Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
La faim des abeilles
Sur les abeilles 09/06/2008Et si les abeilles, victimes de nombreux maux, souffraient aussi de la pénurie de fleurs dans les zones de monoculture ? Des experts proposent de cultiver des jachères pour les nourrir. L'exercice n'est pas simple car la jachère est un espace agricole dont la conduite est strictement encadrée par la réglementation communautaire qui fixe la liste des espèces qui peuvent y être plantées. Lancées timidement sur quelques centaines d'hectares, les jachères apicoles en représentent aujourd'hui un millier… grâce au soutien du chimiste BASF qui en est devenu un ardent défenseur, allant même jusqu'à créer un réseau dédié à sa promotion : " Biodiversité pur les abeilles " ! Pour l'industriel, l'engagement est un remède opportun à une image en friche après l'interdiction très médiatisée en 2004 de son insecticide, Régent, accusé d'être impliqué dans le dépeuplement des ruchers.
Source : Libération | Auteur : Olivier RescanièreComment récolter des OGM sans risque
Sur les OGM 09/06/2008Les recherches en son encore à leur début. " C'est une question de timing " explique François Coléno de l'INRA Versailles. Ce chercheur vient de publier la première étude où il compare plusieurs scénarios de récolte de maïs sur un même territoire, avec une proportion variable d'OGM. Pour éviter les mélanges entre les graines transgéniques et les autres, agriculteurs et coopératives doivent s'organiser. Des solutions existent, mais elles passent par des changements radicaux. La ségrégation à la récolte est possible sous réserve d'une bonne organisation mais avec des coûts supplémentaires. Il est question de silos de collecte et de séchage, de transports en tracteur ou en camion, de taux optimal d'humidité des grains. Bref on est loin des arguments que pro et anti-OGM se lancent habituellement à la figure.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyReach ou le pari de la toxicologie
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/06/2008Le texte a pour ambition de mieux encadrer la production et l'utilisation d'une partie des millions de molécules qui sont commercialisées dans le volume de 400 millions de tonnes par an. " Il n'existe aucune information, même de base, sur 86% des produits de forts volumes ", rappelle Joakim Kreyssa, directeur des coproductions de l'Echa (Agence européenne de la chimie). Les toxicologues et les écotoxicologues espèrent que Reach supprimera quelques centaines de produits les plus toxiques pour la santé et l'environnement. Reach remplace 40 règlements antérieurs. Les produits concernés sont en gros, toutes les substances qui ne relèvent pas de la pharmacie, de l'alimentation et des pesticides, qui ont leur propre législation.
Source : Les Echos | Auteur : Matthieu QuiretJean François Narbonne - expert à l'AFSSA
Ils l'ont dit 06/06/2008" Le DDT a été interdit dans les années 70, avant on en trouvait des kilos à l'hectare. Maintenant, ce sont des grammes. On a essayé de mettre moins de pesticides, mais qu'ils soient plus efficaces. Donc ils sont devenus plus toxiques. "
Source : Nord Eclair | Auteur : Jean François Narbonne - expert à l'AFSSAJean Michel Lemétayer - Président de la FNSEA
Ils l'ont dit 06/06/2008" Je ne crois pas que l'agriculture française doive devenir 100% bio et ce pour trois raisons essentielles. D'abord, parce qu'elle ne pourrait pas couvrir l'ensemble des besoins alimentaires des Français et que notre pays devrait alors importer. D'autre, part, l'agriculture conventionnelle permet une sécurité d'approvisionnement. Exemple : l'été dernier a été très pluvieux, ce qui a augmenté le risque de maladies pour les cultures. Dans ce cas, seuls les traitements chimiques permettent de maintenir stables les rendements. Enfin, le premier devoir d'un producteur est de répondre aux attentes des consommateurs. Une majorité d'entre eux souhaitent avant tout que les produits alimentaires restent accessibles. "
Auteur : Jean Michel Lemétayer - Président de la FNSEALa France obtient une remise à plat des procédures d'homologation des OGM
Sur les OGM 05/06/2008" Nous avons présenté quatre propositions et, à l'unanimité, nos partenaires ont accepté une réévaluation des expertises qui intègre une analyse des écosystèmes " a déclarée Jean Louis Borloo, précisant : " La Commission s'est montrée assez d'accord et un groupe d'experts va être chargé de faire des propositions avec l'objectif de pouvoir les discuter lors d'un conseil au mois d'octobre ou au plus tard à la fin de l'année. ". Par ailleurs, l'avocat général a demandé à la Cour de justice des Communautés européennes de condamner la France pour ne pas avoir exécuté un premier arrêt, rendu par la Cour le 15 juillet 2004, l'invitant à transposer correctement la directive du 12 mars 2001 sur la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement.
Source : Les EchosRelaxe des faucheurs d'OGM : " indignation " et " incompréhension " de Monsanto
Sur les OGM 05/06/2008Le groupe agrochimique américain Monsanto a exprimé vendredi son "indignation" et son "incompréhension", au lendemain de la relaxe par le tribunal correctionnel de Chartres de 58 faucheurs volontaires anti-OGM. Dans un communiqué, Monsanto indique par ailleurs, après l'appel interjeté par le parquet de Chartres, qu'il "continuera de défendre ses droits". Le parquet de Chartres a annoncé vendredi qu'il allait faire appel de la relaxe des 58 militants anti-OGM jugés pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). Le groupe exprime "son indignation et son incompréhension devant l'incohérence qui règne entre textes législatifs, déclarations politiques et décisions judiciaires", concernant les biotechnologies. Monsanto estime que la relaxe est "d'autant plus inacceptable que le Parlement français vient d'adopter une loi (...) qui institue un délit de fauchage spécifique condamnant fermement la destruction des parcelles d'expérimentation OGM". Le Parlement a adopté le 22 mai le projet de loi très controversée sur les OGM, qui transpose une directive européenne de 2001 et reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France, instaurant un délit de fauchage.
Source : AFPAppel de la relaxe de raucheurs volontaires à Chartres : " Logique " selon Bové
Sur les OGM 05/06/2008José Bové a estimé "dans la logique des choses", vendredi à Toulouse, la décision du parquet d'interjeter appel de la relaxe prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Chartres en faveur de 58 faucheurs volontaires d'OGM. "C'était un peu prévisible, c'était dans la logique des choses (...) Le gouvernement ne veut pas être dans une situation donnant une base juridique au refus des OGM en plein champ. Il veut éviter une jurisprudence contre la coexistence" des cultures OGM et non OGM, a-t-il déclaré à l'AFP en marge de la 2e journée du procès en correctionnel de 41 faucheurs volontaires à Toulouse. Le parquet de Chartres a annoncé vendredi qu'il allait interjeter appel de la relaxe des 58 militants anti-OGM poursuivis pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). François Roux, l'un des avocats des Faucheurs volontaires jugés à Toulouse, a regretté la décision du parquet de Chartres: "C'est dommage, la décision rendue était pourtant extrêmement motivée", a-t-il dit. "Le ministère public a une bien curieuse attitude: au lieu de prendre acte et de dire +ces gens avaient raison avant l'heure, le Grenelle de l'environnement l'a confirmé, arrêtons là+, non, voila que Mme Dati (la ministre de la Justice), par l'intermédiaire de son procureur, continue le harcèlement des faucheurs", a-t-il ajouté. Selon Me Jean de Cesseau, avocat de Pioneer, l'une des parties civiles dont le terrain haut- garonnais avait été la cible des anti- OGM, "la décision de relaxe ne résistera pas à l'analyse de la cour d'appel". "Les anti-OGM pratiquent l'écran de fumée. C'est une affaire seulement pénale que l'on veut transformer en fait de société, tout le monde ne peut pas se faire sa propre loi. Si l'on applique la loi, ces faits seront condamnés. Il ne faut pas confondre les prétoires avec les couloirs de l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.
Source : AFPLa Croix
Sur l'agriculture 04/06/2008Pour doubler la production agricole dans les trente ans à venir - comme l'envisage maintenant la Banque mondiale, - le maître mot à Rome semble être la recherche d'une " meilleure productivité ". Notamment chez les petits producteurs, au nombre de 450 millions dans le monde. Ban Ki-monn, secrétaire général de l'ONU, chiffre entre 15 et 20 milliards de dollars (10 à 12, milliards d'euros) par an les investissements qu'il faudra entreprendre pour augmenter les infrastructures de transport, d'irrigation et de stockage : diffuser les semences, pesticides et engrais. Son prédécesseur Kofi Annan est venu à Rome présenter son Alliance pour une révolution verte en Afrique. " Notre objectif est de faire croître la productivité agricole de 6% par an et de relier les exploitants au marché mondial. Cette révolution verte garantira la s sécurité alimentaire sur le continent africain " assure-t-il.
Source : A la conférence de Rome, on demande à l'agriculture d'être plus productiveMarc Dufumier -ingénieur agronome
Ils l'ont dit 04/06/2008"Le constat est clair : l'agriculture productiviste est devenue très nocive pour l'environnement. Mais elle n'est pas plus viable d'un point de vue économique : l'utilisation de produits chimiques pour compenser l'appauvrissement des sols et lutter contre les insectes coûte de plus en plus cher. Aussi vaut-il mieux organiser la transition vers un mode de production agricole vraiment durable. Pour cela, les aides agricoles de l'UE doivent être réorientées afin de permettre une conversion progressive en cinquante ans au tout biologique. Ce type d'agriculture est fondé sur des connaissances agronomiques qui permettent d'avoir des hauts rendements sans porter atteinte à l'environnement. "
Source : Pèlerin | Auteur : Marc Dufumier -ingénieur agronomeOGM : les 58 faucheurs volontaires relaxés à Chartres
Sur les OGM 04/06/2008Les cinquante-huit militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont été relaxés jeudi. Le 8 avril, le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 500 euros d'amende à l'encontre des 58 faucheurs anti-OGM. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue. La défense avait plaidé l'acquittement, tandis que les députés adoptaient à la même heure, à l'Assemblée nationale, le délit de fauchage.
Source : AFPLoi sur les OGM : La France menacée d'amendes par la justice européenne
Sur les OGM 04/06/2008L'avocat général de la Cour européenne de Justice (CEJ) a demandé mercredi aux juges de condamner la France à des amendes de plus de 200.000 euros par jour pour n'avoir toujours pas correctement transposé une loi européenne sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). En 2004, la Cour avait condamné la France pour n'avoir pas transposé cette directive de 2001 sur le contrôle de la dissémination des OGM dans l'environnement. Faute d'exécution de cet arrêt, la Commission européenne a de nouveau saisi la CEJ en décembre 2006 pour réclamer une nouvelle condamnation et des sanctions financières: 38 millions d'euros d'amende forfaitaire plus 366.744 euros d'astreinte journalière jusqu'à mise en oeuvre de la loi. Après cette menace, la France avait annoncé en mars 2007 la transposition de la directive par deux décrets sur les contrôles de la mise sur le marché des OGM et sur les essais en champs. Mais l'avocat général a conclu qu'un an plus tard, à la date de l'audience le 12 mars 2008, "la France n'avait pas à ce jour correctement transposé toutes les dispositions de la directive et par conséquent n'avait pas complètement exécuté le premier arrêt de la Cour". Il a donc demandé à la Cour de "juger que la France a manqué à ses obligations communautaires" et de la condamner à 235.764 euros d'amende par jour de retard dans la transposition complète de la directive, à partir du jour du prononcé du futur arrêt. L'avocat général a estimé qu'il n'y avait "pas lieu de suivre la proposition de la Commission" demandant une astreinte de près de 360.000 euros par jour. Il a également considéré que "la Commission n'a pas établi l'existence de circonstances aggravantes de nature à justifier l'imposition d'une autre sanction sous la forme d'une somme forfaitaire" et n'a donc pas retenu l'amende de 38 millions d'euros.
Source : AFP" Prévenir les regroupements de criquets ravageurs "
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/06/2008Interview de Michel Lecoq, entomologiste au Cirad " … Le dernier épisode majeur, en 2003, a été maîtrisé au bout d'un an. Mais cette lutte coûte cher, tant sur le plan économique qu'écologiste. Un exemple : en 1997 , Madagascar a dû faire appel à l'aide internationale pour récolter les 60 millions de dollars qui lui ont permis de maîtriser l'invasion de criquets migrateurs, en dispersant des pesticides - seule arme disponible - sur des millions d'ha. Et la menace demeure : des recrudescences ont lieu presque tous les ans et doivent être maîtrisées. Dans le contexte actuel de crise alimentaire, le démarrage d'une invasion serait une catastrophe pour l'agriculture vivrière. Elle aurait des conséquences dramatiques sur la sécurité alimentaire de millions de personnes, notamment dans les pays sahéliens… Nous travaillons donc, sur le terrain, à Madagascar et en Mauritanie, à la construction de systèmes d'information géographique qui, couplés à des images satellites, permettent de localiser en temps réel les biotopes favorisant le démarrage d'invasions. Dans les régions désertiques, ces systèmes permettront aux équipes nationales de surveillance de détecter la montée de végétation après des épisodes de pluie, de manière à intervenir très tôt, avant que les larves n'atteignent l'âge adulte et s 'échappent en bandes.
Source : Libération | Auteur : Olivier RescanièreL'agriculture bio : pas au goût de tous
Sur l'agriculture biologique 02/06/2008L'agriculture bio qu'est-ce que c'est ? C'est un système qui utilise le recyclage des matières organiques, exclut l'usage d'engrais et pesticides pour rechercher la qualité et le respect des écosystèmes naturels… Mais il y a des inconvénients : les récoltes sont trop faibles pour un coût trop élevé. L'agriculture biologique française ne représente que 8,81% de l'agriculture biologique européenne, même si le nombre des agriculteurs bio a légèrement augmenté passant de 10 000 producteurs en 1982 à 11640 en 2007.
Source : Ouest FranceMariann Fischer Boel pour plus d'OGM pour freiner l'envolée des prix alimentaires
Sur les OGM 02/06/2008La commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel estime que l'Union européenne devrait approuver plus vite les OGM et se montrer plus souple avec leurs importations pour freiner l'envolée des prix alimentaires, dans un entretien à La Croix à paraître mercredi. "Il faut (...) étoffer les effectifs de l'Agence européenne de la sécurité alimentaire pour qu'elle accélère son processus d'approbation des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr), sans bien sûr - et c'est important - remettre en cause la qualité de son travail", estime Mme Fischer Boel. "Notre trop lente approbation des OGM pèse dans les prix alimentaires", poursuit-elle, alors que s'est ouvert mardi un sommet de la FAO consacré à la crise alimentaire mondiale. "Nous devons aussi débattre de notre tolérance zéro d'importations d'OGM non approuvés", affirme la commissaire, qui estime qu'avec cette règle, "on est en train de se tirer une balle dans le pied !". Selon elle, "ce refus conduit aujourd'hui à renvoyer une cargaison complète de soja ou de maïs d'Amérique du Sud pour l'alimentation animale lorsqu'il n'y a qu'une petite trace d'OGM. Du coup nos éleveurs payent plus cher". "C'est complètement stupide et inacceptable que des prix élevés empêchent notre élevage d'être compétitif. Car, pendant ce temps, on importe de la viande de boeuf brésilien, qui a été nourri par des OGM qui n'ont même pas été approuvés en Europe, ce que les consommateurs ignorent parce que ce n'est pas étiqueté", explique-t-elle.
Source : AFP