Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
« Super-riz » ou super cherie ?
Sur les OGM 30/11/2004Des variétés de riz OGM enrichies en compléments vitaminés poussent aujourd’hui dans les rizières philippines. Cela suffira-t-il à nourrir la population des pays en voie de développement et à résoudre la malnutrition, et ce, sans nuisance pour l’environnement ? « De plus en plus de bouches à nourrir et de moins en moins de terres à cultiver » résume Michel Delseny, direction de l’unité de recherche Génome et développement des plantes au CNRS de Perpignan. Pourtant, il faudra bientôt une seconde révolution verte pour faire face à la surpopulation. Il faut être lucide : on nourrira plus sûrement la planète en suivant la voie des OGM qu’en faisant confiance à une hypothétique redistribution équitable des ressources mondiales. Mais le prix à payer est cher : disparition de savoirs traditionnels, appauvrissement de la biodiversité. Plus que scientifique, la réponse à la surpopulation et à la malnutrition devrait avant tout être politique.
Source : Science et Avenir | Auteur : Hervé RatelLes produits agricoles sont légaux
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/11/2004François Lucas, président de la Coordination rurale, dénonce les politiques. La Coordination rurale est née en 1991 et a été reconnue en tant que syndicat agricole en juin 2000 par le ministère de l’agriculture. Les principales accusations portées à l’encontre des agriculteurs concernent la présence de nitrates et de pesticides dans l’eau. François Lucas tient avant tout à préciser que les paysans ne sont pas hors la loi et que l’Etat est le premier responsable puisqu’il « couvre ces pollutions ». Les produits utilisés dans l’agriculture sont légaux, parfaitement homologués. Les exploitants bénéficient donc en quelque sorte « d’un droit à polluer ». François Lucas dénonce cette contradiction : »Ou bien un produit est dangereux et il est interdit, ou bien il n’est pas dangereux et on peut l’utiliser ».
Source : Le Monde EconomieAbeilles – Phéromones : la ruche sous influence chimique
Sur les abeilles 29/11/2004Ce sont les variations de la quantité globale d’oléate d’éthyle produite par les butineuses (on ne sait pas encore par quelle glande) qui constituent le signal. En cas de disparition d’un gros contingent de butineuse, par exemple, l’effet inhibiteur de la phéromone est diminué. Les nourrices prennent alors leur envol prématurément et vont chercher nectar et pollen… On est en droit de penser que, en perturbant le réseau de communication à l’intérieur de la ruche, certains insecticides neurotoxiques peuvent mettre en danger leur survie. C’est d’ailleurs cet argument que les apiculteurs français ont fait valoir pour demander l’interdiction des semences de Gaucho et de Régent. Le problème dans cette affaire vient toutefois du fait que l’affaiblissement des colonies d’abeilles touche l’ensemble du continent européen, même les pays où les insecticides incriminés par les Français ne sont pas utilisés.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyColza et betterave OGM préserveraient la biodiversité
Sur les OGM 29/11/2004Les plantes génétiquement résistantes à un herbicide réduisent-elles la biodiversité végétale et donc la production de graines sauvages indispensables à la survie des oiseaux des champs ? La réponse est non. L’étude Bright, financée en partie par le gouvernement britannique et les industries de biotechnologies mais conduite par des scientifiques indépendants, n’a montré aucune différence entre les rotations comprenant des variétés de betteraves et de colza tolérantes à un herbicide et celles impliquant leurs homologues non OGM. Etalée sur une période de 4 ans, dans des conditions similaires à la pratique agricole, Bright montre que les cultures OGM offrent, en plus, un certain nombre d’avantages aux agriculteurs notamment en terme de « flexibilité » dans la conduite du désherbage.
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierLa décision sur les quotas de bromure de méthyle pour 2006 reportée à l’été
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/11/2004La communauté internationale a reporté à l’été prochain une décision finale sur l’utilisation en 2006 du bromure de méthyle, un pesticide nuisible à la couche d’ozone, par les agriculteurs des pays développés. Une dizaine de pays, dont les Etats-Unis et la France, ont demandé des exemptions en expliquant que le remplacement de ce pesticide, également nuisible à la santé humaine est coûteux et prend du temps. Le bromure de méthyle est surtout utilisé pour la fumigation de produits fragiles comme les tomates ou les fraises. Ces pays ont obtenu à Prague d’augmenter de 2 600 tonnes à un total de 14 750 tonnes pour 2005 le volume d’exemptions, qui leur avait été accordé en mars à Montréal. Les pays en développement ne sont pas concernés par ces dispositions. Ils ont jusqu’à 2015 pour éliminer l’utilisation du bromure de méthyle.
Source : AFPL’agent orange en procès
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/11/2004Faute de pouvoir attaquer l’Etat américain, les victimes de ce défoliant utilisé lors de la guerre du Vietnam se retournent contre ses fabricants. En 1984, les fabricants d’herbicides ont accepté de verser 180 millions de dollars de dédommagement à 10 000 soldats américains, vétérans du Vietnam. Cette action de justice avait alors permis de reconnaître un lien entre l’agent orange et certaines maladies. Dans le sang de certains vietnamiens, l’Equipe du Dr Arnold Schecter, de l’Université du Texas, a mesuré des concentrations de dioxine 100 fois plus élevées que la normale.Dans les zones infectées par l’agent orange, ils ont également découvert que le toxique pouvait être présent dans la terre, à des taux 180 millions de fois supérieurs au seuil fixé par l’agence américaine de protection de l’environnement. Nettoyer l’écosystème demande des moyens techniques et financiers considérables. Dans leur plainte, les victimes réclament donc aux industriels d’être dédommagés à proportion des profits que ceux-ci ont tirés de la guerre.
Source : L’Express | Auteur : Emilie Tran PhongLa levée d’interdictions nationales de certans OGM renvoyée aux ministres UE
Sur les OGM 28/11/2004Les experts des Etats membres de l’Union européenne ont échoué à s’entendre lundi sur une proposition de la Commission européenne visant à faire lever des interdictions d’OGM décrétées au niveau national par 5 des 25, a annoncé la Commission dans un communiqué. Les dossiers vont être transmis au Conseil des ministres de l’UE qui devra se saisir de la question et trancher à la majorité qualifiée. Faute d’une décisions dans les 3 mois, c’est la Commission que sera amenée à ordonner cette levée à laquelle les Etats membres concernés auront alors au maximum 3 semaines pour se conformer.
Source : AFPLe Parlement adopte la protection des inventions biotechnologiques
Sur les OGM 28/11/2004Le Parlement a définitivement adopté le projet de loi sur la protection des inventions biotechnologiques, qui transpose une directive européenne protégeant les inventions portant sur la matière biologique. Le ministre délégué à l’Industrie Patrick Devedjian a souligné que « le domaine des biotechnologies représente l’un des principaux champs de découverte et d’innovation qui s’ouvre au génie humain. Les enjeux qu’ils recouvrent sont considérables, à la fois au plan éthique, économique et pour la santé publique ». La directive européenne transposée « précise les conditions et les limites dans lesquelles la protection par un brevet peut être obtenue pour des inventions portant sur la matière biologique » a expliqué le ministre.
Source : AFPBhopal dans un environnement détruit, les survivants demandent justice
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/11/2004Pendant des années, la nappe phréatique proche de l’usine a été polluée, empoisonnant lentement ceux qui y puisent leur eau. Dow Chemical, qui a racheté ce qui restait d’Union Carbide en 2001, est aujourd’hui poursuivie pour la contamination de la nappe phréatique située à proximité de l’usine. L’enjeu est autant symbolique que financier : il s’agit de rendre justice aux martyrs de Bhopal, une justice qui leur a toujours été déniée.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé KempfAgriculture raisonnée : la sensibilisation en marche
Sur l'agriculture raisonnée 25/11/2004Pourquoi ce début d’engouement, ce « frémissement » quand il faut respecter 98 mesures contraignantes tant sur le plan environnemental, de la sécurité alimentaire, de l’hygiène, de la traçabilité, du traitement des déchets, du bien être animal ou encore du maintien de la bio- diversité pour n’obtenir finalement qu’une possibilité d’étiquetage laborieuse « produit issu d’une exploitation qualifiée au titre de l’agriculture raisonnée » ? « Parce que l’agriculture raisonnée impose peut-être des contraintes » ont ajouté les agriculteurs déjà convaincus « mais qu’elle permet aussi de restaurer l’image de la profession auprès des consommateurs. Parce qu’elle nous oblige à nous interroger sur nos pratiques et à mieux maîtriser ainsi tous les aspects de notre métier tans sur le plan environnemental qu’économique… Et puis aussi «parce que le respect du référentiel « Agriculture raisonnée » permettra de s’assurer du respect de l’ensemble des critères de conditionnalité des aides de la nouvelle PAC ».
Source : La Nouvelle RépubliqueJean-Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
Ils l'ont dit 25/11/2004« …En 2001, nous avons créé la société Adivalor, chargée d’organiser et de gérer l’élimination des déchets phytopharmaceutiques professionnels.Depuis 1993, en partenariat avec le réseau Farre, nous menons des actions qui visent à une meilleure utilisation des produits phytopharmaceutiques. Depuis 1997, nous menons des études d’impact à l’échelle de bassins versants- reconquête de la qualité du milieu environnant… Tout récemment, nous avons créé un centre de formation sur les bonnes pratiques. Nous avons donc des démarches qui semblent aller dans le même sens que le plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides. Je pense en particulier à la proposition de réactiver l’observatoire des résidus de pesticides : cela fait trois ans qu’on soutient ce projet ! Nous voulons de vrais experts qui décident, sur des bases scientifiques, ce n’est pas parce qu’on retrouve des éléments dans l’eau que c’est obligatoirement nocif pour l’environnement… ».
Source : Interview | Auteur : Jean-Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPPLe riz transgénique bientôt à la base de l’alimentation des Chinois
Sur les OGM 25/11/2004Avec l’introduction à grande échelle du riz transgénique en Chine, peut-être dès l’an prochain, un OGM servira pour la première fois d’aliment de base à des centaines de millions de personnes. Selon ses promoteurs, ce riz, auquel a été ajouté un gène produisant la toxine Bt, dispensera les agriculteurs de l’usage de pesticides dangereux pour la santé et l’environnement, allègera leur travail et permettra un meilleur rendement. Ses détracteurs soulignent que ses effets à long terme sur la santé humaine n’ont pas été étudiés et craignent des mutations génétiques rendant plus résistants les insectes et les mauvaises herbes.
Source : AFPFausse alerte sur un maïs transgénique
Sur les OGM 25/11/2004Suspecté de provoquer des lésions rénales et de graves désordres métaboliques chez le rat, le maïs transgénique Mon 863, produit par la firme américaine Monsanto, vient d’être mis hors de cause par de nouvelles expertises parvenues récemment à la Commission du génie biomoléculaire. Leur verdict est sans appel : ces lésions, dont le Crii-gen avait fait grand cas, sont « banales et fréquentes dans la plupart des souches de rat utilisée en toxicologie » et ne peuvent être associées à l’ingestion de maïs transgénique, peut-on lire dans un document de la CGB du 14 septembre dernier.
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierPrinces des miels et reines des abeilles
Sur les abeilles 24/11/2004L’Assemblée Générale du Syndicat des apiculteurs de Moselle a présenté un bilan d’une année apicole relativement bonne, mais marquée par une forte mortalité hivernale. Raymond Wermet, président, confirme que le Régent n’a pas encore été utilisé en Moselle, le Gaucho, quant à lui, n’a vraisemblablement pu être utilisé que sur des plantations de céréales d’hiver. « Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher des explications aux mortalités hivernales nombreuses cette année. Par contre, vu le manque de plus en plus flagrant, de diversité botanique dans notre environnement, il faut faire tout son possible pour placer les colonies d’abeilles dans des lieux où le pollen est abondant, riche et diversifié ». Et de citer le dernier rapport de l’AFSSA : « La quantité et la qualité du pollen ingéré aux premiers jours de la vie de l’abeille déterminent sa capacité de détoxification jusqu’à sa mort ». Donc de lutter naturellement contre les toxiques de plus en plus présents dans notre environnement...
Source : Le Républicain LorrainJeannette Gros – MSA
Ils l'ont dit 24/11/2004« En ce qui concerne les pesticides et la santé, notre profession a du mal à aborder sereinement cette question et critique trop souvent sans nuance le retrait de telle ou telle molécule. Sun un sujet si grave, on doit pourtant pouvoir réaliser des études dans le calme et oser dire qu’il y a des choses qui ne vont pas, sans épouvanter tout le monde. »
Source : Ouest France | Auteur : Jeannette Gros – MSA