Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
La vérité sur les OGM
Sur les OGM 20/11/2007Les essais réalisés en particulier sur les rats n'ont montré aucune conséquence néfaste, mais une polémique est soulevée quant à la qualité du protocole et des statistiques utilisés. Aucune toxicité sur l'homme n'a été démontrée à ce jour, mais il est impossible de répondre avec certitude sur un risque potentiel, d'où le débat actuel. Comme pour toute innovation, son impact sur les générations à venir est difficile voire impossible à estimer. Nous avons une connaissance intuitive de ce qu'est le patrimoine génétique et son lien avec l'hérédité. Il n'est pas étonnant que lorsqu'on touche à l'ADN cela soulève des peurs, en particulier celle d'accroître la probabilité de transfert de gènes, qui pourtant n'a aujourd'hui aucune raison d'être modifiée. Le débat porte finalement aussi sur l'impact écologique et l'image véhiculée par les OGM d'une instrumentalisation du vivant pour le bénéfice non des consommateurs, mais des producteurs de semences. Chacun se fait une représentation et un avis sur les OGM et ils ne peuvent tous être condamnés. Il est évident que la recherche sur les incidences des manipulations génétiques doit et sera renforcée.
Source : Impact médecine | Auteur : Muriel Mambrini -chercheur en génétique à l'INRAJean Michel Lemétayer – Président de la FNSEA
Ils l'ont dit 19/11/2007"Les agriculteurs attendent donc surtout de savoir si l’Europe a envie de se battre ou non pour sa souveraineté alimentaire. Cela a évidemment un prix et il faut que les consommateurs et les contribuables soient prêts à en payer le prix. J’espère que la présidence française de l’UE permettra aux chefs d’Etat de débattre de cette indépendance alimentaire. Sinon, nous serons dépendants des marchés internationaux. Encore une fois, cet enjeu dépasse largement le bilan de santé. Le reste, comme le découplage des aides, c’est surtout de la technique. Le fondamental reste bien la mission assignée à notre agriculture. Quant aux propositions d’abandonner la jachère et les quotas, je rappelle que ce sont deux mécanismes très importants de régulation du marché. Certes on parle aujourd’hui davantage de jachère sur un plan environnemental. Elle a été pourtant créée comme un outil de gestion de l’offre. La réduire de manière conjoncturelle au niveau zéro, pourquoi pas. Mais ce serait une grave erreur d’en abandonner purement et simplement le principe, comme pour les quotas laitiers. Il faut garder des mécanismes qui permettent d’intervenir en cas de crise et pour gérer les risques agricoles. Sinon, on livre l ‘agriculture et les agriculteurs aux seules lois du marché."
Source : La Croix | Auteur : Jean Michel Lemétayer – Président de la FNSEABachelot : 7,2 millions d’E pour les établissements de santé aux Antilles
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/11/2007La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé dimanche à Fort-de-France une somme de 7,2 millions d'euros pour les établissements de santé de Guadeloupe et de Martinique."J'ai demandé que soient délégués aux établissements de santé pour la Guadeloupe et la Martinique 7,2 millions d'euros au titre des aides exceptionnelles", a indiqué la ministre… Elle a salué l'action des acteurs de la lutte contre le vecteur de la dengue, dont une épidémie frappe les Antilles, et notamment "l'implication des médias", pour faire passer "des messages de prévention". Evoquant sa rencontre avec cinq associations sur le pesticide chlordécone, Mme Bachelot a estimé qu'elles "constituaient une source d'expertise qu'il fallait associer aux travaux scientifiques". "Je leur ai donc annoncé qu'elles participeraient au comité d'experts scientifiques qui est en cours de constitution et au pôle pesticide que le préfet va constituer auprès de lui", a conclu la ministre.
Source : AFPPlan de réduction des pesticides avant fin premier semestre 2008
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/11/2007Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a fixé au comité d'orientation du plan de réduction de l'usage des pesticides, qui se réunissait jeudi pour la première fois, l'objectif de remettre ses propositions la fin du premier semestre 2008, annonce le ministère dans un communiqué. Ce plan de réduction de l'usage des pesticides, annoncé par Nicolas Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement, comporte deux priorités: "le retrait du marché des produits (...) contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes, dont 30 avant la fin 2008, et la réduction de 50% de l'usage des pesticides dans un délai de dix ans, si possible", rappelle le ministère. Le comité d'orientation se réunira sous la présidence de M. Barnier tous les trois mois. Un groupe technique opérationnel d'experts est constitué sous la présidence de Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l'Académie de l'Agriculture.
Source : AFPProfesseur Gamelin – directeur du centre Paul Papin
Ils l'ont dit 14/11/2007"«… Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, la pollution atmosphérique ne provoque pas plus de 1% des cancers. La plupart des cancers ont des causes comportementales. Et d’abord le tabac. Ensuite l’alimentation, y compris l’alcool. Le nombre de cancers environnementaux au sens large atteint de 80 à 85% , dont 75% pour les seules causes comportementales : 25% pour le tabac, 15% pour l’alcool et 35% pour l’alimentation. Les 10% restants sont dus à l’environnement : cancers professionnels et pesticides".
Source : Le Courrier de l’Ouest | Auteur : Professeur Gamelin – directeur du centre Paul PapinSon combat contre les pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/11/2007François Veillerette mène une croisade contre les industriels pollueurs avec une force de frappe redoutée. La cible est restreinte, volontairement à « un champ d’expertise ». Mais dès que le mot pesticide est lâché, les journalistes pensent désormais à lui. A l’heure d’Internet, il tisse son réseau, le Mdrgf (dont il est président) est à l’origine de l’Association citoyenne pour les alternatives aux pesticides (ACAP) qui fédère 150 associations. Lui devient administrateur de Pan (Pesticide action network) Europe. « On est connus pour dégainer rapidement. On peut très vite recueillir 3000 pétitions sur une cyber action ». Le Mdrgf contrôle six des vingt premiers sites référencés par Google au mot « pesticide ». L’association reçoit 5000 visites par jour, un million et demi de visiteurs par an. « C’est nettement plus que les sites des industriels. Mais ils ont du blé pour se payer des pages de pub. C’est une guerre de la communication ».
Source : Courrier Picard | Auteur : D. GiretteClaude Allègre – ex ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie.
Ils l'ont dit 11/11/2007"Les verts sont contre les dégagements de gaz carbonique et contre le nucléaire aussi. Ca veut dire qu’on ne se chauffe plus. Ils sont contre les herbicides et les pesticides, mais aussi contre les OGM. Si on suivait leurs idées, ce serait une catastrophe. On ne va pas proposer une décroissance, il faut au contraire promouvoir le développement économique. Je défends cela depuis des années sans bouger d’un iota".
Source : Le Havre – Presse | Auteur : Claude Allègre – ex ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie.Le grand barnum vert
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/11/2007Tout ce remue méninges n’a été qu’un festival d’esbroufe. Beaucoup de bonnes intentions pour de piètres résultats. Prenons la question des pesticides. A l’exception de Libération et du Canard enchaîné, tous les médias – en cela encouragés par les ONG, qui n’ont pas fait entendre la moindre critique - ont salué l’engagement révolutionnaire de Nicolas Sarkozy de réduire de 50% l’utilisation des pesticides. Rappelons que la France en est le premier utilisateur européen, et le troisième mondial… A-t-on bien entendu le bémol ponctuant la promesse ? « Si possible », a conclu le président. Pourquoi les agriculteurs français forcent-ils à ce point sur les pesticides ? Parce que du nord au sud de la France, de l’est à l’ouest, ils utilisent à peu près les mêmes graines de céréales, encouragés en cela par l’Inra, qui les a mises au point. Le climat, les sols ne sont pas les mêmes ? Tant pis, des « intrants » sont là pour y remédier. Réduire les pesticides, c’est donc changer en profondeur les pratiques agricoles. En a –t-il été question lors de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy ? Pas le moins du monde.
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude JaillettePesticides aux Antilles : le Pr Belpomme se rétracte
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/11/2007Le Pr Dominique Belpomme est venu défendre le mercredi 6 novembre, devant des parlementaires, son rapport qui avait déclenché une tempête médiatique à propos des possibles conséquences sanitaires du pesticide chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Le cancérologue qui avait qualifié la situation locale de « bombe sanitaire » et lancé des accusations d’omerta de la part des scientifiques institutionnels a dû faire marche arrière devant la commission parlementaire. « Je suis d’accord pour reconnaître que on rapport est inexact… La chlordécone n’est probablement pas à l’origine de l’augmentation des cancers de la prostate aux Antilles » a-t-il fini par reconnaître. Le président de la Commission, Patrick Ollier, qui avait été juge lors de l’affaire du sang contaminé, lui a « interdit » cette comparaison « indigne » avec cette affaire. Le Dr Luc Multignier (Inserm Rennes) a indiqué que ses propres recherches sur le sujet répondaient, elles, aux exigences et à l’encadrement éthique de la recherche biomédicale : « Je vous laisse juge de juger si le rapport (Belpomme, NDLR) remplit ces conditions de contrôle » par des comités d’experts.
Source : Le Figaro | Auteur : Jean Michel BaderOGM : UIPP et semenciers en colère
Sur les OGM 08/11/2007Les professionnels des semences et de la protection des plantes dénoncent la « marche arrière » de Nicolas Sarkozy sur les OGM. Ils affirment que « la coexistence est une réalité », que « toutes les plus grandes autorités scientifiques mondiales (…) ont mis en exergue les bénéfices des OGM et l’absence de risques sanitaires et environnementaux et que la France nie le droit communautaire ».
Source : Paysan du midiDes OGM insecticides doublement modifiés
Sur les OGM 04/11/2007La course aux amendements est donc lancée entre les biotechnologies et les insectes, comme le montre une étude publiée par une équipe de chercheurs mexicains et américains (Science en ligne – 2 novembre 2007). Après avoir étudié les mécanismes qui permettent aux toxines Bt de tuer les insectes et aux insectes de leur résister, Mario Soberon et son équipe ont modifié une toxine qui tue les insectes résistants. La possibilité d’avoir des OGM doublement modifié (plante et toxine) ouvre de nouvelles perspectives, alors même qu’on ne sait pas pourquoi les insectes n’ont pas encore développé de résistances dans les champs de maïs Bt et de coton Bt. L’étude est publiée alors que la semaine dernière, des divisions se sont fait jour au sein de la Commission de Bruxelles à propos de l’autorisation de culture de deux nouveaux maïs insecticides, le Commissaire Stavros Dimas, estimant que leur impact sur les espèces non – cibles n’a pas été assez étudié. Une semaine auparavant, à l’issue du « Grenelle », le président Sarkozy avait déclaré que « la vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides ».
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyClélie Mathias
Ils l'ont dit 03/11/2007"L’objectif du Grenelle, c’est une victoire dans le sens où, enfin, on reconnaît la problématique des pesticides, leurs dangers et la nécessité à la fois de réduire leur utilisation et de sortir aussi du marché les produits les plus dangereux parce qu’en plus de cette mesure de réduction de 50%, il y a une mesure sur le retrait des 50 substances les lus dangereuses, celles qui ont des caractéristiques absolument inacceptables. C’est un certain succès."François Veillerette – Président du MDRGF"Les 50%, ce n’est pas un coup dur uniquement pour le secteur de la protection des plantes, pour les industriels que je représente. C’est un coup dur potentiel pour la ferme France et pour les consommateurs que nous sommes. Car aujourd’hui, une mesure arbitraire de -50% sur ,on ne le sait pas, mais a priori la totalité des produits, va se traduire pour certaines filières, en particulier pour les filières fruits et légumes où dans le même temps on demande aux consommateurs de consommer davantage de fruits et légumes chaque jour, les producteurs vont se retrouver demain sans solution et donc nous devrons à ce moment-là importer des fruits et des légumes d’autres régions du monde avec des coûts de transport, des garanties sanitaires moindres que ce que nous pouvons garantir ici chez nous en France. "Jean Charles Bocquet
Source : Direct 8 | Auteur : Clélie MathiasLa recherche environnementale devant les défis du « Grenelle »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/11/2007Les objectifs fixés exigent une mobilisation des scientifiques travaillant sur le développement durable. Le gouvernement annonce une rallonge de 34 millions d’euros pour 2008.Mobiliser la communauté scientifique : ce n’est qu’ainsi, selon Bernard Delay ?Directeur du département durable du CNRS, que le Grenelle de l’environnement pourra tenir ses promesses. « Il faut maintenant lancer un grand plan de recherche. Pour avancer, nous devons faire sauter des verrous, parfois technologiques et parfois fondamentaux. Dans tous les domaines, nous nous butons sur des problèmes de connaissance ». Exemple : la décision de réduire de moitié l’usage des pesticides. Cet objectif suppose de les remplacer par des agents biologiques. Or, observe Bernard Delay, « la lutte biologique s’inscrit dans le fonctionnement extrêmement complexe des écosystèmes, sur lequel on sait encore très peu de choses ». Marion Guillou, présidente -directrice générale de l’INRA, qui a elle-même participé aux travaux du Grenelle, « espère » que les moyens suivront les annonces gouvernementales.
Source : Le Monde | Auteur : Pierre Le HirNicolas Hulot – Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme
Ils l'ont dit 02/11/2007"Pour les pesticides et autres substances nocives et dangereuses, il faut aller plus vite. Mais le débat de fond n’a pu avoir lieu. Notre mode de production est-il le seul compatible avec les exigences alimentaires et économiques ? Je crois qu’entrent le productivisme et le bio, il y a des pistes qui ne sont pas suffisamment explorées, comme l’agriculture durable. La question de notre dépendance chronique au maïs et à son complément le soja pour l’alimentation du bétail n’est pas encore posée. Y a-il d’autres voies moins gourmandes en eau, en énergie et en intrants ? Sans tabous ni provocations, il faudra bien à un moment ou à un autre mettre les choses à plat. Les réponses peuvent agréablement nous surprendre."
Source : Le Figaro | Auteur : Nicolas Hulot – Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme