Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Gaucho : la filière maïsicole dépose un recours devant le Conseil d’Etat
Sur les abeilles 24/06/2004L’association générale des producteurs de maïs et de la filière de production de semences de maïs ont déposé jeudi 24 juin, un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision du ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard, de suspendre l’insecticide Gaucho de Bayer,. « La filière maïsicole est surprise par les décisions de suspensions des produits de traitement de semence Gaucho et Régent, des décisions qu’elle considère injustes et infondées ». Pour l’AGPM, « la filière toute entière va être confrontée à de réelles difficultés techniques en termes de protection des plantes et à de graves difficultés économiques pour ses entreprises.
Source : AFPBaisse des ventes de pesticides en 2003
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2004La baisse est due « principalement » aux conditions climatiques, selon l’UIPP : les inondations dans le Sud- Est, le gel en janvier et avril, puis la sècheresse de l’été ont fait des dégâts aux cultures et retardé le développement des parasites. Mais des facteurs plus structurels expliquent également le tassement du marché : l’évolution de la PAC vers un meilleur respect de l’environnement, le retrait de plusieurs molécules sur le plan européen, l’essor de l’agriculture « raisonnée » promue notamment par l’UIPP. Les nouvelles directives européennes qui rendent le contexte réglementaire lourd et dense » ont leur part de responsabilité, a pointé Emmanuel Butstraen vice-président de l’UIPP et, par ailleurs directeur général de BASF Agro.
Source : AFPL’Inde donne son accord à un nettoyage du site de Bhopal par Dow Chemical
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/06/2004Le gouvernement indien a donné son accord à une procédure judiciaire en cours aux Etats-Unis pour obliger la société américaine Dow Chemical à éliminer les déchets toxiques du site de Bhopal, vingt ans après la fuite qui fit des milliers de morts. L’autorisation de l’Inde était nécessaire pour que la justice américaine puisse ordonner le nettoyage du site.
Source : AFPLoi sur l’eau – Les agriculteurs appelés à contribuer à la dépollution
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/06/2004Le gouvernement va tenter de convaincre les exploitants agricoles de limiter l’usage des pesticides et autres produits phytopharmaceutiques. Il y a urgence « 75% des eaux superficielles et la moitié des eaux souterraines ne sont pas conformes aux normes » a rappelé le ministre. « La lutte contre les phytopharmaceutiques, les pesticides et les nitrates est un enjeu de santé publique essentiel en raison des risques provoqués par une exposition faible mais à long terme. Par ailleurs, ces substances perturbent les milieux aquatiques ». Dans le but d’améliorer le comportement des agriculteurs, l’avant-projet de loi envisage donc d’augmenter leur contribution financière aux actions de dépollution.
Source : Le Figaro | Auteur : Muriel FratTous malades de la pollution
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/06/2004Le plan santé environnement présenté par le Premier ministre reconnaît officiellement les ravages des polluants sur notre santé. Le dispositif mis en place jusqu’en 2008 comporte 12 actions prioritaires pour la protection de l’eau, contre l’émission de particules dans l’air ou l’exposition aux substances cancérigènes. Le cancérologue, Dominique Belpomme a déclaré « C’est la première fois que la France reconnaît que certaines maladies sont liées à la dégradation de l’environnement… ». Pour autant, le professeur regrette l’oubli de certains toxiques, la frilosité à l’égard du programme européen Reach, qui doit réévaluer les substances toxiques en circulations et le manque d’interconnexion avec le plan Cancer. « On a un plan qui essaie de faire mieux, mais qui concilie les intérêts de l’industrie. »
Source : France Soir | Auteur : Cécile MaillardSanté – Environnement : un plan placebo
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/06/2004Plein de bonnes intentions, le plan national vise à prévenir l’impact sur la santé des pollutions de l’air, de l’eau et des produits chimiques. Pour Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement, « Il n’y a rien sur ce qui est pour moi le sujet majeur : les risques liés aux substances chimiques…J’aurai souhaité qu’on renforce Reach, qu’on modifie aussi le montant et la répartition des subventions à l’agriculture, qu’on instaure une taxation sur l’usage des pesticides… » Même déception chez Yannick Jadot de Greenpeace France : « Ce plan reste dans l’idée que certains produits sont suspects, qu’il faut mettre en route des programmes de recherche et développer notre expertise. »Il regrette également que les pouvoirs publics choisissent de développer la protection des captages d’eau alors que « le vrai problème ce sont les rejets toxiques dans l’eau. Il faut les supprimer à la source ».
Source : Libération | Auteur : Eliane PatriarcaL’Espagne veut l’avis de « chercheurs indépendant » sur les OGM
Sur les OGM 21/06/2004Le gouvernement espagnol veut consulter des « chercheurs indépendants » au sujet des risques posés par les cultures d’OGM, très développées en Espagne a indiqué la ministre de l’Environnement Cristina Narbona. L’organisation écologiste Greenpeace avait dénoncé en avril l’Espagne comme étant désormais « le seul pays de l’UE qui cultive des OGM à échelle commerciale depuis 1988 », avec la mise sur le marché local d’un demi- million de tonnes de maïs transgénique chaque année.
Source : AFPEn bouteille ou robinet… Avec l’eau, la forme coule de source !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2004Pour être considérée comme potable, l’eau du robinet doit répondre à 64 paramètres regroupés en 7 catégories, dont la teneur en pesticides. L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé. En ce qui concerne les pesticides, on en avale plus en croquant dans un fruit non lavé qu’en avalant un verre d’eau, le taux autorisé pouvant être 20 fois plus sévère que les recommandations émises par l’OMS.
Source : MaxiEt si on arrêtait d’empoisonner la nature…
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2004Les pesticides, produits chimiques utilisés depuis près de 40 ans pour la désinfection domestique, mais surtout en agriculture pour éradiquer les nuisibles. Au départ, pourtant, rien que de très louable : rendre nos champs plus productifs pour nourrir une population grandissante à des prix raisonnables… Mais avec les années et les progrès de la chimie, ces produits sont devenus de plus en plus violents et leur utilisation de plus en plus systématique. C’est là qu’est le revers de la médaille : aujourd’hui les pesticides ont tout simplement contaminé notre environnement au point que certains médecins s’en alarment. D’autant que tout le monde n’a pas les moyens de manger « bio »…
Source : MaxiPesticides : le biobac mange tous les restes
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/06/2004Le premier biobac installé en Auvergne, mais aussi le plus grand de France offre une solution collective pour confiner et traiter les eaux de lavage des épandeurs agricoles. Le fonctionnement est simple. Sur la grande aire bétonnée, où toutes les eaux sont récupérées, l’agriculteur vient remplir son pulvérisateur. Après l’épandage, retour au biobac. Sur l’aire de rinçage, il dispose d’eau sous pression pour nettoyer son pulvérisateur et laver ses cuves. Expérimental aujourd’hui, le biobac collectif pourrait devenir la norme demain. Un arrêté devrait imposer, d’ici fin 2004, le traitement de tous les effluents sanitaires dans les années à venir.
Source : La MontagneLa Chronique de Claude Allègre
Ils l'ont dit 20/06/2004« … Ainsi dans quelques années, par peur imbécile du progrès, non serons les seuls à utiliser des pesticides et des engrais en masse et à laisser crever de soif nos maïs ! Nous serons les seuls à subir ces nuisances de l’agriculture productiviste, au péril de notre santé, et au risque de détruire plus vite nos sols et de polluer nos nappes phréatiques. E ce au nom de la prétendue écologie anti-OGM … Bravo ! Aux autres le progrès, à nous les nuisances et la pollution. Avec les offensives anti- OGM, on fait perdre à l’Europe dix ans de progrès. Dans dix ans, vingt ans, nous achèterons aux Américains, aux Japonais, aux Chinois ou aux Indiens ce que nous refusons d’inventer aujourd’hui ».
Source : La Chronique de Claude AllègreMonsanto retire pratiquement toutes ses demandes d’autorisation d’un blé OGM
Sur les OGM 20/06/2004Ses demandes ont été retirées, en particulier celles qu’il avait déposées auprès des agences réglementaires américaines, hormis celle instruite par la FDA (Food and Drug Admnistration). Le groupe américain souhaite que la FDA se prononce sur la sécurité du blé OGM. Il a maintenu son dossier « en accord » avec l’industrie alimentaire et la filière céréalière américaines. Ces derniers craignaient de ne plus pouvoir exporter leurs produits si Monsanto lançait son blé Roundup Ready.
Source : Les EchosOuagadougou : 4 président africains « favorables mais prudents » sur les OGM
Sur les OGM 20/06/2004Les quatre présidents du Mali, du Ghana, du Niger et du Burkina ont co-présidé l’ouverture d’une conférence internationale sur la « maîtrise de la science et la technologie en vue d’accroître la productivité agricole : perspective ouest- africaine ». « La sécurité alimentaire que devons assurer à nos populations nous oblige à observer un devoir de précaution », a déclaré le président malien, Amadou Toumani Touré, soulignant « les avantages » liés à la biotechnologie dont l’augmentation des potentialités hydro- agricoles et la compétitivité des cultures de rente africaines.
Source : AFPOGM : « un danger » pour le Burkina et l’Afrique, estiment des associations
Sur les OGM 20/06/2004Un collectif d’organisations non gouvernementales burkinabé ont déclaré que les OGM constituent « un danger » pour l’Afrique et demandé un «moratoire de 5 ans » avant leur introduction au Burkina Faso. « La consommation de produits issus des biotechnologies n’est qu’une solution à court terme et sans lendemain, une perpétuation de la dépendance vis-à-vis des multinationales », insistent ces organisations. « Derrière les objectifs annoncés de cette conférence, qui se déroule loin de notre peuple, se noue une véritable tragédie dont l’enjeu est la pénétration et l’expansion des OGM en Afrique de l’Ouest » indique-t-elles estimant que les Américains entendent ainsi passer par le pauvre et nécessiteux Burkina Faso pour supplanter leurs rivaux européens pour le contrôle du marché africain ».
Source : AFP« Généraliser l’agriculture raisonnée »
Sur l'agriculture raisonnée 17/06/2004Serge Lepeltier, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, en visite dans le Val de Saire, a salué la performance des producteurs locaux et a déclaré qu’ « il est nécessaire, pour continuer d’avancer vers une agriculture durable, de tendre vers une généralisation de la démarche d’agriculture raisonnée. Le gouvernement a fixé un objectif indicatif de 30% d’exploitations qualifiées d’ici 2008. »
Source : Ouest France | Auteur : Jean Pierre Buisson