser moins de produits chimiques. Grâce à des variétés de blé « rustiques », plus robustes, Cyril n’utilise par exemple qu’une dose de fongicide au lieu de six lorsqu’il s’est installé et ne recourt plus aux insecticides qu’en « dernier recours ». Les rendements de son exploitation de 90 ha ont chuté. Mais en retour, il faut des économies substantielles en produits chimiques. « Quand tout va bien, ma marge est parfois supérieure à celle de mes voisins, qui cultivent de façon conventionnelle », se réjouit-il. Un bémol pourtant : « Utiliser moins de pesticides, c’est un risque. On doit être bien plus attentif à ce qui se passe dans son champ que ceux qui ne font confiance qu’aux produits phytosanitaires. » Le jeune agriculteur ne touche aucune aide pour l’encourager à creuser son sillon de « paysan responsable ». Il espère bien que, comme annoncé cela va changer avec le Grenelle. « Quand on tombe de 80 à 30 quintaux de blé à l’hectare, il faut avoir les nerfs solides. »
Source : Aujourd’hui | Auteur : Matthieu AuzanneauChampagne céréales- En route vers l’agriculture raisonnée
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2008Un an après le lancement de la démarche de certification de ses adhérents par le groupe Champagne Céréales, son président Pascal Prot a présenté un premier bilan de cette volonté pour une agriculture raisonnée… Satisfaction. S’appuyant sur les premiers bilans chiffrés, François Do Nascimento, le responsable du service « à la certification » n’a pas caché sa satisfaction. Il a confirmé l’excellent accueil réservé par les adhérents. Ce sont déjà 320 diagnostics d’exploitation qui ont été réalisés et 575 qui le seront d’ici la fin de l’année 2008. A la fin 2009, plus de 2 200 diagnostics devraient être réalisés. « Nous sommes dimensionnés pour atteindre les objectifs fixés en septembre 2007 pour 2012 », a appuyé le président Prot. Le but étant d’atteindre près de 4000 personnes certifiées d’ici 2012. « Nous préparons ainsi ensemble les agriculteurs aux évolutions ultérieures, c’est la pérennisation de notre métier et l’image de l’agriculture qui est en jeu ».
Source : L'union | Auteur : S.C.P.Un lien possible entre cancer du poumon et pollution
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/10/2008Environnement Cancer : une expertise collective. L’Inserm et l’Afsset viennent de rendre public un ouvrage de plus de 800 pages, consacré aux liens entre environnement et cancer.
Les spécialistes se sont focalisés sur des tumeurs fréquentes : cancer du poumon, mésothéliome, hémopathies (leucémies, lymphomes…), cancer du sein, de la prostate, du testicule, de la thyroïde, de l’ovaire et du cerveau. Pour chacune de ces localisations, les auteurs analysent toutes les études toxicologiques et épidémiologiques concernant les facteurs environnementaux responsables de ces maladies, les uns étant certains, les autres encore débattus.
Dans cet ouvrage fort documenté scientifiquement, la question de l’impact des faibles doses apparaît de manière récurrente. Qu’il s’agisse des radiations vis-à-vis des cancers du sein ou des leucémies ou des pesticides à propos du cancer du cerveau. Si ce travail collectif ne répond pas à toutes ces questions, il dresse un état complet des connaissances actuelles mais aussi de tout ce qui reste à comprendre.
Source : Le Figaro | Auteur : Marine PerezL’origine des cancers reste floue
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/10/2008Le débat est vif en France entre les tenants des causes environnementales du cancer et ceux qui estiment que cela reste marginal. Des facteurs présents dans l’environnement sont cancérogènes de manière certaine, comme l’arsenic, le radon, le tabagisme passif. Mais comment faire le tri ? La liste de ces facteurs est en effet longue et « la quantité de l’information disponible sur les associations entre facteurs environnementaux et cancers est très variable d’un cancer à l’autre et également selon le cancer considéré ». Bref, c’est flou. Et on patauge, comme par exemple sur les pesticides : plus d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France. Est-ce dangereux ? « Les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués, faute de données toxicologiques et épidémiologiques possibles. »… Dans ce contexte d’incertitude, l’expertise collective de l’Inserm suggère des recommandations de bon sens, comme le développement de bases épidémiologiques ainsi qu’un effort sur la recherche toxicologique. C’est déjà ça. Mais certains resteront sur leur faim.
Source : Libération | Auteur : Eric FavereauProcès de vendeurs de pesticides : jugement mis en délibéré au 20 novembre
Sur les OGM 01/10/2008Le président du tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a mis jeudi sa décision en délibéré au 20 novembre 2008 à l'issue de la quatrième et dernière journée du procès d'une vaste affaire de commercialisation de pesticides. Mercredi, le procureur de la République avait requis de 3.000 à10.000 euros d'amende à l'encontre des 16 prévenus, pour la plupart responsables de sociétés de vente de produits agricoles d'une quinzaine de départements. Ils étaient notamment poursuivis pour mise en vente de produits toxiques pour la santé, défaut d'agrément pour la vente de pesticides, et défaut d'autorisation de mise sur le marché. "Tous les produits disposaient d'une autorisation de mise sur le marché déposée par les firmes de fabricants", ont défendu à l'audience chacun des huit avocats de la défense. Me Alain Nonnon, avocat d'un distributeur de produits phytosanitaires, a pour sa part invoqué "la libre circulation des personnes et des marchandises" pour contrer les arguments d'importation parallèle, notamment en provenance d'Espagne ou de Belgique, mises en avant dans le dossier d'accusation. La relaxe ou l'absence de peine pour l'ensemble des prévenus a été réclamée par la défense. Une quinzaine de personnes et d'organisations comme la Confédération paysanne, l'Union nationale de l'apiculture française, France Nature Environnement ou l'UFC Que choisir se sont constituées parties civiles dans ce procès, et ont dans leur ensemble réclamé plusieurs centaines de milliers d'euros pour le préjudice subi. Me Bernard Fau, avocat de l'UFC Que- choisir, avait souligné mercredi que ce procès "n'est pas un combat politique ni vindicatif, mais une action de vigilance à l'égard de certaines dérives". "Il ne faut pas se tromper de cible", a rétorqué jeudi Me Françoise Ehrlich, avocate d'un négociant, "l'utilisation massive de produits dangereux est un problème de société que ce tribunal ne peut pas régler". Elle a demandé au tribunal, à l'instar de ses confrères de la défense, le rejet des demandes de dommages.
Source : AFPL’Europe en retrait
Sur les OGM 01/10/2008Europabio, l’association européenne de l’industrie des biotechnologies, a publié lundi 29 septembre les chiffres 2008 des superficies cultivées en maïs OGM au sein de l’UE. Avec 107 719 ha contre 110 077 en 2007, la culture commerciale de maïs BT, seul OGM autorisé dans l’UE, est en recul. Ce n’est pourtant pas la conclusion tirée par Europabio, qui pointe des cultures en augmentation de 21% « France exclue ». L’application cette année d’une clause de sauvegarde par le gouvernement français, qui a abouti à l’interdiction de la culture de maïs transgénique en France, a en fait cassé la hausse, constante ces dernières années de la production d’OGM en Europe. Dans les sept autres Etats membres où l’on en cultive, partout les surfaces augmentent, particulièrement en Pologne et en Roumanie. L’Espagne reste de loin le principal producteur d’OGM, avec près de 80 000 ha. Avec ou sans OGM en France, la culture de maïs transgénique en Europe, très contestée, reste de toute façon ultra minoritaire : au total, les agriculteurs européens devraient, en 2008, selon les estimations des producteurs français, cultiver près de 14 millions d’ha de maïs grain et fourrager.
Source : Le Monde | Auteur : I.. CI..