Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Grenelle An 1 : les bons points et les autres
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/09/2008PRINCIPAUX POINTS : Sur les 268 engagements du Grenelle de l'environnement, une poignée a été mise en oeuvre, d'autres sont au point mort, mais la plupart sont suspendus à l'adoption des lois Grenelle dont la première est désormais entre les mains des députés.
EN SUSPENS: beaucoup de dispositions restent suspendues à l'adoption de la loi Grenelle 1 dont l'examen parlementaire commence cette semaine, et plus encore à la loi Grenelle 2, qui en détaillera la mise en oeuvre: …
AGRICULTURE : l'objectif de porter la part du bio à 6% des surfaces cultivées en 2013 (contre 2% actuellement) et à 20% en 2020, bénéficie du doublement du crédit d'impôt octroyé aux exploitations bio dans le projet de loi de finances. Mais c'est la seule mesure concrète à ce jour. Le gouvernement a présenté son plan pour diviser par deux "si possible" l'usage des pesticides en dix ans.
Source : AFPVirginie Belle et Jean Pierre Voillot
Ils l'ont dit 30/09/2008
«La plupart des pesticides sont solubles dans l’eau. On peut en enlever une grande partie en se lavant les mains avec eau et savon. Le fait de frotter permet d’ôter les résidus superficiels. Mais cela permet d’ôter les résidus superficiels. Mais cela ne permet évidemment pas de se débarrasser de ce qui a pénétré la peau.
Isabelle Baldi médecin spécialisé en santé publique – Responsable du registre des tumeurs primitives du système nerveux central de la Gironde et maître de conférence à l’université Victor- Segalen Bordeaux II
« Il faut aller vers une agriculture raisonnée. Les grandes fédérations nous disent y être déjà, assurent avoir réduit les doses de pesticides, mais les agriculteurs étaient tellement dans la démesure qu’ils allaient parfois au-delà de leur propre rationalité économique. En revanche, je ne suis pas certain que nous ayons atteint la rationalité écologique ! Il y a déjà un progrès, une prise de conscience mais il faut aller plus loin pour faire le bilan coût -avantage de chacun des pesticides en fonction de ses effets sur l’écosystème et de ses effets à long terme sur la santé. Nous n’y sommes pas encore. Monsanto, par exemple, conteste toujours les effets du Roundup sur la santé. »
François Grosdidier, député UMP – nouveau secrétaire général au sein de Valeur écologie, « pôle écologique de la majorité ».
Procès à Saint-Gaudens de vendeurs de pesticides présumés dangereux
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/09/2008Seize prévenus comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), poursuivis dans le cadre d'une vaste affaire de commercialisation de pesticides présumés dangereux. Les 16 prévenus, pour la plupart responsables de sociétés de ventes de produits agricoles d'une quinzaine de départements, sont notamment poursuivis pour mise en vente de produits toxiques pour la santé de l'homme ou de l'animal, défaut d'agrément pour la vente de pesticides et défaut d'autorisation de mise sur le marché. Une quinzaine de personnes et d'organisations comme la Confédération paysanne, l'Union nationale de l'apiculture française et France Nature Environnement se sont constituées parties civiles pour ce procès qui durera jusqu'au 2 octobre et dont le jugement devrait être mis en délibéré. "C'est un dossier de pur droit, d'importation parallèle, où la faute serait de ne pas avoir d'agrément, mais à part une personne entendue ce matin (lundi, ndlr) tous les autres avaient des capacités pour avoir les agréments", a estimé Me Jean-Paul Montenot, avocat de six des seize prévenus. Selon lui, "avec les dernières jurisprudences intervenues et les derniers textes sur les mélanges de produits (...), la raison pour laquelle ces personnes étaient poursuivies hier n'existerait plus aujourd'hui". "Il s'agit de mettre en évidence des techniques d'un autre âge qui doivent aujourd'hui cesser", a jugé de son côté Raymond Leost, vice-président de France Nature environnement. "Toutes ces pratiques déviantes (les mélanges de produits, la réutilisation de produits retirés du marché et leur importation) sont à l'origine de dommages potentiels pour la santé publique et l'environnement", a-t-il poursuivi. "C'est une chaîne de responsabilités qui est en cause", a ajouté M. Leost qui espère que ce procès "serve de leçon de pédagogie à l'égard d'autres éventuels délinquants".
Source : AFPL'écologie fait une entrée timide dans la fiscalité
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/09/2008Dan le registre des nuisances entre autres, le taux de redevance sur les pollutions diffuses imputables aux pesticides serait plus que doublé pour passer de 1,20 à 2,80€/kg pour celles dangereuses pour la santé. Les recettes de la TGAP seraient en grande partie affectées au budget de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour financer notamment un fonds chaleur afin d'encourager la production de chaleur d'origine renouvelable.
Source : La Croix | Auteur : Marie VerdierGérard Le Puill
Ils l'ont dit 26/09/2008C'est la pauvreté qui explique pourquoi 854 millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde. Alors même qu'une part croissante des productions végétales est vendue sur les marchés solvables pour alimenter des animaux ou produire des agro carburants, les populations les plus pauvres du Sud ne parviennent plus à en acheter pour leur alimentation. Le paradoxe est que ceux souffrent ainsi de la faim sont, pour les deux tiers des paysans aux bas revenus ne leur permettant plus de produire par eux-mêmes de quoi manger... "Marc Dufumier, professeur Agro Paris Tech, UFR d'agriculture comparée et de développement" N'oublions pas que notre politique agricole commune (PAC), si décriée de nous jours, a permis de garantir la productivité et la qualité de notre agriculture nationale et européenne : désormais deux heures et demie de travail " suffisent " pour effectuer la récolter d'un ha de blé, contre 100 heures cinquante ans en arrière et un agriculteur français peut aujourd'hui nourrir plus de 80 personnes, contre 8 seulement en 1950 ! Bien avant le Grenelle de l 'environnement, les agriculteurs se sont posé l question à la fois de l 'autosuffisance alimentaire et de la préservation de l'écosystème. Soucieux de leur environnement parce que travailleurs de la terre, paysans et eux-mêmes pères et mères de famille, ils ont cultivé et produit sans chercher à détruire mais plutôt à entretenir et préserver... "William Villeneuve, président des Jeunes Agriculteurs" Pour que les générations futures aient de quoi se nourrir, nous devons préserver les terres agricoles. Il faut utiliser moins d'engrais, moins de pesticides. On peut déjà faire le bilan de l'agriculture intensive. Dans les pays qui y on recouru, nous arrivons tôt ou tard à un pic de production qu'il devient impossible de dépasser avant que les rendements ne commencent à baisser. Nous avons en France de plus en plus de problèmes de pollution et de toxicité des sols, lesquels s'appauvrissent aussi en matières organiques. Nous sommes également confrontés au coût de plus en plus élevé de l'énergie fossile dont les engrais chimiques sont de gros consommateurs. Il faut donc rompre avec les systèmes intensifs qui ont concentré l'essentiel de la production agricole dans les zones réputées les plus fertiles, chez nous comme à l'échelle de la planète... "Régis Hochart porte parole de la Confédération Paysanne" Comment continuer à nourrir la planète si on stérilise le sols ou si l'usage intensif et systématique d'intrants fait disparaître des auxiliaires agricoles comme les oiseaux ou les abeilles. Le défi alimentaire et le défi environnemental sont indissociables. Quant à la question des rendements, l'agronomie a été laissée de côté alors qu'elle permettrait d'être plus économe en intrants. Nourrir la population mondiale alors que celle-ci ne cesse d'augmenter considérablement implique surtout de changer nos habitudes alimentaires trop fondées sur la consommation de viande et de produits d'origine animale. Pour produire une protéine animale, entre six et dix protéines végétales sont nécessaires. Avec huit ou dix milliards d'êtres humains, il n'est plus possible de fonctionner comme ça... "Jean Claude Bevillard - secrétaire national de France Nature Environnement" Je suis pour une agriculture plus écologique et je pense que nous devons raisonner dans une perspective de trente à quarante ans, en intégrant l'augmentation de la demande en produits agricoles, qui va doubler, tandis que l'évolution climatique risque de poser de gros problèmes. Je suis effrayé de constater que certains veulent faire du Brésil " la ferme du monde " quand le GIEC (Groupe interministériel pour l'étude du climat) nous dit que ce pays pourrait connaître un climat semi-aride dans quelques décennies... "Xavier Beulin - vice-président de la FNSEA
Source : Une agriculture écologique peut-elle nourrir la planète ? | Auteur : Gérard Le PuillControverse phytosanitaire
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/09/2008L'actualité en Lot et Garonne (Sainte-Livrade-sur-Lot). Controverse phytosanitaire es dispositions légales et réglementaires qui découlent d'un arrêté du 12 septembre 2006, rendent impossible, si elles sont strictement appliquées, la production de pommes en France ! C'est la conclusion d'une expérimentation " grandeur nature " menée ces derniers mois dans un verger de 15 ha à Sainte-Livrade-sur-Lot, représentatif de la moyenne des exploitations de la région. Les résultats de cette expérimentation, conduite sous la direction de la " Section nationale pomme " étaient présentés hier sur le site même, à l'heure de la récolte. Pas besoin de longs discours, l'impact visuel est réel : mangées par la tavelure (maladie provoquée par une champignon), la quasi totalité des pommes (gala, golden, grany, variétés parmi les plus consommées en France) est impropre à la commercialisation. Vitesse du vent. La réglementation mise en cause, qui s'applique à la production nationale de fruits et légumes, encadre l'emploi des produits phytosanitaires, autrement dit, dans le langage commun, des " pesticides ". Pas les produits en tant que tels mais les conditions de leur mise en œuvre. Concrètement, selon les producteurs, l'interdiction de traiter quand le vent est supérieur à 19 ;m/heure et l'interdiction de pénétrer dans le verger moins de 48 heures après une application, rendent vaine toute tentative de traiter efficacement les pommiers. 3Noussommes favorables à l'étude de solutions alternative,s mais nous voulons revenir à une réglementation qui ne va pas plus vite que la capacité à mettre ces solutions en place. Sinon cela revient à mettre en péril toute la filière ", dit Jacques Sanz, figure de l'arboriculture en Lot et Garonne.
Source : Sud Ouest | Auteur : Jacques RipocheCruiser : les défenseurs des abeilles contestent le protocole de suivi
Sur les abeilles 24/09/2008Les associations de défense de l'environnement, la Confédération paysanne et les apiculteurs se sont inquiétés jeudi du protocole de suivi du Cruiser, insecticide puissant potentiellement nuisible aux abeilles, à la veille d'une réunion au ministère de l'Agriculture. La réunion de vendredi "ne doit pas aboutir à des conclusions", a-t-on appris jeudi auprès du ministère. Le rapport d'évaluation du Cruiser va être transmis à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et "c'est sur la base de l'avis de l'Afssa que l'on prendra une décision", a ajouté une porte-parole. Cette décision devrait intervenir "courant octobre", a-t-elle ajouté. Face au tollé suscité par l'autorisation en janvier pour un an du Cruiser, le ministère de l'Agriculture avait proposé un protocole destiné à surveiller scientifiquement l'impact du Cruiser. "Encore faut-il qu'il soit exploitable!", s'insurge la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) qui juge que les surfaces étudiées sont insuffisantes: "seulement quelques dizaines d'hectares, alors que les abeilles seront en réalité confrontées à des milliers d'hectares traités", note FNE dans un communiqué. Par ailleurs, "le protocole prévoit de comparer des sites traités au Cruiser à des sites témoins non traités. A ce jour, les cultures environnantes n'étant pas connues, les zones témoins peuvent en réalité comporter davantage de Cruiser que les zones traitées", s'inquiète la fédération. De son côté, l'Union de l'Apiculture française (UNAF) conteste aussi ce protocole de suivi et sa mise en place, dénonçant les "incohérences et le manque de sérieux scientifique", "les mensonges du ministre et des services du ministère" et les "risques et les dangers que fait courir le ministre de l'agriculture, directement sous influence du lobby de l'agrochimie, en autorisant ce type de pesticide". La Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole français, a dénoncé pour sa part les "mensonges et manipulations" du protocole de suivi dont "les conclusions ne sont pas crédibles".
Source : AFPOGM : Bruxelles calme le jeu
Sur les OGM 24/09/2008Le président de la Commission européenne, José manuel Barroso, veut rassurer l'opinion et la convaincre des " standards élevés de la politique de l'UE en matière d'OGM ". Le principe d'une telle démarche a été avalisé lors d'une très discrète réunion à Bruxelles à laquelle participaient, outre son chef de cabinet , Jaão Vale de Almeida, des représentants personnels des chefs d'Etat et de gouvernement des 27 dont François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée. Objectif : en finir avec le blocage systématique, par plusieurs Etats membres, des autorisations de commercialisation des OGM, auxquels l'exécutif européen donne tout aussi régulièrement son feu vert. Le meilleur moyen de gagner la confiance des citoyens, selon les "sherpas ", consiste à lancer un débat " non émotionnel et fondé sur les faits ". Avec l'appui " de l'industrie, des partenaires économiques et des scientifiques ".
Source : L'Express | Auteur : François GeoffroyMarie Christine Deprund
Ils l'ont dit 21/09/2008" ... Les autorités médicales se bornent à étudier le rôle d'un facteur unique alors que tout montre que le cancer est causé par des facteurs multiples. Les polluants accumulés au cours d'une vie, peuvent contribuer à déclencher un cancer. Le cas des PCB est exemplaire : ces composés chlorés toxiques continuent de contaminer poissons et humains alors qu'ils sont retirés de la vente depuis 20 ans... Une étude américaine récente a démontré les liens entre polluants environnementaux et cancer du sein. La relation entre PCB et cancer du côlon est aussi établie. Or, ici ces travaux sont passés inaperçus... Jusqu'à quand allons-nous nous voiler la face ? "Jean-Loup Mouysset - Cancérologue à Aix en Provence" C'est très facile d'agiter la peur. Il y a quelques années, l'affaire de la dioxine a déchaîné les passions, suscitant un très vif émoi dans l'opinion. Or, selon diverses études, il n'y a pas eu de variations significatives du nombre de cancers du sein chez les personnes vivant à proximité d'un incinérateur. Même chose avec le DDT (pesticide interdit aujourd'hui) et le cancer du sein. Une étude montrant le lien entre les deux a été réfutée par d'autres travaux. Pour l'instant, on attend toujours des preuves irréfutables... Au Centre international de cancer de recherche sur le cancer, si on avait 100 millions d'euros de budget à consacre à la recherche on préférerait les attribuer à d'autres domaines. Car sur l'environnement, les études en cours ou déjà réalisées n'ont, pour l'instant, rien donné. "Philippe Auter - Médecin épidémiologiste
Source : L'augmentation des cancers est-elle liée à l'environnement ? | Auteur : Marie Christine DeprundLe déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques
Sur les abeilles 19/09/2008Dennis Van Engelsdorp, chercheur au département d'agronomie de l'université de Pennsylvanie, est l'un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l'automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD). Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30% dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps... L'une de nos priorités est d'analyser les résidus de pesticides dans les ruches. Mais quand nous relevons des échantillons dans les ruches, atteintes ou non par le CCD, nous ne trouvons pas de traces conséquentes de résidus chimiques. Cependant, il n'est pas exclu que les pesticides aient des effets sublétaux plusieurs semaines après l'exposition, provoquant par exemple un affaiblissement du système immunitaire des insectes... Nous savons une chose : nous retrouvons chez beaucoup d'abeilles touchées par le CCD une sorte de virus grippal nommé Israeli Accue Paralysis Virus (IAPV). Mais toute la question est de savoir pourquoi il devient mortel dans certaines colonies et pas dans d'autres... En l'état des connaissances, on ne peut qu'attribuer le déclin des abeilles à un ensemble de causes, et non à une en particulier.
Source : Le Monde | Auteur : Stéphane FoucartJean Marc Petat - Directeur environnement de BASF - Vice-président de la Commission Communication de l'UIPP
Ils l'ont dit 19/09/2008" Le principe de précaution est un principe louable. Il a pour but de privilégier l'environnement et la santé humaine quand un doute scientifique subsiste. Ce principe est largement appliqué pour les industriels. Les retraits volontaires de produits au nom de ce principe existent. Mais pourquoi ne l'applique-t-on pas à certaines décisions réglementaires ? Un exemple ? Des débats sont en cours au niveau européen pour réviser la directive 91/44 qui encadre l'homologation des pesticides. Ce futur règlement vise à être encore plus drastique. Pourtant, la position européenne est la plus stricte au monde. L'objectif des discussions est un durcissement des homologations de substances actives. Résultat : 80% des molécules pourraient être retirées d'ici à 2012. Rappelons que les pesticides servent à protéger la qualité des récoltes contre les maladies et parasites. Alors osons quelques questions. A-t-on pris le temps d'évaluer les conséquences de cette future décision ? A-t-on mesuré l'impact sur le prix de l'alimentation alors que le pouvoir d'achat est en berne ? Quelles conséquences sur l'industrie agroalimentaire et ses 400 000 emplois ? Et sur la santé humaine ? En effet, certains pesticides empêchent le développement dans les aliments de moisissures naturelles qui peuvent être dangereuses pou l'homme... Faire ces évaluations et répondre à ces incertitudes avant que le Parlement ne vote ce règlement devrait être une priorité. Au nom du principe de précaution.
Source : Libération | Auteur : Jean Marc Petat - Directeur environnement de BASF - Vice-président de la Commission Communication de l'UIPPNicolas Sarkozy
Ils l'ont dit 18/09/2008" Dans le cadre du projet de loi de finances à venir, seuls seront mis à contribution les activités polluantes et les produits néfastes à l'environnement que sont les décharges, les incinérateurs, l'extraction de granulats, les pesticides et l'émission de poussières. L'objectif est, à chaque fois, de favoriser des comportements plus respectueux de l'environnement ".
Source : AFP | Auteur : Nicolas SarkozyLibération
Ils l'ont dit 18/09/2008La brevetabilité du vivant menace-t-elle l'agriculture ?"Ces dernières décennies on vu s'affirmer la volonté des firmes semencières puis agrochimiques de contrôler l'agriculture et l'alimentation par le monopole de la production des semences. Les transnationales veulent étendre leurs tentacules sur les pays du monde. D'une part, avec les brevets sur le vivant, elles veulent imposer un modèle unique d'agriculture industrielle, basé sur les semences OGM et le développent de la vente des pesticides. Force est de constater que c'est un échec agronomique et un appauvrissement dramatique de la biodiversité. D'autre part, avec le Certificat d'obtention végétale (COV), les entreprises organisent le bio piratage, à travers le secret sur l'origine des plantes " découvertes " et la mise en oeuvre d'OGM clandestins par de nouvelles méthodes de sélection, utilisées sans information ni débat. Le projet des multinationales est de remplacer la biodiversité librement accessible par des variétés artificielles, sur lesquelles les firmes auront apposé leur marque de propriété. "José Bové - Syndicaliste (Confédération paysanne)"La réponse est simple : oui, la brevetabilité du vivant pourrait être un risque pour l'agriculture. C'est pour cela que les semenciers y sont depuis toujours opposés et que la France interdit la brevetabilité des variétés végétales. En même temps, il est normal que les auteurs de nouvelles variétés, les sélectionneurs, gagnent leur vie. C'est pourquoi a été créé un droit particulier de propriété intellectuelle ,le COV qui permet de rémunérer les sélectionneurs et qui comporte deux différences essentielles par rapport au brevet : l'accès à la variété protégée, pour l'utiliser en sélection, est totalement libre. Les pays peuvent autoriser, dans certaines conditions, les paysans à faire leurs propres semences de variétés protégées. De plus, si la France brevette les inventions biotechnologiques, le Parlement a introduit ces deux particularités du COV sur ces brevets " .François Burgaud - Directeur des relations extérieures - GNIS
Source : LibérationUn coton transgénique protège les cultures conventionnelles
Sur les OGM 18/09/2008Souvent diabolisées, les plantes transgéniques n'en ont pas moins des effets bénéfiques, parfois inattendus. C'est de Chine que vient une bonne nouvelle pour les partisans de ces biotechnologies : l'utilisation intensive du coton Bt, qui produit une toxine ciblant la chenille du papillon Helicoverpa armigera, s'y traduit aussi par la suppression progressive de cet insecte nuisible dans les cultures avoisinantes. En Chine, le climat permet en principe au papillon de se reproduire quatre fois par ans, passant d'une culture à l'autre au fil des saisons. Le coton est généralement la première plante sur laquelle il pond ses oeufs. Orles larves qui éclosent dans les champs Bt sont presque toutes tuées par la toxine. La parcelle de coton génétiquement modifié constitue donc une sorte de " nasse " pour l'insecte, écrivent les chercheurs chinois... Chercheur au Cirad, Michel Fok souligne que dans les parcelles de coton Bt, les épandages d'insecticides n'ont jamais totalement cessé, y compris pour lutter contre H armigera. En effet, certaines variétés hybrides locales Bt ne permettent pas l'éradication systématique de l'insecte. Et les pays chinois, mal formés, ont tendance à se prémunir en traitant leur champ par précaution, alors qu'ils ont déjà payé un surcoût en achetant des semences transgéniques, " ce qui remet en question la rentabilité de ce mode de production ", note Michel Fok.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé MorinMarc Van Montagu - professeur émérite à l'université de Gand (Belgique) et président de la Fondation européenne de biotechnologie
Ils l'ont dit 17/09/2008"Les gens ont tendance à croire une histoire unique. C'est dû avant tout à une mauvaise compréhension de ce qui se passe dans la nature et dans les organismes vivants .Car chaque génome change et ce beaucoup plus vite que ce que les chercheurs croyaient encore il y a peu. Nous comprenons désormais que le monde vivant fonctionne à partir d'un grand pool de gènes. Heureusement, de plus en plus de leaders politiques commencent à comprendre que les OGM ne présentent pas de risques pour la santé ou l'environnement. En Belgique et en France, nos premiers essais dans les champs remontent aux années 1986 - 1987, ce qui n'est pas tout jeune. Et il n'y a pas eu d'accident depuis. La dernière trouvaille des anti- OGM, c'est de dire que les plantes trangéniques favorisent une forme de société dont ils ne veulent pas. Or selon moi, il faut absolument développer l'agriculture des pays en voie de développement pour faire face à la surpopulation et aux différences criantes de niveau de vie avec les pays riches - et pour ce faire, il faut le meilleur de la science, c'est-à-dire les OGM. Il n'est pas question de proposer à ces pays-là l'agriculture que nous pratiquions il y a cent ans ! "
Source : Le Figaro | Auteur : Marc Van Montagu - professeur émérite à l'université de Gand (Belgique) et président de la Fondation européenne de biotechnologie