UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

OGM : pas de moratoire pour le maïs Bt Mon810

Sur les OGM 14/06/2007

« Les donnes scientifiques apportées par Greenpeace et par l’article de Nguyen et Jehle n’apportent pas d’éléments pertinents de nature à remettre en question l’évaluation environnementale de la culture du maïs Mon810 ». C’est la principale conclusion de l’avis que la Commission de génie biomoléculaire (CGB) a rendu public sur son site Internet... En fait, plutôt que d’avoir à se pencher à la fin mai sur l’étude de Greenpeace, les experts de la CGB s’attendaient à ce qu’on leur demande d’examiner toute une série d’autres publications scientifiques ayant motivé la suspension d’autorisation du Mon810 en Allemagne. Parce que ce n’est pas l’étude de Greenpeace qui a motivé la décision des autorités germaniques. Cette dernière n’aborde qu’une dimension de la problématique alors que celles qui ont motivé la suspension du Mon810 outre-Rhin portent notamment sur le maintien de la toxine Bt dans le sol des surfaces cultivées, les effets à long terme sur la biodiversité et les insectes non cibles. Le maïs Mon810 est cultivé cette année en France sur près de 25 000 ha, soit 0,18% des surfaces de maïs cultivées dans notre pays.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Le désherbage sans chimie

Sur l'agriculture biologique 13/06/2007

La problématique posée par les produits chimiques dans l’agriculture est connue. L’INRA mène à Bretenière une expérience inédite et porteuse de solution. L’objectif est clair, il faut éradiquer les herbicides des champs français avant que l’Europe ne se fasse trop pressante et que des sanctions ne frappent les agriculteurs. Pour cela plusieurs techniques sont utilisées par l’Institut tels que le « désherbage mécanique » (retour à l’arrachage des racines pratiqué autrefois) ou le « faux- semis » (préparer le sol pour faire germer les mauvaises herbes et les détruire avant que les véritables cultures ne poussent). « Les différentes techniques combinées ensembles, sont efficaces et les pertes économiques subies par rapport aux solutions traditionnelles ne sont pas significatives », explique Nicolas Munier-Jolain, ingénieur de recherche à l’Institut. « En terme d’organisation du travail les changements à apporter semblent plus problématiques », poursuit-il... Le projet de recherche expérimentale de Bretenière, qui devrait durer encore six ans, veut solutionner une partie du problème.

Source : Le Bien public | Auteur : Eric Lerais

Les Vingt-sept se dotent à leur tour d’un label « bio »

Sur l'agriculture biologique 13/06/2007

Le fait que l’UE ait approuvé une disposition prévoyant que les produits bio pouvaient contenir des traces d’OGM a suscité un différend entre le ministre de l’Environnement Alain Juppé, et sa collègue de l’Agriculture, Christine Lagarde. « C’était une décision qui était dans les tuyaux et qui me pose problème » a déclaré Alain Juppé à la sortie du Conseil des ministres, rejoignant des critiques exprimées par les associations écologistes. Tout comme sa collègue, il a néanmoins reconnu qu’en dessous de 0,9%, « il n’était pas possible de détecter des traces d’OGM ». Cette décision s’inscrivait dans un accord plus large, visant notamment à développer la consommation de fruits et légumes dans les écoles.

Source : Le Figaro économie | Auteur : Pierre Avril

Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

Ils l'ont dit 13/06/2007

« Nous ne faisons pas plus ou pas moins de lobby que monsieur Veillerette n’en fait. Nous nous croisons parfois au Parlement et il est donc regrettable de lire que les méthodes de l’industrie des produits phytopharmaceutiques ne sont pas sympathiques... Concernant les colloques, il n’y a rien d’extraordinaire à adopter une approche collective des solutions à apporter ! Quant à Phytoma, des numéros entiers sont consacrés à l’agriculture biologique. D’ailleurs, 16 adhérents de l’UIPP commercialisent des produits utilisables dans le cadre de ce mode de production. Mais avec le changement climatique, les méthodes de lutte biologique ne permettront pas de juguler les attaques des cultures par les insectes ou les maladies. Le Farre a été créé en 1993, c’est vrai, par l’UIPP qui souhait s’inscrire dans une démarche d’utilisation raisonnée des produits. Aujourd’hui, les agriculteurs réfléchissent avant de traiter leurs cultures. Il y a 20 ans, l’UIPP comptait 40 adhérents. Aujourd’hui, elle n’en a plus que 19. Le secteur est donc globalement en difficulté, mais s’inscrit dans une démarche responsable pour une agriculture durable… Auparavant, on cherchait le rendement à tout prix et on a poussé à une utilisation excessive des produits. Mais ce temps est révolu et les agriculteurs pratiquent de plus en plus l’agriculture raisonnée. »

Source : « Il n’y a pas de complot français en faveur des pesticides » | Auteur : Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

Cultures OGM – L’Europe à géométrie variable

Sur les OGM 13/06/2007

L’Allemagne vient de suspendre la commercialisation des semences de maïs Mon810. Le gouvernement français tranchera prochainement. L’harmonisation des règles au sein de l’Union reste à faire. La Roumanie cultive sans contrôle du soja OGM interdit... Les producteurs de maïs OGM sont, quoi qu’il en soit, sereins. Alors que les écologistes ont réclamé en vain, durant la campagne présidentielle, un moratoire sur la culture de maïs OG M, la production va augmenter. Selon les dernières estimations de l’AGPM, leur syndicat, environ 25 000 ha de maïs Mon810 viennent d’être semés. Une goutte d’eau, mais près de cinq fois plus qu’en 2006. La culture des OGM s’organise, sa destination demeurant l’Espagne, pour l’alimentation animale... Si l’autorisation de nouveaux OGM est clairement encadrée par la directive européenne 2001/18, les règles de culture censées garantir la non contamination entre les productions OGM et les cultures traditionnelles ou bio, sont du ressort des Etats. Tout comme le degré d’information du public ou des agriculteurs voisins. « La directive à vite révélé qu’il fallait des règles de coexistence, mais comme elles semblaient impossibles à trancher, la Commission a laissé les Etats se débrouiller, au motif que la situation agraire différait d’un pays à l’autre, explique Arnaud Apoteker, chargé de la campagne OGM à Greenpeace. C’est scandaleux ». La Commission a seulement défini un cadre, appelant à trouver un juste équilibre entre les intérêts des différentes filières. Autrement dit, les règes ne doivent pas viser à empêcher la culture d’OGM. Jusqu’à présent, sept pays on adopté une réglementation sur la coexistence entre les différents types de culture.

Source : Le Monde | Auteur : Laetitia Clavreul

Produits bio : Le label européen de 2009 tolérera les OGM

Sur l'agriculture biologique 12/06/2007

Après un an et demi de négociations, les ministres européens de la pêche se sont entendus sur un nouveau règlement, qui rend le label bio européen obligatoire sur les étiquettes. Mais les labels nationaux pourront y être adjoints, afin de ne pas dérouter les consommateurs qui y sont déjà habitués. Les règles d’attribution du label ont aussi été renforcées, par rapport au précédent règlement qui datait de 1991. Un produit fini devra contenir au moins 95% (en masse) d’ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation, au lieu de 70% précédemment. Enfin, après un âpre débat, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d’OGM, accordant une tolérance de 0,9% au maximum. Une mesure de bon sens pour protéger les producteurs de bio contre des contaminations accidentelles d’OGM, selon la Commission. Les producteurs devront toutefois prouver que la contamination ne résulte pas d’une négligence de leur part.

Source : Le Télégramme | Auteur : ns

Produits bio : Verts et MEI dénoncent la nouvelle réglementation européenne

Sur l'agriculture biologique 12/06/2007

Les Verts et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) ont dénoncé la nouvelle réglementation européenne en matière de produits bio en s’attaquant surtout à la tolérance accordée par l’UE à des traces d’OGM dans ces produits. Cette nouvelle réglementation « est insatisfaisante parce qu’elle ne garantit plus l’absence totale de produits chimiques et d’OGM dans les modes de production des aliment », déplore Yann Wehrling, porte-parole des Verts dans un communiqué. Selon lui, « c’est la crédibilité du bio qui est menacée auprès des consommateurs. L’Europe vient amoindrir le label bio pour permettre la tromperie des consommateurs et le développement d’une filière bio moins regardante, de type industriel ». Pour Monique Marquet, vice-président à l’Environnement du MEI « En imposant cette nouvelle réglementation, l’UE ne tient pas compte des avertissements de nombreux scientifiques quant aux effets potentiellement nocifs des OGM sur la santé ».

Source : AFP

Valérie Pécresse – Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Ils l'ont dit 12/06/2007

« Le réseau thématique de recherche avancée (RTRA) de Montpellier est exemplaire. C’est un outil mis en place par le Pacte pour la recherche de 2006, qui permet de décloisonner les organismes de recherche qui travaillaient de manière plus isolée. Consacré à la plante, il travaille sur des questions de société comme les OGM et le réchauffement climatique. Nous devons avoir une recherche très active sur les OGM pour avoir la capacité d’en mesurer les risques... Il faut faire converger la recherche vers des priorités nationales , définies par l’Etat... On est bien placé pour la recherche fondamentale avec 1,2% du PIB et on dépasse l’objectif européen de 1%. Mais on est très en retard en matière de recherche privée : 1% du PIB alors que Bruxelles préconise 2%. Les RTRA peuvent être un outil pour attirer les entreprises. On a l’engagement du Pacte de 2006 : chaque année un milliard d’euros supplémentaires pendant 4 ans pour la recherche publique. Mon rôle, c’est amener les financeurs privés dans cette dynamique. »

Source : L’Indépendant | Auteur : Valérie Pécresse – Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Un riz transgénique pourrait servir de vaccin oral contre le choléra

Sur les OGM 12/06/2007

Des Japonais ont conçu un OGM induisant chez la souris une réaction immunitaire dans les muqueuses infectées par le vibrion cholérique. Un article est publié dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences américaine (PNAS), présentant un prototype de vaccin par voie muqueuse. Administré oralement, ne nécessitant pas d’injection, pouvant rester à température ambiante pendant plus d’un an et demi et n’étant pas détruit par les enzymes digestives, il a été testé chez la souris. Théoriquement, le procédé a beaucoup d’avantages. Il serait moins onéreux que la production industrielle. Si le vaccin est exprimé par les composants de la plante, il n’y aurait pas besoin de le purifier. Le système minimiserait les risques de contamination liés au matériel d’injection. Ne nécessitant pas le recours à une chaîne du froid, comme c’est le cas pour les vaccins actuels, ce nouveau procédé représenterait une option particulièrement adaptée au pays du tiers monde. Les auteurs indiquent que le coût annuel de la conservation au froid des vaccins actuels se situerait entre 200 millions et 300 millions de dollars. Reste à savoir si ces espoirs sont fondés.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

Des mauvaises herbes résistantes dans les champs OGM

Sur les OGM 11/06/2007

Dans les champs de plantes transgéniques résistantes aux herbicides, certaines mauvaises herbes ne sont plus détruites. Les chercheurs pointent l’utilisation trop exclusive d’une seule molécule herbicide, le glyphosate. Le phénomène est encore localisé et limité mais il s’étend. Interrogé par la revue Science qui a publié une enquête très fouillée sur le sujet dans son numéro du 25 mai 2007, le directeur du programme de recherche sur les résistances aux herbicides en Australie occidentale estime par exemple que « dans trois ou quatre ans, ce sera un problème majeur ». La montée des résistances n’est pas contestée par les semenciers eux-mêmes. C’est ainsi que Monsanto travaille à la mise au point de plantes OGM résistantes à un autre herbicide déjà sur le marché : le Dicamba. Une étude publiée dans le même numéro de la revue Science annonce que les semences de ces nouveaux OGM pourraient être commercialisées d’ici quatre ou cinq ans. Ces recherches pourraient permettre de « sauver » le glyphosate, un herbicide plus efficace, moins polluant et moins toxique que ses concurrents, dont la plupart ne sont presque plus utilisés. Il y a dix ans, les agriculteurs produisant du soja utilisaient 20 herbicides différents. Or, aujourd’hui, selon une étude réalisée dans Midwest par des chercheurs de la firme Syngenta, la moitié d’entre eux n’utilisent plus que du glyphosate... Pour les OGM dotés d’un gène insecticide qui représentent le quart des cultures transgéniques dans le monde, aucun phénomène de résistance n’a encore été signalé chez les insectes. Des mesures sont prises comme l’obligation d préserver à l’intérieur de la parcelle OGM plusieurs bandes de maïs non génétiquement modifié afin d’éviter la sélection des souches d’insectes résistantes à la molécule insecticide. La surveillance reste néanmoins maximum.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Les agriculteurs de la commune ont le respect de l’environnement

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/06/2007

Les agriculteurs de Saint-Ambroix ont le respect de l’environnement et ne sont pas des pollueurs... En effet, trois agriculteurs sont concernés par la délimitation du périmètre de protection rapprochée qui s’étend sur 42 ha ! Dans ce périmètre, les prescriptions de l’hydrogéologie interdisent l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et de fertilisants. Ces prescriptions font donc peser sur ces agriculteurs une contrainte insurmontable qui conduirait immanquablement à l’abandon de toute activité agricole à terme. En effet, comment pourraient-ils continuer à produire sans fertiliser les sols ni protéger les cultures ? D’autant que l’agriculture et le maraîchage existent dans cette zone depuis des années. L’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur les exploitations se fait de manière raisonnée, elle est constituée de produits naturels également utilisés en agriculture Bio et l’application de pesticides, se fait en fonction de l’évolution parasitaire de plus en plus rare, avec limitation de l’emploi des désherbants et un travail du sol… Ces pratiques agricoles leur semblent donc être à l’optimum de ce que l’on peut attendre sur un périmètre sensible comme celui-ci pour la qualité de l’eau, dont ils sont eux-mêmes les premiers consommateurs de ce captage.

Source : Midi Libre | Auteur : ns

Lutter pour la qualité des eaux en Europe

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/06/2007

Le Parlement a gagné une bataille dans la lutte pour la qualité des eaux sur le territoire européen. Grâce au vote des eurodéputés, 28 substances polluantes ont été ajoutées à la liste existante des 41 substances polluantes susceptibles de se retrouver dans les eaux de surface et les eaux douces. Ces substances, dont les pesticides, doivent être classées d’ici un an comme nouvelles substances prioritaires dangereuses, suite à un travail d’expertise qui devra être élaboré par la Commission. Bernadette Bouzai, rapporteur pour avis de la commission agriculture du Parlement sur cette proposition de directive, a exprimé sa satisfaction sur le résultat de ce vote intervenu lors de la séance plénière de Strasbourg où 12 de ses 21 amendements ont été repris. Le Parlement a par ailleurs accepté qu’il y ait des zones transitoires de dépassement à proximité des sources de rejets, car les normes de qualité ne peuvent être respectées que progressivement. La député européenne aurait toutefois souhaité que les données concernant les pesticides soient recueillies lors des périodes d’utilisation qui sont saisonnières dans l ’agriculture et comme l’ensemble de la délégation socialiste française souligne son inquiétude quant à la possibilité pour les états membres de ne pas mettre en œuvre la directive cadre sur l’eau avant 2015.

Source : L’Echo / La Marseillaise | Auteur : ns

Insecticide Regent : la France demande d’autres évaluations

Sur les abeilles 06/06/2007

L’Afssa estime qu’une autorisation de mise sur le marché de préparations à base de fipronil, le produit actif de l’insecticide Regent, « nécessiterait des évaluations de risque complémentaires ». Le chimiste allemand BASF, qui produit le Regent, « a apporté des éléments de réponse », mais ceux-ci « s’avèrent insuffisants pour permettre une évaluation complète des risques pour l’environnement » estime l’agence. L’Afssa demande notamment des évaluations du « risque pour les abeilles, en sachant qu’à ce jour aucune étude de toxicité intrinsèque au niveau des larves n’a été fournie ». Soupçonné de décimer les abeilles, le Regent et son produit actif sont interdits en France depuis février 2004.

Source : Les Echos

Un coup de pouce au bio

Sur l'agriculture biologique 06/06/2007

La France reste le premier consommateur européen de pesticides et d’engrais chimiques malgré leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement. Constatant le retard français en matière d’agriculture biologique, des citoyens créent Bio consom’acteurs. L’association a pour objectif de mieux faire connaître les impacts positifs de cette agriculture sur l’environnement et le bien-être, tout en valorisant son potentiel économique. Bio consom’acteurs recherche des adhérents et des correspondants pour promouvoir une agriculture respectueuse des hommes et de la planète. « info sur métrofrance.com »

Source : Métro

Des anti-OGM veulent tester les cultures près des champs transgéniques

Sur les OGM 06/06/2007

Des militants du collectif Danger OGM Ariège ont lancé une campagne de tests dans leur département pour démontrer que les champs voisins des cultures transgéniques pouvaient être contaminés. « Il s’agit de prouver que la cohabitation entre cultures OGM et non OGM n’est pas possible. Si l’Allemagne refuse le maïs transgénique MON810, c’est qu’il y a une raison » a indiqué à la presse un porte parole de la Confédération paysanne David Eychenne. Les anti- OGM comptent plonger une bandelette dans un tube contenant des grains ou des feuilles de maïs broyés provenant de cultures limitrophes aux parcelles transgéniques, afin de révéler sur le même principe qu’un test de grossesse, une éventuelle présence d’OGM.

Source : AFP
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