Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • "Le sénateur et médecin Gilbert Barbier, propose d'étiqueter les produits contenant des perturbateurs endocriniens. Il s'agirait de prévenir la consommation de substances présentant un risque élevé de perturbation hormonale pour les femmes enceintes et les bébés. Les perturbateurs incluent des pesticides, des phtalates, le bisphénol A  …, pour G.B, il existe un lien de causalité "crédible" entre des maladies touchant à la fertilité ou au cancer et les PE.

    Avec ces substances, des effets forts peuvent être constatés à faible dose ou bien l'inverse. Et leur mélange peut entraîner des conséquences allant au delà de leur simple addition, pointe le rapport. Le sénateur rappelle que les inquiétudes sur les PE proviennent de la hausse importante et non encore expliquée de maladies liées au système hormonal, comme certains cancers ou des problèmes de fertilité."

    Source : Libération Auteur : Jacky Durand

  • Bonne nouvelle, l’agriculture folle est derrière nous. Fini le temps, celui des années 70, où a été répandu largement tout ce que l’industrie chimique a pu inventer pour favoriser la croissance des plantes et repousser les prédateurs, même les molécules les plus toxiques. Au point que les résidus se sont retrouvés dans l'assiette des consommateurs et les ont empoisonnés. La page est tournée, et il fallait le mesurer.

    C'est le travail que vient de mener à son terme l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), commencé en 2006 et terminé en 2010. Vingt mille produits représentant 212 types d’aliments préparés dans les conditions où ils sont consommés (lavés, épluchés, cuits et accommodés) ont subi 146 000 analyses pour y rechercher 445 substances (minéraux, métaux lourds, pesticides, phyto-estrogènes, etc.).

    L’agence ne s’est pas contentée de dresser la liste des résidus. Elle les a évalués en fonction des valeurs toxiques de référence (VTR) internationalement reconnues, en tenant compte des normes les plus récentes qui, au gré de l'avancée des connaissances scientifiques, ont été considérablement durcies selon les substances.

    Bonne surprise, sur les 283 substances utilisées pour traiter les récoltes recherchées dans 194 types d'aliments, 210 n’ont pas été trouvées, malgré les techniques sophistiquées mises en œuvre. Mieux, celles qui l'ont été n'ont été décelées que dans 1 % du total des analyses. Même tendance pour les mycotoxines, ces moisissures très toxiques qui se développent sur les céréales, les légumes et les fruits secs mal conservés.

    Mais, alors que tous les regards étaient braqués sur les dangers des pesticides au point d'en être aveuglé, d’autres substances ont été décelées, plus dangereuses encore. C'est le cas du cadmium (principal poison de la cigarette), retrouvé trop souvent dans le pain et le lait, en augmentation de 400% par rapport aux prémices de cette étude datant de 2004 .La faute aux engrais importés, mal contrôlés .Le plomb, le nickel, l’aluminium, le mercure rôdent encore trop souvent dans les tasses à café, dans les poissons et dans les pâtes alimentaires.

    Pas de panique : Le durcissement des normes finit par payer. La preuve par les pesticides ?”

    Source : Marianne Auteur : Jean-Claude Jaillette

  • “Une équipe (CNRS, Inra) de Clermont-Ferrand a démontré que l’action combinée d’agents pathogènes et d’insecticides décime les abeilles. Les doses en théorie non létales utilisées par l’industrie chimique le sont donc dans les faits.”

    Source : La Croix

  • “Une équipe de chercheurs de Clermont Ferrand semble avoir élucidé le mystère de la mort des colonies d'abeille, qui donne lieu à une extraordinaire controverse depuis une dizaine d'années.

    Pour exonérer les produits phytosanitaires, les scientifiques mettaient en avant des données expérimentales : des abeilles devaient être exposées, en ruche de laboratoire, à des doses extrêmement fortes de pesticides pour mourir. En revanche, elles semblaient supporter les doses incriminées dans les épisodes de mortalité massive.

    Que semble avoir montré les nouveaux travaux scientifiques ? Que lorsque les abeilles sont infestées par des parasites, il suffit de doses très faibles de pesticide pour les tuer. La clé du mystère serait donc qu'il faudrait à la fois le parasite et le pesticide pour tuer massivement les abeilles. Cela peut ré ouvrir la question de l'usage de ces produits phytosanitaires. Il sera à cet égard instructif de voir ce que l'ANSES et ses comités d'experts préconiseront à la suite de ces travaux.

    Enfin, c'est une métaphore assez pertinente de ce qu'on observe en économie et dans le social. Les uns et les autres s'épuisent à vouloir faire triompher chacun sa cause, en niant l'approche des adversaires. On recherche "la" cause, souvent guidée par des arguments purement idéologiques, en y apportant des réponses fortement partielles et souvent inefficaces, bien que dispendieuses.

    Peut-être que le débat politique gagnerait à méditer les raisons pour lesquelles les abeilles meurent... et à chercher pourquoi pauvreté et chômage persistent dans nos ruches humaines... avec des victimes aussi nombreuses.”

    Source : NouvelObs.fr Auteur : Martin Hirsch

  • À cause de la bactérie “E. coli”, la croissance explosive des aliments issus de l’agriculture biologique pourrait s’arrêter.

    L’épidémie provoquée par la bactérie E. coli a mis en cause des produits issus de l’agriculture biologique, d’abord des concombres, maintenant des graines germées.

    Un bruit médiatique qui fait redouter à certains une psychose des consommateurs ou, pour le moins, une désaffection à l’égard de cette filière à la croissance jusqu’ici prometteuse.

    La visite, vendredi 8 juillet, des ministres de l’agriculture et de l’environnement, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, dans une exploitation bio de l’Essonne, viendrait presque conforter ce stress ambiant.

    Sur le terrain, pour l’heure, aucune catastrophe n’est à déplorer, ni chez les producteurs ni chez les distributeurs. Dans les magasins Auchan, on a senti “ un infléchissement” au cours des dernières semaines sur ces rayons jusqu’ici préservés par la crise. La croissance à deux chiffres laissent la place à une courbe plus plate, indique le porte-parole du distributeur.

    L’argument relatif à l’hygiène et à la santé est, de fait, crucial. Selon une étude IFOP réalisée mi-juin pour l’association WWF et la marque Vrai auprès de 1009 personnes,25% des consommateurs indiquent acheter des produits bio pour des questions de santé, la principale motivation, devant la préservation de l’environnement (19%) ou le goût (12%).

    Or, pour Jérôme Fourquet, responsable de l’étude, si la consommation de produits bio n’est pas profondément affectée, il y a bien un “un choc de confiance”. A la question “peut-on faire confiance au bio?”, les sondés répondaient oui à 70% en 2008, aujourd’hui, le chiffre est retombé à 50%.

    Face à ces turbulences, les professionnels misent sur le “made in régions de France” pour rassurer les plus inquiets. “

    Source : Le Monde Auteur : Claire Gatinois et Laetitia Van Eeckhout

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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