Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Améliorer la qualité de l’eau pour éviter la douche froide
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/01/2007A l’heure où les parlementaires français approuvent un nouveau projet de loi sur l’eau, le territoire nordiste accuse un retard qualitatif indiscutable. Face à cette situation, les organismes de préservation se mobilisent, entre aménagements structurels et sensibilisation du public. Les pesticides demeurent un facteur de dégradation majeur pour les eaux nordistes. En s’appuyant sur les directives nationales (DCE) et locales (SDAGE, Programme d’intervention), l’Agence de l’eau Nord Pas de Calais tente de remédier à cette situation problématique… Grands utilisateurs de substances phytopharmaceutiques (protectrices des plantations), les agriculteurs constituent les cibles privilégiées de cette campagne de prévention : entre régulariser l’utilisation de ces produits, les rendre moins systématiques ou encourager les solutions mécaniques, les nombreux domaines de progression possible incitent à l’optimisme.
Source : Autrement dit | Auteur : William Do NascimentoLa nature dans tous ses états
Sur les OGM 14/01/2007Que sait-on des OGM ? Pas grand-chose. Qu’il s’agisse d’organismes vivants triturés pour mieux résister aux maladies, à la sécheresse, aux insectes destructeurs. Qu’il existe du riz, du maïs, des céréales, du soja, du colza, des tomates, génétiquement modifiés, et que les consommateurs en ingurgitent déjà sans le savoir. On sait aussi que personne ne peut aujourd’hui donner la preuve scientifique de leur inoffensivité sur l’organisme humain. On vante leurs vertus en ignorant leurs dangers. On sait enfin que l’Europe hésite sur le sujet, poursuivant les recherches pour ne pas se laisser distancer sur un marché prometteur, mais du bout des doigts pour ne pas être accusée un jour ‘avoir joué avec le feu. Hervé Kempf, lui, en sait encore plus. Beaucoup plus. Journaliste au quotidien « Le Monde », chargé des questions d’écologie, il raconte en 244 pages comment trente ans mêlant la passion et la cupidité, le commerce et la manipulation, l’enthousiasme scientifique et l’imprudence ». Une guerre secrète au royaume de l’argent, qui voit les multinationales avoir investi des fortunes avant de se voir récusées par une grande partie du monde, grâce notamment à l’action de l’opinion, secouée au début par quelques récalcitrants. Un livre clef, à lire comme un polar, écrit par un spécialiste qui a pris le temps de diablement bien se documenter - « La guerre secrète des OGM » éditions Seuil.
Source : Le Progrès | Auteur : Philippe LecoqDocteur Bernard Asselain - Chef du service de bio statistiques à l'Institut Curie
Ils l'ont dit 13/01/2007« Les cancers du cerveau et les lymphomes sont quand même beaucoup moins fréquents que les cancers colorectaux, et donc on pense qu’en termes de bénéfices / risques, il vaut quand même mieux manger des légumes et des fruits même s’il y a un peu de pesticides dessus. »
Source : Biodiversité et biocarburants : ménage dangereux | Auteur : Docteur Bernard Asselain - Chef du service de bio statistiques à l'Institut CurieLa Cour de cassation statuera le 7 février sur le sort judiciaire de José Bové
Sur les OGM 11/01/2007Le 10 janvier, la Cour de cassation examinait le pourvoi formé par 8 « faucheurs volontaires » parmi lesquels José Bové, Noël Mamère, Gilles Lemaire. Avec 400 autres faucheurs, les prévenus avaient arraché un champ de maïs transgénique, à Menville (Haute Garone), le 25 juillet 2004. A l’audience devant la Cour de cassation, Me Claire Waquet, pour les condamnés, a invoqué, pour justifier l’action des faucheurs, le principe de précaution inclus dans la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle. Elle a aussi mis en cause le choix du procureur de ne poursuivre que 8 contrevenant, en estimant que le juge – en l’occurrence celui de Toulouse – était fondé à refuser cette sélectivité. L’avocat général, Laurent Davenas, a affirmé au contraire que le principe de précaution ne saurait justifier une infraction à la loi pénale. Il a aussi estimé que le code de procédure pénale attribuait de façon claire la seule responsabilité des poursuites au parquet. La Cour de cassation doit rendre sa décision le 7 février.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé KempfQualité de l’eau : Guellec rêve d’union sacrée
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/01/2007Alors que l’Europe menace de saler la facture des nitrates, le président de l’Agence de bassin Loire- Bretagne s’avoue « agacé » par une certaine démagogie ambiante. Interview. Les hausses de redevance ont été très critiquées. L’Agence de Bassin oublie le principe pollueur- payeur ? Mais c’est tout l’inverse ! C’est le principe même des redevances ! L’industrie a fait de gros efforts, elle ne pose plus de difficulté. Le grand public ? Eau de consommation ou eaux rejetées, on est dans les clous. Reste l’agriculture. Elle paye plusieurs redevances : irrigation, production animale, pesticides. L’irrigation et l’élevage ne représentent que 2% du budget de l’agence. Les pesticides : 4%, ce qui est déjà plus important. Trop peu pour les écologistes, qui objectent : « L’agriculture consomme 70% de l’eau, mais n’en paye que 6% » Raisonnement caricatural : arroser des plantes n’est ni compliqué, ni coûteux. En revanche, desservir en eau potable des millions de gens nécessite d’énormes investissements... .
Source : Ouest France | Auteur : Christophe VioletteManger bio n’améliore pas la santé de la planète
Sur l'agriculture biologique 10/01/2007L’agriculture bio respecte, en principe, plus l’environnement que l’agriculture intensive classique. Tout dépend de ce qu’on entend par « respecter l’environnement ». Car l’agriculture est par essence nocive pour la nature : les hommes s’y consacrent depuis onze mille ans, avec pour résultat une déforestation massive. Mais, après la révolution verte des années 60, l’usage accru des engrais chimiques a permis de tripler les rendements céréaliers avec une hausse très faible des surfaces cultivées. Si l’on voulait atteindre le niveau mondial actuel de production agricole avec des méthodes biologiques, il faudrait consacrer à l’agriculture des surfaces bien supérieures à celles qui sont cultivées aujourd’hui. Il ne resterait plus beaucoup d’espace pour la forêt tropicale.
Source : Challenges | Auteur : nsYves Cochet – député Vert
Ils l'ont dit 10/01/2007« Je parle « d’agro- carburants », car ils n’ont rien de bio… Comme ces cultures n’ont pas de cahier des charges, on va pouvoir les planter en utilisant des tonnes d’engrais et de pesticides : beau cadeau à la diversité biologique, à la qualité des sols et aux ressources en eau... »
Source : Biodiversité et biocarburants : ménage dangereux | Auteur : Yves Cochet – député VertL’agriculture « raisonnée » se cherche une notoriété
Sur l'agriculture raisonnée 08/01/2007L’agriculture « raisonnée » entend profiter de la campagne électorale pour mieux se faire connaître en France. Fin 2006, seulement 1992 exploitations françaises (sur un total de 380 000 fermes professionnelles) étaient qualifiées en agriculture « raisonnée », caractérisée par une meilleure utilisation des pesticides et des engrais que dans les fermes traditionnelles, a révélé le Farre. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, à l’occasion des dixièmes rencontres de cette association, a déclaré « L’agriculture « raisonnée » possède des atouts considérables : le souci de la qualité, le respect de l’environnement, l’attention accordée aux valeurs humaines et sociales ». Souhaitant que « le fondement de la démarche, c’est-à-dire l’engagement des agriculteurs, soit mieux reconnu », il a annoncé une initiative pour valoriser le qualificatif d’agriculture « raisonnée » et le faire connaître auprès des consommateurs. Un décret sera publié prochainement en ce sens. Il a toutefois reconnu cette difficulté qu’un simple logo ne serait pas approprié, l’agriculture raisonnée n’étant pas « une démarche axée sur le produit mais su les modes de production ».
Source : Le Progrès | Auteur : nsBernard Guidez – Président du Farre
Ils l'ont dit 08/01/2007«Nous voulons une agriculture productive et non productiviste, mais qui respecte la nature. Les conditions pour la labellisation de l’agriculture raisonnée sont bien plus importantes que la réglementation européenne… Le bio, lui entraînerait une baisse générale de la production. Plus de 95% des agricultures ne sont pas bio. Il faut être réaliste : le bio n’est pas pour tout le monde »
Source : La Croix | Auteur : Bernard Guidez – Président du FarreLe Havre Presse
Ils l'ont dit 08/01/2007« Cette qualification est une étape intéressante pour améliorer les pratiques agricoles. »Ségolène Royal« Elle n’est pas incompatible avec d’autres actions en faveur d’une meilleure conciliation de l’agriculture et de l’environnement, comme les contrats d’agriculture durable ou l’agriculture biologique. Mais je pense que l’agriculture raisonnée peut devenir, sur une base volontaire, le mode de production dominant. »Nicolas Sarkozy«Je suis sceptique quant à la multiplication des qualifications et des labels. Dans le cas de l’agriculture raisonnée, les prescriptions sont de simples rappels de la réglementation en vigueur. »Dominique Voynet
Source : Le Havre PresseCancers professionnels : 500 000 salariés en danger
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/01/2007Une étude de l’INRS révèle aujourd’hui la dangerosité cancérogène de dix produits largement utilisés dans l’industrie. Selon cette étude 500 000 personnes dans le BTP ou la chimie, sont exposées à des risques de cancer : 1,2dichloroétane – Chlorure de vinyle - Benzène – 1,3butadiène – Monoxyde de carbone – Oxyde déthylène, oxirane – Formaldéhyde – Chlorométhane – Phénol – Toluène… Raymond Vincent, auteur de l’étude, chercheur au laboratoire Métrologie des polluants à l’INRS précise toutefois que les industriels tendent à s’améliorer dans leurs pratiques : « Dès lors qu’il est possible, le remplacement des produits les plus dangereux par d’autres est réalisé. » Le tableau reste néanmoins très préoccupant, et d’autres chercheurs tirent la sonnette d’alarme. « La situation est très grave. On sait très bien que les produits CMR produiront les cancers de demain, mais on ne prend pas les mesures qu’il faut pour protéger les salariés » déplore Christophe Coutanceau, chercheur à l’INSERM unité Scop 93, qui détecte les cancers professionnels en Seine Saint Denis. Les représentants de l’UIC déclarent « C’est la priorité des priorités pour nous. On veut arriver au niveau de maîtrise de risque le plus élevé possible pou protéger nos salariés. On veut substituer lorsque c’est possible. Mais nos procédés de fabrication sont clos, le personnel est donc protégé ou exposé pendant de courtes durées », explique Patrick Lévy, médecin conseil de l’UIC. L’adoption de Reach sur les produits chimiques change un peu la donne, car elle va rendre un peu plus compliqué l’emploi de certains agents toxiques PCR. Il s’agit d’un compromis entre les demandes de santé publique et les difficultés techniques réelles des industriels pour trouver des produits de substitution. Mais pour les personnes exposées, à qui personne n’a rien dit depuis 20 ans, c’est trop tard.
Source : Le Parisien | Auteur : Marc PayetCancers professionnels : 500 000 salariés en danger
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/01/2007Une étude de l’INRS révèle aujourd’hui la dangerosité cancérogène de dix produits largement utilisés dans l’industrie. Selon cette étude 500 000 personnes dans le BTP ou la chimie, sont exposées à des risques de cancer : 1,2dichloroétane – Chlorure de vinyle - Benzène – 1,3butadiène – Monoxyde de carbone – Oxyde déthylène, oxirane – Formaldéhyde – Chlorométhane – Phénol – Toluène… Raymond Vincent, auteur de l’étude, chercheur au laboratoire Métrologie des polluants à l’INRS précise toutefois que les industriels tendent à s’améliorer dans leurs pratiques : « Dès lors qu’il est possible, le remplacement des produits les plus dangereux par d’autres est réalisé. » Le tableau reste néanmoins très préoccupant, et d’autres chercheurs tirent la sonnette d’alarme. « La situation est très grave. On sait très bien que les produits CMR produiront les cancers de demain, mais on ne prend pas les mesures qu’il faut pour protéger les salariés » déplore Christophe Coutanceau, chercheur à l’INSERM unité Scop 93, qui détecte les cancers professionnels en Seine Saint Denis. Les représentants de l’UIC déclarent « C’est la priorité des priorités pour nous. On veut arriver au niveau de maîtrise de risque le plus élevé possible pou protéger nos salariés. On veut substituer lorsque c’est possible. Mais nos procédés de fabrication sont clos, le personnel est donc protégé ou exposé pendant de courtes durées », explique Patrick Lévy, médecin conseil de l’UIC. L’adoption de Reach sur les produits chimiques change un peu la donne, car elle va rendre un peu plus compliqué l’emploi de certains agents toxiques PCR. Il s’agit d’un compromis entre les demandes de santé publique et les difficultés techniques réelles des industriels pour trouver des produits de substitution. Mais pour les personnes exposées, à qui personne n’a rien dit depuis 20 ans, c’est trop tard.
Source : Le Parisien | Auteur : Marc PayetAnnie Thebaud-Mony – chercheuse à l’Inserm, spécialiste du suivi des cancers d’origine professionnelle
Ils l'ont dit 07/01/2007« L’influence des agents chimiques est très importante et encore largement sous-estimée. J’estime qu’un cancer sur deux est provoqué par un agent chimique rencontré dans l’environnement professionnel. Ces dix polluants, classés cancérigènes par l’INRS sont l’équivalent de dix amiantes à venir. Dix bombes sanitaires à retardement ! Ils vont faire de très nombreux morts dans les prochaines années. »
Source : Aujourd’hui | Auteur : Annie Thebaud-Mony – chercheuse à l’Inserm, spécialiste du suivi des cancers d’origine professionnelleAnnie Thebaud-Mony – chercheuse à l’Inserm, spécialiste du suivi des cancers d’origine professionnelle
Ils l'ont dit 07/01/2007« L’influence des agents chimiques est très importante et encore largement sous-estimée. J’estime qu’un cancer sur deux est provoqué par un agent chimique rencontré dans l’environnement professionnel. Ces dix polluants, classés cancérigènes par l’INRS sont l’équivalent de dix amiantes à venir. Dix bombes sanitaires à retardement ! Ils vont faire de très nombreux morts dans les prochaines années.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Annie Thebaud-Mony – chercheuse à l’Inserm, spécialiste du suivi des cancers d’origine professionnelleLe cancer des pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/01/2007La justice vient de reconnaîtes que certains produits utilisés par les agriculteurs sont cancérogènes. Le résultat d’une longue bataille menée par un couple vosgien : les époux Marchal ont dû enquêter eux-mêmes pour établir l’origine professionnelle de la maladie de l’agriculteur. Le premier expert chargé du dossier Marchal en 2003, le Dr François Testud écrivait que « les hydrocarbures pétroliers utilisés pour mettre en solution certaines matières dans les pesticides, sont exempts de benzène depuis le milieu des années 1970. Aujourd’hui, le toxicologue refuse de reconnaître son erreur. « Il s’agit d’une imprécision, argumente-t-il. J’aurais dû indiquer que le benzène n’était pas présent dans des proportions comportant un risque pour la santé » Pour lui, le débat sur l’effet des faibles doses n’a pas lieu d’être. Marion Guillou, présidente de l’INRA, sollicitée sur le dossier, répond en janvier 2005 « que la composition intégrale des produits phytopharmaceutiques est soumise au secret industriel ». En septembre 2005, les résultats rendus par le laboratoire indépendant, sont décisifs. Aujourd’hui, les fabricants de pesticides eux-mêmes, les corroborent. L’Express s’est procuré le rapport d’expertise et l’a soumis à l’UIPP. « Les sept marques nommées contiennent le même solvant, le Solvesso, où l’on retrouve du benzène dans une infime proportion, inférieure au seuil réglementaire », affirme le directeur de ce syndicat professionnel, Jean Charles Bocquet. D’autres malades ont maintenant l’intention de suivre l’exemple des époux Marchal pour contourner le secret industriel. Mais Jean Charles Bocquet a mieux à leur proposer : « Si un agriculteur recherche un composant précis et nous envoie la liste des produits qu’il utilise, nous lui répondrons ». Parole d’honneur ?
Source : L’Express | Auteur : Estelle Saget