Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Réduire les pesticides, un défi pour l’agriculture
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/11/2008Les agriculteurs européens pourront-ils continuer à remplir leur principale mission, à savoir nourrir la population tout en limitant le recours aux pesticides de synthèse ? La présidence française de l’UE organisait, les 25 et 26 novembre, un séminaire consacré à cette question, ) la veille de l’adoption d’une nouvelle réglementation européenne sur les pesticides qui pourrait bouleverser les pratiques agricoles. Quelque 300 substances permettant d’éradiquer les maladies et les parasites des récoltes sont homologuées. Chaque année, les contrôles décèlent la présence de résidus, à de très faibles doses, dans la quasi-totalité des denrées alimentaires testées. Dans environ 5% des cas, les limites réglementaires sont dépassées. La démonstration des effets directs de ces molécules sur la santé est complexe, mais plusieurs études scientifiques ont mis en évidence des liens entre l’exposition aux pesticides et le développement de cancers, d’atteinte aux organes génitaux masculins et d’altération de la fertilité, en particulier chez les agriculteurs, qui sont les premiers concernés. Les responsables politiques dans l’UE s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de réduire l’exposition de la population. Le défi sera colossal pour le monde agricole. Les recherches et expériences de terrain montrent qu’une réduction importante de l’usage des pesticides est possible en maintenant des rendements élevés, à condition de repenser complètement des systèmes de culture qui reposent aujourd’hui sur la spécialisation des productions et le recours préventif aux produits chimiques… Le métier d’agriculteur sera, avec moins de produits chimiques, plus risqué financièrement et plus complexe...
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontUn risque plus élevé de cancers de la lymphe chez les agriculteurs
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/11/2008Les agriculteurs exposés à certains pesticides présentent selon toute vraisemblance un risque plus élevé de développer un cancer du système lymphatique (lymphome), indiquent plusieurs études. Une altération d’un chromosome, première étape vers la cancérisation de cellules lymphocytaires, serait particulièrement fréquente dans cette population. C’est ce que montrent les travaux présentés, le 7 novembre à Marseille, par Bertrand Nadel et Sandrine Roulland (centre d’immunologie de Marseille-Luminy), lors d’un colloque sur les hémopathies malignes (cancers des cellules sanguines), organisé par le cancéropôle Provence – Alpes – Côte d’Azur. Une autre étude menée dans plusieurs régions de France conforte ces résultats. Dans un article publié en ligne le 18 novembre dans la revue Occupational and Environmental Medicine, l’équipe dirigée par Jacqueline Clavel (Inserm U 754) indique que les expositions professionnelles aux pesticides pourraient être impliquées dans plusieurs hémopathies malignes, dont la maladie de Hodgkin et le myélome multiple. Leurs analyses mettent en évidence une association entre le lymphome de Hodgkin et les expositions aux fongicides triazolés et aux herbicides des dérivés de l’urée, de même qu’entre une forme de leucémie, dite « à tricholeucyocytes », et les insecticides organochlorés et à différents herbicides. A l’inverse, il n’a pas été établi de relation significative dans le cas des lymphomes non hodgkiniens.
Source : Le Monde | Auteur : Paul BenkimounUne nouvelle étude affirme qu’en 2006, 98% des fruits et légumes avaient des teneurs en pesticide dans les normes.
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/11/2008Les agriculteurs ont-ils eu la main moins lourde sur les pesticides ?
Réponse de Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
« Les agriculteurs n’utilisent pas moins de produits de traitement des cultures, ils observent ce qui se passe et respectent l’étiquette. Donc, ils mettent la dose ou le nombre de traitements nécessaires pour bien protéger leur culture dans le respect de la sécurité des consommateurs ».
Pesticides – Le rapport de la Commission Européenne (DG Sanco) fait réagir l’UIPP
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/11/2008
Les résultats des contrôles de résidus de produit phytopharmaceutiques (pesticides) dans les produits d'origine végétale, pour l’année 2006. Après le cri d’alarme lancé par le Mdrgf (1) lancé en octobre, l’Uipp réagit.
« Nous sommes choqués par ces méthodes de désinformation qui ne correspondent pas aux résultats satisfaisants publiés par la Commission Européenne » déclare l’Union des Industries de la Protection des Plantes, en faisant allusion aux révélations faites par le Mdrgf en «avant-première » le 15 octobre.
Elles portaient sur l’enquête annuelle sur les résultats des contrôles de résidus phytopharmaceutiques (pesticides) dans les produits d'origine végétale, pour l’année 2006.
Dans son communiqué, l’Uipp et son directeur général, Jean-Charles Bocquet, mettent en avant les trois principaux résultats de l’enquête les plus significatifs semble t-il : « 95,6% des 65.810 échantillons de fruits, légumes, céréales et produits transformés analysés sont conformes à la réglementation»
Les dépassements des Limites Maximales de Résidus (Lmr) (2) sont de 4,4% au niveau européen et en baisse. Mais la Lmr intègre une telle marge de sécurité, qu’un léger dépassement de Lmr n’implique pas de risque pour la santé des consommateurs. Ce n’est pas une limite toxicologique. Enfin, seulement 2,2 % de dépassements des Lmr sur les productions européennes.
« Ce dernier chiffre traduit les efforts réalisés par les agriculteurs européens. Il signifie que près de 98 % de la production européenne respecte les bonnes pratiques agricoles. Les excédents les plus fréquents sont constatés sur les produits importés de pays tiers, hors Europe », ajoute l’Uipp.
L’analyse du rapport de la Commission européenne (voir page 6 du rapport) montre que les pourcentages impressionnants repris par l’Uipp représentent la proportion des produits végétaux testés qui ne contiennent aucune trace de pesticide ou dont le taux est inférieur à la Lmr.
Par produit, l'enquête révèle que 73% des échantillons de céréales (et même 82% dans les aliments pour bébé) sont exempts de résidus (3.650 tests) contre seulement 51% pour les fruits et légumes (27.600 tests). Sous le seuil de la Lmr, les pourcentages sont respectivement de 99% et de 96%.
Le Communiqué de Presse de l’UIPP est joint en annexe
Mortalité des abeilles : les distributeurs de pesticides condamnés
Sur les abeilles 27/11/2008Le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a condamné des distributeurs de phytosanitaires à des amendes de 1500 à 5000 euros, notamment pour « mise en vente de produits toxiques pour la santé ». La procédure qui concerne Bayer Crop et BASF n’a, elle, pas encore abouti. La justice a tranché en faveur des défenseurs de l’environnement. Jeudi 20 novembre, le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a condamné des distributeurs de pesticides à des amendes allant de 1500 à 5000 euros, pour « mise en vente de produits toxiques pour la santé », « défaut d’agrément pour la vente de pesticides » et « défaut d’autorisation de mise sur le marché ». Les entreprises condamnées avaient vendu des produits phytosanitaires non autorisés sous forme de mélange. Les sommes sont symboliques mais la condamnation est pleine de sens pour les organisations qui se sont portées parties civiles, notamment l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF), l’Union française des consommateurs (UFC – Que choisir) et France nature environnement (FNE). Contrairement à l’information qui a circulé dans le monde apicole et dans les médias, y compris le nôtre, la procédure qui concerne les groupes Bayer Crop et BASF, accusés d’avoir utilisé du Fipronil, jugé dangereux, dans leur pesticide Regent, n’a pas encore abouti. Il s’agit d’une seconde procédure, encore en cours.
Source : Novethic.frReproduction : l’espèce humaine est-elle menacée ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/11/2008Le film diffusé hier soir sur Arté fait froid dans le dos, en ne braquant le projecteur que sur un tout petit bout de la problématique. La reproduction de l’espèce humaine est peut-être menacée. Mais les pesticides ou herbicides, tellement honnis par les écolos se placent pour l’instant très loin derrière, dans la hiérarchie des causes pouvant expliquer le phénomène. En réalité, les principaux dangers actuels visant la pérennité de l’espèce sont fomentés par deux évolutions sociales qui concernent tous les pays industrialisés. La baisse de la reproduction humaine en Europe est avant tout la conséquence d’un choix individuel, les couples décident de n’avoir que peu ou pas d’enfants, ne se multiplient plus que très peu, et n’assurent plus correctement le renouvellement des générations. Le second problème est également social, c’est clairement mesuré là encore, l’âge de la première grossesse chez les femmes est de plus en plus tardif. Un nombre de plus en plus élevé de patientes investissent les services de procréation médicalement assistée tout simplement parce qu’elles ont trop attendu… Les causes incriminées sur la diminution du nombre de spermatozoïdes ne sont pas univoques. L’exposition in utero des fœtus mâles à certains produits chimiques est une des explications les plus plausibles. Mais il y a aussi le rôle du tabagisme maternel, l’exposition aux rayonnements ionisants d’origine médicale, certains médicaments...
Source : Le Figaro | Auteur : Martine PerezComment chasser les pesticides de votre assiette
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/11/2008Une étude montre que la quasi-totalité des raisins de table européens contiennent des résidus de pesticides dont certains sont interdits dans l’UE. La plupart des scientifiques interrogés par Stéphane Horel, auteur du livre « la Grande Invasion », lavent et épluchent soigneusement leur fruits et légumes (parfois avec un peu de vinaigre). « C’est peut-être efficace pour éliminer une partie des pesticides de contact, qui restent sur la peau, mais il n’y a rien à faire contre les pesticides systémiques qui, eux, pénètrent à l’intérieur de la plante », note Henri Thépaut, président de la fédération nationale de l’agriculture biologique. « Certains pesticides n’étant pas solubles dans l’eau, mieux vaut essuyer les fruits pour en retirer les restes de produits d’enrobage matérialisés par des marques blanches », précise Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à l’université de Bordeaux. Comment faire quand on ne peut ni peler ni frotter son raisin, ses cerises ou ses fraises ? Optez pour un savon naturel à base de glycérine et de potassium, censé éliminer les résidus de pesticides. C’est ce que propose le flacon Croq Nature (8,90 euros sur www.madroguerie.com) de la gamme des produits bio certifiés Ecocert. Une dose dans une bassine d’eau suffit pour laver vos fruits
Source : Aujourd’hui en France | Auteur : Frédéric MouchonLa lutte contre les pesticides pourrait menacer la production française de fruits et légumes
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/11/2008La filière est menacée parce qu’elle regroupe une multitude de cultures différentes, chacune exposée à des agresseur spécifiques (insectes, champignons, etc.), la filière des fruits et légumes est un e grande consommatrice de pesticides. « Plus de la moitié des 1300 molécules chimiques sur le marché sont dédiées aux productions légumières et fruitières », explique Daniel Veschambre du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (Ctifl). Nombre de cultures n’ont qu’une ou deux molécules à disposition pour lutter contre un agent pathogène. Si l’une ou les deux molécules en question sont à terme interdites, ces cultures seront dans l’impasse. « On ne pourra plus cultiver la pomme, la fraise ou la carotte en France », alerte Yvon Garros, représentant du collectif « Sauvons les fruits et légumes ». Aussi celui-ci préconise-t-il une approche pragmatique, culture par culture, consistant à autoriser les pesticides correspondant à des usages essentiels pour lesquels il n’existe pas d’alternative autre que chimique... Bien sûr, il est possible de désherber mécaniquement l’oignon, le navet ou le poireau. Bien sûr la pomme peut être « éclaircie » à la main en supprimant des fruits quand l’arbre est trop chargé. Mais au prix de la main-d’œuvre, les productions n’y survivront pas, s’inquiète la profession.
Source : La Croix | Auteur : Marie VerdierMme Bachelot : un logo sur les produits dangereux pour la reproduction
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/11/2008La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué mardi qu'elle allait faire étudier la possibilité d'apposer sur les produits dangereux pour la reproduction un logo indiquant qu'ils "ne sont pas recommandés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants"… Mme Bachelot a indiqué encore qu'elle allait commander à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) "une expertise collective sur la mutagenèse et la reprotoxicité de produits chimiques, notamment les produits classés CMR3". Lors de ce même colloque, la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé qu'on pouvait aujourd'hui, dans le cadre du règlement Reach qui impose aux industriels de démontrer que leurs produits ne sont pas toxiques, "aller plus loin" et être "plus sévère" pour les "cocktails de substance" présents dans notre environnement. Elle a rappelé plusieurs actions conduites par son ministère: le programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens, le plan Ecophyto 2018 visant à réduire de 50% l'usage des pesticides en 10 ans, le projet d'un pôle national applicatif en écotoxicologie et toxicologie, et la directive Biocides.
Source : AFPLes spermatos sont entrés en récession
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/11/2008Alors, les mâles – et partant, l’humanité – sont en péril ? Des bémols : la baisse du nombre de spermatozoïdes n’est pas constatée partout, comme l’ont relevé Shanna Swan aux Etats-Unis et Pierre Jouannet en France. Elle est forte à Paris, mais nulle à Rennes et Toulouse. Pourquoi ? Mystère. De même, « on constate que la chute du nombre de spermatos semble s’être arrêtée dans la plupart des grandes villes où elle a été constatée », nous déclare Bernard Jégou, spécialiste de la spermatogenèse à l’Inserm. Quant à l’impact de cette baisse des gamètes mâles sur la fertilité individuelle, il est pour l’instant nul. « La première cause des problèmes d’infertilité reste l’âge tardif du désir de procréation », souligne Bernard Jégou.
Source : Libération | Auteur : Corinne BensimonCertitudes – Billet de Michel Schiffres
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/11/2008Autant l’avouer. Cette information fait partie de celles qu’il faut scruter tant on peut être certain qu’elle va déclencher des polémiques et être contestée. En même temps, elle appartient à ces nouvelles qui laissent stupéfait, quasi assommé. Voilà l’affaire : le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, un nom certes prometteur mais peut-être un peu excessif, jure que 100% des raisins non bio vendus en France contiennent des pesticides. Son enquête menée dans une grande partie de l’Europe ne laisse, paraît-il aucun doute. Tous les jours ou presque, nous apprenons ainsi des choses qui font frémir. Non seulement nous ignorons bien souvent sur quoi elles débouchent, mais aussi nous ne sommes guère en mesure de vérifier leur degré de véracité. Sans doute est-ce une des conséquences psychologiques de la crise. Nous n’en pouvons plus du virtuel, dont on nous chante les louanges depuis des années. Ces temps-ci nous avons envie de certitudes.
Source : Le FigaroLe Monde
Ils l'ont dit 25/11/2008
« Les risques pour la santé liés aux modifications de l’environnement constituent d’abord un réel problème pour une petite partie de la population générale, exposée professionnellement à des doses élevées. Mais au XXIème siècle, le principal tueur restera le tabac et ses 10 millions de morts par an dans le monde. A côté, les risques liés aux perturbateurs endocriniens apparaissent très faibles, mais sont perçus de manière amplifiée car ils touchent à des aspects « sensibles » : la fertilité, les organes génitaux masculins…Le lait bio ne contient peut-être pas de pesticides, mais il renferme des oestrogènes, ceux-ci étant dénaturés par les pesticides dans le lait pasteurisé ».
Alfred Spira - Président de l’Iresp – responsable scientifique, co-organisateur du colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant » - mardi 25 novembre à Paris.
Débat après la diffusion du documentaire « Mâles en péril
Ils l'ont dit 25/11/2008« On ne peut pas affirmer que tous les produits qu’on utilise sont inutiles, on ne peut pas affirmer que tous les produits qu’on utilise ont des effets délétères sans avoir un niveau scientifique de preuves suffisantes et on ne peut pas affirmer qu’on peut les supprimer sans avoir de produits de substitution. J’affirme haut et fort que d’une part il faut s’appuyer sur une recherche qui certes existe mais beaucoup plus importante qu’elle n’existe pour pouvoir guider, anticiper les décisions qui sont nécessaires. J’affirme que Reach est un processus transitoire qui doit évoluer et qui évoluera au fur et à mesure d’une part de l’avancée des connaissances mais d’autre part de l’évaluation extrêmement précise des conséquences des actions ou inactions, et on ne peut pas affirmer haut et fort “vous comprenez ce produit sur l’animal ou sur des cellules in vitro n’est pas bon donc il suffit de le supprimer, il ne suffit pas de le supprimer il faut trouver des produits de substitution ou alors il faut que nous décidions collectivement que nous allons vivre avec des modalités totalement différentes... On va supprimer les pesticides et on va diminuer la production donc il faut être responsable. ». Professeur Alfred Spira - Institut de Recherche de Santé Publique
Source : ArtéFrance – Inter « Service Public »
Ils l'ont dit 24/11/2008
« Les traitements sont importants en arboriculture parce qu’il faut protéger les futurs fruits entre le début de la floraison et la récolte en septembre. Donc en fonction des années, vous pouvez être amené, en effet, à utiliser un nombre assez grand de produits ».
« Par rapport à ces 85 000 substances chimiques, les PPP, c’est moins de 500molécules, toutes évaluées une dizaine d’années avant leur éventuelle autorisation de mise en marché. Donc tout PPP bénéficie d’une AMM, Autorisation de Mise sur le Marché, comme un médicament à usage humain ».
« Il faut savoir que l’appel de Paris a été lancé par le Professeur Dominique
Belpomme, dont la crédibilité aujourd’hui dans le domaine médical, malheureusement, est très limitée. Il a lancé des alertes, puisqu’il est lanceur d’alertes, sur le chlordécone aux Antilles etc. et un mois après avoir lancé cette alerte, il s’est lui-même rétracté au cours d’une audition à l’Assemblée Nationale.
Donc, je crois qu’il faut faire le distinguo entre les lanceurs d’alerte, auxquels fait appel Monsieur Jaud, et certains scientifiques auxquels a fait appel Madame
Gillman, qui, à mon avis, ont deux approches différentes ». Jean Charles Bocquet – Directeur Général UIPP
Fertilité – Alerte aux spermatozoïdes
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/11/2008Trop exposé aux produits chimiques, l’homme serait atteint dans sa fertilité. Une ne quête édifiante de Sylvie Gilman et Thierry De Lestrade, mardi 25 novembre sur Arté. Si les pesticides, les phtalates, le bisphénol A etc. bref toutes ces substances introduites à faibles doses dans notre environnement quotidien sont susceptibles de perturber nos hormones, cela signifierait que ce sont la fréquence et la durée de l’exposition qui seraient en cause. La période fœtale serait primordiale à cause des conséquences irréversibles. Il serait donc essentiel, dans un premier temps, de bien protéger les femmes enceintes. Après avoir mesuré les conséquences de l’exposition d’un rat à trois substances chimiques, un scientifique résume l’enjeu en une formule terrible : « 0+0+0=7 ». Est-on à la veille d’un scandale sanitaire ? Les industriels s’informent sur toutes les nouvelles études et tentent de contrer ces scientifiques, ces « pleurnicheurs endocriniens ». Leur argument majeur ? La maîtrise des risques via la « dose journalière tolérée ». « Nous sommes toujours sur des études sur les rongeurs. Quand nous aurons toutes les informations, nous découvrirons que tout cela n’a pas le même effet sur l’homme », explique un représentant de l’Industrie.
Source : Le Monde Télévision | Auteur : Sandrine Blanchard