Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Les agriculteurs gardois passent à l'offensive
Sur l'agriculture 24/01/2008« Puisque l'Etat ne veut pas retirer de nos marchés les produits traités avec des pesticides ou fongicides interdits en France… Eh bien c'est nous qui allons faire le boulot et appliquer le principe de précaution ». Ce propos a trouvé son illustration dans le Gard où la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont organisé une opération coup de poing, sous le regard somme toute bienveillant des forces de l'ordre et sans la moindre violence, « contre l'usage anarchique » des produits phytosanitaires en Europe. L'Etat nous fait laver plus blanc que blanc. En utilisant trois fois moins de fongicides et pesticides que la génération précédente. Les agriculteurs ont consenti des efforts considérables en matière d'agriculture raisonnée, alors que dans le même temps, on autorise l'entrée de produits cultivés avec des molécules dangereuses pour l'environnement, l'utilisateur et le consommateur. Nous sommes pieds et poings liés », ont commenté les manifestants déjà durement frappés par la déprime agricole.
Source : Midi Libre | Auteur : G.L.Allemagne : les produits « sans OGM » seront identifiés par une étiquette
Sur les OGM 24/01/2008Les fabricants devront dans les prochains mois doter les produits ne contenant pas d'éléments génétiquement modifiés d'une étiquette «sans OGM», Dans les cas où il n'y a pas d'alternative et où un ajout d'OGM reste autorisé dans les produits animaliers comme la viande et le lait, Jusqu'à présent, seuls les aliments issus de cultures d'OGM devaient comporter une étiquette spéciale. La loi introduit aussi une marge de tolérance de 0,9% d'OGM pour les produits biologiques, cette présence pouvant résulter d'une contamination provenant de la proximité de champs d'organismes génétiquement modifiés. De nouvelles règles pour la culture de plantes transgéniques ont également été décidées. La distance minimum à respecter entre un champ d'OGM et un champ classique pourra être réduite si les deux propriétaires intéressés signent un accord écrit. Des associations écologistes ont critiqué cette disposition, mettant en garde contre la contamination de plantes conventionnelles ou biologiques par des OGM, pouvant par exemple être déplacés par le vent.«Faciliter la procédure d'autorisation permet aux scientifiques de mieux travailler. Les installations de recherche pourront désormais étendre leur expertise mondialement reconnue à la technique génétique des plantes», a argumenté la ministre de la Recherche Annette Schavan.
Source : AFPPesticides : tous contaminés !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/01/2008Nous sommes tous des empoisonnés qui s’ignorent : c’est la conclusion d’une vaste étude sur la persistance des pesticides dans l’organisme, menée à l’université de Grenade (Espagne). Les chercheurs ont analysé des échantillons de tissus adipeux prélevés sur 387 hommes et femmes vivant soit en ville soit à la campagne. Résultat : ils étaient tous porteurs de composés organiques toxiques. Le plus fréquent est un produit issu de la dégradation du DDT, le fameux insecticide est pourtant interdit en Europe depuis près de 20 ans. On a également retrouvé chez 91% des volontaires des traces d’hexachlorobenzène, un fongicide utilisé dans de nombreux procédés industriels, ainsi que des PCB, des dérivés chlorés connus sous le nom de pyralènes, jadis utilisés dans les transformateurs électriques. Ces substances qui polluent l’eau, la nourriture ou l’air, s’accumulent dans les graisses animales.
Source : L’Express | Auteur : G.C.Abeilles : le vol funèbre
Sur l'agriculture 23/01/2008De très nombreuses ruches ne passeront pas l’hiver. Les apiculteurs observent déjà une surmortalité inquiétante attribuée principalement à deux parasites, le Varroa, suceur de sang et le Nosema ceranae, sapeur des défenses immunitaires. Ils s’attaquent à des abeilles déjà affaiblies par un manque de pollen, la faute à un été pourri.
Source : Le PointLes abeilles battent de l’aile
Sur l'agriculture 23/01/2008Hiver pluvieux, manque de pollen, parasites et virus… les ruchers européens vont mal. En France, certaines régions, comme la Charente, déplorent une mortalité allant jusqu’à 90% des butineuses. Les ruchers, décimés, ne permettent plus aux survivantes de conserver la chaleur pour faire face aux températures négatives. La production de miel en France est tombée de 19000 tonnes en 2006 à 16000 tonnes en 2007. En 1995, les apiculteurs en récoltaient le double !
Source : L’ExpressL'Agriculture raisonnée plus lisible
Sur l'agriculture raisonnée 23/01/2008Avec un compteur bloqué autour de 3000 exploitations certifiées, l'agriculture raisonnée doit disposer dans les semaines qui viennent d'un message plus lisible pour le consommateur. Les produits « issus d'une exploitation qualifiée au titre de l'agriculture raisonnée » pourront bénéficier d'un message à la formulation plus courte, dont la teneur est encore à définir. Gilles Maréchal, directeur de Farre, a révélé cette information lors des 11èmes rencontres de l'association, ajoutant que cette évolution était validée par les pouvoirs publics. Les produits concernés devraient également pouvoir arborer un logo d'ici la fin de l'année, logo qui ne portera pas sur l'agriculture raisonnée mais sur la « haute valeur environnementale » (HVE). Une qualification placée au centre des exigences agricoles lors du Grenelle de l'environnement.
Source : Les Marchés | Auteur : Morgan LeclercTerres de Bourgogne
Ils l'ont dit 23/01/2008« Potentiellement si le texte sorti du Parlement de Strasbourg est appliqué, on va éliminer 60 à 70% des molécules existant aujourd'hui sur le marché. Ce qui signifie que sur certaines productions, en particulier les fruits et légumes, on va se retrouver sans solution chimique. Ce qui peut nous conduire à être contraints d'en importer d'Afrique, de Chine voire même d'Amérique Latine… Le Grenelle de l'environnement ajoute un étage supérieur à la fusée avec l'élimination arbitraire de 53 substances. Il fixe aussi un objectif de réduction de 50% de l'utilisation des produits phytosanitaires s'il y a mise au point de solutions alternatives. Soyons sérieux. Depuis 30 ans que je suis dans le métier, j'entends parler de solutions alternatives. Elles sont intéressantes sur le plan intellectuel, mais limitées au point de vue pratique. Cet objectif est irréaliste. »
Source : Terres de BourgogneBiotechnologies après la suspension du MON 810, Valérie Pécresse réaffirme le « devoir de recherche » sur les OGM
Sur les OGM 21/01/2008La France a « un devoir de recherche » sur les biotechnologies et n’a en aucun cas voulu « mettre un coup d’arrêt » aux travaux sur les plantes transgéniques en décidant de suspendre la culture du maïs MON 810 de Monsanto. Ainsi a-t-elle annoncé qu’outre les 15 millions d’euros déjà prévus en 2008 pour des appels à projets sur les biotechnologies végétales de l’Agence nationale de la recherche, 4 millions de crédits supplémentaires seraient consacrés au développement des plates-formes de recherche. En outre, 45 millions d’euros seront débloqués par la France, entre 2009 et 2011, pour des projets franco-allemands sur la même thématique. La ministre a estimé que la prochaine discussion au Parlement du projet de loi sur les OGM serait cruciale pour la recherche : si les conditions d’une « trêve » sur le sujet ne sont pas trouvées, les scientifiques pourraient s’expatrier, privant le pays d’expertise sur « une question d’indépendance nationale ».
Source : Le Monde | Auteur : Hervé MorinIfen : Les pesticides présents dans la plupart des cours d’eau en 2005
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/01/2008Si l’évolution des méthodes de mesures et des points d’analyses rendent les comparaisons avec les années précédentes impossibles, une chose est sûre néanmoins : les pesticides sont détectés dans une très large majorité des cours d’eaux et dans plus de la moitié des nappes souterraines. Dans un communiqué du 14 janvier, France nature environnement déplore « l’aggravation de la situation. L’association souhaite « une véritable politique ambitieuse de réduction effective de l’emploi des pesticides, ce qui implique une remise en cause des pratiques agricoles intensives actuelles ». A l’inverse, l’UIPP estime que « les traces retrouvées sont infinitésimales et ne présentent pas de risque pour le consommateur ». L’UIPP met en avant les résultats de l’ensemble des analyses effectuées par l’Institut, un chiffre qui n’est pas présent dans le rapport. Pour 97% d’entre elles, les concentrations relevées seraient inférieures au seuil de 0,1 microgramme par litre. L’Union insiste par ailleurs sur le fait que les résultats obtenus d’une année sur l’autre ne sont pas comparables et ne permettent pas « d’analyser l’évolution de la situation ».
Source : Agra PresseVictime de son succès, le bio a des états d’âme
Sur l'agriculture biologique 20/01/2008L’alimentation bio est victime de son succès : en Europe, la production ne peut plus répondre à une demande en forte croissance, tandis qu’aux yeux de certains la démocratisation du segment trahit ses idéaux. Si l’étiquette bio renvoie au sens strict, un mode de production qui n’a pas recours aux engrais et pesticides et qui respecte certaines normes d’alimentation des animaux, elle est aussi pour beaucoup une profession de foi en un mode de vie sain et respectueux de l’environnement. Un idéal qui s’accommode mal du transport en avion sur des milliers de kilomètres de tomates chiliennes ou d’agneau néo-zélandais, générateurs de pollution atmosphérique. En outre, « qu’en est-il de la qualité, de la certification ? » des produits importés s’interroge Uli Schnier, qui dirige le comité « agriculture bio » du secteur néerlandais de la distribution. Comment être sûr en effet que les fruits secs turcs sont soumis aux mêmes critères que, par exemple, les produits français labellisés AB.
Source : AFP | Auteur : Mathilde RichterMaïs OGM : les Etats-Unis « très préoccupés » par la décision de la France
Sur les OGM 20/01/2008«Nous sommes très préoccupés de voir que des gouvernements prennent des décisions non scientifiques pour interdire des produits, plutôt que de donner aux consommateurs la possibilité de choisir», a déclaré Mme Schwab lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson. Cette variété de maïs «a été cultivée et consommée sans danger», a-t-elle estimé. «La grande majorité des scientifiques consultés, y compris en France, ont réaffirmé que le maïs OGM est sans danger». La France a annoncé le 11 janvier avoir décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs OGM MON810 de la firme américaine Monsanto, en activant la «clause de sauvegarde» auprès de l'Union européenne, suivant le «principe de précaution» et sur fond de polémiques croissantes autour des OGM. Interrogée sur la procédure engagée par les Etats-Unis contre l'UE sur les OGM devant l'Organisation commerciale du Commerce (OMC), Mme Schwab a par ailleurs critiqué la résistance des Européens aux organismes génétiquement modifiés. «Nous avons tous une responsabilité en ce qui concerne la santé et la sécurité de nos citoyens, et clairement c'est la première priorité pour nous. Mais dans le cas des biotechnologies, il y a une évidence scientifique claire qu'elles ne sont pas mauvaises», a-t-elle dit. Mme Schwab a par ailleurs mis en garde l'Europe contre l'utilisation des questions environnementales pour justifier des mesures protectionnistes. «Nous avons été consternés par une série de propositions dans lesquelles nous voyons le climat ou l'environnement être utilisés comme excuse pour fermer des marchés», a-t-elle dit.
Source : AFPLes OGM, armes de destruction politique massive
Sur les OGM 18/01/2008La manœuvre a été parfaitement exécutée... Les écolos applaudissent, les agriculteurs sont furieux. Mais que pèsent-ils alors que l’opinion est majoritairement méfiante vis-à-vis des OGM ?Au bout du compte, le gouvernement a montré que le « Grenelle de l’environnement » n’a pas été inutile, et il prive la gauche d’un argument polémique. Tant pis pour la science, même si, dans le même temps, les crédits destinés à la recherche sur les OGM ont été multipliés par huit. Après un coup comme celui-là, on voit mal les industriels accepter de se lancer dans des recherches coûteuses, au risque d’être brisés dans leur élan par des décisions purement politiciennes.
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude Jaillette« Pesticides : alerte aux trafics »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 16/01/2008Des pesticides interdits en France sont toujours utilisés par des agriculteurs et se retrouvent dans nos assiettes. D’ailleurs, selon des analyses effectuées en 2005, 50% des fruits et légumes que nous consommons contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont pourtant interdits. * Reportage dans un vignoble du Sud de la France où l’arsenite de sodium interdit en 2001 mais encore utilisé par certains viticulteurs ; * Visite chez un viticulteur fraudeur, identité dissimulée, montrant des bidons de produits interdits ; * Visite d’une usine Bayer CropScience, dans l’Aisne ; * Images de champs avec épandages ; * Voyage en Espagne où des agriculteurs français passent régulièrement la frontière pour se fournir en produits légaux moins chers et produits illégaux ; * Rencontre avec des agents du SRPV de Toulouse qui n’ont pas une grande marge de manœuvre pour lutter contre ces fraudes, puisqu’ils n’ont pas l’autorisation de contrôler les maisons des agriculteurs ; * Rencontre en caméra cachée avec un trafiquant présumé ; * Rencontre en caméra cachée avec un exploitant qui a acheté des pesticides interdits ; * Voyage dans la région d’Almeria et rencontre avec un agriculteur ; * Visite à Toulouse d’un laboratoire spécialisé dans la recherche de pesticides ; * Rencontre avec Christian Lieben, agriculteur atteint de la maladie de Parkinson.Conclusion du reportage : « Petit à petit des pesticides sont retirés du marché à cause de leur dangerosité. En dépit des risques de fraudes, combien d’années encore pour s’apercevoir qu’en fait, les produits autorisés à ce jour feraient mieux eux aussi, d’être interdits. »
Source : Envoyé Spécial - France 2 | Auteur : Guilaine Chenu et Françoise JolyLa toxoplasmose pourrait être bloquée par un herbicide
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/01/2008Les chercheurs ont testé, en laboratoire, sur des cultures de cellules infectées par le parasite de la toxoplasmose : T. gondii, un herbicide, le fluridone, qui bloque l'action de l'hormone ABA qui joue un rôle déterminant dans le développement et la germination des graines et dans la tolérance es plantes au stress. Avec ce traitement, le niveau de l'hormone ABA synthétisée par les parasites a été réduit de plus de quatre. Et l'augmentation de la dose de fluridone a bloqué la croissance des parasites en les empêchant de sortir des cellules infectées pour en envahir d'autres. En outre, l'administration de fluridone à des souris infestées par le parasite de T. Gondii, a permis de " prévenir des formes mortelles " de cette parasitose chez les rongeurs, selon les auteurs. Ils entrevoient une nouvelle piste thérapeutique potentielle, avec des inhibiteurs de la synthèse de l'hormone, inoffensifs pour les humains. Idée qui pourrait trouver des applications pour d'autres parasites, comme celui du paludisme. En effet, le parasite responsable du paludisme possède comme celui de la toxoplasmose des gènes impliquant l'hormone ABA dans son développement. Cette découverte inattendue pourrait ainsi contribuer à une meilleure compréhension du paludisme, selon la revue scientifique Nature.
Source : Le ProgrèsLes apiculteurs s'inquiètent pour leurs abeilles, après l'autorisation d'un nouvel insecticide
Sur l'agriculture 09/01/2008Pour les maïsiculteurs, l'autorisation du Cruiser est " un premier pas satisfaisant ". Depuis l'interdiction du Gaucho et du Régent, nous n'avions plus de solution efficace contre le taupin, dont la pression augment ", explique Céline Fournier, de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM). Mais selon le président de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), Henri Clément, la décision d'autoriser le Cruiser est " irresponsable ". Apiculteurs et écologistes fondent leurs inquiétudes sur les travaux de l'écotoxicologue Luc Belzunces (Inra Avignon). Ce dernier a montré que le retour des abeilles à la ruche peut être perturbé par l'absorption de thiamethoxam même à des doses très faibles. Pour la société Syngenta, si la molécule chimique est toxique pour les abeilles à forte dose, les très faibles concentrations auxquelles elles sont exposées dans l'environnement ne peuvent leur causer aucun dommage. " Des essais sous tunnel et en plein champ n'ont montré aucun effet significatif " affirme Laurent Péron, chez Syngenta France. Le Cruiser est autorisé dans 80 pays y compris européens. De nombreux autres facteurs - parasites, virus, champignons peuvent causer le dépérissement des abeilles.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont