UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Relaxe des militants anti-OGM : " Incompréhension et exaspération " de Monsanto

Sur les OGM 16/09/2008

Monsanto a déclaré "son incompréhension et son exaspération" après la relaxe dont ont bénéficié les militants anti-OGM poursuivis pour avoir envahi un site du semencier dans l'Aude en 2006. Alors que les faits jugés sont "particulièrement violents et clairement délictueux, Monsanto tient à exprimer son incompréhension et son exaspération devant la décision rendue" mercredi par le tribunal correctionnel de Carcassonne, selon un communiqué de la société. "La relaxe prononcée revient à nier toute action délictueuse et tout préjudice pour Monsanto et ses collaborateurs", a déclaré Laurent Martel, directeur de Monsanto France, dont les propos sont repris dans le communiqué. "Devant unetelle impunité", Monsanto se demande "jusqu'où les activistes anti-OGM auront le droit d'aller avant d'être sanctionnés pour des actes qui enfreignent la loi?" ."La France est aujourd'hui une zone de non- droit pour les auteurs d'actes de violence et de vandalisme" qui sont opposés aux biotechnologies, a ajouté M. Martel. Tous les militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour entrave à l'exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006, ont été relaxés mercredi.

Source : AFP

Les façades responsables de la diffusion de pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/09/2008

Des contrôles de routine par les services du canton de Zurich très urbanisé ont mis au jour des pollutions de rivières par les pesticides au-dessus des seuils réglementaires. De nouvelles analyses effectuées dans deux rivières (Le Furtbach et la Blatt) ont fait état de la présence de 26 composés dont 22 dépassaient parfois très largement le seuil de 0,1µg/l défini par l'ordonnance fédérale sur la protection des eaux. Or, il s'est avéré que ces substances ne pouvaient toutes provenir de l'agriculture. Certaines d'entre elles sont interdites dans le domaine agricole, d'autres encore ne présentent pas la courbe saisonnière des concentrations typiques des composés appliqués dans les champs... Des biocides connus (diuron, isoproturon, terbutryne et cybytryne) sont utilisés en mélange dans les crépis et peintures à liants synthétiques intervenant en isolation pour leur conférer des propriétés fongicides ou algicides.

Source : La Lettre de l'environnement

" Les abeilles viennent sur mon colza "

Sur l'agriculture raisonnée 15/09/2008

Si l'agriculture et la biodiversité sont indissociables pour le pire, elles le sont aussi pour le meilleur. Tel est en substance le message adressé par le réseau Farre et la chambre d'agriculture, qui ont organisé dans l'Oise une manifestation destinée à démontrer " comment les agriculteurs préservent et améliorent la biodiversité A la tête d'une exploitation certifiée " Agriculture raisonnée " depuis 2006, Hubert Fréville exploite 180 ha de grandes cultures, blé, betteraves, colza, orge et maïs. La certification de son exploitation lui donne " l'obligation de noter les quantités d'intrants utilisées et les raisons de cette utilisation. Tout ce que j'ai fait sur mes cultures, le collecteur le sait ... J'ai installé des haies depuis 8 ans et des bandes enherbées entre les cultures qui permettent la protection de la faune. Les îlots de 40ha sont coupés en 5 parcelles séparées par des bandes enherbées ". La meilleure preuve pour l'agriculteur de cette biodiversité et de l'utilisation raisonnée des pesticides, ce sont les abeilles de son voisin apiculteur : " Elles viennent sur mon champ de colza ". Ce que confirme l'apiculteur... " J'obtiens une très bonne qualité, je n'ai pas de casse ". Pour Eric Demazeau, conseiller du réseau Farre, " Il se passe actuellement avec les phytosanitaires ce qui s'est passé il y a 15 ans avec la directive azote. On ne peut imaginer que l'on sera à 100% bio ; mais on est dans un cercle vertueux ". Avec 150 fermes certifiées Agriculture Raisonnée, " L'Oise est au 3ème rang français derrière l'Aude et l'Eure et Loir ".

Source : Courrier Picard | Auteur : M.J.

Pesticides dans les aliments : des médecins français dénoncent les normes UE

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/09/2008

Une association regroupant environ 900 médecins français a dénoncé vendredi les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, refusant ces "plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine". "Les décisions européennes concernant l'harmonisation des taux de pesticides semblent issues de la politique du nivellement par le bas. Nous, médecins de terrain, refusons ces plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine", déclare l'Association santé environnement France (Asef) dans un communiqué. Les médecins rappellent que les pesticides, "outre la toxicité aiguë pouvant conduire à des décès, ont des effets chroniques avérés" comme des anomalies congénitales ou des troubles du système immunitaire. Le nouveau règlement, qui entre en vigueur le 1er septembre, fixe des plafonds européens autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments, harmonisant des normes jusqu'ici fixées au niveau national. Mais, selon plusieurs organisations dont Greenpeace et le réseau PAN Europe (Pesticide Action Network), ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes et ne prend pas en compte les effets cumulatifs d'ingestion de ces substances.

Source : AFP

La France lance son plan pour réduire l’usage des pesticides de 50%

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/09/2008

Le gouvernement a dévoilé mercredi son plan pour réduire de moitié, "si possible" d'ici 2018, l'usage des pesticides en France, première utilisatrice de ces substances en Europe, des mesures bien accueillies par les écologistes mais qualifiées d'irréalistes par les fabricants. Ce plan en huit points, présenté par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, en conseil des ministres, va coûter 206 millions d'euros sur les trois premières années. Il se fonde sur les conclusions rendues en mai par des experts mandatés par le Grenelle de l'environnement et répond à la demande formulée fin 2007 par le président Sarkozy d'une réduction de 50% "si possible en dix ans". Lors du Grenelle de l'environnement, les experts issus des milieux agricoles, scientifiques, industriels et associatifs avaient eu le plus grand mal à s'accorder sur des indicateurs permettant de mesurer leur réduction. Afin de parer à toute critique, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un indicateur spécifique, le nombre de doses unité (NODU), qui calculera l'intensité des pesticides utilisés et non leur seul volume. Entre 2001 et
2005, les agriculteurs ont en effet réduit les quantités de pesticides utilisés, mais ils étaient plus puissants. Des indicateurs seront aussi élaborés d'ici 2012 afin de calculer l'impact et les risques sur la santé et l'environnement, alors qu'il n'y a encore aucune donnée en la matière. Le plan prévoit également la création d'un certificat de maîtrise des produits phytosanitaires en 2010. Les agriculteurs passeront alors un examen de connaissances en matière de pesticides. Le gouvernement veut également mettre en lumière dès 2009 3.000 exploitations agricoles, exemplaires en matière d'utilisation des pesticides.
Il entend aussi réduire leur utilisation dans les zones non agricoles (espaces verts publics, potagers des particuliers), qui représentent 10% des pesticides utilisés. Ce plan a été mal accueilli par les fabricants. L'objectif de 50% "est irréaliste, sauf si on considère que la France n'est plus un pays agricole et que nous serons obligés d'importer des produits agricoles de base", a commenté Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Il a fait valoir que les agriculteurs avaient déjà réduit de 40% l'usage des pesticides entre 1999 et 2006. La FNSEA a insisté sur l'importance du "si possible" associé à l'échéance de dix ans pour diminuer l'usage des pesticides. A l'époque du Grenelle, "notre accord était conditionné à ce +si possible+, a rappelé Pascal Ferey, vice-président du syndicat agricole. "Il est hors de question d'accepter que le ministère prenne le risque d'handicaper économiquement (...) les filières végétales françaises". Pour l'association de défense de l'environnement MDRGF, l'une des plus en pointe sur ce dossier, ce plan est un "bel essai à transformer". Elle s'est félicitée que la réduction des pesticides soit fondée sur un indicateur "fiable et pertinent". L'association regrette cependant que l'agriculture biologique, "dont les techniques alternatives aux pesticides ont fait leurs preuves", ne soit pas mentionnée. Une partie des mesures annoncées mercredi seront inscrites dans les projets de loi Grenelle, qui devraient être examinés par le parlement dans les mois qui viennent.
L’UIPP a adressé un Communiqué de Presse joint en PJ

Auteur : Bertille Woisard

Pesticides : controverse autour de la nouvelle réglementation européenne sur les Limites Maximales de Résidus

Ils l'ont dit 07/09/2008

"Un règlement qui ne tient pas compte des limites de résidus européennes les plus basses. Le principe de l'harmonisation européenne est une bonne chose, sauf lorsqu'il aboutit à une augmentation des seuils de résidus sur certains produits alimentaires. A titre d'exemple, entre la règlementation européenne et la législation autrichienne, l'écart sur les taux de résidus maximum peut varier de 1 à 1.000."Nadine Lauverjat, chargée de mission pesticides au Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), partenaire de PAN Europe,"Sur le fond, les jeunes agriculteurs se battent pour une harmonisation des règlementations européennes, mais cette homogénéisation ne doit pas se faire par le bas. La question des LMR pose la question de la concurrence déloyale que subissent les agriculteurs français. Des fruits et des légumes vendus en France sont cultivés avec des produits interdits par la réglementation française dans des pays du sud de l'Europe… Supprimer de moitié les phytosanitaires d'ici dix ans est problématique, les agriculteurs ne pouvant supporter le coût de produits de remplacement de 50% à 100% plus cher… Le premier enjeu du XXIème siècle, c'est d'abord de nourrir la planète. A cet égard, la question des pesticides peut apparaître comme une problématique de pays riches."William Villeneuve – président des jeunes agriculteurs"L'harmonisation est un bon point pour les consommateurs, les industriels et les agriculteurs." Le directeur général de l'UIPP rappelle que "les limites maximales de résidus de pesticides ne sont pas un indice de toxicité, mais un indicateur de bonnes pratiques." Quant aux positions des ONG sur le règlement de la Commission, "elles sont erronées: sur l'exemple de la tomate en France, 80% des LMR restent inchangées… Les professionnels du secteur n'ont pas attendu le Grenelle de l'environnement pour réduire l'utilisation des pesticides. Entre 1999 et 2006, la quantité de pesticides a diminué de 40% dans l'agriculture française. » Jean Charles Bocquet – directeur général de l’UIPP"L'objectif de réduction de 50% des pesticides d'ici dix ans n'est pas utopique, mais cela suppose une réorientation des modes de production français. Réduire de 50% les pesticides ne veut pas dire réduire de 50% la production."Bernard Rolland, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Rennes

Source : Pesticides : controverse autour de la nouvelle réglementation européenne sur les Limites Maximales de Résidus

Bruxelles autorise l’importation d’un soja génétiquement modifié

Sur les OGM 07/09/2008

La Commission européenne a autorisé lundi l'importation dans l'UE de produits contenant un soja génétiquement modifié (A2704-12), utilisé dans des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. L'autorisation est valable pour dix ans. Tout produit issu de ce soja modifié devra être strictement étiqueté et suivre les règles européennes de traçabilité. Les pays de l'UE n'avaient pas réussi à prendre une décision à la majorité qualifiée à propos de cet OGM et le dossier avait donc été renvoyé à la Commission européenne. Ce type de soja a été l'objet en août 2007 d'un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait jugé improbable qu'il ait des effets indésirables sur la santé de l'homme ou des animaux, ou encore sur l'environnement. Cette autorisation fait suite à une demande de mise sur le marché des Pays-Bas déposée par le groupe allemand Bayer CropScience en 2005.

Source : AFP

La réglementation sur les pesticides oppose la Commission aux écologistes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/09/2008

La Commission rappelle que certains pays de l’Union européenne ne fixaient aucune limite à la présence de pesticides dans l’alimentation avant l’entrée en vigueur de ce règlement, qui est donc synonyme d’une plus grande sécurité alimentaire. Sur le site de l’Union européenne, le document relatif à ce nouveau règlement note que l’harmonisation était nécessaire pour la protection des consommateurs, mais aussi pour faciliter les échanges entre Etats membres. « Pour les importateurs, avec 27 listes de LMR, il devenait difficile de savoir quelle limite respecter », souligne-t-on. La Commission européenne insiste d’autre part sur les études scientifiques menées entre mars 2007 et mars 2008 avec l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) pour établir ces nouvelles limites. Les affirmations des ONG seraient basées sur des informations « grossières, dépassées et imprécises » d’après l’Institution européenne.

Source : La Croix | Auteur : Nina Hubinet

A Helsinki, les produit chimiques sous la loupe européenne

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/09/2008

L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) doit mettre en œuvre la réglementation Reach qui encadre en Europe, la fabrication et l’usage des substances chimiques. Pas moins de 30000 d’entre elles doivent être enregistrées d’ici à dix ans. Depuis le 1 er juin, les entreprises produisant ou important ces substances peuvent les pré enregistrer auprès de l’agence. Cette phase qui court jusqu’au 1 er décembre, permet aux industriels d’échelonner l’enregistrement des substances en fonction de leur dangerosité et de leur volume. Celles produites à plus de 1000 tonnes par an ainsi que les plus nocives, groupées sous le sigle CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques), devront être enregistrées le 30 novembre 2010 au plus tard. Pour celles dont la production n’excède pas 100 tonnes, la date butoir est le 30 mai 2018. Alors qu’il revenait aux Etats d’établir l’innocuité des substances, Reach renverse la charge de la preuve. « Désormais c’est à l’industrie de démontrer que ses produits sont non nocifs » déclare le directeur exécutif Geert Dancet.

Source : Libération | Auteur : Sébastien Buffet
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