Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Quelle place pour les pesticides aujourd’hui ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/10/2007Jean Charles Bocquet de l’UIPP ne nie pas que l’on puisse ponctuellement retrouver des traces de pesticides dans l’eau mais c’est qu’alors, d’après lui « à un moment donné dans la chaîne, le produit n’a pas été utilisé correctement ». Car de cela, il est certain : « Dans des conditions d’emploi bien précises qui figurent sur les étiquettes, les produits phytopharmaceutiques présents sur le marché ne présentent pas de risques au niveau environnemental ». Le Dr Michel Urtizberea (UIPP) va plus loin : « Des pesticides dans l’eau et dans l’air, oui, il y en a ! Mais avec l’efficacité des méthodes de détection, on est de plus en plus précis, si bien que forcément on trouve plus de choses… La vraie question, c’est de savoir si les niveaux rencontrés dans l’air ou dans l’eau sont à risque ? » Lui ne le pense pas, convaincu que l’homologation d’un produit est assez précise pour prévenir les risques. Si Jean Charles Bocquet reconnaît et déplore certains excès passés dans le domaine des pesticides, il estime que ceux-ci n’ont plus cours. « Après une phase d’agriculture intensive, nous sommes entrés dans une phase d’agriculture raisonnée. Elle se développe soit de manière officielle à travers un référentiel, soit de manière non officielle sur le terrain avec des agriculteurs qui raisonnent leurs interventions. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience des acteurs pour revenir à des pratiques agronomiques mais cela ne permettra pas de faire l’impasse sur les produits phytopharmaceutiques ».
Source : Santé Magazine | Auteur : Nathalie Courret et Olivier MaulinL’alimentation anti cancer
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/10/2007A en croire l’OMS, « plus d’un tiers des cas de cancers serait attribuable à une alimentation non équilibrée ». Le Programme national Nutrition -Santé (PNNS) estime à au moins 20% le nombre de cas qui pourraient être évités, en France, en consommant plus de fruits et de légumes. En ce qui concerne les produits bio qui protègent du cancer : rien ne permet de le penser. D’abord, parce que leur qualité nutritionnelle n’est pas meilleure que les autres. Ensuite, parce que les pesticides de synthèse utilisés dans l’agriculture traditionnelle contaminent rarement (et très faiblement) notre alimentation.
Source : Femme Actuelle | Auteur : Claire GabillatBéatrice Schönberg
Ils l'ont dit 31/10/2007"Je voudrais souligner qu’il est parfaitement exact qu’il vaut mieux manger aujourd’hui des brocolis avec des résidus de pesticides dessus, que ne pas manger de brocolis à cause de la terreur des pesticides".David Servan Schreiber – Docteur es Sciences"Les produits sont évalués avant leur autorisation. Ils sont également suivis après leur mise en marché, après l’utilisation par l’agriculteur, par des contrôles qui montrent qu’aujourd’hui, plus de 95% des fruits, des légumes, des céréales cultivés en Europe sont tout à fait conformes à la réglementation, donc sains, loyaux, et à un prix économique abordable pour le consommateur".Jean Charles Bocquet – Directeur Général UIPP"Il y a un risque évident pour les agriculteurs quand ils les utilisent mal, et vous avez bien raison d’insister sur les bonnes pratiques agricoles, c’est tout à fait vrai. Mais ce n’est pas la même chose que d’inhaler ou d’en avoir sur la peau et de l’ingérer. Les quantités que les consommateurs ingèrent n’ont pas permis jusqu’ici de montrer d’effets négatifs pour la santé. Ca ne veut pas dire qu’il faut continuer à en mette de trop mais simplement qu’on ne doit pas affoler les gens inutilement."Jean Michel Lecerf - Chef du Service Nutrition à l’Institut Pasteur de Lille
Source : Débat sur l’alimentation des français | Auteur : Béatrice SchönbergAlain Duhamel
Ils l'ont dit 30/10/2007"C’est le triomphe des écologistes. Al Gore reçoit le prix Nobel de la Paix, sous les applaudissements fervents de ses compatriotes, les plus grands pollueurs de la planète. Jean Louis Borloo inaugure à grand bruit son « Grenelle fondateur ». Nicolas Hulot peut se permettre de poser publiquement ses conditions à un président de la République fraîchement élu. L’environnement devient la cause du peuple et les écologistes, les desservants d’une nouvelle religion, voire d’un nouveau fondamentalisme…. Jean de Kervasdoué auteur des « Prêcheurs de l’apocalypse et Christian Gerondeau, auteur de « Ecologie de la grande arnaque » brisent sans peur quelques tabous populaires et redressent hardiment de nombreuses idées fausses… A vrai dire, ils remettent en question à peu près toute l’argumentation traditionnelle des écologistes, qu’ils présentent comme des obscurantistes multirécidivistes, tirant parti de la crédulité populaire et de la démagogie des gouvernants pour imposer par exemple, l’archaïque principe de précaution à un pays, la France, pourtant infiniment moins pollueur que la quasi-totalité des autres nations. C’est le paradoxe suprême la France fait nettement mieux en matière d’environnement que la moyenne européenne, l’Europe est beaucoup plus vertueuse que les autres continents et, cependant, c’est à Paris que l’on sonne le glas alors que la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis détériorent dramatiquement la situation".
Source : Le Point | Auteur : Alain DuhamelOGM : La France soutient l’Autriche contre l’OMC
Sur les OGM 29/10/2007La France a soutenu mardi lors du conseil des ministres européens la position de l'Autriche, qui a activé la clause de sauvegarde pour interdire l'importation de deux maïs génétiquement modifiés, a indiqué mardi le ministère de l'Ecologie. La Commission européenne demandait au Conseil des ministres européens de l'environnement, réuni mardi à Luxembourg, de se prononcer pour ou contre la décision autrichienne d'interdire la culture et la commercialisation de semences OGM de type MON810 (Monsanto) et T 25 (Bayer). L'UE a jusqu'au 21 novembre pour lever cette clause de sauvegarde, faute de quoi les pays producteurs d'OGM qui ont déposé plainte auprès de l'OMC - Etats-Unis, Argentine et Canada - auront le droit d'engager des représailles commerciales. L'Autriche n'a pas obtenu la majorité des 27 pays européens et la balle revient dans le camp de la Commission "qui risque de confirmer la levée" de la clause de sauvegarde, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait la France. "On n'était pas très loin (de la majorité), mais un certain nombre de pays ont préféré s'abstenir par craintes de représailles de la part de l'OMC", a-t-elle déclaré par téléphone. Pour Mme Kosciusko-Morizet, il s'agit là "d'un problème général d'articulation des normes internationales sur l'environnement avec les règles de l'OMC", en ce cas précis du Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques. "Ce n'est pas nouveau et chaque fois on retombe dessus", a-t-elle ajouté. Mais cette fois, a-t-elle précisé, l'Italie a attiré l'attention sur les procédures d'évaluation des OGM par l'UE. "Un grand nombre de voix se sont alors élevées pour réclamer un débat sur les procédures d'évaluation européennes et on a fait le même constat qu'en France concernant notre Commission (du génie biomoléculaire, chargée de l'évaluation des OGM): manque de transparence, manque de pluridisciplinarité et absence d'expertise indépendante"."En bref, on a fait le constat du manque de crédibilité de l'évaluation européenne sur les OGM", a déclaré la ministre. "Il y a eu une réelle pression pour revoir l'expertise de l'UE", a-t-elle insisté. La semaine dernière à l'issue du Grenelle de l'environnement, le président Nicolas Sarkozy avait fait siens les "doutes" concernant les OGM et souhaité, "dans le respect du principe de précaution (...) que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue". M. Borloo s'était également déclaré "prêt" à actionner la clause de sauvegarde ainsi que la directive européenne de 2001 sur les OGM l'y autorise. Cependant étudier les détails des mesures françaises avant de donner une réponse définitive. Le commissaire Stravros Dimas avait félicité jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris à replacer les mesures annoncées, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre législatif européen". Les cultures OGM constituent "un débat très émotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligné dans un entretien à l'AFP. Il a ainsi précisé que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" à l'encontre du maïs de Monsanto MON 810 cultivé en France que s’il avait des "éléments nouveaux" sur les effets négatifs de cette culture.
Source : AFPOGM : Bové, contre tout aménagement de sa peine, place l’Etat face à ses responsabilité
Sur les OGM 29/10/2007La décision du président Sarkozy de suspendre la culture commerciale des OGM peut être interprétée, à entendre José Bové et son avocat, comme une reconnaissance de la légitimité des combats des anti - OGM. "Si le gouvernement envisage une amnistie, en ce qui me concerne je trouverais que c'est une bonne formule", a déclaré Me Roux. "Que va décider le politique par rapport à tous ces gens qui se sont investis depuis 2004 pour mettre un terme à la culture des OGM en plein champ ?", a interrogé l'avocat de José Bové. "Que va décider le gouvernement ? C'est bien de décider d'un moratoire, c'est encore mieux de le mettre en oeuvre. Après cela, que fait-on pour tous les militants politiques ?" Le 12 novembre, "le juge d'application des peines (Jap) doit décider des conditions de mon incarcération", a poursuivi José Bové. Il "va me proposer des aménagements de peine éventuellement, type bracelet électronique, aller dormir en prison et sortir le jour. Tous ces types d'aménagement ne sont pas conformes à la réalité d'un engagement politique", a-t-il dit.
Source : AFP | Auteur : Hervé GavardOGM : Les Français mieux informés et moins hostiles qu’il n’y paraît
Sur les OGM 26/10/2007C’est ce qui paraît ressortir d’un sondage exclusif CSA réalisé pour le compte du GNIS et de l’AGPM sur un échantillon national représentatif de 1000 personnes. Ce sondage révèle en effet que la majorité des Français connaissent les raisons du choix de la culture de maïs OGM en citant dans l ’ordre : « L’amélioration du rendement, un coût de production moins important, la meilleure résistance des cultures aux maladies et aux parasites et la limitation de l’usage des pesticides. 24 % d’entre eux ne se prononce pas, ce qui prouve qu’un nombreux public manque encore d’informations sur le sujet. Mais le niveau de connaissance est plus élevé qu’on pouvait le penser. Les Français sont-ils pour autant favorables ou hostiles ? La réponse est évidement à nuancer, surtout compte tenu du questionnement particulier de ce sondage, sous forme d’assertions très précises sur lesquelles les sondés sont invités à se prononcer. L’enquête montre cependant une hostilité moins grande qu’on le dit le plus souvent. Une majorité (52%) de personnes interrogées sont ainsi d’accord avec l’affirmation suivante : « il faut permettre la culture encadrée des OGM pour sauvegarder la compétitivité des agriculteurs français par rapport à celle des agriculteurs des autres pays producteurs de maïs ». Un résultat qui, on s’en doute, comble d’aise l’AGPM. Mais un autre résultat relativise ce sentiment apparemment favorable. 49% (contre 46%) des personnes interrogées contestent en effet l’affirmation suivante « d’une façon générale, les culture OGM auront à l’avenir des applications intéressantes et utiles pour la société.
Source : Les Marchés | Auteur : P.G. et B.C.Pesticides : la FNSEA se défend
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2007Réduire de 50% l’usage des pesticides, « si possible d’ici dix ans », c’est ce que le chef de l’Etat a proposé, à condition de mettre en place des « méthodes alternatives ». Réaction de la FNSEA Haute Normandie (4000 adhérents) du président Arnold Puech d’Allisac, président : « On a déjà réduit ici de 47%, entre 1999 et 2006, la quantité de pesticides utilisée. On peut évidemment aller plus loin, mais sans mettre en péril l’activité. Des méthodes alternatives ? Il y a bien les OGM, qui fond tant débat. Au jour d’aujourd’hui, on ne peut plus recourir à des produits de synthèse sans inventer une culture qui produise elle-même les anticorps contre les insectes » et de se demander au passage comment proposer des pommes de terre bio en région cette année, compte tenu des quantités d’eau tombées. « Contre le mildiou, à ce stade, il n’y a que des produits de synthèse ! »
Source : Le Havre Presse | Auteur : M.B.Décalages entre déclarations de Sarkozy et positions des eurodéputés UMP
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2007Benoît Hamon, député européen PS, s'est étonné vendredi lors d'un point de presse des propos tenus jeudi par Nicolas Sarkozy à l'occasion du Grenelle de l'environnement, en décalage avec les positionnements des députés européens UMP ou "en contradiction avec la politique européenne". Le secrétaire national à l'Europe a noté par exemple que le gouvernement s'engage à une réduction de 50% de l'utilisation des pesticides "si possible dans les dix ans", "alors que cette semaine, une directive européenne sur cette question a vu un vote négatif des députés UMP et PPE".
Source : AFPOGM, pesticides, agriculture bio, le « Grenelle » amorce un tournant
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2007Le président a demandé à Michel Barnier de proposer, avant un an, un plan de diminution dans les dix des produits phytosanitaires. Le principe de réduction de 50% des pesticides est conditionné à des solutions alternatives. Avant d’accepter une suppression de 50 produits phytosanitaires parmi les plus dangereux, dont 30 d’ici à la fin 2008, la FNSEA s’est assurée de la possibilité de trouver des solutions alternatives moins polluantes. « Il est temps de reconsidérer le système, a estimé le président. Ce n’est pas aux agriculteurs d’être seuls responsables. Ceux qui recommandent et vendent ces produits doivent aussi rendre des comptes ». Pour Pascal Féret, vice président de la FNSEA, « La balle est dans le camp de la recherche ». La recherche publique devrait être amenée à travailler sur des solutions alternatives. Valérie Pécresse a entendu la demande. Les industriels, inquiets pour leur marché, relativisent la capacité à proposer des alternatives aux produits polluants dans un temps aussi court.
Source : Le Figaro | Auteur : Théault Dromard – Yves MisereyPesticides : un engagement... mais pas de calendrier
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2007« Ces mesures prennent en compte le bon sens et la composante économique du dossier agroalimentaire, s’est félicité JC Bocquet, directeur général de l’UIPP, le syndicat qui défend les intérêts des fabricants de pesticides. Un objectif de réduction arbitraire aurait eu des conséquences désastreuses sur la rentabilité des plus petites surfaces cultivées. » L’association écologiste Alliance pour la planète estime de son côté que la FNSEA a réussi un coup de force et proteste fermement contre l’absence de calendrier. Selon les défenseurs de l’environnement, c’est néanmoins la première fois que le lobby agricole veut bien évoquer l’idée d’une réduction de l ‘utilisation des pesticides.
Source : Les Echos | Auteur : Julie ChauveauParlement européen : Vers moins de substances dangereuses dans les pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/10/2007Pour Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, la proposition de texte sur la mise sur le marché « est fortement inspirée des groupes écologistes et des députés verts et l’impasse a été faite sur l’impact économique » ; Le Parlement a en effet approuvé la proposition de la Commission d’interdire l’homologation au niveau de l’UE de nouvelles substances génotoxiques, mutagènes et toxiques pour la reproduction, ainsi que les perturbateurs endocriniens et d’autres types de molécules. « Si ce règlement passe, il ne restera que 200 à 250 substances et la famille des insecticides sera la plus touchée », estime Jean Charles Bocquet. Le MDRGF approuve cette décision du Parlement, tout en regrettant que les dispositions ne s’appliquent pas aux molécules actuellement sur le marché. Il salue aussi l’adoption du principe de substitution, qui incite à utiliser des molécules moins nocives pour l’environnement et la santé.
Source : Journal de l’environnement | Auteur : Agnès GinestetJean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
Ils l'ont dit 25/10/2007"Si nous devions réduire de 50% l’utilisation de nos produits, cela aurait des conséquences immédiates sur la capacité de produire certains légumes, certains fruits, voire même certaines grandes cultures comme le blé et cela augmenterait automatiquement le prix de l’alimentation. Nous serions alors obligés d’importer d’autres régions du monde avec des conséquences sur le coût du transport, avec moins de garanties sur la sécurité sanitaire de ces aliments et donc une baisse évidente du pouvoir d’achat des ménages".
Source : LCI | Auteur : Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPPOGM : un moratoire en France serait contraire à la législation européenne
Sur les OGM 25/10/2007Un moratoire sur les OGM, envisagé par le président français Nicolas Sarkozy, serait contraire à la législation européenne, a prévenu vendredi la Commission européenne. Un moratoire sur les OGM serait "contre la législation européenne", a toutefois commenté vendredi devant la presse Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire européen à l'environnement Stavros Dimas. La Commission veut cependant étudier les détails des mesures françaises avant de donner une réponse définitive. Le commissaire Stravros Dimas avait félicité jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris à replacer les mesures annoncées, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre législatif européen". Les cultures OGM constituent "un débat très émotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligné dans un entretien à l'AFP. Il a ainsi précisé que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" à l'encontre du maïs de Monsanto MON 810 cultivé en France que s’il avait des "éléments nouveaux" sur les effets négatifs de cette culture.
Source : AFPNicolas Sarkozy promet de mettre l’écologie au centre de toutes les politiques publiques
Sur les OGM 25/10/2007« Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt, mais aux projets non écologiques de prouver qu’il n’est pas possible de faire autrement ». Ce changement de vision va loin, parfois même plus loin que les groupes de travail du Grenelle et ne repousse frontalement aucune des revendications des écologistes. Même s’il maintient que le nucléaire est indispensable à la lutte contre le changement climatique, il arbitre plutôt contre les OGM… Pour la première fois, il reconnaît avoir des interrogations sur l’intérêt des OGM pesticides souhaitant que leur culture soit suspendue. Il exprime publiquement un doute sur le contrôle de la dissémination des gènes et sur les bénéfices sanitaires de l’ensemble des OGM. Des notions qu’avaient formellement refusées les agriculteurs lors des discussions. Pour sortir de la crise, il propose la création d’une haute autorité chargée de mener une expertise contradictoire avant un projet e loi au printemps.
Source : Les Echos | Auteur : Anne Bauer et Julie Chauveau