Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Blé : la septoriose résiste à un fongicide
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/09/2004La France est en train de subir le même sort que tous les autres pays du nord de l’Europe : le champignon pathogène responsable de la septoriose (Septoria tritica), première maladie du blé, est en train de devenir résistant aux strobilurines, la famille de fongicides céréales commercialisée seulement en 1998. En deux ans, on passe de 100% de souches sensibles aux strobilurines à 100% de souches résistantes. « Il s’agit désormais de gérer la résistance, en prenant garde de préserver l’efficacité de l’autre grande famille de fongicides : les triazoles » explique Fabrice Blanc, ingénieur développement de Syngenta.
Source : Ouest FranceLe maire de Carhaix (Finistère) interdit la culture de plantes génétiquement modifiées
Sur les OGM 30/09/2004Un arrêté a été pris interdisant sur le territoire de la commune la culture en plein champ de plantes génétiquement modifiées ou les essais « à titre public et privé » pour une période de 3 ans. Si le maire reconnaît qu’il n’y a pas actuellement d’essais ou des projets d’essais de cultures OGM sur le territoire de sa commune, il indique qu’il souhaite « préserver pour les agriculteurs les conditions favorables vers des productions de qualité ».
Source : AFP"Les idées fausses sur les OGM"
Sur les OGM 30/09/2004Dans le débat sur les OGM, on entend surtout les arguments des "anti". Bien qu'ils travestissent la réalité :1- Pour la plupart des scientifiques, avaler un aliment dont le génome a été modifié ne pose aucun problème car l'ADN se dégrade dans l'intestin.2- Le risque de dissémination du maïs génétiquement modifié qui représente 90% des essais en France est quasi nul : moins de 1% des plants se reproduisent dans les champs qui la bordent. Et comme nos chercheurs isolent leurs terrains d'expérimentation, la dissémination est encore plus improbable.3- Rien ne justifie d'augmenter la dose de pesticides dans les champs d'OGM bien au contraire.4- La plupart des agriculteurs ne replantent plus depuis longtemps des graines issues de leurs récoltes.
Source : Capital | Auteur : Thierry FabreQualité de l’eau : des progrès réalisés
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/09/2004Inscrit au contrat de plan 2000-2006, le troisième programme « Bretagne eau pure » concerne 45 bassins versants sur l’ensemble de la région. Sur l’enveloppe globale de départ de 110 millions d’euros, 47 millions ont pour l’instant été versés par l’Etat, les départements et l’Agence de l’eau pour diverses actions menées avec les collectivités (assainissement, protection des captages, utilisation raisonnée des phytopharmaceutiques), mais surtout avec les agriculteurs (conseils pour une évolution des pratiques). Aujourd’hui, plus d’un agriculteur sur dix a signé, en Bretagne, un engagement de progrès agronomique.
Source : Le TélégrammeQuand la chimie nous rend malades
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/09/2004Jacques Chirac a annoncé, en juillet dernier, le lancement d’une enquête épidémiologique sur l’exposition aux pesticides des pays depuis 50 ans. Il n’est jamais trop tard dans un pays, troisième consommateur mondial de ce type de produits, où une pomme peut être traitée jusqu’à 27 fois dans l’année ! La Commission européenne estime qu’il y a « des preuves suffisantes pour supposer que les problèmes associés à la contamination de l’environnement et les aliments par les pesticides sont sérieux et s’aggravent ». Certains n’ont pas attendu. Dans les pays scandinaves, aux Pays Bas, on a pris depuis la fin des années 1980 des mesures pour réduire parfois de plus de 70% les tonnages de pesticides utilisés. Et leur production agricole ne s’est pas écroulée. C’est dire l’importance du projet Reach, qui devrait mettre fin dès cet automne à un système dans lequel les industriels pouvaient lancer n’importe quel produit sur le marché en laissant aux Etats le soin de faire face aux conséquences pour la santé.
Source : Le Nouvel Observateur | Auteur : Gérard PetitjeanFrançois Roux – avocat à Montpellier
Ils l'ont dit 29/09/2004« Ces citoyens non violents qui agissent contre les cultures d'OGM se battent pour nous tous. Combien de vies auraient-elles été sauvées, si il y a quinze ans, un tel mouvement agissant avec les mêmes moyens était allé détruire les stocks de sang contaminé par le virus du sida et transfusé aux hémophiles pour des questions de profits ?. Se serait-il trouvé un ministre pour accuser ces militants de "brutalité" ? (...) Quoi que fasse ce gouvernement autiste, les OGM ont déjà perdu en France. Les sondages prouvent que 70% des Européens n'en veulent pas et grâce aux actions menées par la Confédération paysanne et J. Bové, les essais en plein champ ont considérablement diminué sur le territoire français »
Source : "Éloge des faucheurs volontaires" | Auteur : François Roux – avocat à MontpellierFaut-il avoir peur des OGM ? (propos recueillis par Philippe Dagneau)
Sur les OGM 26/09/2004« On parvient aux champs lorsque toutes les études préalables ont été réalisées, d’autant plus précisément qu’il existe dans la nature des espèces sauvages apparentées à celle cultivée. La plupart des espèces cultivées en Europe n’en ont pas. Mais le colza, par exemple, en possède beaucoup. Ce qui implique une analyse très fine, pour bien connaître l’impact écologique et fournir aux politiques, donc aux décideurs, les dossiers les plus complets possibles. Tout dépend alors des cycles des plantes, de l’intérêt des espèces sauvages à conserver ou non un caractère acquis. En Camargue, des essais aux champs, sont réalisés sur des riz portant des résistances à la pyriculariose, un champignon pathogène du riz. »« On peut clairement affirmer qu’il n’y a rien de plus sûr et de plus contrôlé qu’un OGM mis sur le marché. Aucune variété conventionnelle ne subit autant de tests : toxicités, glasto-genèse, carcinogenèse, mutagenèse, génotoxicité, allergénicité… On mange tous les jours, depuis des millénaires des végétaux qui n’ont jamais été étudiés autant à fond, et dont certains, issus de croisements « naturels », ont parfois conduit à des variétés dangereuses pour l’homme. C’est comme pour une voiture : entre l’une qui possède un certificat de contrôle technique et l’autre pas, mon choix est vite fait ».
Source : Midi Libre | Auteur : Pietro Pifanelli, chargé de recherche au Cirad Philippe Joudrier – directeur de recherche à l’InraLes « faucheurs volontaires » vigoureusement refoulés
Sur les OGM 26/09/2004« Les manifestants en voulant détruire les plants d’OGM, auraient ruiné plusieurs années de recherche » ont souligné dans un communiqué, les ministres de l’Agriculture et de la Recherche, Hervé Gaymard et François d’Aubert. Le gouvernement ne pouvait l’accepter. Il reste ouvert au dialogue mais refuse la violence ». Plus de 74% des Français désapprouvent les destructions de parcelles transgéniques, selon un sondage CSA, réalisé pour le compte de la Confédération française des semenciers, du Groupement national interprofessionnel des semences et de l’Union des Industries de la Protection des plantes. Ils sont en outre, 62% à trouver normal que les auteurs de ces destructions soient sanctionnés, 67% jugeant utile l’expérimentation de nouvelles variétés de plantes en milieu naturel et se déclarant favorables à la conduite d’essais par les laboratoires publics et privés lorsque ceux-ci ont reçu des autorisations de l’Etat.
Source : Le FigaroJean François Mattéi – Ministre de la Santé
Ils l'ont dit 23/09/2004« Le cancer est l’un des cinq axes forts de la loi de santé publique qui sera votée avant l’été. Cette loi s’attaque aussi aux problèmes de santé liés à l’environnement. Le danger des substances toxiques et cancérigènes y est pris en compte. Nous aurons l’occasion d’en d’ébattre dès avril au Parlement. Il n’est pas sage de jouer avec les peurs sur un sujet aussi sérieux ».
Source : Aujourd’hui | Auteur : Jean François Mattéi – Ministre de la SantéFou comme un poisson empoisonné par la pollution
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/09/2004Deux études révèlent, entre autres que, selon les concentrations, les produits chimiques peuvent avoir des effets inattendus. Ainsi, des souris mâles exposées à de faibles doses de certains pesticides ont tendance à marquer davantage leur territoire, alors qu’elles font l’inverse quand elles sont exposées à des doses plus fortes. Selon Geoff Brighty, directeur du département des sciences des écosystèmes à l’Agence de l’environnement britannique, observer les réactions des animaux aux produits chimiques doit devenir une priorité. « Nous sommes en train de découvrir qu’il est important d’étudier le comportement des animaux avant de déclarer qu’un produit est inoffensif, et si nous continuons à ignorer ces données, ce sera à nos risques et périls.
Source : Le Courrier International | Auteur : Andy CoghlanLa biologie se porte au secours de la vigne
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/09/2004Fléau des ceps, les champignons de la maladie du bois étaient jusqu’alors combattus par épandage d’arsénite de sodium, un produit qui expose les applicateurs à un risque de mort. Voilà deux ans que le toxique est interdit, exposant la vigne française à un sort incertain… A l’Inra on est alarmiste « La culture de la vigne française peut se retrouver face à un fléau du fait de l’âge de notre terroir et de la sélection menée depuis de nombreuses années ». La recherche œnologique représente environ 50 millions d’euros par an, selon les calculs de l’ITV, « C’est désespérant de voir que cela compte pour moins de 0,3% du chiffre d’affaires de la filière, on est loin de l’objectif européen des 3% du PIB » regrette son responsable.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretLa première vigne OGM française bloquée
Sur les OGM 22/09/2004L’Unité Inra de Colmar doit ranger ses bêches : son projet de planter 50 pieds OGM résistant à la maladie du court-noué n’est plus de saison politique. Alors qu’elle a toutes les autorisations administratives, le dernier paraphe traîne sur le bureau du ministre de l’Agriculture. C’est un nouveau coup dur pour les spécialistes de l’Institut, qui considèrent que la recherche ne peut faire l’impasse sur ce sujet. S’ils excluent la commercialisation prochaine des pieds OGM, comme les vignerons californiens, les Français ne veulent pas entendre parler de vignes transgéniques ; Pourtant, quelques viticulteurs perspicaces paraphrasent les biologistes : contrairement à d’autres productions agricoles, le risque environnemental des vignes OGM est limité par le fait que les porte-greffe ne fleurissent pas, ce sont les greffons (non modifiés) qui disséminent le pollen.
Source : Les EchosAppel pour une meilleure protection contre les empoisonnements aux pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/09/2004Deux organisations des Nations unies ont lancé un appel pour une meilleure protection des ouvriers agricoles victimes d’empoisonnements aux pesticides, en particulier dans les pays en développement. Elles précisent que 99% des décès attribués aux pesticides ont lieu dans des pays en développement alors que ces pays n’utilisent que 25% de la production mondiale. Les principales victimes sont les exploitants agricoles et leurs ouvriers. Mais leurs familles, enfants et nourrissons en particulier, sont aussi extrêmement vulnérables. Dans de nombreux pays, les enfants doivent travailler dans les exploitations familiales au contact des pesticides ou apporter aux marchés locaux les produits traités avec lesdits pesticides, font valoir la FAO et le PNUE.
Source : AFPNouvelle controverse sur la surmortalité des abeilles
Sur les abeilles 21/09/2004Les apiculteurs accusent les semences traitées au Fipronil d’être toujours à l’origine « de pertes massives d’abeilles lors de la floraison des tournesols » en 2004. Pour BASF France, les directions départementales des services vétérinaires (DDSV) du ministère de l’Agriculture n’auraient constaté des cas de surmortalité que dans 0,05% des ruchers français (52 sur un total de 97 000) suite aux résultats parvenus de 75 des 95 départements métropolitains. « Cette enquête exhaustive des DDSV confirme qu’on ne peut imputer au Fipronil la surmortalité d’abeilles », affirme BASF dans un communiqué.
Source : AFP