Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Cancer de la prostate : les agriculteurs en première ligne
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/12/2008Dès que la question est évoquée, les agrochimistes sortent les fourches. Ils sont associés au sein de l’UIPP, puissant groupe de pression qui réagit à la moindre mise en cause. La diffusion, le mois dernier, d’un documentaire de JP Jaud, autour de l’initiative de la municipalité de Barjac de passer les cantines scolaires au 100% bio, a aussitôt suscité l’envoi d’un communiqué dans lequel l’UIPP affirme qu’il « n’est pas possible d’établir un lien entre pesticides et cancer ». Pour tenter de trancher la question et d’identifier les facteurs de risque de cancer en agriculture, la MSA a lancé en 2005 une enquête scientifique d’ampleur nationale. Baptisée Agrican, l’étude est limite aux douze départements qui ont mis en place un registre du cancer. C’est seulement le cas de la Somme en Picardie. Cette étude est conduite par Pierre Lebailly à la tête du Grécan. Spécialiste reconnu du sujet, il avait réalisé en 1995 une étude sur les cancers des agriculteurs du Calvados. Elle avait révélé que ces agriculteurs étaient en meilleure santé que le reste de la population. « En revanche, les salariés agricoles ont la moins bonne espérance de vie des salariés », explique-t-il. L’une des raisons principales ? « Ils fument plutôt plus ». Parmi les pathologies visées par l’étude Agrican, figure le cancer de la prostate qui touche plus particulièrement le milieu agricole. « On ne connaît pas l’origine du cancer de la prostate ; mais il y a trois pistes. » Deux pourraient incriminer le mode de vie ou les activités agricoles : un déséquilibre alimentaire lié à une plus forte consommation de viande ou l’utilisation de pesticides. « Mais ce n’est pas concluant », affirme Pierre Labailly.
Source : Courier Picard | Auteur : M.J.Paul François pris au Lasso
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/12/2008Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en justice le fabricant Monsanto. Au début du mois de novembre, le tribunal des affaires sociales d’Angoulême a reconnu le lien entre la maladie, qui le frappe depuis quatre ans, et l’inhalation du désherbant. Le 1ER décembre, l’organisme de sécurité sociale agricole a fait appel du jugement. L’année prochaine, Paul devrait ferrailler contre Monsanto, fabricant du Lasso, devant le tribunal de grande instance de Lyon. Epaulé par François Lafforgue, avocat d’un cabinet qui s’est illustré dans des affaires de santé publique et de maladie professionnelle : amiante, légionellose…. « Il a fallu surmonter beaucoup d’obstacle pour qu’on puisse caractériser le lien », dit l’avocat… Paul François est un pur produit de l’agriculture intensive. Il rappelle dans quoi il a baigné : « Nos parents ont donné l’indépendance alimentaire à l’Europe, dans les années 70 et ils l’ont fait grâce à la chimie ». Mais il en est persuadé : « Si les firmes voulaient jouer le jeu, on pourrait utiliser les produits phytosanitaires sans faire courir de grands risques à l’environnement. » Il a toujours voulu éviter toute récupération syndicale, « dépolitiser » son problème. Mais il l’assure : « Si on continue à exploiter nos terres avec de plus en plus de produits chimiques, on va dans le mur ». Il ne veut pas entendre le discours : « Tu as été empoisonné, tu devrais faire de l’agriculture bio ». Avant son accident, il utilisait déjà la rotation des terres, qui « fait du bien au sol »
Source : Libération | Auteur : Didier ArnaudNouvelle polémique sur le Roundup
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/12/2008La publication du rapport européen sur les résidus de pesticides a été annoncée par les fabricants. L’UIPP tenait à se féliciter des « 95,6% de résultats conformes à la réglementation en 2006 ». Quant aux 4,4% de dépassements des limites maximales de résidus, il n’y aurait pas de raison de s’en inquiéter, « un léger dépassement n’impliquant pas de risque pour la santé des consommateurs ». Bref, tout va bien. On aurait tort de s’en tenir à ce résumé. « Sil es dépassements sont moins fréquents, c’est sans doute parce que les agriculteurs utilisent une plus grande variété de produits », indique aussi le rapport. Cette hypothèse est confortée par la fréquence des échantillons avec multiples résidus. En huit ans, la proportion des produits contenant quatre résidus ou plus est passée de 2 à 10,6%. Les contrôles ont aussi permis de détecter un record de 29 résidus de pesticides dans un même produit contre un maximum de 8 en 1997. Ce saupoudrage n’est pas nécessairement « une mauvaise pratique et peut se révéler plus efficace ». Il n’en permet pas moins de rester en dessous de limites, aujourd’hui fixées par pesticide par pesticide, alors que nous absorbons des cocktails pour lesquels l’évaluation des risques est seulement « en cours d’étude ».
Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric MouchonLes députés retoquent le candidat au Haut conseil des biotechnologies
Sur les OGM 22/12/2008Les députés membres de la commission des Affaires économiques ont retoqué, à la quasi-unanimité, le candidat présenté par le gouvernement pour la présidence du Haut conseil des biotechnologies, créé par la loi sur les OGM, a-t-on appris lundi de source parlementaire. Lors d'un vote à bulletin secret, mercredi dernier, la candidature de Jean-Luc Darlix, directeur de recherches à l'Inserm, a été rejetée par 35 voix contre une. Le Haut conseil, dont la création a été publiée début décembre au Journal officiel, a pour vocation d'éclairer le gouvernement sur toutes les questions intéressant les OGM ou toute autre biotechnologie. Il peut se saisir d'office, à la demande de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, ou à la demande d'un député ou d'un sénateur, des associations de défense des consommateurs ou de protection de l'environnement.
Source : AFPLe lien entre cancer et environnement enfin reconnu
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 19/12/2008Dans un rapport publié il y a quelques semaines, les chercheurs de l’Inserm ont dressé, à partir de l’analyse de plus d’un millier d’études, une liste des causes environnementales susceptibles de provoquer l’apparition de neuf cancers dont l’incidence a explosé depuis une vingtaine d’années. « Cette reconnaissance de l’impact de notre environnement sur l’apparition de certains cancers par l’Inserm va dans le bon sens, commente le professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou à Paris. Mais c’est fait du bout des lèvres, ils auraient pu aller plus loin ». En effet, concernant les sujets les plus polémiques, comme l’influence des pesticides sur la prostate et le sein ou l’effet néfaste sur les cerveau des ondes des téléphones portables, l ‘Inserm ne se prononce pas et rappelle à des études supplémentaires.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Alexandre EchkenaziPesticides : Accord européen sur une liste noire de 22 substances dangereuses
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/12/2008Les Etats et le Parlement européens sont parvenus à un accord pour interdire l'utilisation d'une vingtaine de substances toxiques pour la fabrication des pesticides, ont annoncé jeudi les négociateurs. Le compromis doit encore être formellement avalisé par le Parlement lors d'un vote prévu le 17 janvier, et par les gouvernements, a précisé l'eurodéputée verte allemande Hiltrud Breyer au cours d'une conférence de presse en marge de la session de l'Assemblée à Strasbourg. "Nous avons fait un grand pas en avant pour la protection de la santé des consommateurs et pour l'environnement", a-t-elle affirmé. La liste noire compte 8 substances entrant dans la composition des herbicides, 11 autres utilisées pour les fongicides et 3 pour les insecticides. Beaucoup sont produites par les géants de l'industrie chimique allemande Bayer et BASF, comme l'Amitrole, l'Ioxynil, le Tepraloxydim, l'Epoxiconazole, l'Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le Thiacloprid. Ces substances doivent être interdites car elles sont cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou ont des effets perturbateurs sur le système endocrinien, a-t-elle précisé. Les interdictions débuteront à partir de 2009, lors des demandes de renouvellement des autorisations qui ne seront pas accordées, a-t-elle indiqué."Il s'agit de 22 substances sur 500, soit moins de 5%", a insisté Mme Breyer. Les industriels du secteur phytosanitaire annonçaient l'interdiction de 40% des substances. "Nous avons été soumis à de grosses pressions de la part de l'industrie qui a exagéré et créé la panique chez les agriculteurs. C'est une honte. On a abusé d'eux avec des informations erronées", a-t-elle déploré. "Maintenant, l'industrie a toutes les raisons d'innover pour fabriquer des produits sûrs", a-t-elle insisté.
L’UIPP a fait un Communiqué de Presse le 19 décembre (en annexe)
Source : AFPLe pesticide Cruiser autorisé 5 mois de plus, au grand dam des apiculteurs
Sur les abeilles 17/12/2008Le gouvernement a décidé mercredi de prolonger de cinq mois l'autorisation de l'insecticide Cruiser, honni par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement qui ont immédiatement manifesté leur colère et envisagent de saisir la justice. Cette nouvelle autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments", a fait valoir le ministère. Les conditions de fabrication et d'utilisation "sont strictement encadrées", a-t-il assuré. Ainsi, son usage sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois. Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi du Cruiser à six régions (Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Aquitaine, Alsace, Poitou-Charentes et Limousin), au lieu de trois en 2008. Il prévoit également une augmentation du nombre de ruchers sous surveillance et une meilleure traçabilité des parcelles traitées. Autre assurance donnée par le ministère: un comité réunissant "toutes les associations" qui le souhaitent sera mis en place pour assurer "un suivi régulier et transparent" de l'application de ce protocole. Mais l'annonce surprise du ministère a provoqué la colère des opposants au Cruiser, qui envisagent de saisir la justice."C'est une triste nouvelle", a commenté Henri Clément, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf). "C'est dramatique, cela va à l'encontre du principe de précaution, les abeilles seront des cobayes", a-t-il déclaré à l'AFP. Les apiculteurs envisagent désormais "de réagir au niveau juridique", a expliqué M. Clément, allusion à un éventuel recours devant le Conseil d'Etat. Cette autorisation est "scandaleuse, totalement malheureuse et contraire au principe de précaution", a renchéri Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement.
Source : AFP | Auteur : Bertille Ossey-WoisardL’écolo gît
Sur les OGM 17/12/2008Ca y est ! Les champs où poussent des cultures OGM ne contamineront plus ni les champs bio, ni ceux arrosés de pesticides et d’engrais. Le ministère de l’Agriculture a un projet d’arrêté qui interdira la culture d’OGM à moins de… 50 mètres de toute autre culture. La distance légale entre les deux types de culture est actuellement de 25 mètres. Les experts du ministère se sont probablement aperçus que le vent, cette feignasse asthmatique, était incapable de charrier sur plus de 49 mètres les pollens des plantes transgéniques. Quant aux abeilles, ravagées qu’elles sont par les différentes drogues que leur fournissent les paysans, elles sont obligées de prendre le bus pour passer d’une fleur à l’autre… De deux choses l’une, soit la contamination des cultures « traditionnelles » par les OGM es dangereuse, ou potentiellement dangereuse, et il faut cultiver les OGM en milieu confiné, soit les OGM ne représentent aucun danger pour l’environnement et on peut les laisser croître et se multiplier partout comme du chiendent…. On entendra parler du « doublement » de la distance de sécurité entre les cultures OGM et les autres sans que le public sache ce que représente concrètement ce doublement. Doublez le néant et vous obtenez l’ampleur de l’engagement du ministère de l’Agriculture en matière d’environnement.
Source : Charlie HebdoL’Homme, espèce menacée ?
Ils l'ont dit 16/12/2008« En matière de pesticides, la France bat des records. Le Grenelle de l’environnement prévoit d’en réduire l’utilisation de moitié en dix ans et de sortir les 50 molécules les plus dangereuses du marché. On a déjà commencé à en interdire 30… Dans les années 1960,on ne testait pas les effets de ces substances sur la reproduction. On vérifiait la toxicité pour la peau, par exemple. En gros, on s’inquiétait quand la pastille fumait et vous brûlait les doigts… J’exagère à peine.» Nathalie Kosciusko Morizet – Secrétaire d’Etat à l’Ecologie
« On a le même problème avec l’introduction de nouveaux médicaments où la procédure est pourtant plus stricte. On les teste vaguement sur les testicules des chiens, mais les fonctions de reproduction de l’homme ne font clairement pas partie des critères de tests. Par ailleurs, depuis quatre siècles, la toxicologie a une règle d’or : c’est la dose qui fait le poison. Mais il y a un autre critère tout aussi important : l’effet « timing ». A certains moments de notre vie, notre corps est plus sensible aux pollutions : on les appelle des fenêtres de susceptibilité.. Le programme Reach est fondamental parce qu’il va développer la recherche. Mais ce n’est pas parce qu’on se pose des questions qu’on va forcément mettre en évidence des castratrices. La science est aussi là, quand elle le peut, pour rassurer ». Pr Pierre Jouannet - professeur à l’Université René Descartes (Paris 5) -Membre du Comité scientifique de l'IEC,
Source : Madame Figaro | Auteur : Dalila Kerchouche L’Homme, espèce menacée ?Laurent Martel – président de Monsanto France
Ils l'ont dit 14/12/2008« Nous sommes certains de l’innocuité pour les hommes des semences Monsanto, car dans tous les pays du monde, nos produits passent au travers des contrôles les plus stricts. J’en veux pour preuve que le maïs MON 810 vient de passer avec succès la 24ème évaluation de l’Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments) qui confirme, une fois de plus qu’il s’agit d’un produit totalement sûr. La culture du MON 810 est interdite en France, il s’agit d’une posture qui n’a rien de scientifique, qui est totalement politique. En France, l’accumulation des prises de position fait qu’il est difficile de parler des biotechnologies de manière positive ».
Source : Le Journal du Dimanche | Auteur : Laurent Martel – président de Monsanto FrancePatrice de Méritens
Ils l'ont dit 13/12/2008
« Il est important de prendre conscience que le modèle agricole que l’on développait en Europe et en Amérique du Nord n’est plus compatible avec l’avenir de la planète. Que ce soit par la destruction des sols, due à une industrialisation, ou par l’utilisation d’intrants, notamment les pesticides. Il faut véritablement changer le modèle agricole. Je viens d’apprendre que vous allez signer une nouvelle autorisation pour le Cruiser, ce pesticide que les apiculteurs contestent. Il y aurait nécessité à y surseoir… »
José Bové – agriculteur et syndicaliste de la Confédération paysanne
« Que chaque continent du monde soit souverain en matière alimentaire est l’objectif même de l’essai que je publie actuellement ! Pour ce qui est du Cruiser, il est de ma responsabilité de veiller aux conséquences de tel ou tel produit sur l’apiculture, et en même temps, de ne pas laisser les producteurs céréaliers sans moyens contre la menace du taupin. L’année dernière, j’ai autorisé pour un an l’usage du Cruiser. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, que j’ai interrogée sur la de mande de renouvellement, a considéré qu’elle ne disposait pas d’éléments nouveaux remettant en cause son avis favorable de l’an dernier… »
Michel Barnier – ministre de l’agriculture et de la pêche – livre publié « Qui va nourrir le monde ? » éditions Acropole –
La France condamnée à une amende de 10 millions d’euros
Sur les OGM 10/12/2008La Cour européenne de Justice a condamné mardi la France à une amende de 10 millions d'euros pour avoir tardé à transposer en droit national la directive européenne adoptée en 1991 sur les OGM. La France a mis sept ans à voter une loi sur la dissémination des OGM dans l’environnement. Elle avait déjà été condamnée une première fois en 2004. Devant l’absence de suite donnée à l’arrêt de la Cour, la Commission avait réclamé une nouvelle condamnation et une amende de 38 millions d’euros assortie d’une astreinte journalière jusqu’à l’application de la loi. Les juges ont estimé que la directive ayant été transposée de façon complète en juin 2008, « une astreinte ne s’imposait pas ».
Source : Les EchosOGM/coexistence : « aucune décision » n’a encore été prise
Sur les OGM 10/12/2008Le ministère de l'Agriculture a assuré mercredi qu'"aucune décision" n'était encore prise sur les règles de coexistence entre cultures avec et sans OGM, tout en confirmant qu'une première réunion se tiendrait jeudi sur ce dossier. Un projet d'arrêté proposé par le ministère de l'Agriculture, dont l'AFP a obtenu copie, envisagerait une distance d'isolement de 50 mètres afin de séparer une parcelle de maïs génétiquement modifiée d'une parcelle non OGM. Les règles de coexistence entre les cultures, fixées par ce projet d'arrêté, constituent un des sujets les plus sensibles de la loi sur les OGM adoptée au printemps dernier après des débats houleux. "A ce stade (...) aucune décision n'est arrêtée qu'il s'agisse des distances à respecter entre cultures ou de toute autre mesure technique", a souligné le ministère dans un communiqué. Le ministère a confirmé qu'une première réunion aurait bien lieu le 11 décembre avec "l'ensemble des filières agricoles, y compris les filières bio et les apiculteurs afin que chaque production puisse présenter ses contraintes techniques et ses attentes vis-à-vis de la gestion des OGM". Une autre réunion aura lieu "la semaine suivante" avec l'ensemble des participants du Grenelle de l'environnement, notamment les associations environnementales et les représentants des consommateurs, a ajouté le ministère qui assure que "la totalité des positions sur ce dossier sera examinée".
Source : AFPPétition pour l’interdiction de l’insecticide Cruiser
Sur les abeilles 09/12/2008France nature environnement qui regroupe la plupart des associations françaises de protection de la nature lance une pétition en ligne pour l’interdiction du Cruiser, alors que le ministre de l ‘Agriculture doit renouveler ou non son autorisation. Dan un communiqué, FNE rappelle que le Cruiser, un produit proche du Gaucho et du Régent, est un insecticide « classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages et très toxique pour les organismes aquatiques ». La pétition (fne.asso.fr) « demande d’interdire immédiatement le Cruiser » et « de mettre en œuvre sans retard et avec la plus grande vigilance la plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides ».
Source : Dernières nouvelles d’AlsaceLes semenciers saluent le décret sur le Haut Conseil des biotechnologies
Sur les OGM 09/12/2008"Nous attendions la publication de ce décret qui met en application la loi sur les OGM votée en juin 2008", déclare le porte-parole des professionnels des semences et de la protection des plantes, Philippe Gracien, dans un communiqué. Le Haut conseil des biotechnologies a pour vocation d'éclairer le gouvernement sur toutes questions intéressant les OGM ou toute autre biotechnologie. "Nous espérons vivement que son président et les membres des comités scientifique et socio-économique seront nommés, comme l'a annoncé le gouvernement, avant la fin de l'année 2008", poursuit le porte-parole, qui souligne que "plusieurs demandes d'autorisations d'essais en plein champ sont en attente d'un avis favorable". "Il est essentiel pour la recherche sur les biotechnologies végétales en France que ces expérimentations puissent être mises en culture en 2009. La France ne peut plus se permettre de prendre davantage de retard dans ce domaine", estime-t-il. Le communiqué émane de l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes), du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), d'Oleosem (Association de l'industrie des semences de plantes oléagineuses) et de la Seproma (Chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs). Le Haut Conseil est composé d'un comité scientifique de 40 membres maximum et d'un comité économique, éthique et social de 27 membres. Le choix de son président "est en cours de consultation", et les membres devraient être désignés "avant fin 2008", a affirmé lundi le ministère de l'Ecologie.
Source : Le Monde.fr