Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • "La France a autorisé la commercialisation de ce pesticide controversé en juin, l'Union nationale de l'apiculture française devait demander au gouvernement, de revenir sur l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR.

    Le 15 octobre 2010, cet insecticide destiné au colza et utilisé en enrobage des semences avait reçu un avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Les apiculteurs assurent que le Cruiser OSR expose la filière apicole a un grand risque, l'un des trois principes actif du Cruiser OSR, le thiaméthoxam, alimente la suspicion des apiculteurs.

    Des travaux tout récemment publiés (Le Monde du 9 juillet) montrent des effets synergiques inattendus entre deux molécules insecticides : le friponil et le thiaclopride et un parasite naturel de l'abeille très répandu, Nosema ceranae. Infectée par ce parasite intestinal, le taux de mortalité de l'insecte est de l'ordre de 45%  Mais lorsque de très faibles doses habituellement inoffensives de ces deux molécules s'ajoutent à l'infection parasitaire, les taux de mortalité montent à 80% environ.

    Mais jusqu'à présent, de telles études font défaut pour le principe actif du Cruiser. Peut-être pourraient elles trancher l'interminable débat sur son innocuité."

    Source : Le Monde Auteur : Stéphane Foucart

  • "Les apiculteurs de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et une trentaine d’élus ont écrit mercredi aux ministres de l'Écologie et de l’Agriculture, pour obtenir le retrait de la vente du pesticide Cruiser OSR. Les signataires rappellent que ce pesticide est « d'une extrême toxicité pour les abeilles."

    Source : Le Figaro

  • “Souligner qu'en matière de perturbateurs endocriniens la dose ne fait pas le poison est l'une des idées fortes du rapport du sénateur du Jura, Gilbert Barbier, présenté aujourd'hui à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Les perturbateurs endocriniens sont des substances "naturelles ou artificielles "étrangères à l'organisme capables de perturber le fonctionnement du système hormonal. Leur rôle néfaste a été abondamment documenté pour la faune sauvage et parfois pour l'homme.

    La chlordécone, un pesticide abondamment utilisé aux Antilles et mis en cause dans les cancers de la prostate.

    Il existe une relation linéaire entre une dose et son effet. Les perturbateurs ne répondent donc pas aux principes actuels de la toxicologie qui fonde "toute la réglementation des produits chimiques pour protéger travailleurs et grand public en définissant une dose d'exposition sans effet tout au long de la vie". Les produits de "consommation courante" contenant des substances présentant un risque élevé de perturbation endocrinienne devraient être soumis à un étiquetage particulier pour informer les mères et les inciter à en utiliser d'autres."

    Source : Le Figaro Auteur : Marielle Court

  • Vus du ciel, les pesticides !

    Publié le 13 juillet 2011 - Ils l'ont dit

    “ 202 000 HECTARES, c'est la surface aspergée de pesticides chaque année en France par une noria d'hélicos et d'avions.

    Lors du Grenelle de l'environnement, on nous avait pourtant promis que les pesticides tombés du ciel, c'était terminé. Sauf que les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie viennent de pondre un arrêté qui accorde moult dérogations aux gros céréaliers et consorts pour qu'ils continuent à traiter leurs champs par épandage aérien. 

    Et puis, comme l'explique le rapport, l'interdiction de l'épandage aérien «pourrait fragiliser fortement des filières dans une conjoncture déjà très concurrentielle avec les autres pays producteurs». Les 59 hélicos et les 22 avions équipés de kits d'aspersion vont pouvoir s'en donner à coeur joie, pour le plus grand profit des fabricants de pesticides."

    Source : Le Canard Enchaîné

  • “Une étude réalisée par Luc Belzunces et une équipe du CNRS, rendue publique en fin de semaine dernière, ont soumis des abeilles en laboratoire à de très faibles doses de deux molécules présentes dans des pesticides (le fipronil et le thiaclopride). L'effet sur leurs mortalités est très limité. Mais il devient en revanche massif quand les abeilles ont été préalablement infectées par Nosema ceranae, un champignon qui est présent dans quasiment toutes les colonies d'abeilles de l'Hexagone. .En mars 2010, une étude similaire mettant en présence le Nosema ceranae et l'imidaclopride (composant du Gaucho, interdit depuis) avait abouti aux mêmes conclusions.

    Cette avancée scientifique intervient alors même que le pesticide Cruiser est aujourd'hui dans la ligne de mire des associations d'apiculteurs et de défenseurs de l'environnement,

     les associations l'accusent de participer lui aussi à la mortalité des abeilles. L'utilisation de ce pesticide qui est, selon le ministère de l'agriculture, le seul moyen actuel pour lutter contre le taupin, un ver qui ronge le maïs avait été autorisée pour cette culture en 2008 . En février 2011, le Conseil d'État a cependant annulé les autorisations de 2008 et 2009, en considérant que l'avis positif délivré par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments ne respectait pas la réglementation.

    Une analyse contestée par les associations de défense de l’environnement, qui comptent bien poursuivre le combat contre cet insecticide qui vient de recevoir une autorisation pour le colza.

    Source : La Croix Auteur : Emmanuelle Réju

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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