UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

La filière bio s’efforce de rattraper son retard

Sur l'agriculture biologique 30/09/2007

Même si le marché pèse encore peu – 1,75 milliard d’euros à peine, soit 2% de la consommation alimentaire – il est en forte croissance, affichant des progressions de 10% par an depuis 1999. « Les industriels sont souvent obligés de s’approvisionner à l’étranger, car la production française est insuffisante », déplore Didier Perreol, président du conseil d’administration el ‘Agence Bio, mandatée par le ministère de l’Agriculture pour promouvoir la filière. En outre, les produits français sont peu compétitifs puisque les exploitations sont encore trop éparpillées pour permettre des économies d’échelle en transport ou en stockage. Début septembre, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, a annoncé un plan à cinq ans qui prévoit davantage de moyens pour la formation et la recherche. La filière attend aussi beaucoup du Grenelle de l’environnement. Toutefois, l’objectif officiel de 6% de surfaces cultivées en bio en 2010 ne sera pas aisé à atteindre. Avec l’envolée du cours des matières premières agricoles, la conjoncture est très porteuse pour l’agriculture conventionnelle. Enfin, le lobby des fabricants d’engrais et de pesticides ne va pas attendre les bras croisés.

Source : La Tribune | Auteur : Anne – Laure Robert

Produits bio : 5 milliards d’euros en 2020 – Des éco labels dans tous les rayons

Sur l'agriculture biologique 30/09/2007

26 ans après la création du logo « AB » (agriculture biologique), la bio attitude gagne du terrain. ...Une vague écologiquement correcte déferle. Vêtements, fournitures, détergents, chaussures, parfums d’ambiance : on trouve de tout sous les éco labels. Mode ou business solide ? Trop tôt pour le dire dans le non alimentaire, sauf pour les cosmétiques (l’intérêt de l’Oréal et de Clarins, l’ouverture de boutiques dédiées par Naturalia montrent que le segment est porteur)… Le rythme actuel de croissance devrait donc, d’après le ministère de l’Environnement se maintenir jusqu’en 2010, avant, sans doute, de s’assagir un peu.

Source : L’Expansion | Auteur : S.B.

Michel Barnier

Ils l'ont dit 30/09/2007

"Les agriculteurs ont déjà choisi de dépasser un certain nombre de blocages culturels de manière large parce qu’ils sont les premiers touchés par le dérèglement climatique. Ce n’est pas par plaisir qu’on utilise ici de l’eau, parfois trop, ou là des phytosanitaires. L’agriculture a dû produire beaucoup et vite. Désormais, il faut produire beaucoup et mieux. Le monde agricole s’est engagé dans ce mouvement. La quantité de pesticides a diminué très considérablement depuis dix ans (d’au moins 30 – 40%) et cela va continuer à diminuer, en mettant l’accent cette fois-ci sur la réduction du nombre de molécules particulièrement dangereuses. 47 substances sont actuellement identifiées, nous allons faire un effort pour en réduire l’usage. Je ne puis vous dire dans quelle proportion, mais nous sommes partisans de cette réduction. Je veux être le ministre d’une agriculture durable et d’une pêche durable."

Source : La Tribune | Auteur : Michel Barnier

Les producteurs de maïs OGM défendent leurs semences

Sur les OGM 30/09/2007

En cas de retour au maïs conventionnel, les producteurs estiment que le rendement de leurs parcelles diminuerait de 10 à 30% en raison des attaques de pyrale et de sésamie, deux insectes ravageurs que seul le gène Bt du maïs OGM arrive pour l’instant à éradiquer. Les producteurs interrogés s’étonnent que le gouvernement leur « enlève ainsi leur outil de travail » au moment même où les réserves mondiales de maïs atteignent un niveau historiquement bas, sous la pression de la demande chinoise et de la production d’éthanol à base de céréales. « C’est tout le paradoxe… On nous demande de faire plus de maïs et de qualité, mais sans nous en donner les moyens », tranche Claude Ménara, l’un des tout premiers en France à avoir cultivé des OGM en 1998 et devenu depuis la bête noire des écologistes.

Source : La Croix | Auteur : Gwenaëlle Moulins

Idée reçue : Les OGM sont mauvais pour la santé

Sur les OGM 30/09/2007

En 2004, à la question « Etes vous inquiets à la pensée d’avoir des OGM dans votre nourriture ? » 63% d’un échantillon de personnes sondées par l’IFOP répondent par l’affirmative. Une réaction que l’on aurait tort de qualifier d’irrationnelle : il est impossible de certifier à 100% que, dans 20 ou 30 ans, tel ingrédient génétiquement modifié n’aura aucun effet sur la santé d’un consommateur. Et pour cause, puisque c’est impossible pour tout aliment, transgénique ou pas ! On peut pousser encore plus loin l’argument : un aliment a priori bénéfique peut se révéler néfaste si, en raison de sa valeur ajoutée, le consommateur l’adopte massivement. En effet, on ne pourra alors exclure un déséquilibre nutritionnel à long terme… Un doute demeure, c’est le cas pour tous les aliments nouveaux, qu’ils soient ou non issus de plantes génétiquement modifiées ( PGM) : par définition, on ne connaît pas le futur. Mais ce doute est à ce point souligné en ce qui concerne les PGM, n’est-ce- pas aussi parce que ces dernières n’offrent au consommateur aucun avantage direct, par rapport à ce dont il dispose déjà ? De fait, les PGM actuelles sont, on le sait, d’intérêt agronomique. Dès lors, la vraie question n’est-elle pas, pour la collectivité, de déterminer le type d’agriculture qu’elle souhaite ? Pour éclairer ce choix, l’expertise scientifique ne peut suffire, et la nécessité d’une analyse beaucoup plus globale par un « deuxième cercle socio – économique », tant de fois prônée depuis la Conférence des citoyens de 1998, se fait décidément de plus en plus sentir. Au politique, ensuite, de trancher. Ouvertement.

Source : La Recherche | Auteur : Cécile Klingler

OGM : Greenpeace condamné à une amende

Sur les OGM 30/09/2007

L’association Greenpeace a été condamnée par le tribunal correctionnel de Marmande le 1er octobre, à une amende de 3000 avec sursis et 2320 euros d’amende au titre du préjudice moral et matériel pour « complicité de dégradation grave de biens commise en réunion ». Le 27 juillet 2006, des militants de Greenpeace avaient couché des épis de maïs transgénique dans un champ pour former une croix visible depuis le ciel. Greenpeace a décidé de faire appel du jugement.

Source : Les Marchés

Le nouveau totem des écolos

Sur les OGM 29/09/2007

Grenelle de l’Environnement : Le point très inquiétant de cette champêtre symphonie de pipeaux concerne les OGM. Tout se passe comme s’ils étaient devenus le nouveau totem des militants écologistes. La lutte contre le nucléaire, qui a été à l’origine de nombreux mouvements, n’est plus trop vendable à l’heure du réchauffement climatique : voilà une énergie qui n’émet pas de CO2 ; Il fallait une autre idole pour mobiliser les foules : la lutte contre le méchant OGM vient à point… On veut donc croire que le délicat problème des OGM sera géré autrement qu’avec un moratoire, comme l‘a annoncé un moment JL Borloo, avant de se reprendre, heureusement. Moratoire au passage contraire aux lois européennes. Délicat, le problème des OGM l’est au sens où il éclaire très bien le malthusianisme de nos sociétés développées vieillissantes. Les opinions sont contre les OGM : en Angleterre parce que les écologistes ont crié que ces organismes étaient « contre nature » et en France parce qu’ils ont expliqué qu’ils allaient « contaminer » notre bouffe et donc notre corps (on est ce que l’on mange). Leur malthusianisme alimente la peur de voir l’(homme manipuler l’infiniment petit (atome, gène, nanotechnologies) et ce faisant de se « pervertir » intimement, sans le voir, mais irréversiblement. Face aux opinions désinformées, les autorités peinent à imposer des attitudes raisonnables. Elles veulent rester « prudentes mais pas fermées », comme l’explique Marion Guillou, PDG de l’INRA avec l’idée qu’on ne peut pas refuser a priori toutes ces potentialités d’innovation pour l’agriculture, pour la santé, pour l’énergie. Les besoins de nourriture vont doubler sur la planète d’ici à 2050. Comme la terre arable et l’eau vont manquer, les OGM vont aider à répondre à ce défi mondial. La France, forte dans le nucléaire et l’agriculture, ne peut se priver ni de sa capacité de recherche (ce qui impose de pouvoir au minimum poursuivre les cultures d’essai en plein champ) ni de ses atouts dans l’agro-industrie.

Source : Le Monde | Auteur : Eric le Boucher

Jean de Kervasdoué – Auteur des « Prêcheurs de l’apocalypse » (Edition Plon)

Ils l'ont dit 28/09/2007

"Ce n’est pas parce qu’on trouve des traces d’OGM que c’est dangereux : ce ne sont pas des substances mais des gènes modifiés, ils ne « polluent » pas, il ne bondissent pas d’une graine à l’autre… Bien entendu, il faut être prudent, et nous le sommes. Mais pourquoi, seuls en Occident, les Français se fermeraient les voies extraordinaires ouvertes par la génétique ? José Bové ! Il me fait penser à un inquisiteur du Moyen Age, qui éradiquerait tous ses contradicteurs. Or, si vous détruisez comme il le prône tous les champs OGM et donc, si vous refusez l’expérimentation, vous ne pourrez jamais distinguer le vrai du fau ! Il a peut être raison (j’en doute), mais encore faut-il laisser les expériences aller à leur terme. Par ailleurs, sur d’autres continents, des millions de gens mangent déjà des OGM sans sembler en pâtir."

Source : Aujourd’hui | Auteur : Jean de Kervasdoué – Auteur des « Prêcheurs de l’apocalypse » (Edition Plon)

« Grenelle » : la vitesse sur route en débat

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/09/2007

« Il n’y a aucune autre perspective que de changer la donne et faire la révolution écologique » a déclaré Jean Louis Borloo en présentant les grandes lignes des conclusions du Grenelle de l’Environnement. Pour l’agriculture, comme pour les autres secteurs, la consigne a été entendue. Personne n’a contesté le fait que l’agriculture intensive n’est pas durable et a un coût environnemental très lourd. Les représentants agricoles ont fait savoir qu’ils sont prêts à limiter le recours aux pesticides, à condition toutefois qu’il y ait des solutions de remplacement. Certains membres du groupe santé environnement demandent une réduction n de 50% à moyen terme de l’utilisation de pesticides. La nouvelle agriculture dont le « Grenelle » souhaite voir la mise en place progressive est finalement assez proche de l’ « agriculture écologique intensive » préconisée par Michel Griffon, responsable du développement durable à l’Agence nationale de la recherche. Une rupture là aussi. Pour faire bouger le système, le groupe production et consommation demande la mise en place de référentiels de certification, de grilles de notation ainsi que d’incitations économiques –positives mais aussi négatives – pour favoriser la mise en place à grande échelle d’une agriculture durable.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Michel Barnier : « On peut produire plus sans nuire à l’environnement »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 27/09/2007

La recherche doit permettre de moderniser les exploitations et d’augmenter les rendements, sans qu’il faille nécessairement accroître l’usage des engrais, mis en cause dans la pollution de l’eau, ou celui des pesticides, dont certains ont été jugés cancérigènes. La politique du gouvernement sur ce point est très claire, même si les travaux du Grenelle de l’environnement ne s’achèveront que fin octobre. « On s’achemine vers une baisse de l’utilisation des engrais et des pesticides », insiste Michel Barnier. L’ancien commissaire européen promet d’ »amplifier les mesures agro-environnementales » (dont les crédits sont en baisse de 1,6% dans le budget 2008) et de garantir « une meilleure gestion de l’eau ».

Source : Les Echos | Auteur : Marie-Josée Cougard

Christian Gerondeau – Polytechnicien, ancien délégué à la sécurité routière Son livre : « Ecologie, la grande arnaque » Albin Michel

Ils l'ont dit 27/09/2007

"Les Ecolos… Au nom de la peur qu’ils ont réussi à faire régner, ils imposent une idéologie qui a perdu toute forme de rationalité. Quand on demande aux Français si les usines polluent plus ou moins qu’avant, neuf sur dix répondent moins. I dem sur les immeubles, depuis qu’ils ne sont plus chauffés au charbon et sur la pollution automobile. Mais à la question : « Pensez vous l’air est plus pollué qu’avant ? Ils répondent pourtant « Oui » pour 90% d’entre eux. Alors qu’à l’évidence avec des usines qui polluent moins, des voitures et des chauffages plus propres, le problème de la pollution de l’air est en voie d’être réglé… La quantité de gaz carbonique présente dans l’atmosphère de la planète s’élève aujourd’hui à 2 800 milliards de tonnes et elle atteindra environ 3 000 milliards en l’an 2020. Or l’Union européenne émet aujourd’hui annuellement 4 milliards de tonnes du même gaz. Si elle arrivait vraiment à réduire, au prix d’efforts massifs et nécessairement extrêmement coûteux, ses émissions de 20% en 2020, ce sont 800 millions de tonnes de moins qui seraient émises chaque année, c’est-à-dire moins de 1 milliard sur 3 0000, soit à peu près ¼ 000ème des gaz présents dans l’atmosphère ! Cela n’aurait rigoureusement aucun effet… La Chine construit une centrale à charbon par semaine, e t jamais le rythme d’accroissement des rejets dans l’atmosphère n’a été aussi élevé qu’aujourd’hui, nous menaçant à terme d’une catastrophe annoncée. Quant à nous, nous gaspillons sans fin l’argent du contribuable national. Une dizaine de milliards d’euros au moins pourrait être épargnée chaque année pour le budget de l’Etant, sans qu’il en résulte la moindre différence perceptible sur nos rejets, ni le moindre inconvénient pour notre économie, bien au contraire. Autant que le budget de nos universités."

Auteur : Christian Gerondeau – Polytechnicien, ancien délégué à la sécurité routière Son livre : « Ecologie, la grande arnaque » Albin Michel

Destruction d’une parcelle de maïs OGM dans le Puy de Dôme

Sur les OGM 27/09/2007

Une parcelle de maïs transgénique à vocation commerciale a été détruite vendredi matin à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme), a-t-on appris de source proche de l'enquête. Quelque trois hectares de maïs OGM ont été détruits vendredi entre le départ, à 07H15, d'un vigile chargé de surveiller la parcelle et l'arrivée à 09H10 de l'agriculteur qui la cultive, a indiqué à l'AFP la direction du semencier Limagrain. Le champ de 6,5 hectares de maïs Monsanto 810, cultivé pour produire de la semence pour le compte de Limagrain, avait été la cible d'un premier saccage, entre le 17 et le 19 septembre, au cours de laquelle 2,5 hectares de maïs avaient été détruits. Cette destruction avait été revendiquée le 21 septembre par le Collectif des faucheurs volontaires. La direction de Limagrain a indiqué avoir adressé une lettre à la ministre de la Justice Rachida Dati demandant que des "sanctions" soient prises contre les auteurs de destructions de cultures d'OGM.

Source : AFP

Les pudeurs de l’Académie de Médecine

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/09/2007

Son dernier rapport passe sous silence l’influence de l’alimentation ou de l‘environnement sur la maladie. Certes, l’accroissement de la population, et surtout son vieillissement, fait augmenter l’incidence des cancers. Mais, même en tenant compte de ces effets démographiques, la fréquence des tumeurs malignes a augmenté de plus de 20% entre 1980 et 2000. Pourquoi ? Les recherches de ces dernières années ont pointé le rôle éventuel de facteurs liés à l’environnement et à la vie moderne : la nutrition, les aditifs alimentaires, la pollution, les rayonnements ionisants, les produits industriels, notamment les pesticides, illustrés par l’affaire de la Martinique et de la Guadeloupe ; Certes, on manque encore de données pour en évaluer l’importance exacte. Mais de là à éluder presque totalement cette question, comme le fait l’Académie de Médecine… Bref, en dehors de l’alcool et du tabac, circulez, il n’y arien à voir ! Les associations écologistes n’ont pas manqué de critiquer ce message qui semble tomber à pic pour contrer leurs arguments, à quelques semaines du Grenelle de l’environnement.

Source : Le Nouvel Observateur | Auteur : Michel de Pracontal

OGM/Grenelle: Barnier veut une loi "le plus rapidement possible"

Sur les OGM 26/09/2007

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a souhaité l'adoption d'une loi sur les OGM "le plus rapidement possible" mais sans vouloir donner de date butoir, M. Barnier s'est prononcé "pour la recherche en plein champ sur les OGM et pour la création d'une Haute Autorité indépendante qui serait chargée de "l'évaluation" et des contrôles pour le secteur des biotechnologies. Le ministre a souligné qu'il fallait que la législation française soit en "cohérence avec les partenaires européennes" de la France. La Commission européenne avait réaffirmé vendredi que la législation européenne n'autorisait pas un Etat ou une région à "geler" la culture d'organismes génétiquement modifiés, comme la possibilité en est évoquée en France. Le groupe de travail du "Grenelle de l'environnement" consacré aux cultures génétiquement modifiées s'est accordé jeudi sur l'objectif de "garantir à l'agriculteur le choix de son itinéraire: bio, conventionnel ou OGM", a résumé jeudi son président Jean-François Le Grand, sénateur UMP. La question d'un éventuel moratoire, réclamé par les associations écologistes, avait conduit le principal syndicat agricole, la FNSEA, à quitter le groupe avant la fin des débats. Un consensus a toutefois été trouvé pour recommander la création d'une "haute autorité" représentative de l'ensemble de la société, qui émettrait des "avis rationnels à l'autorité politique", selon le sénateur. Une "loi sur les biotechnologies" devrait être élaborée, a-t-il ajouté.

Source : AFP

Un consensus se dessine sur une diminution des pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/09/2007

La France est le troisième utilisateur mondial de produits phytosanitaires. L’objectif de baisse de moitié reste contesté par le monde agricole. Défendant bec et ongles ses produits, l’industrie chimique met en avant les efforts déjà réalisés. « Les quantités utilisées ont baisé de 40% entre 1999 et 2000, on est arrivés au taquet » affirme Jean Charles Bocquet, directeur de l ‘UIPP. L’indicateur est cependant contesté, car même si leurs dosages diminuent, les produits restent aussi actifs. « Il faut que l’opinion comprenne qu’on ne les utilise pas pour le plaisir, mais parce qu’on ne peut pas faire autrement » s’irrite Pascal Ferry, responsable de l’environnement à la FNSEA. « On nous demande le zéro défaut ». Les pesticides, dont l’usage a été encouragé par l’Etat pendant des décennies afin de produire plus, sont devenus l’un des piliers des exploitations agricoles. Une baisse drastique de leur consommation ne peut avoir lieu sans un bouleversement drastique.

Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont
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