UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Que reste-t-il du Grenelle de l’environnement ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/10/2008

Pesticides : révolution culturale amorcée. Réduire l’utilisation des pesticides 50% en dix ans, l’objectif du Grenelle était ambitieux. Le plan Ecophyto 2018, présenté par le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, tient parole malgré le bémol du « en dix ans si possible » qui ternit la force du propos. Les avancées sont néanmoins majeures. Les 53 substances les plus préoccupantes vont être retirées du marché, l’usage des pesticides va être mesuré en nombre de doses vendues, un indicateur beaucoup plus fiable que les tonnes car il inclut la toxicité du produit, et les meilleures pratiques agricoles économes en pesticides doivent être généralisées dans l’immédiat . Que Choisir, qui réclame une eau de qualité depuis de longues années, applaudit. Ces pratiques existent, mais elles supposent de renoncer à la monoculture, de systématiser les rotations des cultures qui stoppent le développement des parasites et la prolifération des mauvaises herbes, de planter des variétés plus résistantes ou de cultiver des mélanges de variétés, de réduire les engrais pour que les cultures résistent mieux aux maladies, de passer à la lutte biologique et de recréer des zones propices à la présence des auxiliaires. Le rendement est moindre mais les coûts aussi, l’effet sur la rentabilité des exploitations peut être neutre selon certains experts. Ces pratiques sont, en revanche, peu compatibles avec la PAC qui pousse au rendement maximal, et elles représentent par ailleurs une révolution culturale pour une grosse majorité d’agriculteurs. La partie n’est donc pas gagnée

Source : Que Choisir | Auteur : Elisabeth Chesnais

On est foutus, on mange trop... de polluants

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/10/2008

On sait depuis longtemps que la génétique donne aux individus des métabolismes différents et fait que certains prennent du poids plus facilement que d’autres. Mais la nouvelle étude espagnole de l’Institut municipal de recherche médicale de Barcelone prouve que la pollution est un facteur tout aussi important de prédisposition au surpoids. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont mesuré le niveau d’hexa chlorobenzène (HCB), un fongicide, dans le cordon ombilical de 403 bébés nés sur l’Ile de Minorque. Les mesures ont été faites avant la naissance des enfants, pour mesurer l’exposition à ces substances pendant la grossesse. Ceux qui avaient les taux les plus élevés étaient deux fois plus nombreux à être obèses à l’âge de 6 ans et demi. Le HCB, qui était principalement utilisé pour traiter les semences, a été interdit dans le monde entier depuis que ces enfants sont nés (il est banni en Europe depuis l’entrée en vigueur de la convention de Stockholm, le 17 mai 2004). Mais il persiste ans l’environnement et se retrouve dans la nourriture.

Source : Courrier international | Auteur : Geoffrey Lean

Insecticide Cruiser : rapport d’évaluation transmis à l’Afssa

Sur les abeilles 30/10/2008

Le rapport d'évaluation du Cruiser, insecticide puissant potentiellement nuisible pour les abeilles, sera transmis vendredi au plus tard à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), a indiqué jeudi le ministère de l'Agriculture. Une réunion du comité de suivi qui rassemble des associations de défense des apiculteurs et des représentants de l'Etat s'est tenue jeudi, selon le ministère. Cette dernière rencontre devait permettre aux participants de présenter leurs ultimes "commentaires" sur les analyses menées afin de surveiller l'impact du Cruiser sur les abeilles. Ces éléments seront transmis vendredi au plus tard à l'Afssa qui remettra un avis et "c'est au vu de cet avis que le gouvernement prendra une décision", a ajouté une porte-parole avant de préciser que celle-ci devrait intervenir dans "quelques semaines". Face au tollé suscité par l'autorisation en janvier pour un an du Cruiser, le ministère de l'Agriculture avait proposé un protocole destiné à contrôler scientifiquement les conséquences du Cruiser sur les abeilles. De leur côté, les organisations de défense de l'environnement ont à nouveau dénoncé jeudi le "manque de sérieux" de ce protocole. "Tout ce que nous avons apporté n'a pas été pris en compte. Nous ne voulons pas cautionner ce protocole", a déclaré à l'AFP Béatrice Robrolle-Mary, présidente de l'association Terre d'abeilles, qui participe avec France Nature environnement et les représentants de la filière apicole au comité de pilotage chargé du suivi du Cruiser. Il s'agit d'une "mascarade organisée qui a pour seul objectif une autorisation européenne de mise sur le marché" alors que le Cruiser vient d'être retiré du marché en Allemagne et en Italie, a-t-elle jugé.

Source : AFP

Le Nouvel Observateur

Ils l'ont dit 30/10/2008

L’étude de 2002 du CHU de Montpellier sur 995 enfants avait fait débat. Sauf qu’aujourd’hui, la plupart des travaux scientifiques et des enquêtes épidémiologiques, tant au Danemark qu’en Finlande, aux Etats-Unis ou en Espagne, confirment ces conclusions. Dans les populations d’agriculteurs, la prévalence des tumeurs du cerveau est trois fois supérieure à la normale. Et le risque de développer la maladie de Parkinson est deux fois plus important. On ne peut pas affirmer une relation directe de cause à effet. Mais il existe un faisceau de données concordantes. Et l‘on peut aussi craindre un effet trans- générationnel. La revue « Science » a publié l’an dernier une étude sur des rats exposés à des pesticides. Les effets étaient sensibles jusqu’à la quatrième génération... » Charles Sultan – Professeur d’endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier

Source : Le Nouvel Observateur

Polémique sur la TGAP Pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/10/2008

L’association FNE a protesté contre le projet de réforme de la redevance sur les pesticides prévue dans le volet dépenses du projet de budget pour 2009. Les augmentations, prévues pour les trois années à venir, seront affectées à l’Office national interprofessionnel des grandes cultures, établissement public qui doit lui-même fusionner avec d’autres organismes agricoles. Depuis la loi sur l’eau de 2006, cette redevance, payée par les distributeurs de pesticides, était affectée aux agences de l’eau pour financer des projets de reconquête de la qualité de l’eau. « Ce renforcement nécessaire de la fiscalité environnementale est détourné selon des modalités qui semblent conçues par la FNSEA des années 1960… au profit de ses amis, sous couvert d’un office agricole », a déclaré l’association. Le surplus devrait atteindre 33 millions d’euros en 2009 et doubler d’ici à 2011.

Source : Les Echos

Ces nouvelles vont vous rassurer !

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/10/2008

Ce qui vous inquiète : des résidus sur les fruits et les légumes menacent notre santé. La vérité rassurante : Si nous entendons parler de plus en plus souvent des résidus de pesticides sur les aliments, c’est surtout le résultat de l’assiduité des chercheurs : depuis deux, trois ans, ils analysent deux fois plus d’échantillons qu’auparavant ! Seuls 5% des échantillons dépassaient les taux de résidus tolérés par la loi. Selon une statistique européenne, seulement14 échantillons sur17535 représentaient un risque certain pour la santé… Ne surestimons pas certains dangers : en Europe, plus personne ne meurt aujourd’hui à cause des pesticides, même si la majorité d’entre nous en est persuadée. D’un autre côté, en Europe, chaque année, 10 000 personnes meurent d’intoxications aux toxine naturelles alimentaires comme les salmonelles : or là, cela ne fait peur à personne !

Source : Maxi

Santé : De nombreux pesticides pourraient affecter le développement cérébralSanté : De nombreux pesticides pourraient affecter le développement cérébral

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2008

Une étude de la littérature scientifique suggère que nombre de pesticides autorisés en Europe pourraient avoir une incidence sur le développement du cerveau du fœtus et du jeune enfant, selon des chercheurs d’Harvard et de l’université Sud Danemark. « La toxicité sur le cerveau en développent ne fait pas partie des tests de routine pour les pesticides », regrette Philippe Grandjean, l’un des signataires de l’article publié dans la revue Environmental Health, mercredi 22 novembre. « Dans la mesure où beaucoup d’entre eux sont toxiques pour le cerveau des insectes, il est très probable qu’ils le soient également pour celui de l’homme », ajoute-t-il. Les chercheurs recommandent davantage de tests et de précautions dans la délivrance des autorisations. Leur étude porte sur les pesticides utilisés dans les 27 Etats membres de l’Union pour qu’ils procèdent à une réforme de la législation en la matière. Plus de 140 000 tonnes sont déversées chaque année sur les cultures alimentaires de l’’UE. Un quart des fruits, des légumes et des céréales contiennent au moins deux pesticides.

Source : Le Monde | Auteur : (Reuters)

Grenelle : les ONG déplorent être redevenues des observateurs externes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/10/2008

Un an après le Grenelle de l'environnement, les ONG écologistes dressent un bilan mitigé du processus et déplorent être redevenues des observateurs externes. "Nous sommes redevenus des observateurs externes d'un processus politique", a regretté jeudi Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France lors d'une conférence de presse organisée par l'Alliance pour la planète. "Le Grenelle, c'était une façon de négocier pour arriver à un compromis, on étaient tous réunis autour d'une table. Là on est retombé dans une situation où l'Etat propose un texte et où les lobbies essaient de le modifier dans les couloirs", a-t-il regretté.

Source : AFP

La vigne OGM n’est pas encore mûre

Sur les OGM 21/10/2008

A Colmar, les agronomes de l’Inra testent une première génération de porte-greffes transgéniques contre le virus responsable de la maladie dite du « court-noué ». Jean Masson, le directeur du centre, a mouillé la chemise pendant des années pour faire accepter cet essai en plein champ, au milieu des parcelles de maïs, et à vol de bourdon des précieux vignobles alsaciens. Alors qu’ailleurs en France et en Europe, les champs d’OGM ne survivent pas aux faucheurs, les agronomes ont ici appris à dialoguer avec un comité de suivi composé de viticulteurs, d’écologistes, de riverains. Ceux-ci ont imposé aux scientifiques des mesures de précaution très importantes dans la parcelle. Ils ont exigé un cépage très différent de ceux cultivés en Alsace. Pour éviter la dissémination du gène, les fleurs de la vigne sont supprimées et les porte-greffes sont femelles (pas de pollen). Pour parer une éventuelle mutation des nématodes et leur migration, une bâche isole la terre de la parcelle. A contrario, les parties prenantes ont accepté de participer au programme de recherche lui-même. « Les lignes ont bougé », se réjouit Jean Masson. Ils ont notamment convaincu l’Inra d’approfondir l’étude d’alternatives contre le court-noué, comme la jachère.

Source : Les Echos

Grenelle de l’environnement : ce qui est acquis, ce qu’il reste à examiner

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/10/2008

En matière de recherche, les dépenses destinées aux technologies propres et à la prévention des atteintes à l’environnement devront atteindre d’ici à 2012 les mêmes montants que ceux consacrés au nucléaire civil. La biodiversité est prise en compte par la création d’une « trame verte et bleue » : des sortes de corridors écologiques devant permettre à la faune et à la flore de se déplacer. Dans ce cadre, la compensation des atteintes à la biodiversité devient obligatoire. Par ailleurs, 20 000 ha de zones humides seront acquis par les collectivités publiques afin de les préserver artificiellement. L’agriculture biologique devra concerner 20% de la surface agricole utile en 2020. L’usage des pesticides doit être réduit de moitié en dix ans. La charge de la preuve est inversée dans le cadre des décisions publiques susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’environnement. L’objectif est de privilégier les solutions respectueuses en apportant « la preuve qu’une décision alternative plus favorable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable ».

Source : Le Figaro | Auteur : M.C.

Denis Sergent

Ils l'ont dit 20/10/2008

« La population se nourrit essentiellement à partir de quatre plantes : le riz, le blé, le maïs et le soja. En réalité, la mainmise sur l’ensemble des variétés agricoles est un enjeu financier encore plus important que pour les médicaments. Les huis grands groupes mondiaux de l’agroalimentaire, qui son aussi les leaders mondiaux en pharmacie et en produits phytosanitaires (pesticides), à savoir Aventis, Syngenta, Monsanto, Bayer, Dupont…, ont commencé à déposer des brevets pour des plantes OGM. Ces quasi-monopoles peuvent-ils susciter une opposition des Etats, comme cela s’est fait en matière d’informatique avec l’affaire Microsoft ? On peut imaginer un moyen de défense de la propriété intellectuelle et de rémunération des chercheurs autrement que par le brevet, comme par exemple un système de droits d’auteur qui ne soit pas stérilisant pour la recherche ou le développement industriel ? Pour être plus juste, d’ailleurs, il faudrait mieux rémunérer les chercheurs auteurs de la découverte fondamentale, plutôt que l’entreprise pharmaceutique, généralement une Big Pharma qui n’a fait que racheter la PME à l’origine de la découverte et a assuré le développement et les essais cliniques. Bref, la défense des génomes, en tant que patrimoine mondial, est un enjeu majeur pour l’humanité, car avant de se soigner, tout homme doit pouvoir manger. »

Gilles- Eric Séralini – professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, président du conseil scientifique du CRII-Gen

Source : La Croix | Auteur : Denis Sergent

Les fruits et légumes bourrés de pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/10/2008

Les pesticides contamineraient 49,5% des fruits, légumes et céréales produits en Europe en 2006, selon l’ONG MDRGF, qui s’est procuré un rapport communautaire à paraître dans une semaine. Des chiffres inquiétants qui représentent « le plus haut niveau de contamination jamais enregistré » dans l’Union européenne, avec surtout « une augmentation de 20% ces cinq dernières années », selon l’ONG. 23 pesticides ont été détectés à des niveaux pouvant entraîner un risque sanitaire. 5 d’entre eux, les plus fréquemment mesurés, sont « cancérogènes, mutagènes et toxiques ». La situation est loin de s’améliorer, après la décision par Bruxelles en septembre de relever les plafonds autorisés de résidus de pesticides dans les aliments. Selon F. Veillerette, président du MDRGF, pour les agrumes, la molécule considérée comme un cancérogène probable, serait « tolérée à des taux 40 fois supérieurs » à l’ancienne valeur. Pas de quoi rassurer, alors que la Plan national nutrition – santé conseille de consommer 5 fruits et légumes par jour.

Source : 20 minutes | Auteur : Bastien Bonnefous

Barnier au secours des abeilles

Sur les abeilles 15/10/2008

Selon l’Institut national de recherche agronomique, « la survie ou l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes », et « 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation », estime Michel Barnier. Les principales menaces ont été identifiées : le varroa, le frelon d’Asie. Les apiculteurs incriminent aussi les pesticides ou encore le réchauffement climatique. Michel Barnier a donc présenté diverses mesures destinées à sauver les abeilles. Un institut sera créé, avec un budget de 150 000 euros pour 2008, afin d’étudier les maladies responsables de la mort des abeilles et l’impact des produits phytosanitaires. A sa tête, un monsieur abeille, Jean-Pierre Comparhot. La déclaration annuelle des ruches (c’est-à-dire leur recensement) sera réintroduite à partir du 1er janvier 2010. Enfin, le ministre a suggéré de créer une filière de reproduction d’abeilles reines afin d’assurer le renouvellement du cheptel.

Source : Valeurs actuelles | Auteur : A.C.

Les apiculteurs professionnels proposent 15 000 ruches pour la recherche

Sur les abeilles 15/10/2008

Les apiculteurs professionnels, regroupés au sein du syndicat des producteurs de miel de France (SPMF), ont proposé jeudi de mettre à disposition des chercheurs 15.000 ruches afin de tenter d'élucider les causes de la surmortalité des abeilles. "Plutôt que de continuer à faire peur aux Français sur la surmortalité des abeilles, il serait préférable de passer à l'action concrète", a déclaré Joël Schiro, président du SPMF lors d'un point de presse à Paris. M. Schiro a rendu aussi hommage au récent rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier sur les raisons du dépérissement des abeilles, rapport qu'il a qualifié "de véritable événement". Le syndicat "est prêt à proposer une trentaine d'exploitations apicoles volontaires", soit quelque 15.000 ruches, réparties sur toute la France, a ajouté M. Schiro qui approuve une des propositions du rapport Saddier concernant la création d'un institut technique de recherche. "L'objectif est de dépasser les résultats partiels des différentes expérimentations conduites jusqu'à présent", a-t-il souligné. Comme le rapport l'a montré, M. Schiro estime lui aussi qu'un seul facteur ne peut expliquer l'hécatombe des abeilles. Il a notamment évoqué le Varroa, un acarien parasite qui peut dépeupler une ruche en quelques années mais aussi les pesticides. Des produits comme le Gaucho et le Regent ont été régulièrement accusés. Leur usage a ensuite été suspendu. Désormais certains apiculteurs dénoncent le Cruiser, autorisé sous condition en janvier 2008 pour un an, dont ils constatent des effets similaires aux deux autres produits. Interrogé sur le Cruiser, M. Schiro a affirmé "n'avoir pas fait de constatations de problèmes visibles en matière d'intoxication" des abeilles. Il a toutefois dit qu'il s'agissait du Cruiser appliqué sur le maïs. Récemment la Confédération paysanne et des associations de défense de l'environnement s'étaient inquiétés du manque de professionnalisme avec lequel, selon elles, les recherches avaient été menées sur les conséquences du
Cruiser.

Source : AFP

Un Européen sur huit achète des organismes génétiquement modifiés

Sur les OGM 15/10/2008

… Selon une étude CSA/Greenpeace publiée en janvier 2008, 72% des Français pensent qu’il est très important de pouvoir consommer des produits sans OGM, 22% estimant que cela n’est pas important. Enfin, au moment de l‘achat, 71% souhaitent qu’un produit sans OGM ne contienne absolument aucun élément OGM, 20 concédant qu’un produit dit « sans OGM » puisse contenir jusqu’à 0,9% d’OGM. Or, entre les déclarations des personnes et leur comportement dans les magasins, il peut y avoir une certaine distorsion. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la Commission européenne et réalisée par des socio- économistes, de plusieurs pays européens, sous la direction de Vivian Moses, professeur au King’s Collège de Londres… Le plus surprenant est la conscience qu’on les consommateur de la nature de leur achat. Seulement 20% de ceux qui ont acheté un produit étiqueté OGM déclarent en avoir conscience, près de la moitié des acheteurs de produits OGM n’ont pas l’impression de le faire, et les 30% restants ne peuvent dire s’ils ont acheté des produits étiquetés OGM ou non. Interrogés à la sortie du supermarché, 75% des consommateurs savent que l’étiquetage de produits OGM est obligatoire mais 60% ne savent pas comment cela se matérialise. Moins de 50% d’entre eux déclarent lire les étiquettes et, finalement, 20% évitent sciemment d’acheter un produit étiqueté OGM.

Source : La Croix | Auteur : Denis Sergent
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