Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Le déclin massif des abeilles est en voie
d’élucidationPublié le 9 juillet 2011 - Sur les abeilles
“Les effets délétères de l'association entre pesticides et un parasite commun ont été démontrés.
Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, des mortalités massives d’abeilles domestiques sont relevées un peu partout dans le monde .Un constat d’autant plus inquiétant qu’environ un tiers de la nourriture consommée à l’échelle mondiale repose sur a pollinisation des cultures, dont les abeilles sont le principal agent.
Parasites naturels ou exposition aux insecticides agricoles? Selon des travaux publiés dans la dernière édition de la revue PLOS ONE, c’est une synergie entre ces deux facteurs qui est dans doute à l’origine du déclin de l’insecte social. L’étude, qui démontre en laboratoire l’effet délétère sur les abeilles de deux molécules insecticides d’usage courant, devrait relancer la polémique consécutive à la remise sur le marché, mi-juin, du pesticide Cruiser, commercialisé par Syngenta.
Ce n’est cependant pas au principe actif du Cruiser – le thiamétoxam que ce sont intéressés les chercheurs, mais à deux molécules de deux familles très distinctes : le fipronil et le thiaclopride.
En exposant une dizaine de jours des abeilles saines à des doses très faibles de chaque produit, les chercheurs ne notent pas de mortalité importante.
Mais, en réitérant l’expérience sur des insectes préalablement infectés par Nosema ceranae, un parasite intestinal très courant, les auteurs relèvent des mortalités d’environ 10% à 80% pour l’une et l’autre molécule.
Pour ce qui est du friponil, les doses appliquées en laboratoire aux insectes sont du même ordre que celles rencontrées dans la nature, voire inférieures, selon Frédéric Delbac.
À de tels niveaux d’exposition, aucune des deux molécules testées n’est donc dangereuse pour l’insecte. Mais chacune entre en synergie avec les effets de Nosema ceranae : c’est ce “cocktail” qui est mortel. Cet effet “cocktail” démontré en laboratoire n’est pas étonnant ; les spécialistes le soupçonnaient de longue date, sans l’avoir quantifié.
Le fait singulier est plutôt que chacune des deux molécules appartenant pourtant à deux familles chimiques très différentes provoque des effets comparables lorsqu’elle est associée au parasite. Les auteurs n’ont pour l’heure pas d’explication à ce phénomène, qui pourrait conduire à un réexamen des autorisations des molécules phytosanitaires.”
Source : Le Monde Auteur : Stéphane Foucart
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Autorisation du pesticide Cruiser : des
apiculteurs saisissent le Conseil d’EtatPublié le 8 juillet 2011 - Sur les abeilles
"Abeilles dans une ruche. L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) a saisi vendredi le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation en référé de l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR sur les cultures de colza, invoquant son «extrême toxicité pour les abeilles». Dans leur demande d'annulation immédiate de l'autorisation de ce produit délivrée par le ministre de l'Agriculture le 3 juin dernier, les apiculteurs précisent qu'il faut interdire ce pesticide «avant les prochaines opérations d'enrobage des semences puis des semis du mois d'août», selon leur communiqué.
L’association a le soutien de 188 parlementaires. Commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR est un pesticide systémique utilisé en enrobage de semences et est véhiculé par la sève des plantes jusque dans les fleurs. Il est composé de trois substances actives, l'insecticide thiaméthoxam et les fongicides fludioxonil et métalaxyl-M «d'une extrême toxicité pour les abeilles», selon l'UNAF.
L'autorisation de ce produit sur le colza «est d'autant plus grave que le colza restait, avec le tournesol, une des rares cultures non traitées d'un attrait majeur pour l'avenir du cheptel apicole français», a souligné l'association, qui a le soutien de 188 parlementaires ayant signé la Charte du Comité de soutien des élus à l'abeille et aux apiculteurs.”
Source : 20minutes.fr
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Comment se forment les algues ?
Publié le 7 juillet 2011 - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Cette année, les algues vertes se sont échouées en quantité sur les plages bretonnes. Au 30 juin, 25 000 m3 avaient été ramassés en Bretagne, soit plus du double de 2010. La faute à des conditions météorologiques exceptionnelles qui ont favorisé leur prolifération. Le soleil et la chaleur de mai ont facilité leur photosynthèse, et la pluie de juin leur a apporté l'azote nécessaire à leur développement. Si les côtes bretonnes ont un taux d'azote si élevé, c'est en raison de la concentration des activités agricoles sur le territoire, et notamment de l'élevage, très présent dans la région. L'épandage des lisiers issus de l'élevage de porcs ou de volailles et l'utilisation de pesticides provoquent une montée des nitrates, qui s'infiltrent dans les sols. La terre ne parvient pas à absorber la totalité de l'azote créé et recrache les nitrates dans les rivières, qui les acheminent jusqu'à la mer.
Source : 20minutes.fr
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Une serre pour lutter contre les
bio-agresseursPublié le 7 juillet 2011 - Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Utiliser moins de pesticides dans les cultures agricoles, c'est bien. Encore faut-il trouver des solutions pérennes et efficaces pour les remplacer. A Sophia Antipolis, des chercheurs de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) étudient dans une nouvelle serre high-tech « hautement contrôlable » comment des petites bêtes, appelées auxiliaires, ou bio-défenseurs, « peuvent évoluer au mieux sur les plantes », explique Alexandre Bout, entomologiste à l'Inra. « L'utilisation de produits chimiques entraînait des écosystèmes simples, avec peu de parasites, ». En utiliser moins signifie le retour de ces bio-agresseurs en quantité plus importante. Ici, nous testons de nouvelles espèces d'auxiliaires pour lutter contre ces parasites et développer de nouvelles stratégies de protection qui tiennent dans le temps, économiquement viables et qui permettent de préserver l'environnement.
« Flux d'air contrôlés » Et c'est grâce à cette nouvelle « Mésocosme », bâtiment vitré à mi-chemin entre la paillasse de laboratoire et la serre classique, que les scientifiques de l'Inra peuvent mener des expérimentations très précises.Derrière ces parois vitrées, ce sont des plants de tomates qui dorment actuellement sous des drôles de moustiquaires. Les interactions entre des « auxiliaires » et des ravageurs comme le fameux Tuta absoluta, papillon mangeur de tomates, y sont observées. Des techniques qui, une fois validées, pourront être lancées in situ, dans les champs des agriculteurs azuréens, avec qui l'Inra collabore étroitement.
Source : 20minutes.fr Auteur : Jean Chritophe Magnenet
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Une étude menée en France démontre que
l'exposition a de faibles doses de pesticides
augmente la mortalité d'abeilles infectées
par un parasite.Publié le 7 juillet 2011 - Sur l'agriculture raisonnée
Une étude menée en France démontre que l'exposition a de faibles doses de pesticides augmente la mortalité d'abeilles infectées par un parasite. Une preuve supplémentaire de cet effet cocktail soupçonné depuis plusieurs années. Des abeilles malades de la nosémose succombent à de très faibles doses de pesticides, bien en deçà des doses mortelles : voilà ce que démontrent les travaux d'une équipe de l'Inra d'Avignon et du Laboratoire microorganismes, génome et environnement de Clermont-Ferrand (CNRS/Université Blaise-Pascal). Spécialistes des parasites et de la toxicologie se sont associés pour tenter de répondre à la question qui taraude les apiculteurs depuis une quinzaine d'années : pourquoi des centaines de colonies disparaissent, pourquoi la mortalité des abeilles est elle aussi élevée en Europe et en Amérique du Nord ? Aucun facteur pris seul -baisse de la quantité et de la diversité des ressources alimentaires, maladies, exposition aux pesticides- ne suffit pour expliquer le phénomène. C'est bien un cocktail mortel qui expliquerait ces disparitions massives d'abeilles. Les abeilles parasitées succombent à des doses de pesticides très inférieures aux doses mortelles, contrairement aux abeilles saines, rapportent les chercheurs, qui publient un article dans la revue PLoS ONE. Ces chercheurs ont testé deux familles de pesticides : le fipronil (Régent) et le thiaclopride. Le premier appartient à la famille des phénylpyrazoles et le second à celle des néonicotinoïdes, comme le Gaucho -l'imidaclopride. Les résultats ont même été reproduits sur des reines, en condition naturelle. D'autres maladies, comme la varroase due à un acarien ou la loque due à une bactérie, sont probablement impliquées dans cet effet cocktail. Reste pour les chercheurs à comprendre en détail les rouages de cette synergie, valable pour des familles de molécules chimiques différentes.
Source : NouvelObs.com Auteur : C. Dumas
Vidéo
Les pesticides : pourquoi ?
Publié le 31 janvier 2006
Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.
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Il présente les résultats économiques pour 2010 et fait le point sur les engagements de l'UIPP.
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